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17.11.2011

Coup de poing final.

Deux ans, putain.

Deux ans à décortiquer, afin d'en extraire la merdique moelle- pour tenter d'en mieux révéler la puante nature- le discours des plus veules néo-libéraux que la France du Pouvoir compte parmi ses rangs.

De ceux recrutés au sein même de la très active et opiniâtre section, (d'élite, il va sans dire): "Propagande Subtile & Manipulation Grossière de l'Opinion, PASSE MOI CE PUTAIN DE MARTEAU! CA Y EST PRESQUE, J'TE DIS!".

Ceux-là mêmes à qui France Info, LCI et les autres servent la soupe multi-quotidiennement.

Sans jamais être ne serait-ce qu'effleuré par le fait que l'on puisse, même de temps en temps, hein, espérer découvrir d'autres mets à leur table. Pour finir, peut-être -va savoir, Edouard- agréablement surpris par ces repas auxquels on va à reculons.

Jamais.

Et la nausée qui, immanquablement et malgré l'habitude, finit par l'emporter.

Deux ans à tenter de digérer toutes ces saloperies, et sa propre rage qu'on essaie de ravaler, parce que l'indigeste propagande en question engendre, "dans la vraie vie des vrais gens de l'autre côté du poste", toutes les horreurs qu'elle tait dans la bouche de ces médiatiques collaborateurs.

Deux ans à tenter de dénoncer les efforts, de plus en plus violents, d'une police, dont trop, beaucoup trop, peu de membres se souviennent ce qu'était un véritable "Gardien de la Paix".

Sociale, notamment.

Une police qui prépare la guerre, sans jamais que ses donneurs d'ordres ne veuillent la Paix, sinon la leur seule, derrière les barricades grilles de leur luxueuse propriété vidéo-protégée.

Deux ans à chasser du fasciste qui ne s'assume pas, du raciste qui n'en est soi-disant plus, de l'immonde bête qui monte qui monte, inexorablement.

Mais, aussi, deux ans, déjà.

Deux ans à relayer, modestement, nombre de luttes en cours.

Beaucoup de locales.

Certaines nationales.

Quelques internationales.

Deux ans durant lesquels certains liens virtuels, mais pas que, ont fini par se tisser, ajoutant encore quelques motifs à la gigantesque trame du "Ternet Libre" (pour le moment, encore).

Deux ans, également, à tenter, désespérément, de rire de ce dont il est si difficile d'éviter de pleurer.

Objectif de départ qui se dérobe définitivement, tant la dégueulasserie ambiante imprègne désormais chaque jour qui passe, sous le joug de la dictature financière mondiale.

Exercée par de grands groupes multiarchi-bénéficiaires qui jettent leurs travailleurs à la benne, épaulés par un patronat qui n'en finit plus de jouir de la période qui s'annonce, qui va lui permettre, plus encore, de psalmodier béatement que "le travail, comme le reste, c'est précaire, utopistes de Gauche de merde!".

Tout ça dans l'indifférence générale, tant que coupable, de la majorité d'un troupeau de mollusques, qui continuera à en baver sur son p'tit bout d' chemin quotidien, quand bien même ce dernier serait manifestement jonché de tessons de verre.

Trop content que les grosses bottes du Kapital ne s'abattent "que" sur ses infortunés compagnons de route.

Deux ans à se demander jusqu'où faudra-t-il que la dictature politico-financière aille pour que ses léthargiques victimes finissent par se rendre compte que, tout de même, ce picotement permanent au fondement, c'est un peu curieux, finalement...

Deux ans qui ont fini par engendrer une certaine lassitude, donc, à laquelle il convient de mettre un terme, tant elle finit par être présente.

Pour autant, l'absolue nécessité d'exorciser ce trop plein sera toujours supérieur à ladite lassitude, et  il arrivera fatalement que l'envie me prenne d'aller taper, un texte sous le bras, à la porte d'anciens confrères blogueurs, que je sais particulièrement hospitaliers.

Et pour la cynique marrade restera Twitter, ou même Fadebook, allez, soyons ouf.

Impossible de clore ces deux années sans une tournée de spéciales kassdédi à ceux qui ont laissé quelques commentaires ici, créer quelques liens chez eux ou relayer certains billets.

Grand Merci, donc, à:

Zgur, Tgb, Olivier Bonnet, Celeste, Cui Cui, Gauche de Combat, Ruminances, Le Monolecte et tous ceux que j'oublie et Grand Merci aux "commentateurs non-blogueurs" également, 'videmment, la qualité de leurs commentaires contrebalançant efficacement leur rareté!

La lutte contre "la meilleure des polices" continue.

Ailleurs.

Toujours.

A bientôt quand même, donc.

 

 

14.10.2011

"Ouvrir son esprit" n'est point "Vendre son âme". Faudrait voir à pas tout mélanger. Quand même.

 

Il n'est pas chose aisée, pour un étriqué fasciste de la bien-pensance, de saisir dans son entière entièreté, l'impérieuse nécessité d' "ouvrir son esprit", s'il veut; SERIEUSEMENT; qu'advienne; ENFIN; une PLEINE et REELLE Démocratie.

Celle avec un grand "D" et du poil autour.

Fort heureusement, quelques Hommes, des vrais (avec des poils, aussi, et habitués à l'honorer, la Démocratie, alors que t'avais encore des posters du Che dans ta chambre, petit con) sont là pour guider ces droitdel'hommiste égarés sur les tortueux chemins du gauchisme boboïde.

Dieu sait que, pourtant, la tâche est ingrate. Ô combien, même.

Ainsi en-est il d'Etienne Chouard, à qui l'on attribue, injustement, de sombres desseins fascistes.

Alors qu'il n'est nationaliste, finalement, que par obligation de lutter contre l'ultra-libéralisme (sioniste, 'videmment).

 

NationalComingOut.jpg

 

Position courageuse, et même, allez, HEROIQUE, tant la bien-pensance est répandue de nos jours.  Dieu que ce saint Homme doit souffrir, bâillonné qu'il est, à l'instar de tous ses compagnons de combat...

Un sain(t) point de vue qu'il défend jusque sur sa page Facebook, où les gauchiss', encore totalement pétris de leur pavlovienne méfiance anti-natios, viennent le sommer de s'expliquer sur ce point.

Le fascisme intellectuel de ces gens-là n'a pas de limites, assurément.

Au point que ceux-ci continuent de voir dans l' "ouverture d'esprit" d'Etienne Chouard, qui le pousse; par ABSOLUE NECESSITE dans sa quête de l'immaculé esprit démocratique, tant que par une inébranlable HONNETETE INTELLECTUELLE, inscrite dans une démarche totalement apartisane; à mettre en ligne, sur cette même page Facebook, une vidéo de Nigel Farage, co-président du groupe Europe Libertés Démocratie, au sein du parlement européen.

Formation comptant dans ses rangs, mais ce n'est qu'un point de détail, La Ligue du Nord.

 

FarageEldLigueDuNord.jpg

 

Une exigeante quête de la Vraie Véritable Démocratie qui le pousse, également, à défendre la croisade entreprise par Robert Ménard, autre héraut de la liberté d'expression, laquelle le pousse, lui (avec la nausée, 'videmment, hein) à participer à de répugnantes festivités néo-nazies.

 

 

 

MenardCeHeros.jpg

 

Nul doute que les gauchiss', incorrigiblement étroits dans leurs têtes, verront dans le fait de citer Noam Chomsky, une habile déformation de "l'affaire Faurisson", dans laquelle l'intellectuel américain fût déjà "utilisé" et ses propos déjà "détournés" de leur sens et buts initiaux.

Le fascisme intellectuel de ces gens-là n'a pas de limites, définitivement.

Au point que ceux-ci n'hésiteront pas à voir dans la collaboration d'Etienne Chouard à la rédaction du manifeste de "La Dissidence", une preuve flagrante que son "ouverture d'esprit", inlassablement proclamée, n'est pas que le fruit d'une insatiable curiosité intellectuelle, mais bel et bien celui d'une volonté d'aider activement une organisation politique tentant de remettre le national-socialisme au goût du jour.

 

ChouardCollaborationDissidente.jpg

 

Le gauchiss' est ainsi.

Frileux à l'idée d' "ouvrir son esprit", de peur de perdre son âme, par la même occasion.

Force est de constater qu'il ne l'a pas aussi grande qu'Etienne, doit-on reconnaître cependant. Et qu'il n'est pas donné à tout le monde d'avoir d'aussi fréquents rapports avec l'extrême-droite sans adhérer à ses idées.

Il faut, pour ceci, être doué d'une infinie conscience de l'absolue nécessité de la liberté d'expression, seule garante de la Réelle Démocratie qu'est Vraie.

Quitte à fricoter régulièrement avec ceux qui ont en sainte horreur et l'une, et l'autre, malgré une rhétorique très élaborée, assurant le contraire...

 

 

 

 

07.10.2011

Etre retenu, dedans. Se retenir, dehors.

 

Reçu ce jour, le communiqué suivant, émanant de la CIMADE Languedoc-Roussillon.

En cliquant sur celui-ci, vous accéderez à un texte rédigé collectivement par les sans-papiers emprisonnés au Centre de rétention nîmois.

Ceux qui restent.

Etre "retenu dedans", aux vues des évènements qui sont désormais le lot quotidien de ces prisonniers; et considérant le peu de réactions qu'ils engendrent; est désormais au-delà des mots.

"Inhumain" est sans doute celui qui trahit le moins ce qu'il est en train de se passer, ici, maintenant.

ET continuer à "se retenir, dehors", face à l'insupportable dérive de l'Etat français, en matière de politique répressive à l'égard de ces "criminels" fabriqués de toutes pièces, finit, irrémédiablement, par nous déposséder de toute Humanité.

Sans que nous réagissions.

En leur refusant notre colère, légitime, salvatrice, c'est finalement nous que nous dépossédons.

De l'essentiel.

 

"Défense des Etrangers Reconduits

Centre de rétention de Nîmes

162, avenue Clément Ader

30000 - NIMES

Téléphone : 09. 64. 10.27.88

Fax : 04.66.21.97.09


Nîmes, le 07/10/2011




COMMUNIQUE DE PRESSE



« Je vous entend mais je ne vous écoute pas ». Telle est en substance la réponse que les autorités apportent aux mises en garde qui ne cessent d’émaner tant des associations, que des personnes privées de liberté elles-mêmes.

La nouvelle loi Besson est venue renforcer la négation de l’individualité de ces personnes dont le seul tort est d’être sans papier, prises dans les rets du dispositif rétentionnaire : allongement de la durée d’enfermement jusqu’à 45 jours, contrôle du juge des libertés et de la détention reporté à cinq jours, accès hypothétique au juge administratif… Pour ces hommes, ces femmes et ces enfants, l’enferment s’est mué en une lourde condamnation, une condamnation sans juges, sans contrôles.

Au CRA de Nîmes, depuis un mois et demi, nous constatons une recrudescence d’actes de désespoir allant de l’automutilation à la mort. Hier encore, un détenu s’est pendu. Son pronostic vital n’est aujourd’hui pas encore connu. La banalisation de l’enfermement semble induire celle des actes de désespoir… « simulation », « manipulation », « exagérations »… autant de termes qui viennent couvrir d’un voile impudique une réalité autre.

Jusqu’à quel point devront nous accepter, tolérer une politique dont la mécanisation accélère la déshumanisation de nos semblables ?


P.S. :

Nîmes c’est :

-  Un enfant polyhandicapé en fauteuil roulant

-  Un roumain décédé par pendaison

-128 points de suture suite à une automutilation

-  Une tentative d’incendie

-  Deux tentatives de suicide par pendaison

-  Une tentative terminée en asile psychiatrique

-Et… un grand nombre d’étrangers en situation régulière (mais ce n’est pas grave… « ils pourront revenir demain)


Mais tout  ça… C’est pour la cause."

 

 

"Strange Fruit", Billie Holiday, Article XI, 11 Avril 2009.

02.10.2011

L'homme qui voulait murmurer à l'oreille des ouvriers. En les prenant pour des bourrins.

 

Tu as sans aucun doute souvenance que nous te conviions, il y a peu, à un big giant free hugs, le 4 Octobre prochain, mais qu'il nous en manquait l'heure et le lieu?

Mais si. Ar'garde, ici.

Nous avons reçu un nouveau tract, dans lequel tu apprendras, notamment, que le rendez-vous se tiendra devant l'usine Ducros, en la ville d'Alès, le 4 Octobre prochain, donc, dès 11 heures.

Usine qui a subi, il y a peu, l'amputation d'un nombre certains d'ouvriers, dûe à l'application de la logique zéconomiquezéimplacable défendue par l'homme qui voulait murmurer à l'oreille des ouvriers, paske les autres, tu comprends... : "(...)Mon devoir de chef de l'Etat c'est d'abord de penser aux ouvriers, aux salariés et aux cadres qui sont lancés dans la compétition internationale et qui ont besoin du soutien de l'Etat, plus que de penser à ceux qui ont un travail difficile mais qui ont un statut qui les protège".

Et ça, si ça te donne pas envie de lui faire des câlins, ainsi qu'à sa bande de margoulins, c'est que t'as pas d'coeur, définitivement.

Ou que tu faisais partie de ces ouvriers de Gandrange, Caterpillar, de divers et nombreux dépôts pétroliers, Continental, Venivov, Lafarge, Lipton, Arcelor-Mittal, Métal Temple...*

Et que, du coup, t'en a un peu marre qu'on t'prenne pour un bourrin. Que même ça t'indignerait velu, à force, à l'instar des camarades nîmois**:

 

"Allons Mardi à Alès soutenir la convergence qui s'assemble.


SARKO AU MUSEE !

 
 Débarquer d’hélicoptère, parcourir quelques mètres entre deux rangées d’indigènes recrutés par les chefs de village et agitant de petits drapeaux colorés, protégé par des snipers et des militaires, dire deux mots sur la grandeur du pays et de soi même puisqu’on en est Président et repartir comme on est venu, en commando débarqué des airs.

Sarkozy en Afghanistan ? Que nenni, visite ordinaire à son bon peuple de France d’un monarque républicain. On est en Cévennes, pas au Pashtounistan. 

Derrière ce chef de gang (dixit l’Express, on invente rien...), qui se presse et se bouscule pour être aux premières loges ? Évidemment des élus professionnels de l’endettement et de la passation de marché légalement louche, baratineurs professionnels et plongés jusqu’au cou dans des piscines de milliardaires. C’est aussi bien sûr la cohorte habituelle d’entrepreneurs bétonneurs, fracturateurs ou irradiateurs et de leurs employés journaleux, chargés d’habiller d’idées et de mots le pantin. 

