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20/04/2012

Ta langue de bois sur Notre billot

 

Pour ceux qui auraient encore besoin que l'excellent journal "Fakir" leur change l'avis, quant à la nature de l'Ennemi, un extrait ci-dessous de l'entretien de François Ruffin (créateur dudit journal) avec Nicolas Doisy, "Chief Economist" chez l'honorab' maison Cheuvreux.

 

" F.R. : Vous dites non seulement François Hollande ne va pas tenir ses promesses, mais en plus c’est lui qui va devoir flexibiliser le marché du travail, c’est lui qui doit remettre en cause ce que vous appelez « the famous CDI » le fameux CDI, contrat à durée indéterminée.

N.D. : C’est lui qui va devoir le faire dans la mesure où c’est lui qui sera élu. En d’autres termes, de toute façon, qui que soit le prochain président de la république française, c’est un travail qu’il va devoir faire, parce que tout simplement il y aura la pression des pairs dans la zone euro, c’est-à-dire de l’Italie, de l’Allemagne, de tous les autres pays. Quand vous regardez bien l’Allemagne au milieu des années 2000 a fait ce genre de réformes, l’Italie, l’Espagne sont obligés de le faire aujourd’hui, la Grèce aussi. Pourquoi la France pourrait-elle s’en dispenser ?



LéMarché.jpg


F.R. : Quel type de réforme ?

N.D. : Quelles réformes ? J’y viens. C’est le package typique de réformes qui a été imposé à la Grèce, qui est demandé aussi à l’Italie, qui est demandé aussi à l’Espagne, et c’est, si vous voulez, si on fait référence aux années 80, c’est ce qu’on appelle l’économie de l’offre, c’est ce qu’avaient fait en leur temps Reagan et Thatcher. L’Europe continentale a estimé qu’elle pouvait ne pas adopter ce modèle, c’est un choix de société, c’est un choix politique. Il se trouve qu’aujourd’hui le modèle traditionnel français, le modèle du CDI que vous mentionnez est en train d’arriver en bout de course. Il est à bout de souffle, quelque part. Et donc ce qu’il faut faire maintenant, c’est tout simplement le genre de réformes qui a été faite en Espagne récemment.

F.R. : Vous avez un encadré pour dire, en gros, le Royaume Uni et l’Irlande ont flexibilisé leur marché du travail, et ça a marché. En revanche, en Europe continentale, et notamment en France on a fait de la résistance, et finalement, on obtient des moins bons résultats.

N.D. : Oui, tout à fait. En Europe continentale, on a voulu s’épargner l’idée de faire un contrat de travail unique qui soit suffisamment flexible, et tout est dans le « suffisamment », c’est une question de bon dosage de la flexibilité, mais l’important c’est un contrat de travail unique, donc le CDI tel que nous l’avons connu, nous ne le connaîtrons plus normalement, ça c’est clair.

F.R. : Alors vous dites, « ça ne s’est pas fait en Europe continentale, alors que ça s’est fait au Royaume-Uni et en Irlande, donc aujourd’hui le moment est venu de flexibiliser le marché du travail en Europe continentale, on le voit en Espagne, on le voit en Italie, on le voit en Grèce… La France ne peut pas être le seul ilot à maintenir une rigidité sur son marché du travail dans une Europe qui flexibilise. »

N.D. : L’idée c’est de permettre aux entreprises d’avoir une plus grande flexibilité dans la gestion de leurs ressources humaines, de façon à ajuster au mieux leur personnel, leur force de travail, de façon a être les plus performantes. En d’autres termes, ça revient finalement à réduire substantiellement un certain nombre de garanties dont bénéficient, dont ont bénéficié jusqu’à présent les titulaires de CDI notamment. Et donc à imposer plus de flexibilité aussi sur les travailleurs. C’est là que ça va coincer, c’est là que ce sera problématique, parce que je ne suis pas certain qu’on pourra maintenir le modèle français tel qu’il est. C’est ça le point important. C’est que le conflit d’objectifs que va avoir François Hollande, c’est rester dans la zone euro et satisfaire les demandes de son électorat naturel. Les deux ne sont plus compatibles maintenant, on le voit depuis la crise grecque, il faudra qu’il fasse un choix. C’est pourquoi il est resté très prudent jusqu’à présent dans son expression publique.

