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30/05/2010

Maximus Cynicus

L'Ultra-libéralisme, qui rend heureux tout plein, se développe à vitesse grand V ("Vvvvvvvvvvvvvvv", un peu le son que produit le corps d'un salarié fendant l'air après qu'il ait sauté du énième étage d'une tour de Foxconn), en ce grand pays néocapitalobienkexcoco qu'est devenu la Chine.

Une révolution industrielle avec exode rural et esclavagisme moderne, joyeusetés notoires qu'ont connu, en leur temps, une partie des grandes puissances européennes.

Révolution, donc. Certes.

Mais en plus vite. Vachement plus vite. Imagine.

Et en plus cynique, du coup. Foutrement plus cynique. Imagine Bis.

Au point que, tiens toi bien (et ne te penche point comme ça, au-dessus du vide)- certaines sociétés en plein "Baoum économique"; en ces contrées qui concurrencent, de manière non-libre et faussée, nos "NéoLibéros locaux" à nous; de gentils zentrepreneurs (qui n'ont qu'un souci, qu'un but, qu'un Graal dans la vie, celui de rendre heureux tout plein leurs zemployés) tentent de faire signer à leurs salariés un engagement contractuel de ne point se suicider.

Et reconnais que la bonté d'âme desdits patrons n'a pas de limite, puisqu'il serait tout de même ballot de ne point profiter du système néo-libéral et des conditions de vie idyllessques qu'il engendre NATURELLEMENT.

Reste un problème. De taille.

Comment punir le salarié ne respectant pas l'avenant qu'il vient de signer.

Hein?

Comment?

Comment don' qu'y fait le système pour châtier ceux qui ont l'outrecuidance de ne pas respecter leurs engagements?

Comment don' qu'y fait pour prouver à TOUS que même LA MORT n'est pas l'unique moyen d'échapper à son Amour?

Faudra-t-il en passer par la profanation de leurs sépultures, faudra-t-il traîner leurs dépouilles en place publique afin que de réveiller d'éduquer les (sur)vivants et leur faire comprendre que "Non, même pas la peine de songer ne serait-ce que penser qu'on peut échapper au BONHEUR!" ?

Faudra-t-il?

"Oui, et comment Bertrand!" répondront à coup sûr les fous furieux cyniques mêmes qui ont pondu pareille clause des contrats en question.

D'autant que ça développera l'activité des fossoyeurs (hausse de 100% de l'activité inhumatoire, faudra bien enterrer les restes MAIS business is busines), ça boostera velu l'activité des sociétés chargées de l'entretien des voies de communication, lesquelles feront exploser les ventes des sociétes commercialisant les détergents adéquats (le cadavre de salarié qui respecte pas sa clause, ça dégueulasse sèvère la voirie, c'est connu MAIS business is business), etc...

Puisqu'on te dit que, quel qu'en soit le coût, ce système rend heureux tout plein.

C'est comme ça.

C'est "comme les lois de la pesanteur".

 

21/05/2010

Coprologias

"Le rôle du FMI, c'est de vous soigner" . (D. Strauss-Kahn, chef de file du sociallibéralisme (Mais de Gauche quand même, Ah-ah), le 20/05/10, "À Vous de juger", France 2.)

Ou comment, à l'aune de pareille déclaration, la peur qui étreint le citoyen grec s'éclaire d'un jour nouveau, puisqu'en proférant pareille énormité, Dominique (nique-nique-nique) se caresse le thermomètre -qu'il a énorme- exhibant fièrement la (gigantesque) conscience qu'il a de son devoir de "médecin des populations nécessiteuses".

Et son désir PROFOND de s'en servir.

Dans un but totalement thérapeutique, 'videmment.

 

20/05/2010

Apéros Facebook: Gueule de bois en perspective au plus haut de l'Etat?

Après les pitbulls sauvagéécumantsderage des faits divers (mais qui mordent TOUT le monde & TOUT le temps, quand même, méfie-toi, Citoyen. D'ailleurs, je crois qu'on grogne dans ton dos...); après les femmes en burqa qui sont toutes de dangereuses terroriss'  afghanes (piskon peut même pas voir c'qu'elles cachent dessous, mais que c'est sûrement pas la déclaration des droits de l'Homme, réfléchis deux secondes, je t'en prie. Quand bien même tu ferais partie du Conseil Constitutionnel. Faut pas déconner, non plus); le gouvernement vient de décréter qu' 'AAAAAAAA 'y 'est:

Voici venu le temps des rires et des chants!

