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19/09/2011

Un homme à la mer?

 

Les nombreux liens et références utilisés par Etienne Chouard, figure notoire de la lutte anti-TCE en 2005, créent dernièrement un malaise certain chez nombre de ses anciens (zénouvo) "fans".

Malaise d'autant plus vif que ce dernier s'engage depuis peu auprès des Indignés, constitués -pour le moment encore- de militants (ou "citoyens" comme ils préfèrent souvent se dénommer eux-mêmes) plutôt diamétralement opposés, sur l'échiquier politique, à ceux d'extrême-droite.

Il est vrai que ses références, nombreuses et fréquentes; tant que volontiers élogieuses; à Alain Soral, François Asselineau, Jacques Cheminade et/ou aux sites tels que "Le Réseau Voltaire", "Le Grand Soir",  "Mondialisation.ca", "Enquête & Débat", et autres "Oulala.net", ont de quoi laissé un fort doute quant à son adhésion aux thèses qui sont défendues par les tristes personnages sus-mentionnés et/ou sur les sites en question.

Malaise qui n'a pas tardé à se répandre sur "la toile", en ces temps où les frontières extrême-gauche/extrême droite semblent de plus en plus perméables. Et ce, pour diverses raisons. Dont certaines ont déjà été évoquées ici notamment, dans le document relayé par le (court) billet de ce matin.

Point besoin d'y revenir, donc (ou alors une autre fois. On va pas tout mélanger, non p'u, merci).

Il peut être intéressant, en revanche, de s'attarder sur les deux billets rédigés par Etienne Chouard, en réponse à ce mini-buzz ternetesque, en ce qu'ils peuvent constituer un début de réponse à la véritable question que pose ledit mini-buzz:

Etienne Chouard adhère-t-il aux idées prônées par les divers mouvements d'extrême-droite qu'il cite OU est-il victime de ce qu'il présente comme une innocente (et plutôt Xtra-large) ouverture d'esprit?

Le premier de ses deux billets démarre plutôt maladroitement.

D'une maladresse dont on peut raisonnablement se demander, aux vues des capacités intellectuelles supposées de l'auteur, si elle n'est pas habilement feinte.

Ainsi Etienne Chouard se lance-t-il dans une tentative de définition de l'extrême-droite.

Qu'il base essentiellement sur le sens initial; à proprement parler basique;  de ce terme qui désigne une famille politique dont il ne peut ignorer qu'elle n'a cessé d'évoluer, de tous temps.

Et dont il sait à l'évidence; puisqu'il l'écrit lui-même; qu'il est rigoureusement impossible de la décrire "en deux mots".

Malgré cette indéniable impossibilité, Etienne Chouard avance un premier argument:

"(...) le projet d'extrême droite est un projet de domination d'une bande de riches privilégiés, au moyen d'un chef unique pas ou peu contrôlé par "son" peuple : l'extrême droite veut un homme fort, un leader maximo, un duce, un führer, un roi, un dieu."

Face à cette première affirmation, on est en droit de se demander si l'auteur de ces lignes a bien écouté et regardé les vidéos d'Alain Soral, par exemple, qu'il relaie fréquemment.

Le personnage en question, sous des discours aux accents faussement "gauchistes", présente tous les symptômes d'une mégalomanie difficilement maîtrisée. Ce qui le fait totalement correspondre avec le portrait du "dieu" brossé par Etienne Chouard, et que l'extrême-droite appelle, effectivement, de tous ses voeux.

Et si le "mouvement soralien" combat, en apparence, l'autre caractéristique de l'extrême-droite dépeinte par l'auteur, à savoir le "(...)projet de domination d'une bande de riches privilégiés", c'est, justement, parce que celui-ci emprunte sa stratégie d'accession au Pouvoir à l'une des nombreuses variantes des mouvements d'extrême-droite: Le National-socialisme, en l'occurrence.

Auquel Soral et ses disciples ont apporté quelques "touches personnelles", évidemment.

Qu' Etienne Chouard soit dupe de "l'apparent gauchisme" d'un mouvement tel qu'"Egalité & Réconciliation" est pour le moins hallucinant.