Arrogant, cynique et dévastateur, lamentable incarnation de ce qu’est devenue la politique, livrée aux sondeurs experts en marketing et aux lobbies marchands, il est le symbolique et, on l'espère, ultime avatar français de ce capitalisme libéral qu’on nous assène depuis bientôt trente ans. 

Trente « Honteuses » qui nous ont vu renoncer petit à petit à construire une société juste et libre, au nom de l’efficacité économique et de la rationalité gestionnaire, de la saine compétitivité et de la Sainte Croissance. Nous en sommes à plus de chômage, plus de précarité, plus de contrôles, plus de corruption, plus d’inégalité et en route vers l’esclavage, selon toute vraisemblance. 

Alors que déjà on habille pour le Printemps prochain son successeur, probablement plus 'ordinaire' puisque 'l'expert du FMI' s'est disqualifié, qu’avons-nous d’autre à faire que de le remiser dans la poussière d'un Musée ce mannequin aussi carbonisé que G.Bush Jr, son frère ?  

Hé, Sarko, tu sait ce qu'il te dit, le "Patrimoine Mondial", à toi et à tes semblables ?:  dégage !


Mais ne lâchons pas la proie pour l’ombre, il n’est que le nom de  notre soumission ordinaire.

Levons nous!

Les Indignés de Nîmes"

 

Ce qui laisse à penser finalement, qu'effectivement: "Ensemb', tout il est possib'".

Comme disait l'aut'...

 

 

 

 

* Merci à l'auteur de ce mail reçu récemment, qui a remis les choses à leur juste place, en rappellant cette triste liste, suite à l'obscène déclaration du président, en visite dans une usine de carburants à Venette (Oise).

** Merci à l'auteur de cet appel à la mobilisation commune. La prochaine fois que je te vois, t'auras droit à un véritable free hug, toi!


01.10.2011

Entendons-nous. Indignons-Nous. Baisons-les.

Nombre de militants de Gauche; de ceux qui ne conçoivent celle-ci qu'avec de longues canines zacérées et un long couteau putain d'affûté entre ces dernières; semblent quelque peu réticents à l'idée de pleinement s'engager auprès des nombreux groupes d'indignés qui ont fleuri, un peu partout, ici et tailleurs, ces derniers mois.

Il faut reconnaître que cette indignation là, dans son mode de fonctionnement, dans ses principes fondateurs même, échappe littéralement aux grilles de lecture que ces vieux briscards de la Lutte ont eu l'habitude d'employer jusqu'ici.

Et que lorsque l'on a baigné dans les organisations ("les orgas") politiques les plus "classiques", il y a de quoi être dérouté, de prime abord.

Parce que l'on peut avoir l'impression, après pareil trempage prolongé, qu'il n'y en a point d'organisation, justement. Chez les indignés.

Pas plus qu'il n'y aurait de ligne à suivre, à l'inverse de celle de ce bon vieux parti (quel qu'il soit) auquel on appartient. Et qu'on aime bien, parce qu'on est carrément trop bien d'dans. Comme dans un vieux pull. Pareil. Qu'il est même vachement confortab', en sus, pour affronter les frimas de l'hiver social qui nous est tombé sur la gueule depuis de longues années, déjà.

"Alors bon, aller courir sur les places publiques, à moitié à poil, pour créer l'évènement façon "happening politique nouveau staïle", non merci, j'ai ma carte du parti et celle du syndicat, j'suis déjà engagé, camarade... Et indigné, ça fait un moment aussi, d'ailleurs."

Et le vieux briscard d'expliquer que l'"apolitisme", au sens large du terme, ou l'"apartisme", non merci, très peu pour lui.

Qu'il n'a pas envie de ne plus pouvoir se "sticker" la veste. Qu'il n'a plus l'habitude, "c't'une question d'équilibre", de défiler sans son sacro-saint drapeau, arborant ses sacro-saintes couleurs, qu'il s'est "battu pour elles toute sa vie, merde à la fin".

Description à peine caricaturale, je te prie de me croire, ami lecteur.

Pour autant, localement, et pour les plus intellectuellement souples d'entre eux, certains de ces combattants là n'hésitent pas à aller poser leur cul sur le bitume avec ces "curieux indignés". Sous le regard étonné de leurs camarades de combââât, parfois, et/ou sous celui réprobateur de leurs chefs de sections et/ou d'union locale, souvent.

Et c'est bel et bon ainsi.

Parce que le mouvement des indignés doit perdurer. Quoi qu'en pensent certains vieux casses-couilles psycho-rigides zencartés. Et malgré les média qui tentent de les faire taire à grands coups de reportages sur les déboires extra-conjuguaux du FMI CHIEF même pu présidentiab', et malgré la flicaille qui essaie, également, de les réduire au silence, à grands coups de tout ce que tu veux, dans la gueule. Parce que ces tentatives de censure, quelles que soient leur forme, sont le signe que ce mouvement, indéniablement, chie dans les droites bottes du Pouvoir.

 

 

Parce que même s'il venait à s'éteindre, puisque visiblement bien en peine de réellement embraser les divers couches de la société socialement pressurisée, il aura eu le mérite, au moins, d'éveiller certaines consciences. Et d'amener certains à un relatif activisme, difficilement imaginable, il y a encore à peine quelques mois.

Or, donc, pour qu'une mobilisation plus large ait lieu, il faudra bien que nos vieux briscards sus-cités réalisent que les divergences qui semblent les différencier de ces "nouveaux révoltés" ne sont, pour la plupart, que formelles.

Que les revendications portées par ceux-ci sont, sur le fond, extrêmement proches de celles qu'ils portent eux-mêmes depuis des années. Qu'elles leur sont communes. En exagérant un peu (à peine, allez), on pourrait même dire INTERNATIONALEs, aux vues de la façon dont elles semblent se répandre actuellement.

Et qu'eux les portent avec le peu de réussite qu'on connaît depuis de trop nombreuses années.

Durant lesquelles il a plutôt s'agit, finalement, de tenter de désespérement sauver les acquis sociaux de naguère, plutôt que de se battre pour en conquérir de nouveaux.

Ce qui devrait tout de même les pousser à se remettre en question et à se demander s'il ne serait pas temps, tout de même, de quelque peu sortir des sentiers battus, rebattus, archi-BATTUS.

Parce que les valeurs que défendent ces indignés sont INDENIABLEMENT et INTRINSEQUEMENT DE GAUCHE! Celle qu'on évoquait précédemment, la vraie, qui fait que le grand patron, le gras banquier, son ami, et le trader, leur valet, font sous eux à sa simple évocation. Celle qui manque cruellement, justement, sur le front de la guerre qui nous est faîte à TOUS. Celle qui manque affreusement, justement, pour faire front face à cette bande de margoulins qui sait, elle, qu'unie, elle peut continuer à commettre les pires saloperies jamais rêvées par le plus vicelard des ultra-libéraux.

Une réelle redistribution des richesses, une véritable revalorisation du travail, un contrôle impitoyable de la voracité financière, un minimum syndical ;-D en matière de niveau de vie, qu'il s'agisse d'un toit sur la tête, d'un ventre rempli, d'une santé accessible à tous, d'un accès à l'énergie assuré par la renationalisation des industries qui la produisent, sont autant de revendications communes aux deux factions luttant, séparement pour le moment, contre les vampires qui nous saignent journellement.

A cette fin, il serait sans doute opportun de cesser de regarder les indignés de là-haut, tout là-haut, des incommensurables hauteurs dogmatiques de tel parti ou tel syndicat.

Et de cesser de penser qu'on ne peut soutenir des grévistes si l'"on a pas sa carte", par exemple. Ou que l'on ne peut se rendre à Bruxelles, le 15 Octobre prochain, sans aucun fonds, d'aucun parti.

ILS SONT EN TRAIN DE LE FAIRE! EN ETANT PARTIS D'ESPAGNE, PUTANA DE BORDELOS DE MIERDA!

Mais la prise de conscience, et le profond changement de mentalités qui DOIT, qui DEVRAIT en résulter doit se faire également du côté des indignés.

Continuer de clamer qu'on est "Ni de Droite, ni de Gauche" n'a, non seulement, aucun sens lorsque l'on défend pareilles idées EVIDEMMENT de Gauche, et, surtout, est infiniment dangereux sur le plan politique.

PO-LI-TI-QUE.

Parcequ'il s'agit bien de Politique. Au sens noble du terme.

Et les rapaces qui tournent autour de certains des indignés en ce moment l'ont bien compris, eux qui justement basent l'essentiel de leur stratégie sur cette appel à "rassembler au-delà des clivages habituels".

Dont on a parlé ici. Notamment.

De ces bruns individus très actifs sur le Ternet principalement, pour le moment, et particulièrement  présents sur les pages Facebook de divers groupes d'indignés, qui utilisent quotidiennement ce support. Pages sur lesquelles on croise régulièrement "La Dissidence" de Vincent Vauclin, "Alliance Republique Ethique" ou autres hérauts soraliens, pour n'en citer que quelques uns.

Lesquels trouvent malheureusement une oreille attentive chez une partie des indignés.

Qui refusent d'admettre qu'au nom de la Liberté d'expression, lorsqu'elle est appliquée maladivement, sans discernement aucun, l'on finit par se retrouver entouré d'individus de la pire espèce. Qu'il y a une différence fondamentale entre laisser hurler les loups et les enjoindre à hurler. Alors que ceux-ci, ou à tout le moins ceux qui n'effraient pas trop (le curseur bouge sans cesse, note bien...), beuglent sur toutes les radios, télés et journaux qu'ils sont baillonés!

Ils osent tout, c'est à ça qu'on les reconnait, notamment.

A l'inverse, heureusement et fréquemment, un vieux briscard en avance sur ses camarades ou un indigné plus attentif que les autres finit par leur dire d'aller se faire foutre. Et d'aller propagander plus loin.

Mais plusieurs conditions devront être réunis pour que le mouvement des indignés, en France, ne dérive pas fâcheusement.

D'une part, les partis et syndicats devront accepter de se défaire de leurs vieilles habitudes identitaires (!) consistant à vouloir planter coûte que coûte un drapeau au sommet de la lutte sociale.

D'autre part, les indignés devront parvenir, enfin, à prononcer les mots "Politique", "Militants" et "GAUCHE", verbalisant, une bonne fois pour toutes, ce qu'il font quotidiennement, tant qu'honorablement. Lorsque ces termes désignent leurs actions, il n'y a là rien de péjoratif. Bien au contraire. Une partie des indignés est en train de redonner un sens juste à ces termes, totalement pervertis par d'autres, au fil du temps.

On peut rêver... On doit.

Dans le cas inverse, au mieux, les partis et syndicats continueront d'oeuvrer dans la même relative inefficacité, sur un plan global.

Certains indignés auront acquis certaines expériences, voire une expérience certaine en matière de luttes et de culture politique.

Les petits "fachos", à force que de vouloir ratisser si large n'auront jamais réussi à dégager une ligne suffisamment fédératrice pour s'implanter durablement dans le paysage politique français. Ce qui est bel et bien le cas pour l'instant, le foutoir des forums sur lesquels ils tentent de s'organiser permettant de se faire une idée assez amusante, particulièrement goûtue même, de ce que donne leur stratégie de recrutement "au-delà des clivages Gauche/Droite": Un brave bordel totalement stérile.

Dans le cas inverse, au PIRE, les partis et syndicats continueront d'oeuvrer dans la même relative inefficacité, sur un plan global ET devront faire face à une partie des indignés, qui auront rejoint un parti plus organisé que les autres, sur un plan stratégique, qui aura recruter plus largement. Le Front National, autrement plus dangereux, d'ores et déjà, que les groupuscules folkloriques que l'on croise à longueur de Ternet, s'est positionné sur cet axe là depuis quelques temps...

Choisis ton camp, camarade indigné, et inversement.

Maintenant. Et traîne le moins possible, s'il te plaît.

28.09.2011

Sarkozy casse tout. Sarkozy: casse-toi!

 

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Si, le 4 Octobre prochain, tu veux faire des bisous au chef des casseurs, tu cliques sur l'image. Ou ici.

On te précisera l'heure, et le reste, dès qu'on en saura plus.

23.09.2011

Implacable Justice

 

Il était 05 h 08, Jeudi 22 Septembre 2011 , quand TROY DAVIS était éxécuté par la Justice de l'état de Georgie.

Troy Davis, Peine de mort, Georgie, abolitionnisme, barbarie, irréversible, erreur judiciaire, Etats-Unis

Franquin, "Idées noires", 2001, Ed. Audie

 

22.09.2011

Le cirque de Guéant continue encore ce soir contre les Indignados à Paris...

 

Reçu via mail, un communiqué des indignés nîmois, en réaction à la répression policière que subissent à nouveau les indignés espagnols et leurs soutiens français, ce soir. Le communiqué était accompagné du message ci-dessous*, auquel j'ai ajouté une petite note "vidéo-musicale" perso, qui fera sans doute rire (malgré la gravité de la situation qui pousserait plutôt à hurler) "(...) les officiers de Police Judiciaire du Sud de Paris qui se sont manifestés contre ces mesures disproportionnées face à des personnes et citoyens pacifistes" ** :

 

"On aurait pu croire que la trêve avait été décrétée, les Indignados ayant été autorisés à camper autour du stade de Bercy hier.
Mais voilà, Samedi les banques ont été huées et aujourd'hui c'était devant la Bourse que les Indignados manifestaient.
C'est bien là leur crime, ne pas rester parqués là où ils ne gênent pas. Ils préfèrent agir et mettre le doigt là où ça fait mal.

 


Pour leur part, ils auront atteints leurs objectifs et essayé de mettre un maximum de foutoir dans la capitale.


Et nous?
Et vous?
Acteur ou spectateur?"


Communiqué:

"Pour les Indignés

Communiqué, 20.09.2011

Depuis Samedi, date de leur arrivée à Paris, les Marches des Indignés d’Espagne et de France qui vont protester à Bruxelles contre les politiques de l’Europe ultra libérale sont en butte à l’intimidation et au provocations policières. Hier au soir, alors qu’ils traversaient simplement le Quartier Latin, sans raisons aucunes, les menaces ont été mises à exécution : coups, injures, gaz, 80 personnes interpellées, 3 blessés graves.

A quel jeu jouent donc nos ‘responsables’ politiques ?

Face à l’hypocrisie doucereuse et veule de Delanoë, le ‘Socialiste’, qui leur refuse toute assistance ou abri, et à la froide brutalité calculée de Guéant, le ‘Libéral’, qui les fait tabasser, ce mouvement internationaliste, pour la Paix, la Justice, la Démocratie, la Liberté, n’oppose comme défense que ses seules mains vides et sa volonté revendiquée de rester non violent.

