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30/06/2010

L'expert


"Ségolène Royal a déclaré, hier soir, sur TF1 : "Le système Sarkozy est aujourd'hui corrompu". Et bien entendu, à l'UMP, tout le monde s'indigne.

Eh bien, quand j'entends ça, je me dis que c'est surtout le système socialiste qui est perverti au sens où il a perdu ses repères. Qu'est-ce que ça veut dire, un parti qui est incapable de produire des idées, incapable de dire ce qu'il ferait dans un certain nombre de domaines et qui pratique une chasse à l'homme que je trouve honteuse ? Et songez au cocasse de la situation..."

E. Besson, RTL, le 30/06/2010

Oui, certes.

Comment ne point songer au "cocasse de cette déclaration la situation"?

Hein?

Comment donc ne point y songer, dis donc, Eric?

Et comment ne point penser, également, que le ministre en charge des camps de rétention et de l'Identité Nationale emploie sciemment les termes qui créeront, à coup sûr, un énième outrancier buzz, maladroit cache-fondement d'une République sévèrement, tant que régulièrement,  prise d'assaut par derrière?

En s'intéressant au fond, boueux, de l'affaire Bettencourt, plutôt qu'aux vagues remous qu' "on" tente de faire en surface?

 

Hehehe.jpg

 

21/06/2010

Non, ne réponds pas...

 

"Est-ce que j'ai une tête à couvrir la fraude fiscale?"

 

Serieux.png
Non, ne réponds pas.

En revanche, tu peux rire.

Ou pas.

20/06/2010

Magistrale leçon d'Elegance

C'est d'un sourcil d'à peine un quart levé (et encore, le moins épais) que nous avions, chez "Affreux, Sale, Bête et Méchant", accueilli l'envolée du toujours très lyrique (tant que poètique) Nicolas Anelka, lorsque celui-ci s'adressait à Raymond Domenech, en ces termes:

 

"Va te faire enculer, sale fils de pute!".

 

Et en première page, de surcroît, du nauséabond quotidien sportif "L'Equipe".

Relais médiatique bruyant qui finissait de ne point nous étonner, aux vues des pratiques journalistiques (?) habituelles dudit torchon.

Parce que découvrir, et s'indigner, qu'un type qui déclare, par ailleurs, pareilles âneries, manifeste sa colère avec si peu d'originalité dans le verbe, serait, mettons, comme s'offusquer du fait que LeBorgne et ses amis considèrent que les chambres à gaz sont "un point de détail" de la seconde guerre mondiale.

Par exemple.

Parce qu'il faut tout de même être lecteur assidu de pareil torchon pour encore s'exciter vainement sur pareil pseudo-scandale en Une.

Qui n'a de but que d'attirer le Robert moyen en maison de la presse, dès sa sortie du café des sports, avec pareils propos orduriers, étalés en couverture. Propos qui seront répétés avec délectation, à loisir et à Raymonde, une fois le chemin du doux foyer retrouvé, malgré une alcoolisation tant massive qu'anisée:

"Tu t'rends compte, maman, comment qu'y cause à c' con de Domenech, le grand échalas douteux du point de vue de l'identité nazionale, non, mais quand même, c'qu'tu t'rends compte?"

En clair, les mots orduriers d'un crétin dont on se doutait, fortemement, qu'il ne fût le nouveau Beaudelaire de sa génération (pas plus que le nouveau Pelé), relayés par des journalistes dont on se doutait, clairement, qu'ils ne fûrent les héritiers d'Albert Londres, conspués par des blaireaux dont on se doutait, évidemment, qu'ils ne fûrent capables de s'intéresser à autre chose qu'au foutrebaule, en cette période pré-estivale, propice à la mise en place de réformes estivales, elles, bien ultra-libérales, tant que bien profondes, dans ton postérieur de citoyen.

A peine le quart de sourcil évoqué précédemment sur le point de retomber, que notre attention fût attirée par les déclarations du philosophe le plus haut perché sur le mont Vérité, Alain Finkielkraut himself, qui n'hésite pas à les froncer (les sourcils) lui, et plus qu'à son tour.  

Tendu.jpg

Et prouve, une fois de plus, qu'en matière d'Elégance, le type est à lui seul, LA référence, l'Unique Etalon qui vaille en cette France moralement déliquescente.