F.R. : Juste une question qui vient comme ça… Vous vous êtes en CDI ou vous êtes pas en CDI M. Doisy ?

N.D. : Je suis en CDI, bien évidemment… Euh voilà… (Rires.)"

Source, OBLIGATOIREMENT consultable!


Les ardents défenseurs de François Hollande ne manqueront pas d'y voir une sombre manipulation politique pré-électorale, sans doute.

Ce que je me suis demandé également, non parce qu'étant Hollandiste, mais plutôt un brin parano, en découvrant cette vidéo postée chez "Le Yéti" qui reprenait la version filmée de cet entretien, pour l'émission "Là-bas si j'y suis" de Daniel Mermet.


 

Parce que l'on a beau savoir depuis toujours que c'est de CETTE manière là, aussi cynique et gerbante, que l'Ennemi envisage de régenter nos vies, l'entendre enfin l'aussi clairement énoncer (alors qu'il passe son temps à le soigneusement dissimuler) engendre quasi-instinctivement un réflexe de méfiance.

Méfiance qui s'avère infondée puisque l'interview, ainsi que l'article, ont pour origine une bête (et méchante?) note publiée par Cheuvreux, publiée initialement à l'intention de ses investisseurs étrangers.

Une fuite, en somme, tout bêtement.

Le fameux "facteur humain".

Celui-là même qui est soigneusement mis de côté dans chacun des scénarios envisagés par le "Chief Economist" de chez Cheuvreux.

Parce que finalement, qu'il parle clairement ou non, ce qui est intéressant dans le discours de l'Ennemi, c'est ce qu'il ne dit pas.

Ce qui est intéressant, habituellement, c'est ce "Nous ne donnerons pas suite à votre demande d'interview" qui, par les silences qu'il impose, confirme la légitimité de toutes les questions ou accusations restant en supens.

Ce qui est intéressant, ici, c'est la soigneuse précaution employée par Nicolas Doisy pour ne point envisager, dans son analyse, la solution justement évoquée par François Ruffin : "(...) l’irruption du peuple sur la scène de l’Histoire".

Solution que Doisy ne fait qu'effleurer, lui, et toujours au travers du prisme de la victoire hollandienne, notamment dans la partie intitulée "Le danger", dans l'interview restrancrit par "Fakir".

Parce que Doisy sait que les principales batailles à venir vont se disputer autour des notions de flexibilité du travail, et particulièrement, donc, autour de la remise en question du Droit du Travail tel qu'il existe en France.

Parce que Doisy sait que cet aspect là de la guerre qui nous est faîte concerne un nombre tellement important d'individus que si ceux-ci s'éveillent, collectivement, c'en est fini de lui, ses congénères et leurs privilèges.

Parce que Doisy sait que cet aspect là de la Lutte à venir n'est évoqué clairement que par le Front de Gauche, composé d'organisations rompues aux combats sur ce terrain-là.

Et qu'il n'y a que Mélenchon pour rendre clairement hommage au travail effectué par la base des syndicats, et pour évoquer leurs revendications, celles-là mêmes qui, précisément, tentent de contrecarrer les ambitions moites de groupes comme Cheuvreux, et ceux partageant les mêmes intérêts, sur le terrain de la déconstruction du code du travail.

Trop en parler, sans passer par le filtre de la victoire socialiste, qui paraît être un paramètre gérable aux yeux des marchés, serait déjà reconnaître une PEUR, bien réelle et bien présente.

Celle là-même qu'on entrevoit à la fin de la vidéo, juste après qu'elle soit évoquée par François Ruffin:

"Ben là je crois que c’est le gros coup d’angoisse, parce que si, quand les grecs manifestent, on a déjà une Europe qui se sent sur le point d’exploser, je vous laisse imaginer pour la France."

Un passage qui devrait, à lui seul, convaincre tous les indécis qu'il est temps, désormais, de se lancer dans la bataille.

Puisque l'Ennemi se fait dessus. Visiblement.


Commentaires

Vous pourriez au moins faire un effort et écrire "Cheuvreux" correctement...
Vous pourriez également vous renseigner sur les activités de Cheuvreux et du rôle d'un "chief economist" dans une telle organisation. Ce n'est pas un "banquier", mais un économiste.

Écrit par : Leto | 23/04/2012

J'ai corrigé cette bête faute d'inattention, merci.