Les Indignados ne sont cependant pas sans armes. Ils marchent avec la vérité et le droit car ils protestent à juste titre contre la casse sociale, contre la marchandisation généralisée et contre la corruption et la rapacité de ceux qui prétendent nous gouverner et ne font qu’obéir aux ordres des rentiers qui saccagent le monde pour leur seul profit.

C’est bien parce qu’ils ont raison de s’indigner, de se lever et de regarder avec espoir vers un autre avenir que les Indignados inquiètent.

S’ils sont certes surpris par l’absence de réel soutien massif en France, ils ne sont pas étonnés par les coups qui leurs viennent des gardiens de l’ordre établi. Leur mouvement s’étend partout ailleurs en Europe et dans le monde, gagne en puissance chaque jour. Ils ne reculeront pas et seront nombreux à Bruxelles, en Octobre. Sans travail, sans argent, sans logis ils sont aussi sans peur !

Nous, Indignés de Nîmes, appelons tous ceux qui refusent de se résigner à un monde mortifère et carcéral à se rassembler pour décider d’agir contre ce pouvoir illégitime qui prétend nous intimider et nous mater. Devant la crise, face à l’arrogance et l’impunité des puissants, il y a urgence.

Qui sème la misère récolte la colère."


 

Les Indignés de Nîmes

Tous les jours, assemblée à 19 h Place de la Maison Carrée

Contacts : reelle.democratie@laposte.net

democratie-reelle-nimes.over-blog.com


 

 

* Merci à toi, l'Ami, tu parles et écris toujours aussi juste.

**Info glanée sur facebook par une indignée nîmoise et reçue via mail également. (Grand merci aussi à elle.)

 

 

19.09.2011

Un homme à la mer?

 

Les nombreux liens et références utilisés par Etienne Chouard, figure notoire de la lutte anti-TCE en 2005, créent dernièrement un malaise certain chez nombre de ses anciens (zénouvo) "fans".

Malaise d'autant plus vif que ce dernier s'engage depuis peu auprès des Indignés, constitués -pour le moment encore- de militants (ou "citoyens" comme ils préfèrent souvent se dénommer eux-mêmes) plutôt diamétralement opposés, sur l'échiquier politique, à ceux d'extrême-droite.

Il est vrai que ses références, nombreuses et fréquentes; tant que volontiers élogieuses; à Alain Soral, François Asselineau, Jacques Cheminade et/ou aux sites tels que "Le Réseau Voltaire", "Le Grand Soir",  "Mondialisation.ca", "Enquête & Débat", et autres "Oulala.net", ont de quoi laissé un fort doute quant à son adhésion aux thèses qui sont défendues par les tristes personnages sus-mentionnés et/ou sur les sites en question.

Malaise qui n'a pas tardé à se répandre sur "la toile", en ces temps où les frontières extrême-gauche/extrême droite semblent de plus en plus perméables. Et ce, pour diverses raisons. Dont certaines ont déjà été évoquées ici notamment, dans le document relayé par le (court) billet de ce matin.

Point besoin d'y revenir, donc (ou alors une autre fois. On va pas tout mélanger, non p'u, merci).

Il peut être intéressant, en revanche, de s'attarder sur les deux billets rédigés par Etienne Chouard, en réponse à ce mini-buzz ternetesque, en ce qu'ils peuvent constituer un début de réponse à la véritable question que pose ledit mini-buzz:

Etienne Chouard adhère-t-il aux idées prônées par les divers mouvements d'extrême-droite qu'il cite OU est-il victime de ce qu'il présente comme une innocente (et plutôt Xtra-large) ouverture d'esprit?

Le premier de ses deux billets démarre plutôt maladroitement.

D'une maladresse dont on peut raisonnablement se demander, aux vues des capacités intellectuelles supposées de l'auteur, si elle n'est pas habilement feinte.

Ainsi Etienne Chouard se lance-t-il dans une tentative de définition de l'extrême-droite.

Qu'il base essentiellement sur le sens initial; à proprement parler basique;  de ce terme qui désigne une famille politique dont il ne peut ignorer qu'elle n'a cessé d'évoluer, de tous temps.

Et dont il sait à l'évidence; puisqu'il l'écrit lui-même; qu'il est rigoureusement impossible de la décrire "en deux mots".

Malgré cette indéniable impossibilité, Etienne Chouard avance un premier argument:

"(...) le projet d'extrême droite est un projet de domination d'une bande de riches privilégiés, au moyen d'un chef unique pas ou peu contrôlé par "son" peuple : l'extrême droite veut un homme fort, un leader maximo, un duce, un führer, un roi, un dieu."

Face à cette première affirmation, on est en droit de se demander si l'auteur de ces lignes a bien écouté et regardé les vidéos d'Alain Soral, par exemple, qu'il relaie fréquemment.

Le personnage en question, sous des discours aux accents faussement "gauchistes", présente tous les symptômes d'une mégalomanie difficilement maîtrisée. Ce qui le fait totalement correspondre avec le portrait du "dieu" brossé par Etienne Chouard, et que l'extrême-droite appelle, effectivement, de tous ses voeux.

Et si le "mouvement soralien" combat, en apparence, l'autre caractéristique de l'extrême-droite dépeinte par l'auteur, à savoir le "(...)projet de domination d'une bande de riches privilégiés", c'est, justement, parce que celui-ci emprunte sa stratégie d'accession au Pouvoir à l'une des nombreuses variantes des mouvements d'extrême-droite: Le National-socialisme, en l'occurrence.

Auquel Soral et ses disciples ont apporté quelques "touches personnelles", évidemment.

Qu' Etienne Chouard soit dupe de "l'apparent gauchisme" d'un mouvement tel qu'"Egalité & Réconciliation" est pour le moins hallucinant.

Sinon fortement suspect.

Et si M. Chouard est réellement convaincu qu'il faut "(...) mettre tous les aspirants chefs sous le contrôle quotidien de ceux qu'ils prétendent dominer", alors ce dernier se trompe lourdement quant au choix de ses "amis". Invitons-le à visionner de nouveau les vidéos qu'il met en ligne sur nombre de ses interventions. Invitons-le à se pencher, vraiment, sur les liens existants entre "Egalité & Réconciliation" et le FN. Et sur les personnages gravitant autour de l' "UPR", parti de François Asselineau, dont il semble apprécier moultes idées.

Quant aux revendications nationalistes, pour ne pas dire xénophobes, des mouvements en question, celui-ci devrait s'interroger sur leur compatbilité avec les idéaux qu'il dit défendre.

Il semble y avoir là quelques incohérences manifestes, indignes d'un défenseur d'une "société radicalement démocratique".

La dernière partie de la réponse d'Etienne Chouard s'appuie sur le fait qu'on l'accuse d'être "anti-PS"; par le simple fait de minorer l'importance des revendications du parti en question; et donc d'être un "fasciste".

Nous serons d'accord avec lui sur ce point. Il ne suffit pas d'éxécrer le PS pour être fasciste. Il s'agit là d'un argument au moins aussi faible que ceux qu'il avance afin de démontrer sa non-appartenance à une certaine extrême-droite, convenons-en.

Pour autant, il écrit à cette occasion certaines "choses" particulièrement troublantes, tant dans le fond, que dans la forme:

"- je ne suis pas raciste et je pense que le racisme LA PLUPART DU TEMPS est une erreur, une peur mal fondée, une opinion politique qui peut être changée par un débat respectueux et approfondi — alors que cette pensée politique (raciste) s'endurcit quand elle est sottement caricaturée et criminalisée par des Torquemada arborant frauduleusement l'étendard "antiraciste"

Il y aurait un "bon racisme" et un "mauvais racisme". La "pensée politique (raciste)", basée sur les pires inepties et les plus infondées des considérations, ne doit pas être caricaturée ("sottement"), au risque de la renforcer: ceux qui combattent le racisme le nourrissent, "inversisme" caractéristique du discours extrême-droitier. Premier point... Etonnant.

La sémantique elle-même, utilisée par M. Chouard, rappelle par ailleurs, celle que l'on trouve quotidiennement dans les commentaires des sites tels que "Fdesouche", pour ne citer que celui-ci. "Torquemada", notamment, est une des insultes favorites de ses commentateurs, notamment. Lorsque l'on cherche à prouver que l'on n'adhère pas aux idées défendues par lesdits sites, il apparaît bien curieux d'en utiliser le vocabulaire. Second point... Troublant.

Etienne Chouard clotûre d'ailleurs son premier billet en entonnant une rengaine bien connue de ceux qui scrutent les sites d'extrême-droite:

"On" cherche à le faire taire, ceux qui l'accusent de fascisme sont eux-mêmes des fascistes:

"(...) il s'agit de salir, par la vieille technique de la calomnie, ceux qui résistent aux projets de domination du moment. La liberté de penser sur les attentats du 11 septembre est un marqueur très intéressant, et je commence à identifier ceux qui traitent les autres de "conspirationnistes" comme des COMPLICES objectifs du système en formation.

Ce qui devrait conduire à se poser cette question : les auteurs de telles calomnies sont-ils bien "de gauche" ? Ou ne sont-ils, pas précisément, des faux-nez des privilégiés s'affublant de l'étiquette frauduleuse "antifasciste" ?"

Ne manque que l'emploi des mots "agents de l'Empire" ou autres locutions Dieudonniaises, et la "panoplie" serait complète.

Curieuse démonstration, décidément, pétrie de troublantes similitudes langagières et d'assez grossières définitions parcellaires...

Le titre même du second billet d'Etienne Chouard, relatif aux accusations qu'il entend combattre, "Le fascisme n'est pas assimilable à l'antisémitisme", provoque également un indéniable malaise.

"Et alors?" a-t-on spontanément envie de répondre.

L'un est-il plus condamnable que l'autre?

Et à l'inverse, l'une de ces saloperies serait-elle plus acceptable que celle à laquelle l'oppose M. Chouard?

Il convient toutefois, pour tenter de saisir sa pensée, d'aller plus loin dans la lecture dudit billet.

L'auteur s'y lance, en premier lieu, dans une longue démonstration visant à prouver que les "antiracistes" ainsi que les "antifascistes" sont, dans le fond, aussi condamnables que les racistes et les antisémites qu'ils combattent:

"Un mot d'abord de l'antisémitisme. À mon sens, l'antisémitisme est, comme le racisme — mais aussi comme l'antiracisme, ou même l'antifascisme, je m'en aperçois aujourd'hui à l'occasion de cette calomnie —, UNE ERREUR DE JUGEMENT QUI CONSISTE À TOUT MÉLANGER, AMALGAMER, simplifier à l'excès : on considère que tous les juifs, ou tous les noirs, ou tous les phallocrates, ou tous les racistes, sont LES MÊMES et méritent LE MÊME TRAITEMENT. C'est manichéen, c'est bête, car le monde n'est pas noir ou blanc."

Propos étayés par une habile manoeuvre consistant à pointer le fait, indéniable, qu'une grille de lecture simpliste ne peut rendre compte de la complexité de pareils "phénomènes socio-politiques".

Toutefois (mais c'est là une opinion toute personnelle, accordons-le à M. Chouard), les éventuels erreurs de jugement des "antiracistes" ou des "antifascistes" semblent, pour le moins, être le fruit de causes bien plus nobles, A LA BASE, dans ce qui les a engendré, que celles qui défendent la supériorité d'une race, ou d'une religion, sur une autre.

Et mine que rien, c'est une différence de taille...

Etienne Chouard parle d'ailleurs egalement de "sens du discernement", et écrit que "(...)TOUS LES RACISTES NE SONT PAS DES FANATIQUES. Si l'on veut pacifier le monde, il me semble important de garder son sens du DISCERNEMENT et éviter de diaboliser tout le monde : la plupart des racistes, des antisémites, des phallocrates, des homophobes, etc. le sont modérément et peuvent encore changer d'avis, si on prend le temps de parler, d'argumenter, de démontrer (au lieu d'agresser et d'insulter)."

Lorsque l'on se réfère régulièrement à l'Histoire pour recontextualiser certaines notions, il paraît évidemment curieux d'oublier qu'historiquement, justement, dédiaboliser certaines idées, peut conduire au pire.

De la part d'un intellectuel comme M. Chouard, encore une fois, la position paraît difficile à maintenir.

En poussant son raisonnement jusqu'au bout, les excès de l'antisémitisme et du racisme, seraient aussi nuisibles que ceux du camp opposé.

Sauf que l'on a rarement vu des "bisounours antiracistes et antifas" alimenter un four crématoire ou procéder à une purification ethnique...

Lorsque l'on crie sans cesse au "manque de discernement", curieuse posture, une fois de plus...

Etienne Chouard se fourvoie également, c'est une opinion toute personnelle bis, lorsqu'il énonce qu'il est possible de décoreller la pensée d'un auteur antisémite de certaines de ses thèses.

Comment imaginer qu'un auteur qui rêve, plus ou moins secrètement, de "casser du youpin" peut écrire un ouvrage sur le système bancaire sans, en arrière plan, avoir en tête l'image de "la pieuvre juive" étendant ses tentacules sur la finance mondiale?

Encore une fois, lorsque l'on met en avant la nécessité impérieuse de contextualiser certaines idées, la démarche peut paraître, pour le moins, étonnante.

Une incontournable et impérieuse nécessité de contextualiser "les choses" selon que cela sert son propos ou non?

Qui pousserait Etienne Chouard à préciser que, OUI, l'on peut relayer les idées d'auteurs antisémites en occultant l'opinion desdits auteurs, mais que, NON, il est impossible de combattre l'antisémitisme sans le replacer dans son contexte socialo-historique:

"Je voudrais ensuite souligner que la "chasse à l'antisémite" que nous vivons aujourd'hui en France est toute récente et qu'il n'y a pas si longtemps, toute la société était animée par un antisémitisme banal et qu'il n'était donc, à l'époque, pas du tout répréhensible de l'être. Comme en d'autres domaines, il est donc ANACHRONIQUE (ET DONC INJUSTE) de juger les acteurs d'une époque passée avec les valeurs d'aujourd'hui."

Etonnant grand écart particulièrement périlleux...

Une fois admise cette absolue nécéssité de ne jamais oublier ce qui a poussé un auteur à écrire certaines choses, à émettre certaines opinions, alors, OUI, celui-ci peut-être lu.

Mais considérer l'antisémitisme d'un auteur, d'un politicien comme simplement annexe aux idées qu'il avance, NON. Définitivement NON.

Et affirmer l'inverse est diablement dangereux.

Parce que ce serait aborder, PARTIELLEMENT, sa pensée.

Et occulter qu' "au bout du bout" de celles-ci, les plus dangereuses des idéologies sont tapies.