Sinon fortement suspect.

Et si M. Chouard est réellement convaincu qu'il faut "(...) mettre tous les aspirants chefs sous le contrôle quotidien de ceux qu'ils prétendent dominer", alors ce dernier se trompe lourdement quant au choix de ses "amis". Invitons-le à visionner de nouveau les vidéos qu'il met en ligne sur nombre de ses interventions. Invitons-le à se pencher, vraiment, sur les liens existants entre "Egalité & Réconciliation" et le FN. Et sur les personnages gravitant autour de l' "UPR", parti de François Asselineau, dont il semble apprécier moultes idées.

Quant aux revendications nationalistes, pour ne pas dire xénophobes, des mouvements en question, celui-ci devrait s'interroger sur leur compatbilité avec les idéaux qu'il dit défendre.

Il semble y avoir là quelques incohérences manifestes, indignes d'un défenseur d'une "société radicalement démocratique".

La dernière partie de la réponse d'Etienne Chouard s'appuie sur le fait qu'on l'accuse d'être "anti-PS"; par le simple fait de minorer l'importance des revendications du parti en question; et donc d'être un "fasciste".

Nous serons d'accord avec lui sur ce point. Il ne suffit pas d'éxécrer le PS pour être fasciste. Il s'agit là d'un argument au moins aussi faible que ceux qu'il avance afin de démontrer sa non-appartenance à une certaine extrême-droite, convenons-en.

Pour autant, il écrit à cette occasion certaines "choses" particulièrement troublantes, tant dans le fond, que dans la forme:

"- je ne suis pas raciste et je pense que le racisme LA PLUPART DU TEMPS est une erreur, une peur mal fondée, une opinion politique qui peut être changée par un débat respectueux et approfondi — alors que cette pensée politique (raciste) s'endurcit quand elle est sottement caricaturée et criminalisée par des Torquemada arborant frauduleusement l'étendard "antiraciste"

Il y aurait un "bon racisme" et un "mauvais racisme". La "pensée politique (raciste)", basée sur les pires inepties et les plus infondées des considérations, ne doit pas être caricaturée ("sottement"), au risque de la renforcer: ceux qui combattent le racisme le nourrissent, "inversisme" caractéristique du discours extrême-droitier. Premier point... Etonnant.

La sémantique elle-même, utilisée par M. Chouard, rappelle par ailleurs, celle que l'on trouve quotidiennement dans les commentaires des sites tels que "Fdesouche", pour ne citer que celui-ci. "Torquemada", notamment, est une des insultes favorites de ses commentateurs, notamment. Lorsque l'on cherche à prouver que l'on n'adhère pas aux idées défendues par lesdits sites, il apparaît bien curieux d'en utiliser le vocabulaire. Second point... Troublant.

Etienne Chouard clotûre d'ailleurs son premier billet en entonnant une rengaine bien connue de ceux qui scrutent les sites d'extrême-droite:

"On" cherche à le faire taire, ceux qui l'accusent de fascisme sont eux-mêmes des fascistes:

"(...) il s'agit de salir, par la vieille technique de la calomnie, ceux qui résistent aux projets de domination du moment. La liberté de penser sur les attentats du 11 septembre est un marqueur très intéressant, et je commence à identifier ceux qui traitent les autres de "conspirationnistes" comme des COMPLICES objectifs du système en formation.

Ce qui devrait conduire à se poser cette question : les auteurs de telles calomnies sont-ils bien "de gauche" ? Ou ne sont-ils, pas précisément, des faux-nez des privilégiés s'affublant de l'étiquette frauduleuse "antifasciste" ?"

Ne manque que l'emploi des mots "agents de l'Empire" ou autres locutions Dieudonniaises, et la "panoplie" serait complète.

Curieuse démonstration, décidément, pétrie de troublantes similitudes langagières et d'assez grossières définitions parcellaires...

Le titre même du second billet d'Etienne Chouard, relatif aux accusations qu'il entend combattre, "Le fascisme n'est pas assimilable à l'antisémitisme", provoque également un indéniable malaise.