Je me suis quelque peu renseigné, comme vous dîtes. Mais l'essentiel du "problème" ne me semble pas être ce que sont les activités précises de Cheuvreux, ni ce qu'est le rôle d'un "Chief Economist".

Par contre, j'ai beau chercher, je ne vois pas où je parle de "banquier".

Si j'employais un ton aussi désagréable que le vôtre, je dirais que vous pourriez au moins vous assurer d'avoir lu correctement les termes employés dans ce billet.

Une remarque sur le fond, sinon?

Écrit par : Laffreux | 23/04/2012

Je dois reconnaître que vous n'avez pas employé le mot "banquier", qui était omniprésent sur un autre article de blog que je consultais au même moment (et il y en a un nombre impressionnant), et qui qualifiait systématiquement l'économiste de banquier, et je trouve pénible de mélanger systématiquement les deux termes, qui n'ont rien à voir. Mea culpa.

Néanmoins, à la relecture de votre article, il est dommage de lire des choses telles que "c'en est fini de lui, ses congénères et leurs privilèges". Ce monsieur est un économiste, qui, je le pense, opère chez Cheuvreux comme il pourrait le faire à la Banque Mondiale comme dans une ONG (certes, pas avec le même salaire).

Que l'on doive resserrer très fortement les boulons des marchés, de leurs opérateurs et de leurs "clients", c'est une certitude, que ce soit au niveau des risques ou des taxes notamment. Que l'on délivre le destin des pays des caprices des marchés, c'est également indispensable. De là à souhaiter la fin des "chiefs économistes" et de leurs congénères (qui mettez-vous dans le lot?), cela discrédite pour moi les efforts d'informations que vous faites. Les brokers du type de Cheuvreux ne font que donner un accès au marché à leurs clients, qu'ils soient des fonds d'investissement, ou des banques de détail, qui vous permettent soit d'acheter vos actions France Télécom pour investir vos 1000€ d'économie que vous souhaitez investir dans une entreprise française, ou dans un fond à risque limité que vous propose votre banque. Ce monsieur produit vraisemblablement des notes pour vous permettre de savoir s'il vaut mieux investir dans une société française que belge, ou inversement. Est-ce foncièrement malsain, au point de dire qu'on ne peut que souhaiter sa fin, celle de ses congénères et de sa société ?

Voilà pour le fond, dont je suis ravi de discuter avec vous.

Écrit par : Leto | 24/04/2012

Je vois que nous sommes d’accord sur l’évidente nécessité de desserrer (rapidement, cela devient vital) l’étau de cette fameuse main invisible qui finira par nous étouffer tous.

En revanche, comparer un poste chez Cheuvreux ou à la Banque Mondiale, avec celui occupé dans une ONG (même si celles-ci « n’oeuvrent » pas toutes dans un but « humanitaire », pour faire simple) me paraît un peu capillo-tracté, comme ça, à première vue.

Peut-être tomberont nous d’accord pour convenir que l’intelligence de certains est bien cyniquement employée alors, qu’effectivement, il serait tout à leur honneur de la mettre au service d’organisations dont le but est bien différent, voire diamétralement opposée, à ceux poursuivi par Cheuvreux et autres entreprises du secteur de la Finance.

Parce que Chevreux et consorts, par ces conseils que vous jugez sinon innocents, au minimum pas si « malsains » que ça, influencent fortement (c’est leur métier, non ?) les décisions prises par tel ou tel investisseur qu’elles conseillent.

Et que celles-ci peuvent donc, plus ou moins indirectement, influencer les stratégies des grands groupes, décidées dans les conseils d’administration auxquels appartiennent leurs clients.

Mettons, par exemple, celle de suggérer, fortement, une délocalisation d’activités, afin de satisfaire « les velléités » de leurs actionnaires, en matière de rentabilité. Si ça peut faire remonter le cours de l’action, hein…

Ou encore de faire adopter, par souci de rentabilité, tel ou telle méthode d’organisation du travail (La méthode « Lean », et ses dérivés, semble très prisée, en ce moment, par exemple).

Ce type d'entreprise, les salariés qu'elles emploient, contribuent activement à la casse sociale que subissent d'autres salariés, dans d'autres grands groupes.

Alors qu'il y a bien des moyens de lutter contre cet état de fait. Notamment, de l'intérieur.

Une disparition n'est pas forcément physique, soit dit en passant.