Le temps des rires de des chants, certes (mon bon Brice), mais des rires et des chants:

ZEN-CA-DRES.

SE-CU-RI-SES.

PO-LI-CI-SES.

Parce que ce temps là, c'est comme celui des cerises, ça peut vite tourner à l'orage, lorsque les rires et les chants en question émanent d'une bande de dangereux révolutionnaires (c'est ce qu'en disent les anciens, 'tous cas, et reconnais qu'ils disent rarement des bullshits [1]).

Dangereux terroristes qu'on croise sur le dangereux Ternet, notamment. Et plus particulièrement cette engeance là:

L' organisateur d'apéro Facebook!!! (Qu'il convient d'isoler médiatiquement, avant qu'en cellule, en parlant de lui au singulier, note bien).

Que même que: "Si, c'est pas une preuve de la dangereuse emprise totale des ultra-anarcho-autonomes du clavier sur cette horreur gauchisto-fasciste qu'est LeTernet, mâ'ame Michu, ben j'sais pas ce que c'est!" aurait déclaré F. Lefebvre, illustre pourfendeur chevelu de toutes formes d'incivilités déviantes tant que numériques.

Gageons que dans les jours à venir, le refrain (appelé également "éléments de langage") repris en choeur, par la majorité (et ce, jusqu'à plus soif) sonnera un peu comme ça:

"L'ALCOOL (prochainement prohibé pour le bien-être de ta santé), c'est le Diable, Citoyen. Point barre. Preuve en est, même, que les fessoubekiens et fessboukiennes, une fois enivrés, lui embrasseraient le fondement, lors de diaboliques sabbats (et ce, comble du satanisme, avant que de de jeter bas la Démocratie, sans même la moindre autorisation préfectorale)".

 

KissMyRedAss.jpg

 

Ou quelque chose d'approchant.

Cependant, (et afin de ne point dévier du sacro-saint principe d'objectivité absolue qui caractérise ce blog) force est de constater que certaines (pseudo-)tentatives d'attentats apérotesques ont d'ores et déjà eu lieu. Dans un passé très proche, même.

Et qu'aux vues de celles-ci,  plutôt ambiance "A contester avec modération", l'idée d'un apéro Facebook à l'Elysée, (par exemple, le 14 Juillet prochain), puisse faire trembler le Pouvoir en place.

Dans la mesure où, jusqu'ici, la violence de la lutte éthylico-révolutionnaire donna, à peu près, ceci:

 

RebellePunch.jpg

Guerillero (à droite) fortement contrarié -limite explosion sociale, mais contenue, tout de même- parce qu'il ne reste que quelques malheureuses cahouètes, "que c'est scandaleux, même".

 

RebelleDuchesne.jpg

Guerillero (toujours à droite) déposant les armes puisque "Bon, le Canard-Duchêne du patron, finalement, avec les cacahuètes, ç'eût été une fort mauvaise idée. Voire une alliance douteuse, Ah-ah."

Et que, par ailleurs, les déclarations de guerre (Oh-oh) qui en ont découlées (à flot), donnèrent à peu près ceci.

Ne doutes point, donc, qu'à l'idée de quelques 20.000 (?) invités surprise, le Pouvoir ne tente, comme à son habitude, d'engloutir le phénomène, par quelque moyen que ce soit.

Pour l'assimiler. L'intégrer. Le maîtriser. Le réorienter. Le refaçonner.


VerDune.jpg(Clique&Lis)


A moins que...

Le fameux 14 Juillet...

Le fameux "verre de trop"? [2]

 

TropPlein.png

[2] Merci de ne pas parler de, ni faire allusion à ce jeu de mot pourri en relation avec l'image le précédant. Ne serait-ce que par bonté d'âme, tout simplement.

 

13/05/2010

Bis repetita placent (?)

 

"Citoyennes, Citoyens, mes chers compatriotes, mes zamis, mes frères zésoeurs, mâ'ame Chabot,

L'heure est grave.

Tellement grave que Je n'y irais pas par quatres chemins, j'suis pas homme a tourner le dos aux responsabilités auxquelles qu'il doit faire face, hein, vous commencez à m'connait':

 

LA GUERRE EST DECLAREE! (Bordel!)