Parce qu'à l'inverse de notre beauf anisé, qui s'offusque en tenant d'àpeuprèzidentiques propos que l'Anelka qu'il fustige, Alain Finkielkraut s'offusque, certes, mais pare l'immonde vulgarité des siens d'une sémantique moins "colorée", de celle qu'on ne verra sans doute jamais en Une de "L'Equipe", attendu que "c'est pas super-vendeur comme accroche, Coco! Fais nous du Anelka, bordel!".

Alors qu'en y regardant de plus près, c'est chez "Minute" que pareille diatribe devrait être publiée. Et que plutôt que l'horreur des mots, c'est bel et bien de celle des idées dont il s'agit là.

A la question assez... Goûtue du journaliste qui l'interroge (accroche-toi, c'est du très très lourd) :

"On se dit les grecs et les portugais ont les mêmes pépins du point de vue social, mais les grecs ne veulent pas mourir et jouer au ballon, les portugais sont dignes, mais nous, non seulement on a plus d'industrie mais on est la risée du monde entier en foot! Que FAIRE?"

(Essaie de lire cette question sans rire. Ou pleurer.)

Le sportif philosophe Alain Finkielkraut répond, tous sourcils froncés et poings serrés, tant la menace planant sur la République est grande, qu' "(...) il faut prendre acte de ce qui se passe, des divisions qui minent cette équipe, ces clans, ces divisions ethniques, ces divisions religieuses".

(Essaie de lire cette réponse sans vomir. Ou crier.)

Et reconnais, entre deux hauts le coeur, que Robert ne l'eût formulé ainsi.

Que nenni.

Robert eût, pour sa part, préféré quelque sentence frappée au coin du bon sens racisto-patriotique, du type de celle-ci:

"Sûr qu'en faisant jouer de bons et braves français d'souche avec des bougnoules métèques, pis de dangereux musulmans barbus zintégristes islamistes en plus, pas très catholiques, ça peut pas fonctionner, ma pauv' Raymonde..."

Ce qui est tout de même, reconnais le, vachement moins "Gentlemen", en termes de prose.

Car c'est ça, vois-tu, l'Elégance selon Saint Alain:

Parer les plus nauséabonds des propos d'une trompeuse apparence d'appel à la Morale.

 

11/06/2010

Donnie Sarko

 

DonnieSarko.jpg

 

Chez "Affreux, Sale, Bête et Méchant", comme au sein du ministère de l' Ennemi Intérieur, sont formées des troupes d'élites spéciales, rompues aux techniques d'infiltration des factions ennemies.

De ces mecs qu'ont un caractère taillé dans un bloc de marbre, et un sang froid d'la même température qu' la pierre en question.

Dont le regard d'acier, au-dessus d'une barbe naissante de baroudeur (mais beau gosse, quand même), en dit long sur les épreuves qu'ils ont traversé.

De ces soldats de l'ombre qui ne redoute point de tenir une discussion sur LéMarché, mettons, avec un militant UMP chevronné (et dégarni, même, souvent). Ou mettons (encore, et joyeusement) avec un jeune pop' en pleine extase érotico-pubertarienne sur le dernier LipDaube du parti.

 

 

Il arrive cependant que face à la violence psychologique qu'occasionnent pareilles missions, certains d'entre eux "dérapent" (comme on dit dans le jargon).

Et basculent définitivement.

Il convient alors de les "extraire" (comme on dit dans le jargon bis).

Dès lors, la phase finale de ce type d'opération, lorsque celle-ci connaît ce malheureux dénouement, doit être rapide. TRES rapide.

Au risque que nos gars ne puissent plus jamais regarder une rolex sans chialer comme des gonzesses. Ou ne pas être pris de tremblements incontrôlables à la vue d'un croc de boucher.

Nous avons tardé à réagir dans le cas de notre dernière recrue, qui "planquait" sous le nom de Mathieu. Le gars a été tellement loin dans son "rôle" qu'on l'a perdu.

Définitivement.

Et nous avons été obligé de lui trouver un poste, dans le vivarium d'un p'tit zoo de province. Y'a plus que les tortues qui l'apaisent.

Putain de guerre...