"Et alors?" a-t-on spontanément envie de répondre.

L'un est-il plus condamnable que l'autre?

Et à l'inverse, l'une de ces saloperies serait-elle plus acceptable que celle à laquelle l'oppose M. Chouard?

Il convient toutefois, pour tenter de saisir sa pensée, d'aller plus loin dans la lecture dudit billet.

L'auteur s'y lance, en premier lieu, dans une longue démonstration visant à prouver que les "antiracistes" ainsi que les "antifascistes" sont, dans le fond, aussi condamnables que les racistes et les antisémites qu'ils combattent:

"Un mot d'abord de l'antisémitisme. À mon sens, l'antisémitisme est, comme le racisme — mais aussi comme l'antiracisme, ou même l'antifascisme, je m'en aperçois aujourd'hui à l'occasion de cette calomnie —, UNE ERREUR DE JUGEMENT QUI CONSISTE À TOUT MÉLANGER, AMALGAMER, simplifier à l'excès : on considère que tous les juifs, ou tous les noirs, ou tous les phallocrates, ou tous les racistes, sont LES MÊMES et méritent LE MÊME TRAITEMENT. C'est manichéen, c'est bête, car le monde n'est pas noir ou blanc."

Propos étayés par une habile manoeuvre consistant à pointer le fait, indéniable, qu'une grille de lecture simpliste ne peut rendre compte de la complexité de pareils "phénomènes socio-politiques".

Toutefois (mais c'est là une opinion toute personnelle, accordons-le à M. Chouard), les éventuels erreurs de jugement des "antiracistes" ou des "antifascistes" semblent, pour le moins, être le fruit de causes bien plus nobles, A LA BASE, dans ce qui les a engendré, que celles qui défendent la supériorité d'une race, ou d'une religion, sur une autre.

Et mine que rien, c'est une différence de taille...

Etienne Chouard parle d'ailleurs egalement de "sens du discernement", et écrit que "(...)TOUS LES RACISTES NE SONT PAS DES FANATIQUES. Si l'on veut pacifier le monde, il me semble important de garder son sens du DISCERNEMENT et éviter de diaboliser tout le monde : la plupart des racistes, des antisémites, des phallocrates, des homophobes, etc. le sont modérément et peuvent encore changer d'avis, si on prend le temps de parler, d'argumenter, de démontrer (au lieu d'agresser et d'insulter)."

Lorsque l'on se réfère régulièrement à l'Histoire pour recontextualiser certaines notions, il paraît évidemment curieux d'oublier qu'historiquement, justement, dédiaboliser certaines idées, peut conduire au pire.

De la part d'un intellectuel comme M. Chouard, encore une fois, la position paraît difficile à maintenir.

En poussant son raisonnement jusqu'au bout, les excès de l'antisémitisme et du racisme, seraient aussi nuisibles que ceux du camp opposé.

Sauf que l'on a rarement vu des "bisounours antiracistes et antifas" alimenter un four crématoire ou procéder à une purification ethnique...

Lorsque l'on crie sans cesse au "manque de discernement", curieuse posture, une fois de plus...

Etienne Chouard se fourvoie également, c'est une opinion toute personnelle bis, lorsqu'il énonce qu'il est possible de décoreller la pensée d'un auteur antisémite de certaines de ses thèses.

Comment imaginer qu'un auteur qui rêve, plus ou moins secrètement, de "casser du youpin" peut écrire un ouvrage sur le système bancaire sans, en arrière plan, avoir en tête l'image de "la pieuvre juive" étendant ses tentacules sur la finance mondiale?

Encore une fois, lorsque l'on met en avant la nécessité impérieuse de contextualiser certaines idées, la démarche peut paraître, pour le moins, étonnante.

Une incontournable et impérieuse nécessité de contextualiser "les choses" selon que cela sert son propos ou non?