 

 

Une guerre sans pitié, dramatiquement inévitable, contre un ennemi qui refuse tout dialogue. Un ennemi qui en est à ce degré d'auto-ostracisme qu'il refuse, malgré moultes tentatives d'accords à l'amiable (qui nous ont coûté un bras, quand même -celui de la Rolex, en plus- depuis le début de la crise des subprimes, là), d'entendre raison.

Malgré des Myards et des Myards de notre sainte monnaie réinjectés dans le système financier, en ce mois de Mai 2010 (mais pas seulement)), les terribles zésombres pésculateurs, dont on ne voit jamais le visage, même en plein jour (et qui mangeraient des enfants, si l'on en croit les journaux) ne veulent pas entendre Nos souffrances.

Un ennemi sourd tant qu'aveugle. Un ennemi qui n'a pas de petit coeur qui bat (contrairement à Moi qui, sous mes costards à 50 000, en ait un).

Un petit coeur qui saigne, d'ailleurs, à l'idée que CHACUN devra participer à l'effort de guerre. Surtout maintenant que c'est clair qu'elle est déclarée, mâ'ame Chabot. Un petit coeur qui saigne parce que j'ai changé (Mâ'ame Chabot, oui, et j'n'ai pas peur de le dire), et que je vois clair désormais dans le jeu de ces terribles pésculateurs, responsab' de tous nos maux.

Ces types-là, mâ'ame Chabot, citoyennes (même en Burqa), citoyens, voulaient garder la puissance de Lémarché pour eux!

Et vous devez donc voir les 750 Myards d'euros que nous venons de lâcher (et croyez-moi, c'est douloureux, Mâ'ame CHabot, ça coûte en encre au moment de la signature) comme UN ACTE DE RESISTANCE!

Oui, il ne faut pas avoir peur des mots et de la Vérité qu'ils expriment:

Ces 750 Myards, nous les avons réinjectés dans l'économie afin de soutenir un système que nous allons assainir, seule garantie d'une vie meilleure pour toutes zétous.

Ces 750 Myards d'euros, nous les avons arrachés aux traders et autres machiavéliques financiers sanguinaires. Lesquels voulaient vous priver, ricanant sous capes, dans l'ombre de la nuit qui fait peur, de la puissance de Lémarché dont on sait, depuis toujours, qu'elle rend heureux et prolonge la vie. Et qu'ils tentaient (perfidement) de détourner, selon d'obscures principes, pour eux seuls, ces félons.

Alors qu'une puissance de lémarché, pour TOUS, citoyennes, citoyens, mes chers conpatriotes de dedans mon coeur, c'est la perspective de systèmes de retraites (privés) qui fonctionnent et qui vous permettent de vivre heureux, avec du soleil dans votre vie toute l'année, même en Bretagne, où il ne pleut que sur les cons (mais souvent).

La puissance de lémarché, citoyennes, citoyens, têtes de veaux que j'aime du plus profond de mes entrailles, c'est la garantie indiscutab'  de frais de santé remboursés par une assurance (privée) avec des bisounours épanouizésouriants qui te répondent au téléphone et qui débordent de plein d'amour pour toi, client-citoyen.

Ce qui n'est, ni plus, ni moins, ces 750 Myards d'euros, hein, faut l'reconnait', que la mise en application des principes défendus par le Conseil national de la Résistance. La pierre d'angle, l'acte fondateur d'une résistance jamais abandonée, sans cesse renouvellée. Mais genre actualisée, quand même.

MO-DER-NI-SEE.

Faut vivre avec son temps. Hein? Et quoi d'autres que la puissance de Lémarché pour assurer à tous une santé et une retraite sereine?

 

 

 

Conscient d'ailleurs que l'effort de guerre doit être partagé par tous, je vais m'adresser à celles et ceux, anonymes jusqu'ici, qui vont payer un lourd tribut dans cette guerre contre les pésculateurs. Pour remercier ces braves patriotes, et les exhorter à continuer de résister (pour ceux qui le peuvent encore), avec Nous.

"Ensemble, tout est possib' ", j'vous l'rappelle:

Un grand "Merci!" de la Patrie donc, à Anne-Marie de la M., de rendre les Myons d'euros que le bouclier fiscal lui permettaient de protéger.

Un grand "Merci!" aussi de la Patrie à Pierre-Yves R., qui ne va plus aller au Fouquet's que deux fois par mois.