Ce serait manquer d'autant de discernement qu'en assimilant les "antifascistes" et les "antiracistes" à "(...)des inquisiteurs intégristes, des fous de dieu à leur manière, intransigeants et intolérants, complètement fermés à l'idée que, peut-être, c'est eux qui se trompent", et qui "(...)considèrent qu'il y a des gens avec qui il ne faut parler —ou qu'il ne faut lire— à aucun prix."

Ce serait manquer d'autant de discernement qu'en pensant que les "gens de Gauche" font "(...)DE L'ANTISÉMITISME OU DE L'ANTIRACISME L'ALPHA ET L'OMÉGA D'UNE POLITIQUE DE GAUCHE".

Ce qui, curieusement, est une opinion fortement ancrée sur les rives de l'autre "extrême bord"...

Ce serait oublier que ceux-ci lisent Proudhon, évidemment, en tenant compte de l'antisémitisme dudit bonhomme.

Et que, certes, si, comme l'écrit Etienne Chouard, "(...)CETTE APTITUDE À LIRE TOUT LE MONDE EN DISTINGUANT LES IDÉES DE L'AUTEUR NE FAIT PAS DE MOI UN ANTISÉMITE", la démarche de "n'éclairer" que certaines idées de ces auteurs, couplée à un relais et une promotion d'un certain nombre d'autres, finit par apparaître, fatalement,  éminemment suspecte.

Le foisonnement et l'accumulation de certaines références semblant, au final, le fruit d'une certaine volontée, la résultante d'un but pour le moins trouble...

On pourra penser qu'il s'agit là de l'inévitable éceuil sur lequel finissent par échouer ceux qui, à force de naviguer, finissent par le faire en eaux troubles, totalement perdus au milieu d'une mer de 1500 ouvrages.

"Je lis et travaille sur (aujourd'hui) plus de 1 500 livres, de façon active, dynamique, quotidienne ; je me sers de ces livres (qui traitent tous, de près ou de loin, du pouvoir et des abus de pouvoir) comme d'un outil formidable pour concevoir et mettre au point une alternative solide et durable aux injustices sociales. Je m'alimente avec ces milliers de livres (en plus des milliers de documents que je trouve sur le net et des milliers de lignes de controverses auxquelles je participe sur les forums)."

Avant de se vanter de tous ces rivages sur lesquels on accoste, de toutes ces mers qu'on sillonnent, peut-être serait-il impératif de se doter d'une bonne carte, avec de solides repères, lors de l'embarquement?

Peut-être faut-il se souvenir que la première qualité d'un marin est l'humilité?

Dans le cas inverse, naviguer à vue peut provoquer un sévère malaise au sein des passagers, et une véritable trouille, voire une franche hostilité, chez les équipages des navires qu'on vient à croiser, voyant bien que les manoeuvres sont peu assurées.

On pourra considérer qu'il est inéluctable de se perdre totalement, et que, privé d'eau et de vivres, le délire arrive inexorablement. Brutalement.

Qu'écrire que "(...) NOTRE PROBLÈME, CE N'EST PAS HITLER, NOTRE PROBLÈME C'EST QUI A FINANCÉ HITLER" ne peut-être que le résultat de pareil délire.

Parce que le problème a été, évidemment, ET Hitler, ET ceux qui ont permis son avènement.

Par le biais de moyens financiers, politiques, électoraux.

Et tous ceux qui ont permis qu'il prenne le Pouvoir. 

Qui, avec des visées évidemment idéologiques, n'hésitaient sans doute aucunement à dire des juifs qu' "(...)il ne faut pas que cette judéité nous empêche de les accuser, n'est-ce pas ? Il n'y a pas de raison pour que le fait d'être juif serve de protection à ceux des juifs qui sont des salauds (car il y en a quelques uns qui le sont évidemment, ce serait quand même aberrant de le nier)."

Alors qu'il suffirait de dire ou d'écrire que ce sont des salauds.

Qu'ils soient juifs, musulmans, catholiques, noirs, blancs, ou que sais-je encore. Mais des salauds, avant tout. Dont il n'est nul besoin de qualifier ethniquement, culturellement les origines pour lutter contre les sombres desseins.

Alors oui, le malaise subsiste, les explications d'Etienne Chouard, énoncées dans les deux billets évoqués ici, paraissant aussi troubles que les eaux dans lesquelles il fait désormais avancer sa frêle embarcation.

Le naufrage n'est sans doute pas loin.

 

Dissection bis

Reçu par mail ces jours-ci (merci camarade ;-D), un document particulièrement édifiant, issu du site "L'Alsace Libertaire", qui complètera, autant qu'il l'étoffera brillament, ce billet-ci.

Et lorsque le boulot est aussi bien fait, pourquoi ne pas en profiter, huh?

10.09.2011

EdShot II

«Ce n’est pas uniquement si elles sont volontaires, comme ils ont dit à la télé ?"

C'est la question que pose l'un des naïfs clients du supermarché ED-Dia d'Albertville en Haute-Savoie, lorsqu'il est abordé sur le parking dudit supermarché, un dimanche matin.

Non loin se tiennent les "salariées résistantes-grévistes" et leur comité de soutien, qui refusent, ENSEMBLE, le travail dominical que la direction du groupe tente d'imposer depuis deux ans.

Et sa plus que probable généralisation si personne ne dit NON, au passage...

Ben non, mon con bon, c'est pas "comme ils ont dit à la télé" !

Pas plus que la réalité du travail dominical n'est conforme à celle que vantait Luc Chatel à l'époque, lorsqu'il osait parler de "(...)liberté de travailler le dimanche".

Comme ont pu le découvrir quelques salariés de l'époque itou, pas encore prêtes à se faire esclavagiser la vie professionnelle et qui se sont promptement fait foutre à la porte du Dia-Ed d'Oyonnax, le dimanche, et tous les autres jours zaussi.

Celles-ci soutiennent d'ailleurs désormais les résistantes d'Albertville. En attendant que leur licenciement pour "insubordination et refus de se plier au planning" soit reconnu pour ce qu'il est, une aberration, par le tribunal des prud'hommes auquel elles se sont adressées, et qui doit rendre sa décision en Octobre.

Le plus effrayant restant sans doute les réponses de certains clients qui, pour les uns, ont de la merde dans les yeux au point de ne pas voir que leur tour viendra, en laissant faire et en participant activement à l'esclavagisme moderne pratiqué dans le secteur de la grande distribution, par leur seule présence dominicale  : "(...) on vient quand même faire nos courses, parce qu’on n’a pas 36.000 solutions."

(Et quand tu bosseras AUSSI le dimanche, t'en auras pas encore moins des solutions, sinon?!)

Le plus abject étant les insultes lancées par les lobotomisés de l'Ultra-libéralisme, "Feignasses", "Pétasses" et autres "Elles n'ont qu'a dégager, y'a des chômeurs qu'attendent que ça"...

Ceux-là devraient tout de même réfléchir au courage de ces femmes, à leur patience, leur ténacité, leur détermination.

Et au fait qu'elles aient trouvé d'autres voies que celles de la violence, verbale ou physique, pour répondre à celle du Système, qui broie de l'humain par paquets de 12, chaque seconde.

Qui, contrairement à eux, moutons dudit Système, ne déversent pas leurs frustations quotidiennes sur plus broyé que soi.

Et à la chance d'avoir à faire à Elles.

Parce que l'on est pas tous aussi patients, pas tous aussi ADMIRABLES... Mais nombreux. Et déterminés, tout de même.

Et puisqu'ils aiment tant les esclavagistes modernes, ces gens-là, qu'ils leur transmettent donc le message. Entre deux coups de langue.

 


 

 

26.08.2011

Ensemble, tout il est possib'

Appel (tardif mais pas désespéré) à la solidarité nîmoise, gardoise et touristique!

Une partie des indignés espagnols partis de Madrid, porteurs des revendications du mouvement du Peuple d'en bas vers le peuple d'en haut, niché à Bruxelles, passe par Nîmes aujourd'hui.

Les besoins immédiats et principaux sont:

Véhicules: afin d'assurer un transport Nîmes-Montélimar, le transport de leur matériel, cuisine, tente, matelas, affaires personnelles est nécessaire entre Nîmes et Montélimar, leur prochaine étape. C'est là que nous leur serons le plus utile.

Nourriture: Priorité à donner aux aliments qui se conservent.

Vêtements: De pluie et chauds, notamment, "le climat du Nord" sera moins clément lorsque les marcheurs arriveront sur leurs dernières étapes. Des chaussures, idéalement "de marche" seront les bienvenues également!

Vaisselle: En plastique, solide, style camping, le plus pratique pour ce type de périple.

Comme l'écrit Vincent, indigné nîmois, "Le mieux pour se rendre compte de ce qui se passe sera pour vous de venir les voir ou de les suivre sur un bout du chemin. Quoiqu'on en pense, ils ont droit à notre aide et notre respect".

Rendez-vous donc à tous les indignés nîmois, gardois, ou pas, proches d'ici ou "lointains de passage" à:

 

14H00, aux jardins de la Fontaine à Nîmes, pour l'arrivée de nos camarades espagnols.

 

Des indignés marseillais seront avec nous, quelques indignés perpignanais le sont d'ores et déjà également (merci à eux!).

Un second rendez-vous est à noter:

 

19H00, Place de la maison carrée à Nîmes, Assemblée Générale en place publique!

 

L'idéal pour ceux qui le peuvent est d'apporter de quoi manger, (idéalement pour 4 personnes environ), un repas tiré du sac étant prévu après l'AG.

 

La lucha sigue, BORDEL!

 

 


23.08.2011

Au bal... Au bal masqué... Oï, Oï!

 

Nous l'avons évoqué ici à plusieurs reprises, à travers moults exemples, l'une des caractéristiques de l'extrême-droite, particulièrement depuis que celle-ci souhaite ardemment être reconnue comme "fréquentable", est d'avancer masquée.

Vieille technique, antique stratégie qu'elle met en oeuvre dans "la vraie vie" depuis la nuit des temps, et qu'elle décline à travers tout le Net, sur tous les sites, nombreux, qu'elle infeste de ses "nauséabondes idées" (expression gaucho typique inside. Totalement assumée, en outre).

Il faut reconnaître que cette "mascarade idéologique" lui est indispensable, pour ne pas dire inévitable, afin de recruter de nouveaux militants.

Et on le comprend aisément.

Parce qu'il apparaît évident que c'est là sa seule chance d'attirer qui que ce soit, de but en blanc, en dehors de fêlés d'ores et déjà convaincus, du type d'Anders Behring Brevik.

Parce qu'il apparaît totalement limpide que "Chacun chez soi, dehors les métèques" est on ne peut plus brutal, pour un premier contact, comparé à: "Il faut tout simplement agir en partenaire avec l'Afrique, avec les peuples d'Afrique. C'est seulement la compréhension mutuelle et la coopération positive qui résoudront efficacement et durablement les problèmes liés à l'immigration." [1]

Ou comment prôner l'immigration zéro, "la France, c'est pas une poubelle, merde!", tout en ayant des larmes dans le fond des yeux "parce que, bon, les bougnoules les nègres les étrangers, c'est quand même des Hommes. Pas français, mais des Hommes."

Parce qu'il est évident que "l'engeance youpine tient les cordons de la finance mondiale, c'est pour ça que tu crèves, camarade prolétaire" est moins "accrocheur" que "le lobby sioniste trouve dans l’origine ethno-confessionnelle de beaucoup d’agents impériaux de par le monde un terrain privilégié pour défendre la place de l’État d’Israël parmi les centres de domination". [2]

Reconnaissons quand même que c'est plus "lisse". Et qu'on s'approche ainsi plus -en apparence seulement, 'videmment'- de l'analyse politique que des propos de comptoirs.

Ce que sont pourtant ces déclarations tirées du blog d' "Egalité & Réconciliation" et du blog personnel de Vincent Vauclin (nous y reviendrons plus tard, ne t'inquiètes pas si tu ne connais point, tu regretteras bien assez tôt d'avoir comblé cette lacune...)

Parce que "rejoins notre fière et pure communauté afin de combattre, concrètement, l'allogénisation de la race blanche" est bien plus alarmant, pour qui n'est pas foncièrement raciste, que "l'association participe à la sauvegarde et favorise la pérennité de l'environnement et du patrimoine commun des peuples européens" [3] (NDLR: Mais plutôt blanc, quand même. Et chacun chez soi, 'videmment).

Parce que "confiez-nous vos enfants, qu'on les élève, enfin, dans l'amour et la gloire de la race blanche" est moins anxiogène, pour qui éprouve encore quelques réticences à l'égard de la notion de "race pure", que "nous souhaitons aider les parents à éviter à leurs enfants les lectures inutiles ou nuisibles, dans lesquelles la préoccupation pour la « diversité » devient la seule obsession et tient lieu de pensée". [4]

On l'aura compris, donc, depuis toujours, en vue de "faire de nouvelles recrues", l'extrême-droite a recours aux plus tortueuses techniques de "lissage" de son discours "politique".

La soi-disante fraternité entre frères de sang étant plus vendeuse que les coups de lattes dans la gueule qu'elle ne manquera pas d'engendrer envers ceux qui n'en sont pas.

Viendra ensuite le moment d'amener les nouveaux sympathisants vers ces pratiques là, une fois qu'ils auront adhéré à la cause.

Chaque chose en son temps, mein kamarad.

"Egalité & Réconciliation", mouvement fondé par Alain Soral, ex-idéologue du Front National (après avoir été ex-communiste) est sans doute l'une des organisations d'extrême-droite qui a poussé le plus loin ce concept et ses techniques.

C'est d'ailleurs Alain Soral lui-même qui initia la "bonnefréquentisation" du Front National.

Au point que le flou permanent caractérisant la "sémantique soralienne" finit par entraîner dans son sillage, et dans celui d' "Egalité & Réconciliation", un public aussi divers que varié, un public qu'on aurait pu croire, par ailleurs, rompu à l'exercice de "décodage" des discours "propagando-idéologiques".

Au point que le discours anti-capitaliste, aux accents quasi-révolutionnaires du bras droit d' "Egalité & Réconciliation", finit même par trouver écho auprès de "militants de la rive opposée".

Ainsi le mouvement des Indignés, que l'on peut raisonnablement situé plutôt extrêmement à Gauche, compte-t-il dans ses rangs certains naïfs éléments qui tendent une oreille approbatrice lorsque Soral s'exprime à travers les mots de son sbire, Vincent Vauclin.

Vincent Vauclin est le co-fondateur, avec d'autres associations et partis aussi charmants que "Union Nationale Démocrate, Alternative Populaire, le Parti des Républicains, Libertitude, Socialisme et Souveraineté, Mouvement Agir pour l'Avenir" [5], d'une organisation nommée "La Dissidence".