 

 

 

 

10/06/2010

Rances purs

Ami voyageur des "Terres du Ouaib", toi qui entre ici, abandonne toutes cartésiennes convictions.

Défais toi, avant que de parcourir les lignes qui vont suivre, de toutes les rationnelles certitudes qui ont pu, jusqu'ici, forger ton âme.

Tu t'apprêtes, toi qui te tiens là; hésitant; à la frontière de ce monde, à pénétrer dans un sombre univers, où tout devient possible.

TOUT.

ABSOLUMENT TOUT.

De l'existence des elfes, créatures issues de la mythologie nordique, au retour des plus viles théories eugénistes, naguère développées, et parfois mises en oeuvre, par les hordes nazies, ivres d'idéologie raciste.

TOUT, te dis-je.

ABSOLUMENT TOUT.

Y compris l'odieux mélange de ces deux notions dont tu pensais, pour la première, qu'elle n'existait point, et dont tu étais viscéralement convaincu, pour la seconde, qu'elle ne pourrait JAMAIS PLUS venir souffler son insupportable et fétide haleine à la face de l'Humanité.

Sache, pourtant, qu'enfanté par âme plus noire que celle de Sauron en personne, cet improbable salmigondis est en train de prendre corps.

Sache, toutefois, qu'engendré par esprit plus fol que celui d'Himmler lui-même, cette répugnante union est sur le point d'être célébrée.

Le terrifiant périple que tu t'apprêtes à vivre débutera; et c'est là l'un des plus pernicieux atours de cette vicieuse invitation au voyage; par ce qui ressemble à une envoûtante escapade dans le fantastique univers de J.R.R Tolkien.

Ce que l'obscure volonté, qui meut l'ensemble du projet, ricanant dans l'ombre, s'efforce de te faire croire, afin que de t'attirer dans son antre.

Terrifiant périple, donc, qui te mènera initialement, en ces lieux.

Reconnais, intrépide aventurier, qu'aussi rompu aux stratégies de l'Ennemi que tu sois, le "paysage" peut paraître apaisant, lorsque l'oeil fatigué du voyageur ne s'y attarde point trop.

Admets qu'harassé par tes longues chevauchées, sur les innombrables et tortueux sentiers des "Terres du Ouaib", tu puisses être abusé par la douce mélopée qui s'ouït en ces lieux:

"Consommation responsable", "Détente", "Nature", "Produits de terroir", "Solidarité", "ASSOCIATION", ...

Reconnais itou que tu refuses également (et fièrement, d'ailleurs) de t' "(...)agenouiller devant l'autel de l'uniformisation et du matérialisme le plus forcené"...

Que toi de même, tu crois, de toute ta foi, en "un mode de vie alternatif", puisque tu as décidé, du fond de ton âme, de briser l'allégeance qui te liait au ténébreux Prince Kapitalism, le dévoreur de mondes. Et que tu souhaiterais "agir concrètement" de concert, puisque tu as décidé, vaillamment de te battre, toi aussi ...

 

 

Ami voyageur, saches cependant que tu es abusé, tout bonnement.

Que ce chant, ces paysages, ces images ne reflètent en rien l'immonde bête qui s'en pare.

Que ta colère t'aveugle et t'égare, et que ta fougue est sur le point de servir un bien sordide et répugnant Ennemi.

L'Ennemi.

Historique.

Eternel.

Que tu as cru légendaire, sans doute...

Détourne ton regard, voyageur. Plonge tes yeux dans les miens. Et suis les chemins qui s'y dessinent.

Les elfes que tu viens de découvrir appartiennent à la pire espèce (qu'il convient de pourfendre sans pitié aucune, en ces "Terres du Ouaib") :

Celle des elfes NOIRS (oui, cela devrait particulièrement leur seoir, et c'est grande joie que d'y penser...), particulièrement maléfiques.

De celle dont on ne peut comprendre les réelles motivations qu'en étudiant leur proche cousinée.

Celle des Desouche.

Autrement appelés Souchiens (tu prendras garde de bien prononcer ce terme de la langue Elfique, branche brune, d'un seul trait. Ce qui, dans l'inverse cas, est perçu comme une insulte, que l'on peut traduire, approximativement, par "Sous-Chiens". Reconnais que ce n'est point flatteur...).