"Merci" patriotique, tout autant, à Raymond S. qui vient d'être expulsé de chez lui, (On peut pu se permett' de l'aider, mâ'ame CHabot mais Raymond l'a compris, fier résistant de la première heure, qui déjà, aux prémisces de cette putain de guerre, n'avait plus guère à manger. Brave Raymond).

Un grand "Merci" (mais posthume) à Lucie A., qui vient de se pendre, parce que sa boîte délocalisait son emploi, afin que de faire remonter le cours de l'action et de redonner de la puissance à Lémarché.

Voyez, citoyennes, citoyens, comme "Ensemble, tout est possib' ".

Voyez comme il est possible de répartir, équitablement, l'effort inhérent à cette guerre impitoyab'.

 

 

Vive la France, Vive la République, Vive la Résistance, Vive Lémarché! "

10/05/2010

Point barre

Ce qui est fascinant avec Alain Minc, c'est l'étendue vertigineuse (tant qu'éblouissante) des domaines dans lesquels le personnage peut étendre sa prodigieuse capacité d'analyse.

Capacité jamais zentamée par aucun "réflexes idéologiques primaires" comme ceux qu'il dénonce, à l'occasion de son passage dans "Parlons net", émission "orientée web" (?), sur "France Info", le vendredi 07 mai 2010.

Que nenni.

Ce n'est point par réflexe idéologique, donc, qu'Alain Minc explique à l'auditeur (béat devant pareil brillance d'esprit), que "Les marchés, c'est comme les lois de la pesanteur".

Que nenni nenni.

C'est pas d'l'idéologie, c'est de la physique, ma brave dame.

Implacable.

Au point que "Tous les grands pays du vieux monde, Etats-Unis compris, sont dans la même situation, c'est comme ça...Et nous vivrons avec ça pendant une bonne dizaine d'années". Aussi indéboulonnable qu'une équation de Newton qui vient de se prendre une pomme sur la tronche (qu'il avait plutôt bien faite, note bien) et qui braille qu' "Eurêka, j'ai tout capté les lois de la gravitation universelle" (ou quelque chose d'approchant).

Lois physiques qui, semble-t-il s'appliquent moins franchement sur le plan horizontal, et qui donc, n'empêche pas M. Minc de prendre "cette affaire grecque, avec un peu plus de distance", tout de même.

Et de nous expliquer que, d'abord, "La baisse de l'Euro est un accélérateur formidable de croissance".

Et que ces salauds d'anarchiss' grecs ne sont pas capable, eux; profitant d'une soi-disante situation "coton-coton" pour étendre sur le pays leurs tentacules zidéologiques; de se rendre compte que: "L'effet positif est supérieur à l'effet récessif lié à l'effondrement de la Grèce", tout bonnement.

C'est dire si le grec manque de recul, tout de même, que même c''tincroyab', cette petitesse d'esprit dont fait preuve le citoyen (parfois pas même anarchiss' mais manipulé tout de même par ceux-là) lorsqu'il s'angoisse au sujet de ses fins de mois, au (futil) motif qu'elles commenceraient le 5.

Alors qu'il suffit (qu'ils sont sots, décidément) de ne point se référer aux avis des "agences de notation, et [de] tous ceux qui prennent pour pensée révélée ce qu'écrivent ces braves garçons, dont le niveau économique est deuxième année, à peu près, de droit, ou de sciences-po" . Pour la simple et bonne raison qu'ils ommetraient (les cons) que "la Grèce, "c'est pas le Danemark". Ce qui, conviens-en, place le faible niveau des branleurs en question aux zhauteurs où les a décrite M. Minc, et que, donc, en Grèce "50% du PIB est au noir".

Et que, partant de là (a savoir que le grec est un salaud de fraudeur qui enchaîne, le fourbe, les black jobs, dont il planque la moitié des revenus à l'Etat, le salaud. Si c'est pas d'la graine d'anar, qu'est-ce que c'est, ma brave dame?): "Le fonctionnaire grec, qui travaillait jusqu'à 17h00, et qui à 17h30, était chauffeur de taxi, on lui réduit son salaire, en effet, du 13eme et du 14eme mois, et il va partir à 15h30 et il sera chauffeur de taxi à 16h, et en réalité, vous verrez que la société grecque, nonobstant le drame qu'y a eu, mais qu'est quand même, bon bah, un drame, mais bon, c'est pas une révolution, hein, y'a eu un drame, la société grecque va, à cause de l'économie noire, absorber ce choc".

