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27/10/2009

"Pose ce sécateur, tu m'fais peur"

A l'UMP, on aime les histoires.
Mais pas n'importe lesquelles:

A l'UMP, on aime les BONNES GROSSES HISTOIRES.

Celles avec du sanzédélarme dedans. Et s'il y flotte un ou deux glaviots, en sus, c'est un bonheur ineffable qui s'empare des rangs de la majorité (du sein desquels il devient quasi-impossible de retenir F. Lefevbre; penseur chevelu bien que réactionnaire, et inversement; pour qu'il ne s'empresse de s'y vautrer avec joizéfrénézie).

Mais Fredéric est déçu, cette fois.
Car ce n'est pas lui que le Maître a désigné pour alimenter la dernière polémique de comptoirs (de beaufs), et les prochaines engueulades de chaumières (de gueux), où l'on n'a point encore sa rolex, même à 50 ans, mais un gigot sur la table quand même, pour s'étriper joyeusement autour, le dimanche.

Notre conteur gouvernemental, cette fois, c'est Michelle Alliot-Marie.
MAM, pour les intimes, genre président de la République et fils; Michelle A.M, future ministre de la hache (émoussée) et du sécateur (rouillé), pour les autres.

Celle-ci vient d'être désignée,donc, par le Chef de la Nation (Gloire à lui) pour allumer le dernier contre-feu, qui fera buzzer (dans le vide), et qui permettra, par une habile manoeuvre dont sont coutumiers nos (fiers) représentants de masquer:

Le chômage de masse (Oui, mais c'est la crise, mâ'ame Michu?) ;
Les profits zonteux des banquiers qui s'en collent plein les fouilles, malgré que le président il les a grondé fort fort fort , ces vilains;
Le mensonge de l'"H1N1 Qui qu'en veut d'mes vaccins?";
Les magouilles zélectorales du député décomplexé du kimono;
L'attentat de Karachi, rien de moins qu'une affaire d'Etat (Qui a dit "De plus?");
Le renvoi d'hommes, femmes et enfants dans des pays en guerre (Mais pas trop, selon E. Besson, pis tous frais d'hôtels payés, faut pas déconner, on est pas des bêtes non plus, même l'identité nazionale à un petit coeur qui bat, qu'est ce que tu crois?).
(Liste non exhaustive)

Campagne d'enfumage façon artillerie lourde et polémique à deux balles (mais en plomb, quand même) en perspective, donc.

MAM, (sur une idée de Francis Evrard, violeur récidiviste) déclarait, il y a peu (entre deux embastillements de dangereux ultra-anarcho-autonomes encagoulés):

"Pour l'instant, la castration physique est interdite en France, mais elle existe ailleurs. Je pense que cela mérite une analyse et qu'aujourd'hui la question de la castration physique peut se poser et être débattue, y compris au Parlement".

Chez "Affreux, Sale, Bête et Méchant", plusieurs questions nous taraudent, depuis...:

Hannibal Lecter va-t-il, à l'instar du triste personnage P. Evrard, devenir consultant/conseiller/membre d'une quelconque commission pour le gouvernement?
Si oui, nous avons d'ores et déjà quelques sujets de réflexion à lui soumettre...

A quel exemple précis se réfère MAM en déclarant :"(...)mais elle existe ailleurs"?

Parce qu' après moultes recherches, force est de constater que les nations qui raccourcissent leurs consultants délinquants sexuels ne sont pas légions:
La Suisse, le Canada et la République Tchèque, selon l'un des rares journalistes à s'être penché sur cette aspect de la déclaration de MAM (qui ne sait sans doute elle-même, au moment où elle profère ces paroles, si celles-ci sont belles et bien fondées, mais qu'importe, pourvu que ça agite les médias...).

Et encore faudrait-il savoir, de surcroît, dans quelles proportions? (On parle ici de pourcentage de peines de ce type, et non pas de centimètres, tu l'auras compris, les détails importent peu ici).

Voyant notre nouveau griot UMPien dans la peine, "Affreux, Sale, Bête et Méchant", dans un grand élan du coeur, a décidé de voler à son secours.

Point d'exemples géographiques frappants?
Foutre, que c'est gênant!
La polémique qui devait détourner l'attention des boeufs risque de retomber comme le brushing de F. Lefebvre sous les crachats du peuple.

A moins que plutôt que d'en appeler à la Géographie, il ne faille se référer à l'Histoire?

(Avec un grand "H". Comme dans "Hache", oui).

Car là, oui, les exemples ne manquent pas et foisonnent littéralement, de (joyeuses) contrées où les (joyeux) régimes en place eûrent recours au coupage de balloches déviantes et anormales.

Allemagne, Etats-Unis, Suède, Pérou, Japon, etc...


Toutes ces fières nations, naguère (mais dans un naguère assez proche, toutefois), pratiquèrent la castration physique, pour diverses raisons, plus vomitives les unes que les autres.
Ce qui n'empêchera pas MAM, sois-en certain, de garder la tête haute, et de pouvoir affirmer, sans crainte, que "cela s'est fait, ou se fait ailleurs", et que donc, "Partant de là, mâ'ame Michu, pourquoi donc qu'on leur couperait pas, nous non p'u? Hein? Pourquoi donc? Gégé, tu r'mettras un jaune."

Un passage attire l'attention, particulièrement, lorsque l'on se penche plus avant, sur ces fiers exemples, puisqu'il traite précisément de la castration physique des délinquants sexuels dans l'Allemagne nazie:

"En 1935, le code pénal est modifié pour permettre la castration "volontaire" des délinquants sexuels condamnés au titre du Paragraphe 175. Le 20 mai 1939, le Reichsführer-SS Himmler autorise la castration forcée des délinquants sexuels. Leur consentement n'est pas requis, explique-t-il, car ces détenus savent qu'ils pourront être libérés une fois l'intervention réalisée avec succès".
"Hidden Holocaust? Gay and lesbian persecution in Germany 1933-45", Günter Grau (ed.).

De quoi être définitivement rassurés:

Le buzz va être de GROS, très GROS calibre.

 

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