Tu découvriras, à l'aune de telle étude, que les habitants du "Royaume des racines et des elfes", si paisibles et si peu belliqueux en apparence soient-ils, sont désignés chez les "sous-chiens" (aaaarh... Oui, il n'est point aisé de maîtriser cette langue prestement...) comme le peuple de la "Desouchière".

Comme se fera lumière, une fois l'oracle "Google" consulté, qu'il n'est nullement exagérance que de parler d'eugénisme, quant au mode de vie qu'ils prétendent développer. Et de vomitive idéologie, donc, inhérente au concept de "Race pure" qu'ils prétendent préserver.

Mais je vois, maintenant que tes yeux sont plongés dans les miens, que tu doutes de mes paroles.

Que tu me penses fou dans ma cabesse. Ou bien aveuglé par la colère. Ou encore simple disciple de la "philosophie gauchistodroitdel'hommiste", comme ils ont coutume de la désigner, dans cette langue qui leur est propre.

Mais, pour qui sait chercher, les signes foisonnent.

Car l'elfe noir est aussi intrinsèquement idiot que l'elfe blanc est naturellement bon. Au point qu'il parsème les "Terres du Ouaib" de multiples échos des funestes desseins qui l'anime:

 

 

 

Sois attentif jusqu'au bout, concentre-toi, même s'il est grande peine d'ouïr pareille sordideries.

Et lorsque leur chef évoque ici l'éducation de leurs petits elfes  (07:53), écoute le attentivement.

Avant que d'aller lire cette missive du sieur CSP.

Tu comprendras alors les raisons pour lesquelles le triste personnage s'exprimant sur "Radio Courtoisie" (sur laquelles s'est longtemps exprimé, et vomit sa haine s'exprime encore parfois l'un des leurs, d'une branche différente, celle des elfes masqués) évoque "(...)les carences du système scolaire, notamment en Histoire".

Tu prêteras également attention au fait que le nazillon chefaillon qui s'exprime là (12:08) évoque d'autres foyers d'un mal qui tend visiblement à se répandre.

Mais je pressens que tu doutes toujours.

Il est vrai que vouloir vivre entre elfes noirs, et éduquer les pitis zelfes noirs "comme il faut" ne fait pas de cette espèce, certes quelque peu particulière, des disciples du démon Himmler, comme l'évoquait initialement ce long texte (quasi-épique, pour le coup).

Certes.

Et c'est grande justerie de raisonnement, tout à ton honneur, que d'exiger preuves de pareilles accusations.

Chausse tes guêtres, voyageur, nous allons emprunter désormais des chemins particulièrement fangeux, dans lesquels les elfes noires s'ébrouent et se répandent quelque peu.

Je t'emmène désormais sur "Apocastase demain: Le Forum Identitaire, Ontique & Libertaire" où tu peux lire ceci, après une présentation du projet de blason de la "Desouchière":

"Proposition 4: "La signification du blason est la suivante: Au centre, un symbole européen connu de tous : la louve nourricière avec Remus et Romulus. Mon principal souci était d'utiliser une image clairement européenne pour symboliser la fécondité, la fécondité étant tout à la fois la fin et le moyen. Nous souhaitons perpétuer notre peuple, et c'est une "arme" relativement facile et à portée de tous (ou presque)."

Puis, plus loin, dans une boueuse déclaration de plus, à propos du projet, en général:

"C'est une "reserve" pour les blancs, conscient de la réalité quand à l'allogènisation de notre europe."

En poursuivant, prudemment, ton chemin, en page 2, tu trouveras également les termes de "refondation patrio-géniques".

Des termes (que les elfes noirs le reconnaissent ou non) qui font furieusement écho à la définition de l'eugénisme, tel qu'il fût défini au sein de l'Allemagne nazie, lequel visait à:

" (...)favoriser la fécondité des humains considérés comme supérieurs (politique nataliste, soutien familial, pouponnières..."

Voilà donc, ami voyageur, maintenant que tu es mis en garde, que cette pénible aventure touche à sa fin.

N'oublie pas de consulter l'oracle "Google" régulièrement.

Celui-ci t'indiqueras sans faillir, si tu sais lever le voile des mots, les lieux maudits, qui peuvent, à l'instar de ceux que nous venons d'arpenter, cacher les dangereux elfes noirs. Comme ceux qui sont longuement évoqués ici.