Qui pousserait Etienne Chouard à préciser que, OUI, l'on peut relayer les idées d'auteurs antisémites en occultant l'opinion desdits auteurs, mais que, NON, il est impossible de combattre l'antisémitisme sans le replacer dans son contexte socialo-historique:

"Je voudrais ensuite souligner que la "chasse à l'antisémite" que nous vivons aujourd'hui en France est toute récente et qu'il n'y a pas si longtemps, toute la société était animée par un antisémitisme banal et qu'il n'était donc, à l'époque, pas du tout répréhensible de l'être. Comme en d'autres domaines, il est donc ANACHRONIQUE (ET DONC INJUSTE) de juger les acteurs d'une époque passée avec les valeurs d'aujourd'hui."

Etonnant grand écart particulièrement périlleux...

Une fois admise cette absolue nécéssité de ne jamais oublier ce qui a poussé un auteur à écrire certaines choses, à émettre certaines opinions, alors, OUI, celui-ci peut-être lu.

Mais considérer l'antisémitisme d'un auteur, d'un politicien comme simplement annexe aux idées qu'il avance, NON. Définitivement NON.

Et affirmer l'inverse est diablement dangereux.

Parce que ce serait aborder, PARTIELLEMENT, sa pensée.

Et occulter qu' "au bout du bout" de celles-ci, les plus dangereuses des idéologies sont tapies.

Ce serait manquer d'autant de discernement qu'en assimilant les "antifascistes" et les "antiracistes" à "(...)des inquisiteurs intégristes, des fous de dieu à leur manière, intransigeants et intolérants, complètement fermés à l'idée que, peut-être, c'est eux qui se trompent", et qui "(...)considèrent qu'il y a des gens avec qui il ne faut parler —ou qu'il ne faut lire— à aucun prix."

Ce serait manquer d'autant de discernement qu'en pensant que les "gens de Gauche" font "(...)DE L'ANTISÉMITISME OU DE L'ANTIRACISME L'ALPHA ET L'OMÉGA D'UNE POLITIQUE DE GAUCHE".

Ce qui, curieusement, est une opinion fortement ancrée sur les rives de l'autre "extrême bord"...

Ce serait oublier que ceux-ci lisent Proudhon, évidemment, en tenant compte de l'antisémitisme dudit bonhomme.

Et que, certes, si, comme l'écrit Etienne Chouard, "(...)CETTE APTITUDE À LIRE TOUT LE MONDE EN DISTINGUANT LES IDÉES DE L'AUTEUR NE FAIT PAS DE MOI UN ANTISÉMITE", la démarche de "n'éclairer" que certaines idées de ces auteurs, couplée à un relais et une promotion d'un certain nombre d'autres, finit par apparaître, fatalement,  éminemment suspecte.

Le foisonnement et l'accumulation de certaines références semblant, au final, le fruit d'une certaine volontée, la résultante d'un but pour le moins trouble...

On pourra penser qu'il s'agit là de l'inévitable éceuil sur lequel finissent par échouer ceux qui, à force de naviguer, finissent par le faire en eaux troubles, totalement perdus au milieu d'une mer de 1500 ouvrages.

"Je lis et travaille sur (aujourd'hui) plus de 1 500 livres, de façon active, dynamique, quotidienne ; je me sers de ces livres (qui traitent tous, de près ou de loin, du pouvoir et des abus de pouvoir) comme d'un outil formidable pour concevoir et mettre au point une alternative solide et durable aux injustices sociales. Je m'alimente avec ces milliers de livres (en plus des milliers de documents que je trouve sur le net et des milliers de lignes de controverses auxquelles je participe sur les forums)."

Avant de se vanter de tous ces rivages sur lesquels on accoste, de toutes ces mers qu'on sillonnent, peut-être serait-il impératif de se doter d'une bonne carte, avec de solides repères, lors de l'embarquement?

Peut-être faut-il se souvenir que la première qualité d'un marin est l'humilité?

Dans le cas inverse, naviguer à vue peut provoquer un sévère malaise au sein des passagers, et une véritable trouille, voire une franche hostilité, chez les équipages des navires qu'on vient à croiser, voyant bien que les manoeuvres sont peu assurées.

On pourra considérer qu'il est inéluctable de se perdre totalement, et que, privé d'eau et de vivres, le délire arrive inexorablement. Brutalement.