Ne nous y trompons pas.

Malgré les accents révolutionnaires pris par l'organisation en question, malgré les mots "classe ouvrière", "prolétariat" et autres "luttes des classes", utilisés à tort et de à travers à longeur d'interventions dudit Vauclin sur le Net, il s'agit bel et bien d'une organisation d'extrême-droite.

Vincent Vauclin, lorsque l'on gratte (il n'est même point besoin de gratter fort) le vernis dont il recouvre sa rhétorique, apparaît tel qu'il est:

Le bras droit, pas encore armé (ou pas) d' "Egalité & Réconciliation". Sinon un grand ami, au moins un disciple d'Alain Soral. Il emploie d'ailleurs à l'égard des membres d' "E&R", le terme de "camarades", ôtant, pour un instant, sa sombre cagoule.

"Ami politique" dont il partage, au-delà des idées, un certain goût du tournage de veste, puisqu'il a, selon ses dires connu la même dérive d'un bord de l'Extrême Gauche à celui, diamétralement opposé, de l'extrême-droite.

"Ami politique" dont il a particulièrement bien retenu les leçons, notamment en matière de "camouflage idéologique" et d'infiltration des mouvements contestataires.

Et qu'il met en oeuvre, aidé de quelques tristes sbires, sur le forum "Réelle Démocratie" et autres pages fessebouc relatives au mouvement des Indignés. [6]

Si les exaltés ainsi que les plus naïfs d'entre nous peuvent, de prime abord, être dupés (j'ai moi-même fait les frais des "manigances lexicales" de Vincent Vauclin et ai relayé, un temps, un texte du triste sire s'adressant aux forces de l'ordre), ceux qui liront ce billet ne le seront plus.

Ou alors adhèrerons aux thèses du mouvement fachoïde de "La Dissidence" et donc d' "E&R", en toute connaissance de causes.

Les autres pourront relayer ce billet, s'ils le souhaitent et le jugent utile.

Le message à transmettre est clair, limpide, à l'opposé de la façon de faire de ces néo-nazillons cryptos-fachos:

"Egalité & Réconciliation" est un mouvement d'extrême-droite, "La Dissidence" également.

Qui n'a rien à voir avec le mouvement des Indignés et quelques autres initiatives de Gauche, qu'elles soient radicales, extrêmes ou pas.

Foutons les dehors.

L'air sera plus pur.

Le reste?

On s'en bat la race, cousin.

 


Detournement par le fn du clip la rage par alexalex31340

[7]

 

 

 

 

[1] "La grande hypocrisie de l'immigration", Blog personnel de Vincent Vauclin, 26/01/2009.

[2] "Qu'est-ce que l'Empire?", Blog "Egalité & Réconciliation", Thomas Boussion, 21/08/2011.

[3] Blog de l'association "Des racines et des elfes" ("Européens, libres, fiers, enracinés et solidaires"), page décrivant l'objet de ladite association.

[4] Blog de "L'école des Elfes", branche "éducation" de l'association citée ci-dessus.

[5] Page capturée sur le forum "Convergences" (tiens, un terme de gauchiss'...), forum dédié à "La Dissidence" et ses disciples, trompés ou convaincus.

[6] Page Facebook des Indignés de Montpellier.

[7] Illustration sonore de détournement extrême-droitier (suivi de la réponse qui lui fût adressée). On notera que les cyber-nazillons n'hésitent pas à "chasser" là où, à priori, on les attend le moins...

 

Pourquoi le taulier nous emmerde-t-il avec ces renvois en fin de page? Deux raisons à cela:

L'essentiel des "références" ci-dessus, elles-mêmes citées dans le billet, renvoie à des sites vers lesquels je me refuse de créer des liens. Dénoncer les manipulations de cette engeance là est une chose, leur faire de la pub en n'ayant, pour mes lecteurs qu'à cliquer sur un lien les envoyant là-bas en est une autre. Par ailleurs, non content d'avancer masqués, les fafs ont tendance à tenter de supprimer leurs traces une fois découverts. Le billet sur "La Desouchière" s'est-il ainsi vu, au fil du temps, renvoyer vers un paquet de liens morts, ce qui devrait ne plus se produire en procédant ainsi.

Si toutefois quelqu'affreux passant ici remettait en cause la véracité de ces citations, il lui suffira de copier-coller les textes cités, mots à mots, dans le premier Google venu. En général, le faf n'est pas doué pour le ménage...

 

 

 

[Edit du 01.09.2011]

CoinDissidenceSoralienne.jpg

 

Riante mise en scène photographique d'Alain Soral, capturée sur le site d' "Egalité et Réconciliation", ce jour. Gageons que l'emploi du terme "Dissident" n'est que le fruit d'une malheureuse coïncidence lexicale... Forcément.


17.08.2011

Indécent bonheur estival

Comme prévu, le(ur) Monde est en train de s'écrouler.

Alors même que celui tout proche, le vrai, palpable et concret, déroule sa trame sur des airs indécemment jubilatoires.

En même temps, autant que l'Apocalypse ait lieu sur un fond sonore un tantinet funky-soul ,et inversement... (Pour les liens te permettant de profiter de l'énoooooooooorme son diffusé non-stop par le site, t'as tous les liens sur la page d'accueil. Tu t'démmerdes, t'es gentil).

Et bonnes vacances à ceux qui ont le privilège d'en prendre.

 

BonnesVacancesConnard.jpg

16.08.2011

L'Etat meurtrier



Le 13 août 2011, Marius B., un Roumain de 45 ans qui était détenu au centre de rétention de Nîmes depuis le 31 juillet s’est donné la mort par pendaison.

Le Réseau Education Sans Frontières(RESF30) appelle à un rassemblement en sa mémoire:

 

Le lundi 22 août, à 18 h 30, devant le centre de rétention de Nîmes.

 

Nous tenons également à dénoncer la politique dévastatrice que mène le gouvernement au travers de la loi relative à l'immigration, à l'intégration et à la nationalité (dite loi "Besson"), et des quotas fixés par Claude Guéant qui ne cessent d’augmenter (au minimum 30 000 pour 2011).

Tout ceci entraine des drames humains et familiaux qui ne sont pas supportables dans notre pays dit des « Droits de l’Homme ».

 

Nous demandons la suppression de la Loi Besson et la fermeture des Centres de rétention (CRA).

 

 

Article du 13/08/2011

Un Roumain se donne la mort au centre de rétention

La victime ne comprenait pas pourquoi, en tant que citoyen européen, il avait été enfermé au centre de rétention.

Un Roumain de 45 ans qui était détenu au centre de rétention de Nîmes depuis le 31 juillet s’est donné la mort par pendaison. Le suicide a été découvert aujourd’hui, à 6 h.

Ce Roumain, qui était en France depuis deux ans et travaillait sur des chantiers, indique la Cimade, ne voulait pas revenir dans son pays qu’il avait quitté en vendant tout ce qu’il y possédait. Il ne comprenait pas non plus pourquoi, en tant que citoyen européen, il avait été enfermé au centre de rétention, dans l’attente de son expulsion de France.

La nouvelle de ce suicide provoque une vive émotion au sein des associations, mouvements et collectifs divers agissant pour venir en aide aux sans-papiers.

 

 

 

 

 

Adresse mail : resf30@laposte.net

Contacts :
RESF ALES 06 47 75 23 81
RESF NIMES 06 20 46 36 27

Blog RESF30 : http://lewebpedagogique.com/resf30/
Liste de diffusion : resf30-info@rezo.net 

Pour s'y abonner : http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/resf30-info

01.07.2011

FERME TA GUEULE, ON T'A DIT!

La répression continue à Montpellier (Infos et contacts dans le billet précédent).

Les gardiens de la paix cerbères de l'ultra-libéralisme flics forces de l'Ordre Nouveau ont débarqué sur le campement à 08h00, ce matin. L'un des indignés, afin de tenter de sauver ses affaires et celles de ses camarades, s'est allongé devant les camions des éboueurs.

Il serait actuellement en garde à vue.

 

30.06.2011

Ferme ta gueule, citoyen!

 

"La Dictature, c'est "Ferme ta gueule", la Démocratie, c'est "Cause toujours!"".

Désormais, tu vas apprendre à fermer ta gueule, citoyen. Poingt dans tes dents barre dans tes côtes.

 

 

 

 

"Far West à Montpellier


Expulsion hors la loi au centre-ville de Montpellier, sur la place publique de l'Esplanade.
Les forces de l'ordre ont chassé un rassemblement de personnes.
Ceci sans jugement ni avertissement et avec une violence inouïe.


Le campement militant des indignés pour un monde meilleur, de Montpellier, réunit en permanence une trentaine de personnes.
Ce rassemblement a débuté il y a plus d'un mois et doit faire face régulièrement à de nombreuses interventions policières similaires (2 à 3 par semaine).
Leur appel national du mercredi 22 juin contre les violences policières a mobilisé un ensemble de réseaux d'une centaine de personnes, dont "Robin des Banques" du mouvement des indignés d'Espagne. Le lendemain, le campement était constitué d'environ cinquante "Indignés" et d'un nouveau tipi de 5 m venant du "campement de résistance pour la liberté" de Toulouse.


Ce jeudi 23 juin à 8h30,
Plus de 25 policiers nationaux, une dizaine de municipaux,
aidés des "nettoyeurs" de la société Nicolin et ses camions broyeurs,
ont détruit, réquisitionné et broyé
l'ensemble des structures et affaires personnelles du campement,
sans sommation, ni dialogue. avec insultes, et menaces de mort.
Une violence sans précédent des garants de nos libertés.


De nombreux militants ont été bousculés, frappés et insultés, beaucoup sont choqués et blessés. Suite aux coups deux personnes, dont un mineur de 17 ans, sont contraints à un arrêt de travail de 2 jours avec certificat médical.
"Sous nos yeux ont été détruits et broyés :
Sacs, affaires et documents personnels (cartes d'identité, papiers officiels), couchages, 1 dizaine de tentes, les toilettes sèches, la douche, le début d'une nouvelle cuisine, une structure en bambou servant de point d'information ainsi que le tipi toulousain (lieu d'habitation d'un sans domicile fixe).
En réaction à ces destructions, agressions et violences, une dizaine de personnes ont spontanément décidé d'aller à la mairie pour récupérer leurs biens (dont cartes d'identité et papiers administratifs). Cinq personnes ont été interpellées et ont passées trois heures au commissariat avec fichage, procès-verbal et empreintes digitales pour utilisation de biens publics."


Des plaintes sont aujourd'hui déposées par les victimes.


Il nous appartient à toutes et à tous de réagir face aux méthodes exécutives de l'État et de ses services. Tous les mouvements sociaux, tous les habitantEs sont concernéEs par ces passages en force du gouvernement qui cherche à bâillonner toute contestation à sa politique. État qui ne tient pas compte de la procédure dont il est le garant et de la justice qu'il est sensé faire appliquer. État qui invente des ennemis intérieurs à la nation dès que des individus remettent en cause les privilèges des riches de ce monde. État qui vend l'espace public au marché et le refuse aux citoyens. État qui pourtant a déjà été rappelé à l'ordre par la Cour Pénale d'Appel de Paris avec la confiscation des tentes du DAL (campement de la rue la Banque).


• Nous réclamons le respect du droit de manifester son opinion (article 9 de la Constitution européenne des droits de l'homme et référé du 31 mai 2011 au sujet du campement de Bayonne),
• Nous dénonçons cette expulsion sans avis d'huissier ni arrêté municipal ou préfectoral. Cette action policière illégale, exécutée sans aucun dialogue, ni sommation à quitter les lieux, ni possibilité de démonter les structures et récupérer les biens personnels. Le tout avec insultes et violence inouïe.
• Nous revendiquons la possibilité d'utiliser l'espace public pour l'expression libre de ses opinions et le débat populaire.
• Nous demandons que le gouvernement s'excuse et restitue ou rembourse les biens individuels et collectifs de ce campement.

Pour le moment, concernant le remboursement des affaires personnelles et du tipi,
un appel à la solidarité et au bénévolat est lancé.

Pour tous dons et/ou aide contactez Ivan au : 06 78 26 41 19


Merci à toutes et à tous de faire passer l'information
par tous les moyens à votre disposition et pour votre soutien à ce mouvement contestataire mondial non-violent.


Chaque jour la détermination des "Indignés" grandit, poussée par ces injustices répétées, n'hésitez pas à les rejoindre
pour faire-valoir notre droit de contestation et militer pour nos libertés avant qu'il ne soit trop tard !

Merci !


Contact info et presse : Abel : 06 34 17 22 74 ou Ivan : 06 78 26 41 19"

24.06.2011

Don't feed the troll! (Ou alors à la Strychnine)

L'humour grinçant est, sans doute, l'une des formes les plus délicates à manier de ce difficile art qui consiste à faire se bidonner son auditoire.

Vraisemblablement celle qui requiert la plus fine maîtrise dans le domaine de "l'alchimie de la vanne".

Le genre de discipline dans laquelle, avant que de parvenir à transformer la plus vile et puante des formules en "pur joyau du bon mot", le néophyte devra maîtriser chacune des étapes de la transmutation, connaître le secret de chacun des ingrédients qu'il manie.

Et comme toute discipline nécessitant telle précision, lorsque le geste n'est pas sûr, le résultat ne peut être que tout bonnement catastrophique.

Désastreux.

Dégueulasse.

Indigeste.

Une main un peu lourde sur la dose de provocation ne fera que générer indignation et colère, peu propices, faut r'connaître, à une bonne marrade expiatoire.

Un zeste trop appuyé de mauvais goût, et l'effet comique recherché n'aura finalement comme bête résultat que de provoquer une bien désagréable nausée.

Des proportions mal maîtrisées d'amertume et de cynisme, et le résultat est simplement à gerber.

Un art aussi difficile qu'il est ingrat, par ailleurs, en ce qu'il ne doit ne peut se partager qu'entre fines gueules de la boyaunnade.

Le genre de mets qu'on ne doit servir que si l'on est bien certain que les convives sauront apprécier à sa juste valeur son amertume, son arrière goût de bile "juste ce qu'il faut", sa pointe de rage bien présente mais méticuleusement dosée, parfums et goûts ô combien complexes à manier sans qu'ils ne prennent le dessus sur l'explosion de réflexion, plus profonde, que doit procurer l'ensemble des saveurs contenues dans le divin plat.

L'humour grinçant est au rire ce qu'un fromage qui "fouette velu mais pas trop quand même" est aux plaisirs de la table.