Qui te révèlera que les elfes démoniaques que tu viens de croiser n'hésitent pas à s'adresser directement à ta progéniture, en des espaces tels que le forum de "jeuxvidéo.com". Ou qui te permettra de découvrir que "Miniville", jeu en ligne apparemment inoffensif, compte des bourgades virtuelles au nom bien évocateur, pour un esprit désormais éveillé, tel que le tien...

Et il se peut qu'il t'indique également plus sereines places, de valeureux guerriers peuplées, à qui il conviendra de prêter main forte, en ces "terres du Ouaib", dont les elfes noirs aimeraient s'assurer la suprématie.


05/06/2010

Grand Incompris

Jean-Louis Masson n'est pas tant le dangereux censeur que tente de décrire la (vilaine tant que diffamatrice) blogosphère, qu'un homme accablé, désireux de mener à bien la (sainte) mission sénatoriale dont il est investi.

Mais qui cache, en fait (et pudiquement), la réalité de l'ingratitude de pareille tâche.

Car ce n'est pas tant ce que dit Jean-Louis Masson qui est intéressant, que ce qu'il ne dit pas.

Ce que Jean-Louis tait, tout en maxillaires serrées, fièrement, c'est la presssion permanente des lobbies divers et variés, prêts à toutes les turpitudes stratégiques pour assurer, à ceux dont ils défendent les intérêts, un maximum de pognon, au travers de lois favorables au bon engraissement de leur business (et c'est pas une grandeur d'âme à deux balles et un sens de l'intérêt commun au rabais dont il faut être doté afin que de résister aux sirènes des comptes en Suisse, mâ'ame Michu).

Tout comme Jean-Louis, drapé dans son abnégation, tait la violence des cadences infernales subies par le sénat, le rythme  diabolique des projets de lois qui se succèdent à une échevelante vitesse, qui ferait passer celle d'une chaîne de production pour celui d'un run-trainer utilisé  par une limace sous Valium.

Pareille pudeur est infiniment émouvante.

Tant la (terrible) Vérité, concernant ces (terribles) conditions de travail (terriblement) inhumaines, atteste du Courage avec lequel ces héros de la République officient, opiniâtrement, dans l'ombre, pour être ensuite copieusement diffamés, voire grassement insultés sur LeTernet.

Des conditions de travail déshumanisantes puisqu'elles ne te laissent pas même une (poignée de) minute(s) pour consulter le dernier buzz sur Twitter.

Pas plus que le temps d'acquérir l'Ipad flambant neuf que ton fils t'a réclamé, les yeux humides,  il ya quelques jours, depuis que tous ses camarades ont décrété qu' "en étant dépourvu, il est un parfait trou du cul" (oui, parfois le jeune Geek s'exprime en vers, lol ptdr).

Quant à espérer penser pouvoir hypothétiquement peut-être éventuellement écouter un bon Sardou sur Deezer...

 

 

Voilà.

Voilà l'étendue de ce que Jean-Louis Masson épargne à ses concitoyens.

Et à ses camarades (dans un grand élan de retenue qui tire les larmes) brisés par les cadences infernales, comme lui,  qui devront profiter d'une retraite bien méritée bien plus tard que prévu. Non sans avoir consenti à une baisse de salaire, vraisemblablement, avant que n'arrive cette trêve salvatrice.

Mais un député, comme un ministre, se doit d'être exemplaire, c'est ainsi.

Alors qu'en son for intérieur, Jean-Louis serre ses petits poings, rageusement, et voudrait, de toute son âme, avoir tout simplement LE TEMPS.

LE TEMPS de VERITABLEMENT pouvoir se pencher sur les problèmes dont il a la très haute charge.

De ce temps, Ô luxe incommensurable, qui permettrait de comprendre que l'anonymat sur Internet est une vaste plaisanterie, DANS LE FOND.

Qu'il suffit, concernant la plupart des blogueurs, de leur adresser un mail (ou de le faire expédier par sa sécrétaire qui, elle, l'a le temps, la bougresse) afin qu'il ne te révêlat leur identité véritable. Qu'il y a extrêmement souvent un lien permettant de le faire sur leurs infâmes blogs noircis de leur infâme prose.