Qu'écrire que "(...) NOTRE PROBLÈME, CE N'EST PAS HITLER, NOTRE PROBLÈME C'EST QUI A FINANCÉ HITLER" ne peut-être que le résultat de pareil délire.

Parce que le problème a été, évidemment, ET Hitler, ET ceux qui ont permis son avènement.

Par le biais de moyens financiers, politiques, électoraux.

Et tous ceux qui ont permis qu'il prenne le Pouvoir. 

Qui, avec des visées évidemment idéologiques, n'hésitaient sans doute aucunement à dire des juifs qu' "(...)il ne faut pas que cette judéité nous empêche de les accuser, n'est-ce pas ? Il n'y a pas de raison pour que le fait d'être juif serve de protection à ceux des juifs qui sont des salauds (car il y en a quelques uns qui le sont évidemment, ce serait quand même aberrant de le nier)."

Alors qu'il suffirait de dire ou d'écrire que ce sont des salauds.

Qu'ils soient juifs, musulmans, catholiques, noirs, blancs, ou que sais-je encore. Mais des salauds, avant tout. Dont il n'est nul besoin de qualifier ethniquement, culturellement les origines pour lutter contre les sombres desseins.

Alors oui, le malaise subsiste, les explications d'Etienne Chouard, énoncées dans les deux billets évoqués ici, paraissant aussi troubles que les eaux dans lesquelles il fait désormais avancer sa frêle embarcation.

Le naufrage n'est sans doute pas loin.

 

Commentaires

Très ambigu, Chouard...

Belle enquête, affreux, et pour pour te dire, en examinant ses commentateurs favorables, je suis tombé sur de drôle d'énergumènes...

Très chelou, tout ça.

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | 20/09/2011

Salut cui cui :-D

Ambigu, c'est le moins qu'on puisse dire.

Et jusque dans ses "explications" sur son ambiguité, justement.

Ce qui m'a décidé à faire ce billet, finalement, après avoir longuement hésité entre une adhésion volontaire de Chouard aux idées extrêmistes ou une récup' de Chouard par l'extrême-droite, techniques dont cette dernière est coutumière.

L'une des choses qui m'a finalement décidé egalement est le fait que ce dernier donne des conférences à la COBEMA, obscure officine soralienne.

Au bout d'un moment, même si l'on ne reprend QUE certaines idées de certains, se rendre dans pareil endroit, quelques mois seulement après Soral, cela paraît tout de même gênant.

Additionné au fait que les liens douteux pullulent sur le site de Chouard et que les références à des extrêmistes se multiplient, cela fait beaucoup.

Entre refuser de ne pas parler avec certaines personnes et, finalement, parler FREQUEMMENT et ABONDAMMENT avec elles et d'elles, il y a une frontière.

Celle de la propagande.

Apparemment, Etienne Chouard a fini par la franchir.

Écrit par : Laffreux | 20/09/2011

Je suis sciée ! Autant par le travail de recherche que par la défense de ce type !

Écrit par : 3M | 20/09/2011

Merci, mais faut rien exagérer ^^

Plutôt qu'un réel "travail de recherche", je parlerais plutôt de réponse aux principaux arguments, bien curieux, 'ffectivement, d'Etienne Chouard.

La recherche, en fait, a été antérieure. Durant la période où j'hésitais encore, comme je le disais à l'ami cui cui.

Je n'étais pas dans les plus fervents "fans" de Chouard à l'époque de la bagarre anti-TCE, nombre de ses raisonnements paraissant tout de même assez simplistes, sur le fond. Il avait toutefois le mérite de tenter de porter un débat que les "élites" refusaient au Peuple.

J'étais partisan du "Non". Et c'est ce que j'ai voté.

On retrouve le même manque de rigueur dans certaines de ces interventions plus récentes.

Ce qui peut laisser penser, au final, que Chouard a fini par se laisser aller à sa relative tendance à simplifier nombre de concepts, et a fini par adhérer aux thèses "conspis", dont la grille de lecture est souvent ultra-basique.

Les thèses en question étant extrêmement souvent relayées par des partis et mouvements tout aussi extrêmes.