Comme un bon coup de gnôle qu'a un putain de petit parfum subtil juste après t'avoir arraché la moitié de la gueule.

Un plaisir qui nécessite, pour être savamment maîtrisé, un brin de maturité. Et qui impose d'avoir d'autres repères que le MacDalle en matière de gastronomie, si l'on veut poursuivre dans la métaphore culinaire.

Qui se partage entre personnes disposant de suffisamment de recul pour comprendre que certains sujets NECESSITENT de rire pour ne point céder à l'envie d'hurler. Que certains démons ne peuvent être exorcisés que par le rire, quand bien même ce dernier paraît, A PREMIERE VUE, faire écho aux ricanements desdits démons.

"Un truc d'homme", en somme. (Note aux féministes intégristes: Il s'agit là d'une expression, bien évidemment. Et pose ce sécateur, tu m' fais peur. Merci madame).

Un truc qui, du coup, a tendance à exciter la glande provocatrice hypertrophiée de nombre d'adolescents qui, troipoilus du menton, se prennent pour des grizzly adultes. Le genre toutes griffes dehors, "t'vas voir les vieux, comment qu'on va leur pourrir leur paisible retraite".

Le genre qui, ayant braqué la bouteille de sainte gnôle sus-évoquée dans le bar à Papa, se retrouve fort vite ennivrés. Salement bourrés voire.

Le genre "noeliste".

Et qui aurait alors, grisé par la puissance de l'Interdit,  tendance à confondre finesse et provocation.

Et qui met en ligne sa flaque de vomi encore tiède, "MDR trop LOL, t'vas voir comment qu'y va grave flipper le bourgeois d'base quand y' va percuter comment qu'on enc... les interdits, NOUS".

 

 

Handicap.jpg

 

Ce qui est assez éloigné des traits d'esprits taillés au laser d'un Pierre Desproges dont pourtant notre jeune noeliste débordant de provocatrices hormones n'hésite pas à se réclamer.

Jeune con.

Alors que cet être en transformation (dont on pardonnera les errements en souvenir de nos propres dérèglements hormonaux durant cette même période de notre existence) se place, ce faisant, à l'exact opposé du grand homme qu'il véner même post-mortem vénère.

Parce que TROIS POINTS, FONDAMENTAUX, oppose la démarche de ces jeunes "foufous de la blague qui pue bien et qu'outrage le bourgeois" [1] à celle entrepris naguère par le Grand Maître.

Le premier, évidemment, est que sans point de talent, à arpenter les minuscules sentiers du Mont Provoc', on finit par sombrer immanquablemment dans les ravins du mauvais goût. N'est pas maître des sommets qui veut.

Le second réside dans le but poursuivi par celui qui pratique l'humour "cynico-blasphématoire". Si celui-ci n'est pas d'expulser l'insoutenable de la tripaille de son public, principalement, ce sera inévitablement un fiasco.

Le troisième, sorte de mantra suprême que devrait se répéter à l'infini tout jeune pèlerin empruntant les sentiers escarpés en question : "On peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui."

Et c'est là que le bât blesse le plus, d'ailleurs, dans cette pitoyable tentative de (soi-disant) pure provocation, constituée par la mise en ligne de cette nauséabonde page facebook (de merde).

Il ne suffit pas de jouer avec les tabous de l'eugénisme, de l'antisémitisme [2] et du racisme [1] pour être un génial provocateur subversif. Cela se saurait. Et les génies de l'humour seraient légion à bien des repas familiaux tant que dominicaux. Ce qui est loin d'être le cas, c't'évident.

Et à ne jouer qu'avec cela, d'ailleurs, l'on finit fatalement à se tenir les côtes en compagnie de tristes sires, aussi puants et malsains qu'une sale blague très "limite" [1].

Du genre d'individus qui pratiqueraient plutôt le premier degré lorsqu'ils balancent ou rient de bonnes grosses vannes bien trash concernant les juifs [1].

Du genre d'individus qui pratiqueraient plutôt le premier degré lorsqu'ils balancent ou rient de bonnes grosses vannes bien trash concernant les handicapés.

Du genre d'individus qui prône le National-Anarchisme [2]. Et qu'a l'air d'apprécier les posters un peu étranges [2]. D'un autre temps [2]...

Du genre d'individus qui font qu'on se demande, au final, s'il s'agit bien là d'une "simple maladresse" commise par des gamins en mal de provoc'.

Du genre d'individus qui font qu'on se demande, au final, à l'instar de la poignante, tant que sempiternelle, question de la poule et de l'oeuf:

"Est-ce le facho qui a engendré le noeliste, ou bien l'inverse?"

Sans parvenir à répondre à cette question, de manière tranchée et définitive, il semblerait tout de même, qu' AU FINAL, le noelisme, a force que de jouer avec ce type d'humour, ait fini par être bel et bien insidieusement infiltré.

Que certains fafs aient trouvé dans cette démarche provocatrice l'occasion de tenter de banaliser les idées les plus dégueulasses qui constituent ce qu'ils considèrent être une "Pensée".

Et qu'il faille, au regard de ces éléments, en parler.

Même si tous les experts en matière de lutte anti-troll sont unanimes: la meilleure façon d'abattre une de ces bêtes est de ne point alimenter les pseudos-polémiques qu'elles défèquent essaiment aux quatres coins du Ternet.

Sauf que ce troll là est de la pire espèce: le "troll brun" ou "troll de troie". Un cousin très éloigné de "l'elfe brun". Autrement dit un facho qui ne dit pas son nom et qui, sous couvert de faire de la provoc' pour bousculer les conventions, tente de banaliser ses nauséabondes idées.

Il convient, donc, de le nourrir.

Grassement.

A la strychnine. Et à la louche encore.

"Jeuxvideo.com" sera peut-être ainsi contraint de se débarasser de sa carcasse puante. Et de ses congénères encore vivants.

Ce qui évitera bien des questions dérangeantes quant aux intentions des noelistes, par la même occasion.

En attendant, doucement sur la gnôle, les mômes...

 

 

 

[1] Copie écran du forum JeSuisUnJeuneFachoTropLOL.com "Jeuxvideo.com"

[2] Copie écran de comptes Facebook "Lolant à donf" à propos du groupe "Pour que les trisomiques remplacent les taureaux dans les corridas"

30.04.2011

Juste Logique

 

Contrairement à ce que pourrait penser l'extrême gauchiste de base, lire "Valeurs actuelles" est absolument FAS-CI-NANT.

Mieux.

Edifiant.

Parce que lire "Valeurs actuelles" permet, notamment, de mesurer jusqu'où peut aller le maniement de la mauvaise foi, du mépris et de l'insulte, en matière de répugnante propagande ultra-libérale, dès lors qu'il atteint le niveau 9 sur l'échelle de Madoff.

Ainsi découvrira-t-on, à la lecture du journal (?) en question - passé les premiers saignements de nez tout à fait normaux, lorsque l'on est point habitué à pareille prose - que si les "Patrons du Cac" ont vu leurs revenus augmenter de 24% en un an, "quoi de plus normal, mâ'ame la Marquise?", puisque ceux-ci ont permis que les 40 premiers grands groupes Français voient leurs profits augmenter, Eux, "de plus de 80%, pour dépasser les 80 milliards".

"La logique économique est donc respectée et les libéraux que nous sommes ne pourront que s'en féliciter", s'écrie Guillaume Roquette, patron de "Valeurs actuelles", frappé lui-même par l'éblouissante logique de son propre raisonnement. Au point qu'il est contraint, trop fortement incommodé par l'aveuglante évidence de ce qu'il avance, de stopper net son cheminement, si vigoureusement mis en branle, vers une réflexion sur l'incontestable nécessité d'un monde plus juste, dans lequel la redistribution des richesses irait de soi.

Ce qui est fort dommage puisque le bout du chemin eut dû, logiquement, l'amener à considérer également le salarié de base, qui, tout comme les patrons évidemment récompensés, dont parle Guillaume Roquette, eut pu jouir également de la logique (voire légitime) reconnaissance du grand groupe, auquel son travail a permis de faire péter tous les compteurs de cash-flow.

Merde, loupé de peu...

La prochaine fois, se dit-on, le brillant analyste ultra-libéral ne devra point omettre de chausser ses raybans à 40 000, évitant ainsi d'être ébloui par l'insoutenable luminosité de sa puissante logique, et parvenir de la sorte au bout du bout de son idée.

C'était pas loin.

Mais l'on comprend, en parcourant la suite de l'article (?) de Guillaume Roquette, que s'il s'agit bien d'aveuglement, anéfé, celui-ci n'est que bêtement idéologique.

Et que la logique sus décrite est, finalement, assez sommaire, dans le fond:

Quand grands groupes faire gros sous, grands patrons faire grasse ripaille.

Point barre.

Et quand on ripaille grassement, précisément, il n'est point possible d'ouïr les gueux crier famine. Et donc encore moins d'imaginer qu'ils puissent avoir quelque place que ce soit, dans "la logique économique" dont il était question précédemment.

Mais l'on apprend quoi qu'il en soit, dans "Valeurs actuelles", que même s'il se trouvait invité à la table du Maître, le Pauvre ne pourrait, de toutes façons, suivre les débats.

Il faut bien se rendre à l'évidence, Le Pauvre ne dispose pas de la riche expérience du Maître, et ne peut donc réfléchir aux sujets abordés que de manière subjective. Ainsi, s'il commet l'imprudence d'aborder celui du partage des richesses, le Maître devra se fader "un débat sans fin parce que forcément subjectif", ce qui peut s'avérer fort fâcheux pour qui veut digérer paisiblement.

A moins de ne transformer ledit débat en dîner de cons, très amusant, au cours duquel on pourra écouter le Pauvre se plaindre de ne pouvoir régler son loyer ou nourrir ses enfants pauvres, incapable de réaliser que tout ça est "forcément subjectif", dans le fond.

Si, si, si. "Subjectif". Pis c'est tout.

Il suffit, pour se rendre compte de cette évidence, de considérer le brillant argument avancé par Guillaume Roquette:

"Un salaire de 2,5 millions est obscène pour un smicard mais misérable pour un manager de hedge funds."

Un argument qui prouve irrémédiablement que les longues plaintes du Pauvre ne sont que la résultante de ses penchants diptéro-sodomites, et non d'une vie toujours plus merdique jour après jour, mois après mois, années après années.

"Ce fort sentiment d'injustice", fantasmé tant que pénible - est-ce que le Patron se plaint, Lui, de ne pas toucher autant qu'un "un manager de hedge funds"? Hein? - peut d'ailleurs pousser le Pauvre vers  "le vote dit populiste [qui] se nourrit d'un fort sentiment d'injustice qui se cristallise, entre autres, sur la feuille de paye des patrons du Cac".

Ou l'on apprend, au bout du bout de ce brillant article (?), que ce sentiment  "irrationnel" (puisque le Pauvre n'a, en fait, aucune idée de la somme que représente ce chiffre avec tant de zéros derrière...) comporte en son sein un réel danger poliltique, en l'occurrence, "le vote dit populiste".

D'ailleurs, le Pauvre est à ce point aveuglé par son incapacité à être objectif, qu'il n'a pas même compris l'avertissement que lui adressait récemment un illustrateur politique célèbre.

 

 

Court.jpg

C'est dire la bétise du Pauvre, qui même par le biais d'un simple dessin, n'a point saisi.

Bêtise qui le pousse inexorablement vers le plus vil populisme, donc. Vers l'extrême-droite. Ou pire encore, l'EXTREME-GAUCHE! (Et autant - le passé l'a prouvé et même si ce n'est pas glorieux, Business is Business -  s'accomoder de l'arrivée au Pouvoir des premiers est chose possible, lorsque l'on est patron, autant négocier avec les seconds paraît infiniment plus... complexe).

Si l'on n'y prend pas garde, d'ailleurs, les pauvres pourraient bien finir par exiger que les patrons portent une étoile jaune.

Ce qui n'est pas très "actuel" comme "Valeurs", il faut en convenir. Et qui fait du canard dont sont issus ces brillantes réflexions l'un des derniers remparts contre le retour du Fascisme. Ni plus ni moins.

Et du Pauvre un néo-nazi populisto-gaucho, mais point du tout le porteur de légitimes revendications, pour un peu plus de Justice sociale, dans ce monde de merde.

Point du tout.

Alors, quoi, hein? A quoi bon tenter de discuter avec pareille engeance?

 

Découvrez la playlist Fatal Picards avec Fatals Picards

29.04.2011

Suicide d'un salarié de France Telecom: La vérité sur les coupables.

 

Un homme de 57 ans vient de mettre fin à ses jours.

D'une des manières les plus violentes qui soient.

Tenter de mesurer ce qu'il s'est infligé, une fois sa décision mise à éxécution - sans parler même du long processus qui a pu le mener à pareille horreur - est totalement, définitivement, irrémédiablement, im-po-ssi-ble, im-pen-sa-ble, in-con-ce-va-ble.

Tant qu'insoutenable.

Nous serons évidemment d'accord à ce sujet.

Comme nous nous entendrons, forcément, sur le fait qu'il est humain, voire même simplement instinctif, de se protéger, et de décider, consciemment ou non, de ne pas vouloir y penser plus longtemps. Afin de ne pas céder à l'irrépressible envie de s'arracher la peau du visage dont on est immanquablement saisi, lorsque l'on réalise pleinement ce que cet homme s'est imposé, dans ces moments qu'il savait pourtant les derniers de sa vie, puisqu'il les avait lui même fixés comme tels.

Nous aurons d'ailleurs chacun, pour parvenir à fuir la violence du geste de cet Homme là, nos méthodes "propres". Conditionnées, déterminées par un aléatoire mélange de chacune de nos situations personnelles, professionnelles, psychiques.

D'aucuns se réfugieront paradoxalement dans leurs propres emmerdes, sans jamais se rendre compte le moins du monde qu'elles n'en sont pas, finalement. Occupés à se regarder le sort et à pleurer sur leur nombril, estimant que lutter journellement contre "le système" - alors qu'ils n'en combattent que les effets - est amplement suffisant, ceux-ci s'éviteront ainsi d'avoir à contempler l'abîme de réflexion dans lequel ils basculeraient, à coup sûr, s'ils voulaient bien réfléchir aux raisons qui font qu'un Homme choisisse de se détruire par le feu.

D'aucuns continueront de vivre dans la peur du système sus évoqué, collaborant passivement, en quelque sorte, priant que l'attention ne se porte surtout pas sur eux, de crainte que le "coup de cravache" ne soit pire encore que la survie quotidienne, persuadés d'ainsi ne point trop subir - pas trop douloureusement, finalement - s'évitant ainsi d'avoir à contempler l'abîme de réflexion dans lequel ils basculeraient, à coup sûr, s'ils voulaient bien réfléchir aux raisons qui font qu'un Homme choisisse de se détruire par le feu.