Que la plupart d'entre eux ne chercheront nullement à se soustraire à une action en justice, pour la simple et bonne raison qu'il ne sont ni Mesrine, ni Carlos.

Et pour l'autre et simple bonne raison itou que la Justice, parfois, pourrait même débouter leurs poursuivants.

Que les moyens légaux de poursuivre ceux qui n'appartiendrait pas à cette catégorie de gens censés, simplement soucieux de profiter du peu de liberté d'expression et des lambeaux de moyens d'action qu'il leur reste, existent déjà. Et qu'il n'ait point besoin de surcharger un emploi du temps, déjà dantesque, afin que de s'atteler à cette tâche.

Que les services de renseignements et de police adéquats oeuvrent déjà pleinement en ce sens.

Que finalement, on est toujours le con de quelqu'un. Particulièrement lorsqu'on occupe des fonctions politiques.

Qu'eu égard à la dignité de celles-ci, il convient de prendre quelque hauteur. Particulièrement lorsque ladite critique se résume à un flot d'insultes.

De ce temps, Ô luxe incommensurable,  qui permettrait de comprendre que, dans ce cadre-ci, particulièrement, il vaut mieux laisser dire qu'on est un con, plutôt que de s'en offusquer.

Et de ne point laisser le moindre doute à ce sujet (comme le disait, à peu près en ces termes, le regretté Coluche. Qui aurait  vraisemblablement eût beaucoup de peine à s'exprimer, en des temps aussi troublés, en matière de Liberté d'expression, que les nôtres).

De ce temps, Ô luxe incommensurable, qui permettrait à nos fiers sénateurs d'étudier les textes qu'ils votent, et la moindre de leurs implications. De ne plus menacer une carrière politique exemplaire en dénoncant, courageusement, à l'instar de Charles de Courson, député Nouveau Centre de la Marne qu': "On n’a pas le temps d’examiner correctement les textes. Le gouvernement nous ensevelie sous les projets de loi".

De profiter pleinement, une fois ce temps reconquis, des diverses sources d'information que constituent LeTernet.

De pouvoir prouver, par un rapide clic, qu'en matière d'anonymat, on en connaît un rayon. Quand même.

M. Masson, "Affreux, Sale, Bête et Méchant" est de tout coeur derrière vous.

Courage.

Ca va être dur.

 

 

04/06/2010

Idéalisme Vs Réalisme ou les terribles et pesants paradoxes de l'efficaçitude en matière d'Enseignement

 

 

Les temps sont durs.

Pour TOUT LE MONDE, mâ'ame Michu.

C'est la KRISE. La GRANDE.

Celle du système. (Cessez, tout de même, de trembler de la sorte, mâ'ame Michu, c'est pénible).

La faute à LéMarché, d'une part, qu'on va finir par moraliser, promis.

La faute à LaDettePublik, d'autre part, qu'on va finir par asphyxier, juré, craché. A force que de lui infliger semblable châtiment qu' à l'ensemble des services publics, que nous prenons régulièrement (tant que méthodiquement) à la gorge, afin de leur faire rendre.

Parce que les milliards de milliards de milliards d'euros dont on arrose régulièrement le premier, afin que le monde ne continue de tourner, occasionne un inexorable assèchement de l'espoir de venir à bout de le second. [1]

Que même la tribu des ultra-libéraux afin que cela ne se voit point trop en est réduit à retourner (Allègrement et à l'ancienne) à la chasse au mammouth (brutale austérité auto-imposée, pudiquement évoqué dans la vidéo suivante à partir de 04:43):

 

 

 

Alors même qu'il est ABSOLUMENT indéniable que le souci premier d'Hommes comme Luc Chatel, ministre de l'Education Nationale (lorsqu'il n'est pas porte-parole de la (très sainte parole) du gouvernement),  est de pouvoir assurer à chaque citoyen la formation intellectuelle lui permettant d'aller lire cet excellent texte (ou celui-ci, quelque peu plus formel, mais tout aussi édifiant) pour compléter son exposé propre.

Et s'efforcer de pousuivre pareil but (tout au long d'une vie d'Homme comme celle de Luc Chatel), MALGRE LA CRISE, ça force le respect, mâ'ame Michu.

Quand même.

 

 

[1] Spécial Big Up à Maître Capello.

 
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