Maintenant, faut pas déconner non plus, il sait forcément ce qu'il fait, où et auprès de qui il intervient.

Et sa définition ultra-basique de l'extrême-droite, pour dire que ses nouveaux amis "n'en sont pas", sent quand même la malhonnêteté intellectuelle a des kms.

Écrit par : Laffreux | 20/09/2011

Beau billet.

C'est toujours fascinant et triste de constater que des personnages intelligents arrivent malgré tout à dériver ainsi...

Écrit par : des pas perdus | 21/09/2011

Grand merci.

Oui, fascinant, certes.
Et regrettable. Et dommageable.

Et affligeant, surtout, au final.

En fait, après m'être longuement interrogé sur le fait qu'Etienne Chouard ait pu "pêcher" par un relatif manque de rigueur (ce n'est peut-être pas le terme le plus approprié), j'ai encore "gratté" un peu.

Une vidéo, notamment, tourne pas mal sur certains sites (dont on ne peut pas les soupçonner d'être "extrême-droitistes") qui le montre tenant une conférence sur la création monétaire.

Or, elle est truffée d'approximations, de raccourcis.
Qui, lorsque l'on se penche vraiment sur la façon dont il présente les choses, sur les "à peu près" chronologiques, sur les parallèles fragiles qu'il établit entre les Etats-Unis et la France, notamment, paraissent vraiment relever de la manip' pure et simple.

Et du coup, ça a du mal à passer.

Définitivement.

Écrit par : Laffreux | 21/09/2011

Article très intéressant. Je viens juste d'égratigner Chouard sur un autre sujet.
En tant que membre de l'UPR je suis seulement un peu étonné de voir François Asselineau mis dans le même sac qu'un Alain Soral. Je suis curieux de connaître les personnes suspectes qui graviteraient autour de lui...

Écrit par : edgar | 27/09/2011

Merci.

Mais le but n'était pas d' "égratigner Chouard".

Il s'agissait plutôt de pointer la différence fondamentale qu'il y a, selon moi, entre "prendre les bonnes idées là où elles sont" (axe de défense principal d'Etienne Chouard) et faire référence très, trop, fréquemment à des sites pratiquant le "brouillage" idéologique permanent.

Ce que fait Asselineau également.

Evoquer le "socialisme", la "solidarité", prétendre qu'on "combat l'oligarchie" quand on a un parcours comme celui d' Asselineau est simplement une "enfumade" grotesque.
Surtout quand il s'agit de promouvoir un souverainisme fleurant bon le repli sur soi nationaliste.

Si la proximité de ce personnage avec Soral vous étonne, allez donc voir le site d' "Egalité & Réconciliation", les militants de ce mouvement, eux, sont d'accord sur bien des points avec Asselineau.

La méthode de "brouillage" de leur ligne politique est assez similaire, en outre.

Concernant les personnages sulfureux autour d'Asselineau, quelques noms:
Annie Lacroix-Riz, par exemple. Cheminade (et Larouche), par ailleurs, avec le(s)quel(s) Asselineau semble s'être brouillé, sans doute plus pour des questions de Pouvoir que par réelle divergences de points de vue.

Le forum de "Solidarité & Progrès" devrait vous renseigner à ce sujet. Google aussi.

Je vous accorde tout le temps nécessaire pour vous remettre de l'étonnement que vous causera, à coup sûr, ce que vous découvrirez sur lesdits personnages.

Vous ferez ensuite comme bon vous semble quant à votre engagement auprès d'eux.

Écrit par : Laffreux | 27/09/2011

Vous procédez par assimilation. Asselineau fait partie de la haute administration, pas de classes dirigeantes au pouvoir. Vous l'avez déjà vu chez Taddéi ? Soral y a son rond de serviette.
ni larcoix-riz, ni cheminade et larouche ne sont "autour" d'asselineau, ni ne l'ont été.
Là vous tombez dans l'amalgame. Votre décorticage des thèses de Chouard est bien plus fin. Tenez vous en aux discours d'asselineau, on en reparle ensuite.