D'aucuns continueront à se laisser porter par ledit "système". Convaincus que ceux qui coulent et s'y noient n'avaient qu'à cesser de tenter désespérément de nager à contre-courant, pensant ainsi sortir du flot, ces cons! Occupés à s'emplir la tête d'un esprit d'entreprise qui sera  curieusement le même quel que soit le nom de "la boîte" qui les emploie, quelle que soit "l'orientation stratégique" décidée par la Direction et/ou les actionnaires majoritaires, ceux-ci s'épargneront ainsi d'avoir à contempler l'abîme de réflexion dans lequel ils basculeraient, à coup sûr, s'ils voulaient bien réfléchir aux raisons qui font qu'un Homme choisisse de se détruire par le feu.

D'aucuns continueront aveuglément de penser qu'il s'agit là de "dommages collatéraux", de simples ratés du "système" moteur. Que celui-ci offre tout de même de formidables opportunités à qui sait les saisir. Qu'il s'agit là, dans le fond, de l'acte désespéré d'un individu... "Défaillant", en quelque sorte. Occupés à s'auto-congratuler en permanence -au point que ça en soit devenue une façon de fonctionner socialement, jouissant bruyamment tant qu'indécemment de ne pas venir gonfler le rang des jugés perdants- de leurs incroyables capacités d'adaptation, qui leur permettent de ne pas avoir à contempler l'abîme de réflexion dans lequel ils basculeraient, à coup sûr, s'ils voulaient bien réfléchir aux raisons qui font qu'un Homme choisisse de se détruire par le feu.

Un homme de 57 ans vient de mettre fin à ses jours.

D'une des manières les plus violentes qui soient.

Et chacun dentre nous, à son niveau, est COUPABLE.

A des degrés divers, sans doute.

Mais tous coupables, tout de même, qu'on fasse partie de l'élite (?) déshumanisée "d'en haut", ou de l'immense majorité des larbins résignés et fatalistement serviles "d'en bas".

Qu'on appartienne à ceux qui mettent en place con-sciemment ce fameux "sytème broyeur de vies", puisque les vies en question ne sont pour ceux-là que des chiffres dans les cellules d'un tableau de statistiques, qu'il convient de faire baisser pour en faire augmenter d'autres. Ceux des bénéfices qu'il faut faire grimper, sans cesse, mécaniquement.

Automatiquement.

Systématiquement.

Quel qu'en soit le coût. Et de quelque nature qu'il soit.

De ceux qui ont dû expliquer à cet homme, qui laissait toute une vie - rien que ça -  derrière sa brutale mutation, que "Ce ne sont pas nous, les coupables, ce sont les règles du Marché. Le contexte. La guerre économique. La concurrence. Comprenez bien que nous en soyons sincèrement désolés, mais oui, afin de sauver l'Entreprise, chacun d'entre nous devra faire des efforts. Prenez ces changements comme des opportunités. Un changement de vie. Un nouveau départ, en quelque sorte."

Ou qu'on fasse partie de ceux qui, pitoyablement tant que servilement, attendent que tombent les miettes de la table des Maîtres, fidèles au(x) poste(s), expliquant, convaincus, à cet Homme là qu' "Il s'agit d'être ambitieux. Que si l'on veut, on peut. Que si "tu ne veux pas", moi je vais devoir être ... disons... désagréable. J'ai des objectifs aussi, comprends moi. Et je compte bien les atteindre, MOI. Arrête de voir tout en noir. Le service au client, c'est une vaste connerie. Le travail bien fait? ... Sans déconner, tu crois encore à ces conneries? Tu sais que la boîte nous a offert des actions? Alors? Réfléchis. On est des gagnants, ou pas? On veut le faire monter le cours de l'action de NOTRE entreprise, on veut se faire du blé comme le Patron, ou bien?"

En passant par ces collègues, qui lui expliquaient sans doute, l'air contrit, que "Oui, je suis d'accord avec toi, nos conditions de travail sont tout bonnement inacceptables. De la merde en barre. Mais on a la chance d'en avoir, des conditions de travail. Aussi invivable qu'elles puissent être. Pense à tous ces pauvres gens laissés pour compte, qu'ont même plus de boulot. Nan, tu vois, j'te suivrais bien, mais qu'est-ce qu'ils vont en penser à la Direction? C'est comme ça. On peut pas y faire grand' chose."

Chacun se cachant, à sa manière, selon qu'il appartienne à telle ou telle strate, à tel ou tel rouage de "la machine", derrière la nécessité de continuer à faire tourner ladite mécanique infernale, et laissant, accessoirement, cet Homme-ci, seul, face à son désespoir.

Que ce soit par intérêt, chaque tour de roue contribuant a faire monter les compteurs.

Que ce soit par envie. De pouvoir piloter, même un peu, en dépit des risques de crash évident.

Ou que ce soit par peur de ne pas savoir quoi faire une fois la folle course en avant stoppée, par crainte que celle-ci reprenne alors qu'on est descendu sur le quai pour comprendre ce qui se passe.

Les coupables ne sont pas seulement les actuels pilotes. Ils sont aussi ceux qui espèrent les remplacer, au volant. Ils sont aussi les voyageurs assoupis. Et ils sont également ceux déjà sur les quais. Ceux déjà descendus.

Nous tous qui mettons tant d'énergie à créer, soutenir, supporter, subir ce "système" qu'il est somme toute assez facile d'accuser, alors que Nous en sommes tous responsables. Complices.

Parce que lorsque l'on veut bien réfléchir à ces fameuses raisons, qui ont fait que cet Homme ait choisi de se faire brûler pour mourir, on se dit que c'est la machine elle-même qu'on devrait faire dérailler.

Sauter.

Brûler.

C'est simplement évident. Flagrant. Limpide.

Pourtant, la machine continue de filer... Malgré les milliers de milliers de kilomètres d'horreurs qui défilent.

A toute vitesse.

 


Noir Desir - Gagnants Perdants par zonzon25

 


06.04.2011

Suspension de permis

On ne peut que déplorer que Jean-Louis Borloo ne soit plus "ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable (?!) et de la Mer, en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le climat" (tu peux respirer, maintenant), comme en Mars 2010, époque à laquelle il donna son feu vert concernant l'activité TOTALement dégueulasse d'exploration en matière de gaz de schiste.

CoupDeVent.jpg

Avec un tel nez creux en matière de sens du vent, et pareille maîtrise de la technologie dite de la "girouette", la production d'énergie basée sur l'éolien avait Grand Avenir.

Si on aurait su, on vous aurait gardu (même chevelu), Nous.

Ce qui vous aurait permis de faire en sorte que cesse, à tout jamais, ce que vous déplorez désormais, en déclarant, héroïquement: "le droit ne donne pas toujours à l’Etat et au public les moyens de s’informer et de s’opposer à des projets susceptibles de s’avérer dangereux".

C'est ballot, M'sieur Borloo.

03.04.2011

Bande de pouilleux!

"Qui vous hait mieux que RTL?"

La nouvelle publicité RTL par TELEOBS

01.04.2011

Bien fait pour ta gueule, Poisson d'Avril!

 

Nous devrions être au regret de vous annoncer qu' "Affreux, Sale, Bête et Méchant" ne pourra honorer la désopilante tradition du poisson d'Avril.

Puisque ce dernier est tout ce qu'il y a de plus décédé.

 

SchistAvril.jpg

 

Nous devrions.

Mais point de regrets, ici, en vérité.

Pas plus que nous n'honorerons sa mémoire, d'ailleurs, à cette grosse tanche au QI de demi-bullot asphyxié.

Puisque cet abruti n'en a eu que battre de nos avertissements, laissant s'installer, sans jamais point s'opposer, une bien dégueulasse et bien meurtrière société pétrolière (par l'odeur de gaz de schiste alléchée), tout contre sa rivière, naguère immaculée...

Non, en vérite, de regret, nous ne pourrions en éprouver qu'un:

Celui, éventuel, de découvrir que les lecteurs croisés ici, ont le même QI que cette grosse tanche désormais crevée.

Et qu'ils n'auront rien fait pour empêcher un meurtre prémedité l'apocalypse le désastre annoncé.

En même temps, il sera alors trop tard pour en éprouver, des regrets.

...

Voyez c'qu'on veut dire?

 

Gaz.jpg

 

Ou pas?

 

 

 

 

[Edit de 21:01: "Affreux, Sale, Bête et Méchant" se devait de rétablir la vérité. Il semblerait que le meurtre de "Poisson d'Avril" ait été signalé ici précédemment. Toutefois, bien que les images diffèrent, l'horreur du crime reste la même..."

23.03.2011

Ils y pensent tous les matins. En se rasant.

Dire des candidats du Front National (alors même qu'on en fait partie) qu' "Ils ne sont globalement pas très intelligents, sauf quelques exceptions" est tout bonnement IN-JU-STE.

Avec tout le mal que la plupart d'entre eux se donnent, répétant, et ce jusqu'à l'écoeurement, le programme du Parti tous les matins devant la glace (en dépit, de surcroît, d'un léger "parasitage" dû à leurs turpitudes personnelles, si humaines, FiNalement):

 

 

Tsss.

IN-JU-STE, on te dit.

 

...

 

Mais tellement vrai.

Dans le frontd.

 

21.03.2011

Grand moment de finesse

Spéciale kassdédi à tous les politico-dégénérés qui ont voté pour les "En brun", dimanche.

 

Luis Rego, la journée d'un fasciste réquisitoire par susacacon

 

Saluons leur souplesse, tout de même, en premier lieu: Glisser son bulletin dans l'urne avec le bras tendu n'est pas donné à tout le monde...

Et reconnaissons leur sens de l'originalité, en second lieu: Habituellement, "la vague bleue" est censé nettoyer la merde.

 

BleuMarine.jpg

Pas la répandre.

 

 

08.03.2011

La (courte) balade de Confucius

Confucius, qu'était pas le premier baltringue venu en matière de proverbes chinois période pré-christique, aurait vraisemblablement moultes occasions d'exercer son art, s'il revenait de nos jours.

D'autant qu'il lui suffirait, quant à certains sujets, de se replonger dans ses notes de l'époque (encore que la relecture de notes vieilles de quelques siècles peut nécessiter un effort certain, il faut en convenir)...

"Quand le sage montre la lune, le sot regarde le doigt" avait-il l'habitude de dire, y' paraît, les soirs de ciel vachement dégagé.

De ces soirées lumineuses... Dont tu peux rentrer passablement grave vénèr, même quand t'es Grand Sage. Parce que t'as dû expliquer à tes crétins de disciples -qui te suivent tout le temps et partout- que « MAIS NON...! Quand je vous montre la Lune -super belle-, c'est pas sur mon doigt qu'y' faut s'extasier, tas d'abrutis dégénérés!».

Mais de ces soirées, également, où dans ta grande sagesse, tu trouves la force de transformer la crétinerie quasi-congénitale de tes quasi-apôtres, en leçon de vie, voire de jeter les bases d'une philosophie qui traversera les âges.

Ce qui n'est pas donné à tout le monde.

Et qui permet, entre autres choses, de reconnaître un Grand Sage.

Confucius, donc, s'il revenait d'entre les Philosophes morts, comme nous le disions, pourrait désigner du doigt les troubles agissements de nos gouvernements, comme autant de déséquilibres possible dans « l'harmonie des relations humaines », sujet qui lui tenait particulièrement à coeur, semble-t-il.

Ainsi en serait-il, sans doute, de:

  • des larcins quotidiens du « gang des actionnaires » (pickpockets tristement célèbres qui viennent te faire les poches jusque dans le bureau du grand groupe qui t'emploie);
  • Du pillage, au vu et au su de tous, des acquis sociaux de millions de citoyens;

Hélas, s'apercevant que nombre de citoyens, plutôt que de s'inquiéter de l'Insécurité aux plus hauts niveaux de l'Etat, préfèrent relever le numéro d'immatriculation de « la camionnette pas zhabituelle dans le quartier », Confucius piquerait sans doute une bonne grosse colère bien hardcore.

 



Parce que toutes ces conneries peuvent finir par être lassantes. Même pour un Grand Sage. Surtout lorsque ce dernier fait l'effort de revenir d'entre les Philosophes morts.

Faut pas déconner, non plus.

Et le grand sage finirait fatalement par dégainer un autre doigt.

Le majeur.

Et bien tendu.

Qu'il promènerait au vu et au su de tout le monde, parce qu'après tout, l'enseignement philosophique, la sagesse, l' « Harmonie des relations humaines», tout ça..., avec pareils aveugles, autant pisser dans le premier violon venu.

Réflexions profondes, tant qu 'amères, qui l'empêcherait de voir arriver, et donc de fuir, le fourgon de police venu les ramasser, son majeur tendu et lui-même,  pour «Troubles à l'ordre public». Ou un truc approchant.

Signalés tous deux par un honnête « citoyen vigilant », qui aura décrit que « y'a un vieux niakoué qui erre dans le village, en faisant des gestes obscènes et en réclamant qu'on lui amène un violon. C'est pas clair, ça, voire franchement suspect, m'sieur l'agent ». Ou un truc approchant.

 

Sale époque pour les Grands Sages.





29.01.2011

Ce courage tapi dans l'ombre (et qui ferait chialer, presque).

 

Il est de ces héros qui ne seront jamais reconnus pour leur courage. Ingrat destin d'une vie passée à agir dans l'ombre, noblement, sans jamais espérer la moindre reconnaissance, ni la moindre admiration en retour.

Oeuvrant à l'expansion de la Paix, de la Liberté tant que de la Fraternité en général (rien de moins), il est de ces hommes et de ses femmes zhéroïques qui défendent leurs concitoyens, humblement, quand bien même leurs actions quotidiennes, ce combat de tous les jours contre une injustice qui n'en finit plus d'étendre ses tentaculaires brides sur nos vies, seraient perçues comme fondamentalement inverses aux valeurs du dit combat.

Dans un climat qu'ils jugent désormais dangereux pour leurs frères d'armes, et conscients que la Lutte passe dorénavant par un sabotage interne aux mécanismes d'oppression, ces "guerriers de l'arrière-plan" n'hésitent plus à passer, eux-même (Aaaaah! Comble de l'ingratitude...) pour les agents de l'oppresseur contre lequel ils se battent.

Ainsi en est-il de certains représentants de l'Etat en pays gardois, qui, choqués par l'ampleur que peut prendre la répression policière en ces terres et en ces temps (et inversement), rappellent officiellement qu'il convient pour tous les fonctionnaires territoriaux des services de l'Etat, "(...) dès le lundi 14 Février, d'éviter de participer aux manifestations publiques susceptibles de présenter un caractère pré-électoral, soit par les discussions qui pourraient s'y engager, soit en raison de la personnalité des organisateurs ou de leurs invités" et de "(...) s'abstenir de participer à toute cérémonie publique, à l'exeption des commémorations Nationales."