Mais il est vrai qu'à force de déclarer la guerre aux salariés, même soi disant indirectement, même soi disant en ne faisant qu'analyser une situation dont ils ne s'estiment pas responsables, les traders, brokers et autres "salariés de la finance" vont finir par être contraints d'assumer.

Pas sûr que les salariés d'ArcelorMittal, souvent touchés par des licenciements dits financiers voudront discuter.
Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir tenté de le faire...

Écrit par : Laffreux | 25/04/2012

"Parce que Cheuvreux et consorts, par ces conseils que vous jugez sinon innocents, au minimum pas si « malsains » que ça, influencent fortement (c’est leur métier, non ?) les décisions prises par tel ou tel investisseur qu’elles conseillent."
-> oui, tout à fait c'est en partie pour cela qu'elles sont rémunérées, pour essayer de "prédire" sur la base d'éléments économiques et de modèles, l'évolution des cours des entreprises cotées (les autres services étant entre autres l'exécution, c'est-à-dire le fait d'aller exécuter sur les marchés les ordres de ses clients). Tout comme un architecte d'intérieur va vous indiquer qu'il vaut mieux investir dans telle ou telle marque de peinture, ou qu'un agent immobilier va vous dire que tel candidat locataire présente de meilleures garanties que tel autre. Jusque là, rien de choquant.
Dans ce cadre là, comment reprocher à un économiste de dire ce qu'il pense être l'avenir ? Il n'est pas payé pour dire à un investisseur ce qu'il a envie d'entendre et influer ainsi sur les marchés à la faveur de l'investisseur, il est payé pour dire comment il perçoit l'avenir, pour que ses clients puissent prendre les "bonnes" décisions d'investissement.

"Mettons, par exemple, celle de suggérer, fortement, une délocalisation d’activités, afin de satisfaire « les velléités » de leurs actionnaires, en matière de rentabilité. Si ça peut faire remonter le cours de l’action, hein…
Ou encore de faire adopter, par souci de rentabilité, tel ou telle méthode d’organisation du travail (La méthode « Lean », et ses dérivés, semble très prisée, en ce moment, par exemple)."
-> selon moi vous vous trompez de métier, les brokers ne font pas de conseil en stratégie et en organisation, ça c'est le métier (très juteux également) de société de conseil telles que BCG, McKinsey et autres Bain, spécialiste des fusions/acquisitions, redéfinitions de stratégie, réorganisations entre autres, qui interviennent à la demande des entreprises à la recherche de réduction des coûts (certes, potentiellement suite à des informations ne prédisant pas un bel avenir à cette entreprise, en provenance, potentiellement encore, d'un analyste).
Encore une fois, l'économiste est payé pour prédire de la meilleure façon l'évolution des cours, et il n'est aucunement rémunéré par les entreprises favorisées par ses recommandations. Si c'est le cas, c'est de la fraude et c'est sensé (vous rebondirez sûrement la-dessus !) être un délit. Le broker ne fait donc qu'essayer (je dis bien essayer) de mettre en lumière plus rapidement les reproches que l'on aurait de toute façon fait plus tard à une entreprise dans laquelle vous, petit porteur, auriez investi. Reste une part (importante) d'imprécision de ces recommandations (il n'existe pas de boule de cristal), qui les rend comparables aux analyses de Paris Turf.

Ce qui me gêne, c'est qu'on traite de tous les noms cet économiste, qui dit franchement ce qu'il pense dans cette video (j'ai néanmoins des doutes quant au fait que le montage n'ait pas été fait de telle sorte à amplifier ses propos), sans qu'il n'ai un intérêt à favoriser qui que ce soit.

Vous allez donc me dire que pour moi tout est beau dans le monde financier donc. Et bien non, ce qui me pose problème, c'est
> le fait que l'on puisse spéculer à court terme, faire du "high frequency trading" pour pomper un maximum d'argent sur les marchés aux dépends des petits porteurs qui font de l'investissement à long terme
> qu'il faudrait en finir avec le trading sur fonds propres qui met indéniablement en péril la santé des banques qui le pratiquent, et donc par ricochet de toute l'économie, dont les sociétés dont le cours se retrouve manipulés par ces opérations
> le fait que ces flux ne soient pas taxés (attention, cette taxe doit rester raisonnable pour ne pas gripper le système).