Ce qui permet de conclure à Alain Minc, qui  ne confond pas, LUI, Grèce et Danemark, nan mais, ho, que "La situation grecque n'est pas ce qu'on en dit, indépendamment du fait, qu'elle est difficile".

Et c'est sans doute cette prise de recul, quelque peu violente, qui entraîne M. Minc un peu plus loin, dans son élan, lui permettant de révéler à l'auditeur toujours aussi béat, que tout va vachement mieux qu'on le dit, à l'instar de la situation grecque, puisque, si on s'interroge un peu plus sérieusement que le gauchiss' moyen, on peut constater que "Le monde a crû. LE MONDE. Faut peut-être parfois penser au monde, et pas seulement à soi! Le Monde a crû de 5% par an, c'est une croissance qu'on a a jamais connu dans l'Histoire, JAMAIS."

Ce qui méritait bien, entres autres dégâts collatéraux (relavant quasi du point de détail), reconnais le, à la fin, la mise en concurrence des salariés sur un plan mondial. Et donc l'exploitation des plus fragilisés d'entre eux (sur un plan anal?). Puisque, tu le saurais -si ta générosité allait jusqu'à eux- : " Les chinois et les indiens, ils se félicitent de ce que nous venons de vivre" (ces salauds!).

Succint résumé de mi-parcours (histoire d'y voir plus clair, malgré un farouche aveuglement idéologique qui dût nous empêcher de prendre du recul):

Les marchés, et tout le cortège de saloperies qu'ils peuvent engendrer, sur un plan social, notamment, "C'est comme les lois de la pesanteur". On y peut rien, "C'est comme ça". Et tous les mauvais esprits qui accuseraient (bêtement) les financiers type Madoff and Co. feraient bien mieux de s'en prendre à Newton et la nature.

Bon.

La crise grecque va se règler, d'toutes façons, parce que le grec est bosseur (y compris au black, ma brave dame!). Et c'est pas deux trois ahuris des agences de notation qui vont faire la Loi, d'abord.

Bien.

Le système ultra-libéral que tous les vilains gauchiss' s'évertuent à critiquer est parfait. La preuve, "Les chinois et les indiens, ils se félicitent de ce que nous venons de vivre." Même qu'il serait temps, gauchiste égoïste, de penser un peu au Monde! Et de ne plus t'aviser de ne serait-ce qu'émettre (sournoisement, comme à ton habitude) un doute quant au fait que le système en question répande le bonheur.

Point barre.

A l'inverse, il est un domaine où tu pourras succomber à tes travers nombrilistes, gauchiste de petite vue, celui du problème des retraites. Car ainsi, cédant à tes penchants auto-centrés, tu t'apercevras des bienfaits dudit système:

"On devrait le dire davantage, nous nous en tirons mieux que les autres européens, parce que les français font plus d'enfants, il ne faut jamais l'oublier, et que donc...même s'il faut bouger l'age légal de la retraite, ..., nous ne sommes pas menacés du 67 ans des allemands..."

Ce qui est quand même une putain de bonne nouvelle, dès lors qu'on n'oublie de penser qu'il faut "peut-être parfois penser au MONDE!", c'est vrai...

Ainsi que dans le mur dans lequel il va. Et aux gens qui sont "aux manettes" dont, plutôt que de douter de la sincérité de leur démarche, tu devrais leur "(...)savoir gré,...,de faire leur boulot, c'est à dire d'aborder le sujet". Quand bien même les façons dont ils proposent de le résoudre te paraîtraient être inéquitables, voire profondément injustes (ingrat!).

Ce qui est assez ahurissant dans la mesure où Pascal Lamy, à l'OMC, Jean-Claude Trichet, à la Banque Centrale Européenne et Dominique Strauss-Khan, au FMI sont des gens formidab', qui font partie d'institutions qui n'ont strictement rien à voir avec le bordel actuel, tant elles ne sont ABSOLUMENT pas des clés de voûte du système qui est en train de foutre le monde à genoux.

Limpide.

Nous l'avons dit plus haut, son effondrement est dû aux effets de la pesanteur. Merci de suivre. Et non à un quelconque asservissement de la réalité économique aux agences de notation et à leur estimations assassines.

Non.

Bien au contraire. "Etre attaché au triple A, c'est préserver des emplois" dit Alain Minc, dont le recul de vue lui permet d'éviter habilement, toutes les  (sournoises) attaques qui l'accuseraient de ne pas être à une contradiction près.