S'ils sont conscients qu'une telle stratégie d'évitement de l'affrontement direct (en supprimant tout risque de celui-ci) peut être mal comprise, ces courageux résistants n'en sont pas moins fiers d'éviter ainsi que leurs camarades opposants soient à nouveau molestés par les forces de l'Ordre.

Une guerre larvée, donc, et qui peut aller très loin dans sa biaise façon d'attaquer l'Ennemi.

Ainsi la prochaine opération secrète de résistance menée par ces zhéros zincompris sera-t-elle de convaincre l'ensemble des troupes de voter  massivement pour les représentants du parti au Pouvoir lors des prochaines élections, afin que, comme le disait l'un de ces fiers héros de l'Ombre (notre contact dans ce milieu), accablé par le poids des sacrifices actuels:

"Comme ça, ces chiens d'oppresseurs ne nous verrons pas venir. Endormir leur vigilance nous permettra alors de reprendre rapidement le Pouvoir. Dès lors, nos camarades de Lutte reconnaîtront leurs erreurs et la juste valeur de notre courage, comprenant enfin le sens de nos actes passés. Et peut-être, peut-être l'Histoire nous donnera-t-elle notre place. Enfin."

Puis notre contact nous quittera alors sur ces mots, "Y' m'reste des OQTF à valider pour éloigner tous ces pauvres sans-papiers des griffes de la police, faut que j'te laisse. LA LUCHA SIGUE, CAMARADE!".

Avant que de s'éloigner dans la froideur de ces bureaux de la République Nouvelle, héros solitaire et, pour l'instant, incompris...

 

 

Découvrez la playlist Noir Désir avec Noir Désir

28.01.2011

Moubarak dégage!

Reçu par mail ce soir, ce message A DIFFUSER.

Ce qui est une piètre (bien que rigoureusement indispensable) contribution au combat du peuple égyptien, certes.

Mais qui permet tout de même (également) de chier dans les droites bottes de tous ceux qui veulent faire taire le(s) Peuple(s).

Et y'en a.

 

"La population a été placée sous le régime de l'état de siège gouvernemental. Le régime de Moubarak a interdit Facebook, Twitter, et tous les autres sites Internet populaires.

L'internet est complètement bloqué en Egypte.


Demain, le gouvernement va bloquer le réseau 3 de téléphonie mobile. Certaines informations précisent que même les lignes fixes de téléphonie seront coupées demain, pour éviter tout suivi des événements.

La ville de Suez est déjà en état de siège. Le gouvernement a coupé l'approvisionnement en eau et en électricité. Les gens, y compris les enfants et les personnes âgées souffrent là-bas. Les patients dans les hôpitaux ne peuvent pas obtenir des soins médicaux urgents. Les manifestants blessés gisent dans les rues et la police anti-émeute empêche les gens de les aider.

Les familles des manifestants tués ne peuvent pas obtenir le corps de leurs fils pour les enterrer. Même situation dans le nord de Saini (El-Cheikh ville zoyad) et dans l'ouest de l'Egypte (Al-slalom). La police anti-émeute a réprimé les manifestants à Ismaïlia, Alexandrie, Fayoum, Shbin Elkoum, et au Caire, la capitale, dans de nombreux quartiers de la ville.

Le gouvernement se prépare à la répression contre les manifestants dans toutes les villes égyptiennes. Ils utilisent des bombes de gaz lacrymogène, des balles en caoutchouc, des produits chimiques comme le gaz moutarde contre les manifestants.

Plusieurs manifestants ont été tués aujourd'hui par les véhicules blindés de la police anti-émeute. Des fonctionnaires en civil portant des couteaux sont venus intimider les manifestants. Des bandes armées déployées par le ministère égyptien de l'Intérieur errent dans les rues du Caire et mettent le feu ... pour diaboliser les manifestants et justifier les brutalités policières et la torture d'État.

Tout cela a eu lieu au cours des trois derniers jours lors des manifestations pacifiques au Caire et dans d'autres villes. Maintenant, avec le silence suspect des médias locaux et le manque de couverture des médias internationaux, Moubarak et son gang bloquent tous les canaux qui pourraient dire au monde ce qui se passe.

Les gens qui appellent pour leur liberté ont besoin de votre soutien et votre aide. Allez-vous leur donner un coup de main?

Les militants sont en train d'inonder le net (YouTube et autres sites) avec des milliers de photos et des vidéos montrant des tirs de la police anti-émeute sur les personnes désarmées. La police a commencé à utiliser des munitions contre les manifestants. Une jeune fille de 15 ans a été blessée et un autre homme de 25 ans a reçu une balle dans la bouche.

Rien de tout cela n'est apparu dans les médias, et il va se passer encore plus de choses demain. Allez-vous garder le silence? Allez-vous vous taire face à toutes ces actions inhumaines et la cruauté ?

Nous ne demandons pas grand-chose, juste la diffusion de ce qui se passe."



"The people in Egypt are under governmental siege. Mubarak regime is banning Facebook, Twitter, and all other popular internet sites Now, the internet are completely blocked in Egypt.

Tomorrow the government will block the 3 mobile phone network will be completely blocked. And there is news that even the phone landlines will be cut tomorrow, to prevent any news agency from following what will happen.

Suez city is already under siege now. The government cut the water supply and electricity, people, including, children and elderly are suffering there now. The patients in hospitals cannot get urgent medical care. The injured protesters are lying in the streets and the riot police are preventing people from helping them. The families of the killed protesters cannot get the bodies of their sons to bury them.

This picture is the same in north Saini (El-Sheikh zoyad city) and in western Egypt (Al-salom). The riot police is cracking down on protesters in Ismailia, Alexandria, Fayoum, Shbin Elkoum, and Cairo, the capital, in many neighborhoods across the city.

The government is preparing to crackdown on the protesters in all Egyptian cities. They are using tear gas bombs, rubber and plastic pullets, chemicals like dilutes mustard gas against protesters.

Several protesters today have been killed when the armored vehicles of the riot police hit them. Officials in plain clothes carrying blades and knives used to intimidate protesters. Thugs deployed by the Egyptian Ministry of Interior are roaming the streets of Cairo, setting fire on car-wheels as means of black propaganda to demonize protesters and justify police beatings and state torture.

All this has been taken place over the past three days during the peaceful demonstrations in Cairo and other cities. Now, with the suspicious silence of the local media and the lack of coverage from the international media, Mubarak and his gang are blocking all the channels that can tell the world about what is happening.

People who call for their freedom need your support and help. Will you give them a hand?

The activists are flooding the net (youtube and other sites) with thousands of pictures and videos showing the riot police firing on armless people. The police started to use ammunition against protesters. 15-year old girl has been injured and another 25 year old man has been shot in the mouth.

While nothing of these has appeared in the media, there is more to happen tomorrow. Will you keep silent? Will you keep your mouth shut while seeing all these cruelty and inhumane actions?

We don’t ask for much, just broadcast what is happening.
"

Le rassemblement anti-LOPPSI2 comme si tu y étais

L'exceeeeeeeeellente chronique audio de William Gosselin et Sophie Servais, militants de l'AG Nîmes.

Que tu pourras compléter par la lecture de ce billet-ci.

27.01.2011

Réponse de l'insurgé à LA sécuritaire

Les blogueurs de gôche sont vraiment d'incivilisés sauvages, décidément.  Et le Ternet une bien vile immorale fange dans laquelle ceux-ci s'ébrouent, assurément.

Sinon comment expliquer l'acharnement desdits blogueurs à ne pas reconnaître la qualité du fascinant numéro d'équilibriste de l'intervention de Michèle Alliot-Marie, depuis le tollé provoqué par ses propos en date du 11 Janvier 2011, alors même que le Peuple tunisien s'apprêtait à violemment faire choir le dictateur Ben Ali:

«Nous proposons que le savoir-faire qui est reconnu dans le monde entier de nos forces de sécurité permette de régler des situations sécuritaires de ce type.

C'est la raison pour laquelle nous proposons aux deux pays [Algérie et Tunisie, ndlr de Rue89], dans le cadre de nos coopérations, d'agir en ce sens pour que le droit de manifester puisse se faire en même temps que l'assurance de la sécurité.»

Et MAM de s'en tirer quasi-élégamment, bien que chaussée de (très très) gros sabots, d'être contrainte de préciser sa pensée, qu'elle a limpide pourtant.

Mais quoi d'étonnant, dans le fond, que la bande d'arriérés numériques qui peuplent le Ouaib même pas civilisé (et de gôche, de surcroît) ne remette en doute que MAM était, EN FAIT"(...) bouleversée par les tirs à balles réelles contre un certain nombre de manifestants et contre les victimes qui ont résulté de ces tirs".

Ce qui, à l'aune de la déclaration initiale, paraît limpide, stévident. (Mais une explication aide bien, tout de même, tant le blogueur de gôche a mauvais esprit ainsi qu'une fâcheuse tendance a déformer et décontextualiser des propos sans ambiguité AUCUNE, ou si peu. Et pis ta gueule, on t'a dit.)

Au lieu de quoi cette sauvage engeance que sont les webo-trotskystes ont préféré voir, dans le texte ci-dessous, la réelle manifestation d'une sincère volonté de protéger le peuple d'une latente mais tyrannique oppression, en France: 

"Je reviens de Tunisie où j’ai la tête encore pleine de nos libertés, de nos fraternités, je reviens fier, droit comme un i, tête haute, et je me dis que j’ai de la chance de vivre entre deux pays… libres.

Je repense à  la vie avant. Je repense à ce ammar404 ; ce droit le plus élémentaire de naviguer librement sur le net, nous ne l’avions pas. Une dictature finalement, ça ne fait pas dans le détail, on coupe l’accès, point barre. On pense le peuple anesthésié… il était juste en train de s’organiser.

Je rentre donc à  Paris, et je regarde ce que dit la presse, après une si longue absence. Et je suis interpellé par ce Hadopi, je lis, je me documente, et je trouve ça tout de même très limite. Puis je tombe sur un papier qui parle de la LOPPSI. Je lis, je me documente et je trouve que ça commence à faire beaucoup. Mais bon, je suis encore sous l’euphorie, alors je me trouve des prétextes pour ne pas considérer tout ça dramatique. Puis je tombe sur un article sur le CSA qui veut également intervenir sur le web. Je lis, je me documente et je me dis qu’il faut peut être quand même envisager de regarder tout ça de plus près. Je m’apprête à refermer mon journal pour aller effectuer mes recherches sur le net quand je tombe sur l’ARJEL. Je lis, je me renseigne. Je referme mon journal et je me dis que la France a peut-être refusée l’asile à Ben Ali, mais ammar404 est bien en France et il s’est drôlement bien intégré celui-là.
Je résume.

Avec Hadopi on est responsable de son accès internet. Et si quelqu’un s’y connecte pour commettre un délit, c’est le propriétaire de l’accès internet qui est juridiquement responsable. Et vous savez quoi ? La défense n’est possible qu’une fois la sanction mise en œuvre. Ça s’appelle, en droit, une présomption de culpabilité. Présomption simple, c’est à dire qui tombe sous la preuve contraire. Et la preuve contraire, c’est soit dénoncer l’auteur, soit prouver qu’on a tout faire pour l’empêcher, mais qu’on n’a pas réussi. Ça s’appelle une obligation de moyen. Vous n’êtes pas tous informaticien ? Pas de panique, l’état va nous fournir un petit logiciel de sécurité, et ce petit logiciel de rien du tout va surveiller votre trafic sur le web pour censurer les sites dont les contenus sont illégaux.

Ce logiciel, même Ben Ali n’aurait pas osé.

Il manque 404. Ne bougez pas, on a tout prévu. LOPPSI. Il faut lutter contre la pédophilie, nous sommes tous d’accord. Et pour ça, le ministère de l’intérieur communiquera aux FAI une liste secrète de sites à interdire. Il n’y a que des sites pédophiles dans la liste ? On ne sait pas elle est confidentielle on vous a dit. Mais ne vous inquiétez pas, elle sera auditée dans 2 ans. En même temps je suis prêt à accepter ce risque de censure discrétionnaire, parce que ça permet que d’innocents petits enfants ne se fassent plus ignoblement abuser… Quoi ? Comment ça, ça ne change rien ? Ce n’est pas parce que ce n’est plus diffusé sur internet qu’il n’y aura pas pédophilie ? Ben oui, c’est évident. Je suis désolé, mais dans mon autre pays, ça fait dix ans qu’on nous bloque internet pour ne pas qu’il n’y ait d’islamistes, alors pour nous quand on ne voit plus, ça n’existe plus. On a encore quelques mauvais réflexes, désolé. Bien sur que ça ne règle rien au problème et que la pédophilie continuera à exister, sinon à prospérer.

Pendant qu’on y est, on contrôle aussi grâce à l’ARJEL les sites de jeux et on censure ceux qui ne paient pas leurs redevances à l’état français. Le CSA qui lève le doigt aussi et veut pouvoir contrôler la VOD, pour le moment. Mais les élections approchent, et à mon avis les sites qui ne respecteront pas le temps de parole des politiques, censurés.

Et vous savez quoi, ils ont voulu fusionner tout ce petit monde.

Alors moi, je vais vous dire une chose, nous autres tunisiens, nous ne savons peut être pas encore grand chose de la démocratie, mais en revanche on sait comment un régime autoritaire s’installe gentiment dans l’inconscient collectif,  on en connaît les ficelles, les mécanismes, les attributs. Certes, nous ne serons jamais sous la dictature d’un homme en France, mais une dictature est sournoise et peut prendre plusieurs formes, croyez nous. Et l’une de ces formes, c’est aussi la dictature de l’État, la dictature du Système. Mes chers amis du Parti Pirate, il n’est pas très loin le jour où vous devrez agir à partir de la Tunisie. Et vous pourrez compter sur notre coup de main comme nous avons pu compter sur le votre. Car au delà d’être peuple d’un pays, nous sommes tous le peuple de la terre, libre de choisir notre destin, mais il faut choisir.

En France, on pense le peuple anesthésié, mais s’il était en train de s’organiser?"

(Texte de Karim Guellaty.)

Une évidente et criante mauvaise foi qui confirme l'absolue nécessité de civiliser la jungle de Le Ternet, pour qu'enfin, entre autres (joyeuses) choses, soit reconnu le savoir-faire français en matière de lutte contre l'oppression.

Et Fissa, même.

 

 
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