Plus généralement, et contrairement à beaucoup, je pense que le problème n'est pas le capitalisme, c'est-à-dire le fait que l'actionnaire ait le pouvoir, mais que au contraire aujourd'hui ce soit de plus en plus l'équipe de direction qui ait le pouvoir, et qui serve ses intérêts personnels avant ceux de l'entreprise, et qu'elle la mette ainsi en péril. Exemple : les patrons qui se font verser des variables phénoménaux alors que leur entreprise coule.

Sinon, on peut aussi aller beaucoup plus loin et remettre en cause tout le système capitaliste, ce qui se défend, mais qui n'est pas mon point de vue :)

Écrit par : Leto | 26/04/2012

Il manque une phrase entre les deux éléments de ma réponse que vous reprenez.

Celle qui lie les conseils prodigués par les "analystes" dont nous parlons, et, l'impact qu'ils peuvent avoir sur la vie d'une entreprise.

Ce lien est constitué par les chefs d'entreprise, notamment, ou quelque "décideur" et "donneur d'ordre" que ce soit, qui ayant accès aux conseils en question, orienteront forcément, pour peu que ça ait un lien, les décisions prises dans tels ou tels C.A, dans lesquels ils siègent.

Je vous encourage à lire ceci, à ce sujet:

http://www.alternatives-economiques.fr/les-cumulards-du-cac-40_fr_art_633_49410.html

On ne doit pas être très loin du délit d'initié, et je n'avais même pas pensé à l'éventualité que le "conseilleur" puisse toucher des dessous de table si ces "conseils" visait à orchestrer une vente massive ou autres "opérations spéciales" particulièrement juteuse.
Je suis encore naïf...

J'attire votre attention sur le fait que, moi aussi, je me suis demandé quelles raisons ont pousser ce "chief economist", "qui dit franchement ce qu'il pense dans cette video", à le dire aussi... Clairement!
Je crois que c'était encore la meilleure solution pour désamorcer le côté explosif de cette fameuse note, rendue publique, alors que ce n'était sûrement pas prévu.

Finalement, peu importe, il s'agit là de la preuve flagrante du niveau de cynisme de ces entreprises spécialisées dans le conseil.

Parce que, non, justement, ce que j'essaie de vous faire reconnaître, c'est que vendre ce type de conseil, avec toutes les conséquences néfastes qu'ils peuvent avoir, c'est autre chose que de vendre de simples conseils en matière d'immobilier.

Et oui, bien évidemment, me concernant, le problème est bel et bien le Capitalisme, tel que vous le définissez: "(...)le fait que l'actionnaire ait le pouvoir".

Puisque l'exercice du Pouvoir en question, comme beaucoup d'autres, finit par déboucher sur l'Injustice:

http://www.fakirpresse.info/Partage-de-la-valeur-ajoutee-le.html

Quant au fait d'en faire porter la responsabilité aux grands patrons plutôt qu'à leurs actionnaires, les uns et les autres sont souvent les mêmes, en fait.

Vous pourrez, si vous le souhaitez, le constater en cliquant sur l'image de ce billet ci:

http://affreuxsalebeteetmechant.20minutes-blogs.fr/archive/2012/04/10/peche-kapital.html

Aux vues de tous ces éléments, oui, "remettre en cause tout le système capitaliste", comme vous dîtes, ça "se défend"!

(Y'a p't'ête un marché, même ;-D )

Écrit par : Laffreux | 26/04/2012

Je vois pas trop comment le protectionnisme pourrait aider la France en quoi que ce soit ...et Ruffin, ancien du NPA qui se rallie au souverainisme, c'est assez comique.

Écrit par : Tietie007 | 15/10/2014

Je manque de bases solides en économie, du coup, je ne me risquerais pas à tenter d'expliquer en quoi le protectionnisme pourrait constituer une solution pour la France.

Ce qui me paraît clair, en revanche, c'est qu'il est radicalement opposé à la notion d'internationalisme, qui me semble porter des solutions pour bien plus de problèmes.
Après... Faut aussi r'garder les choses en face, le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est Pure Utopie pour le moment, ce genre de "solution"...

Quant au Souverainisme, lui, il ne me gêne (euphémisme) que lorsqu'il est teinté de Nationalisme.
Ce qui, à mon avis, n'est pas le cas pour Ruffin.

Écrit par : Laffreux | 17/10/2014

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