 

 

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Une dépendance du secteur de l'emploi aux agences de notation, (sans doute fiables, dans ce cas-là), qui justifie de défendre  (aveuglément) le système dont Alain Minc chante les louanges depuis les années 80, contre vents et marées (et contre vagues tsunamesques de chômage et reflux de la part des salaires dans l'océan ultra-libéral. Aussi, oui).

Plutôt qu'a l'instar des blogueurs gauchiss', qui manquant de recul, les sots, relaient la colère du peuple grec, des salariés français licenciés (quand leur entreprise font des bénéfices colossaux), ainsi que la surexploitation de la main d'oeuvre à bas coût des pays sous-développés et autre "effet positif supérieurs à l'effet récessif", brillamment mis en évidence par Alain Minc.

Ce qu'on lit sur le net, d'ailleurs, M. Minc le dit haut et fort: ""C'est une parcelle du monde réel, ce n'est pas LE MONDE."

Et il serait tout de même vraiment "Affreux, Sale, Bête et Méchant" d'en douter. VRAIMENT.

Puisque c'est le même qui écrit, dans la préface du "Dictionnaire politique d’Internet et du numérique" qu'il a signé que: "Ce dictionnaire est l’ultime démonstration que l’Internet n’est plus un simple segment de la réalité. Il est la réalité."

Ce qui place l'avis de M. Minc, en matière d'analyse de la réalité, au dessus de tous soupçons d'invalidité, tant cet homme est droit dans ses convictions, quels que soient le contexte ou les interlocuteurs.

D'autant qu'il le dit lui-même, et c'est son mot de la fin:

"Je suis moins couillon que vous le pensez!".

Point barre.

 

 

[Edit: Il peut être relativement amusant (voire goûtu) de rapprocher l'aveuglement "obstinatoire" d'un Alain Minc à celui d'un autre Alain. Madelin, celui-là, manifesté notamment lors de son passage à l'émission "Ce soir ou jamais", animée par Frédéric Taddéi.

Et de se souvenir, pour finir de rire, qu'Alain Minc se définissait, il y a peu, comme "le dernier marxiste français, à certains égards". Ce qui devrait plaire à Alain 2, ancien membre d'Occident, dont nombre de point de vue sont visiblement pourtant très proches de ceux d'Alain 1.]

06/05/2010

De l'utilité de l'observation des fourmis dans l'analyse de la lutte des classes

"Affreux, Sale, Bête et Méchant" mettait en doute, et ce pas plus tard qu'hier, l'intérêt que peut avoir l'observation du monde animal en matière de compréhension des phénomènes socio-économiques.

S'appuyant, pour cela, sur l'exemple de Jacques Bichot, économiste et professeur émérite à l'université Lyon III, qui se passionne pour les sangliers, au point qu'il n'hésite pas à partager ce centre d'intérêt avec ses lecteurs.

Qui sortiront fatalement atterrés, de sa dernière étude (?), laquelle lui permet, entres autres joyeusetés (et dans un vaste salmigondis abracadabrantesque), d'arriver à la conclusion (vivement controversée 'videmment) que la délinquance représente un coût de 115 milliards pour la Société.

Qu'une association telle qu' "Institut pour la Justice" publie une étude FORTEMENT discutable, tant sur le fond que sur la forme, n'est finalement, guère étonnant. Cette dernière ne pouvant être, de par la démarche motivant ses auteurs, que fortement orientée. Qu'elle soit frappée du sceau du ridicule n'était, en revanche, pas couru d'avance.

La faute aux sangliers et leurs braconniers (mais pas que), sans doute.

La conclusion qui s'imposait d'elle même semblait donc être la suivante: La fusion entre "30 millions d'amis" et "Les Echos" paraît irrémédiablement compromise.

Et pourtant...

Pourtant, à la lecture d'un brillant article, paru aujourd'hui même sur "Backchich", il s'avère que l'étude de la taille des fourmis, et plus particulièrement de la façon même d'en exprimer les résultats, en matière de statistiques, permet d'appréhender différemment les études de l'INSEE, lorsque celles-ci portent sur la structure de la société française.

Il ressort (clairement) du papier (limpide), initialement publié par l'excellent journal "Fakir" (n°45 de Mai-Juin), que SI, tout compte fait, observer les zanimaux, ça permet d'avoir un autre regard sur les zumains, des fois.