Écrit par : edgar | 27/09/2011

Si je suis votre raisonnement, on est plus proche des "classes dirigeantes au pouvoir" en passant chez Taddéi qu'en faisant "partie de la haute administration"?

Intéressant.

Quoique très curieux, selon mon point de vue.

"Solidarité & Progrès" vous avez été voir, vraiment? Le forum, notamment...

Je vous assure que la diamétrale différence de point de vue n'est pas si flagrante que cela et qu'il semblerait qu'un temps, une entente fût sur le point d'être possible.

Au point qu'on croise tout ce gentil petit monde sur de très très très nombreux sites. Peut-être pensez-vous que tous les gens qui "les amalgament" régulièrement se trompent?

Et puis, bon, tenez, admettons que je me trompe sur ce point là, je maintiens l'essentiel:

Les techniques de propagande sont à peu près similaires.

Les idées des uns et des autres ne me conviennent absolument pas, par ailleurs.

Je m'en tiens d'ailleurs à ce qui me sied.
Même si cela doit nous opposer irrémédiablement.

Écrit par : Laffreux | 27/09/2011

Chouard est un anti-système qui surfe sur le conspirationnisme.

Écrit par : Tietie007 | 28/03/2013

Je ne sais pas trop ce qu'il est, et finalement, ce n'est sans doute pas le problème principal.

Ce qui me gêne, ce sont les idées qu'il aide à répandre, tout en feignant l'innocence.

Merci pour ce commentaire, en tous cas, sur un blog plus vraiment vivant :-/

Écrit par : Laffreux | 29/03/2013

Et ça ne s'arrange pas chez Chouard ! Dernière vidéo, postée sur le site de Soral :

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Etienne-Chouard-sur-Alain-Soral-le-Front-national-et-la-menace-fasciste-28424.html

Hollande est un fasciste, l'UE est nazie, et Marine Le Pen de gauche ...Que de la qualitance chez Etiene !

Écrit par : Tietie007 | 13/10/2014

Tout cela est très confus.

Dans tous les sens du terme...

Écrit par : Laffreux | 13/10/2014

Je suis choqué, je ne connais pas beaucoup Etienne Chouard, mais ses idées m'ont plu instantanément.
Je suis d'accord avec le retour du pouvoir au peuple, une apparente utopie qui me laisse rêveur.
J'ai fait de la promotion pour ce mec, ses propos sont simple et clair, je ne ressent pas de haine quand il parle, je ne suis pas aller voté en réutilisant une partie de ses arguments auprès d'amis ... J'avoue que je n'ai pas chercher beaucoup plus loin que son éloquence et le rêve qu'il a pu m'inspirer sur l'égalité et le partage des décisions.
Merci de m'ouvrir les yeux, de pondérer les propos d'un homme que je considérait comme intelligent et honnête.

Écrit par : Tetanos | 23/03/2015

On a évidemment le droit de s'intéresser à certaines idées prônées par Le Bonhomme.

Mais on a le devoir Politique de ne pas tomber dans le piège grossier de certaines mouvances d'Extrême-droite, qui prétendent défendre les mêmes.

Mouvances dont il a relayé (et relaie encore régulièrement) les propos, au prétexte, désormais usé jusqu'à la corde, "qu'on doit "discuter" avec tout le monde, et "qu'il ne faut pas occulter UN point intéressant d'une pensée au prétexte que tout le reste serait un tout petit peu mais pas trop quand même fasciste-raciste-antisémite-homophobe" (rayez la mention inutile).

E. Chouard présente TOUS les sujets à sa sauce, détournant certains propos, passant sous silence des pans entiers de la pensée des auteurs dont il promeut les écrits, déformant la réalité quant aux attaques "talibantifas" dont il serait la victime.

Ce qui était sans doute une certaine forme de naïveté Politique au départ est devenu un mode de propagande.
La forme même de celle-ci ne laisse, par ailleurs, plus aucun doute quant à la famille idéologique qu'il a choisi de rejoindre.

Qu'il assume donc, enfin.

Ce qui serait un minimum de cohérence venant de quelqu'un qui prétend dénoncer diverses formes de mensonge.

Écrit par : Laffreux | 04/04/2015

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