Et ce même sur un sujet, que l'on croyait définitivement clos, tel que celui de la lutte des classes.

Etonnant, non?

 

fourmiz.jpg

 

05/05/2010

Du rapport entre la pénibilité au travail et le braconnage de sangliers

En ces temps troublés où l'on s'interroge -dans les milieux autorisés à s'interroger, et donc, pas le tien. Casse toi, pov' con- sur la notion de pénibilité au travail, il en est un (de travail) qui est totalement oublié, à ce sujet.

Celui de ZommePolitique. Qu' expose violemment à des risques psycho-sociaux qu'a du mal à appréhender le commun des mortels.

Quand on est ZommePolitique, on est obligé de lire un tas de trucs compliqués, avec plein de détails et de chiffres dedans.

Du genre d'un rapport pondu par "L'institut pour la Justice" (Obscure officine dont l'austérité du nom est adoucie par un "sous-titre": "Citoyens pour l'équité" parce que les gars du service ThinkMarketing ont conclu, après deux traits de blanche nuits blanches, que "citoyens et équité, c'est des termes à caser, afin de ne point éveiller les soupçons du Prolo, warf-warf") dans lequel on apprend, notamment, que:

Le frisson du casino, mâ'ame Michu, c'est acceptab'. Contrairement au frisson de l'insécurité:

"Quand quelqu’un joue au casino ou achète une grille de loto, il prend l’initiative des opérations, et le résultat ne tarde pas à être connu : l’attitude est active, et l’incertitude de courte durée. Il en va tout autrement pour l’exposition au risque diffus d’être victime d’un délinquant ou d’un criminel : la victime potentielle est passive, et elle ignore complètement le jour et l’heure où elle sera agressée, son logement « visité », sa voiture « empruntée », ses fichiers informatiques dévastés par un virus, etc. On peut donc tenir pour certain que si quelques-uns « prennent leur pied » en commettant des crimes, délits et incivilités, y compris du fait du risque (en général volontaire) auquel ils s’exposent, il n’en va pas de même pour les victimes. Faire peur, jouer à se faire peur, et avoir peur, sont trois choses bien différentes.
Comme l’expliquent Bauer et Raufer (2001), « l’insécurité n’est pas un fantasme » : elle existe. Certes, l’information étant imparfaite, et notre capacité à la traiter l’étant aussi, le sentiment d’insécurité n’est pas toujours correctement proportionné au danger réellement couru. Les probabilités subjectives peuvent différer des probabilités objectives. Mais on n’est pas dans la subjectivité pure, dans le fantasme : les actes criminels et délictueux sont bien à l’origine du sentiment d’insécurité.
"

Frisson de l'insécurité qui met en péril, de plus, la marche même de la civilisation (et celle des "braves gens", surtout), mâ'ame Michu. Rien que ça:

"Criminalité et délinquance affectent aussi l’ensemble des « braves gens » du fait que les règles qu’ils s’efforcent de respecter, et sur le respect desquelles ils comptent de la part d’autrui, leur apparaissent comme bafouées et contestées. Du fait qu’elles sont bafouées, ces règles ne rendent plus correctement le service de prévisibilité du comportement d’autrui qui est l’un des services attendus d’une civilisation. Du fait qu’elles sont contestées, pas seulement théoriquement, mais dans les faits, l’ordre du monde paraît fragile."

Contrairement aux braconniers (de sangliers) et aux fins gourmets qui, eux, font dans la "délinquance d'utilité publique" (et bien que l'étude de leurs méfaits, ne soit pas, vous l'aurez noté, mâ'ame Michu , à proprement parler déterminante en matière de "délinquance écolo"):

"L’article cité ne proposant aucune estimation des dégâts environnementaux provoqués par les infractions, on en est réduit à faire une estimation au doigt mouillé. Ce qui n’est pas chose facile, car une erreur comme celle commise par les officiers du Torey Canyon en 1967 et le braconnage d’un sanglier figurent dans les statistiques sans aucune pondération liée à leur gravité – qui n’est pas tout à fait la même … D’autant que, s’agissant du sanglier, cet animal inflige de graves nuisances aux humains sur les jardins desquels il jette son dévolu : lorsque cette espèce prolifique se multiplie sans que l’administration relève les quotas de prises comme cela serait son devoir, ceux qui expédient, fut-ce illégalement,quelques sangliers dans nos assiettes, protègent en fait l’environnement auquel l’indolence ou l’incurie bureaucratique porte atteinte. Il existe des infractions d’utilité publique !

Au total, 20 millions d’euros est le montant que nous affectons – arbitrairement, faute de bases solides - au coût des atteintes à l’environnement."

On notera au passage que chiffrer le coût de la délinquance est assez difficile tégalement, classant la profession d'économiste, professeur émérite à l'université Lyon III (*), dans les professions grave pénib' itou. Parce qu'obtenir des chiffres fiables, en dehors de ceux du braconnage de sanglier, c'est coton. Quand même. (Et que ça impose de "jouer" 20 millions d'euros, comme ça, "arbitrairement", pour boucler une étude. Faut quand même avoir autre chose que des couilles de marcassin, mâ'ame Michu, pour résister à pareille pression, vous reconnaîtrez...)

La lecture du dernier billet de CSP, permettra toutefois de constater,que l''économiste, professeur émérite à l'université Lyon III, sait  être vachement opiniâtre. Des chiffres, il en trouve, à force que de chercher. Et des zintéressants, de surcroît...

Le fait de devoir lire pareil rapport (fruit de tant d'efforts) constitue une preuve indéniable, tout de même, de la pénibilité au travail qu'endurent les ZommePolitiques, pour  en revenir à notre constat de départ.

Et l'on comprend donc aisément (on est pas des sauvages, non pu) qu'un ministre de l'intérieur, en 2007, ait pu être submergé ,déjà, par pareil type d'analyses. Et qu'il n'ait donc pu prendre le temps, ou n'ait simplement plus eu l'énergie, de lire un simple "appel [émanant] d'un collectif de policiers républicains".

Quand bien même celui-ci était, en matière de chiffres, visiblement beaucoup moins dense, et indéniablement vachement mieux écrit qu'une étude d'économiste, professeur émérite à l'université Lyon III.

Quand bien même la lecture de celui-ci eut pu éviter que de nouveaux drames ne surviennent.

Et ne se répètent, cycliquement.

Il convient également de souligner que, pénibilité du job oblige, les ZommesPolitiques sont souvent proprement éreintés après avoir été contraints de lire -et pire, SIGNER!- certaines de ce type de production écrites zadministratives hautement rébarbatives.

Et que cela les éloigne vraisemblablement d'autres types de lectures, qu'elles soient  "récréatives" ou simplement informatives.

Quant à prendre le temps souffler un peu, et de regarder une émission télévisée, même si celle-ci permettait d'approfondir le sujet de la délinquance fiscale, par exemple...

Inenvisageable. Tout simplement.

Et force est de constater que, décidément, la notion de pénibilité au travail, quant à celui de ZommePolitique mériterait vraiment d'être abordée plus longuement.

Dans la mesure où celle-ci apporte moults éclaircissements sur bien des zones d'ombre de cette profession.

 

 

 

 

 

 

(*) Y aurait-il un souci dans les choix de recrutement de l'Université Lyon III?

03/05/2010

Le Phare

Lorsqu'Alain Finkielkraut, du haut des cimes de LA vérité (de celles-là même d'où le saint philosophe embrasse d'un seul regard les terres de LA Liberté, et t'en dépeint une à une les frontières, avant que de t'enjoindre à ne les point franchir) déclare:

"Le rire contemporain ne relève plus de l’humour. Il est, entre l’injure et le crachat, une forme d’incivilité."

Tu es sommé, homme de petite pensée, qui n'a plus guère d'autre choix que d'avoir recours à cette forme-ci (dérisoire) de rebellion, de cesser de cracher et d'injurier, je te prie.

De là-haut (et de surcroît), Alain ne t'entend pas, quoi qu'il en soit.

Et esquive donc, sans peine aucune, le moindre de tes piètres glaviots humoristiquement zincivils.

C'est donc peine perdue que de tenter d'entrer en contact, de cette manière, avec personnage si haut perché. Et c'est Vérité qu'à telles altitudes, tu parais  bel et bien tant inefficace que ridicule.

Définivitement, petit homme.

Doù la nécessité absolue de saisir ton courage à deux mains, dans le même temps que ton bâton de pélerin, et de commencer la longue ascension du Mont Vérité.

Et si tu n'atteins pas le degré de sagesse escompté, une fois à ses côtés, demande lui donc de se taire.

Ce sera toujours ça de pris.

 

 

 
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