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08/06/2013

Pour en finir avec certains arguments "chouardistes"

 

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Ceci figure une tempête.

 

La polémique autour des "méthodes" d'Etienne Chouard connaît, depuis quelques temps, un "regain de vitalité".

Nombre de blogueurs, intrigués par ces fameuses "méthodes", qui consistent - entres autres - à emprunter de bien boueux chemins pour épandre Sa Sainte Parole, ont fini par s'emparer du sujet.

La "frange antifa" de ces derniers; qui s'intéresse au sujet depuis ses prémisces; connaît d'indéniables errements, il faut bien le reconnaître. Certains de ces membres associent désormais à l'extrême-droite nombre de personnalités et/ou de médias, pourtant au-dessus de tous soupçons, à cet égard.

Si l'on doit effectivement admettre que ceux-ci finissent par voir des fascistes (au sens large du terme) absolument partout; voire particulièrement où il n'y en a point; les errements du "camp chouardiste" sont tout aussi inquiétants.

Chacune des deux "factions" a; dans cette forme de bataille rangée qui caractérise désormais quasi-tout débat politique sur le Ternet; fini par sombrer dans un espèce de délire paranoïaque, résumable fissa à ça:

"Si tu n'es pas d'accord avec moi, c'est que tu es un crypto-fasciste adepte de la résurgence nazillarde masquée par ton apparent gauchisme stratégiquement feint", (version antifa puristamor),

à opposer à:

"Si tu n'es pas d'accord avec moi, c'est que tu es un agent de l'Empire de la CIA du Système de la conspiration des Puissants qui contrôlent le Monde dans l'ombre", (version "chouardiste" convictionellement inébranlable).

...

Ami lecteur, tu l'as bien compris, je ne me sens appartenir à aucun de ces deux camps...

Pourtant, certains des arguments employés par le camp des "chouardistes", sans cesse les mêmes et, surtout, hors du véritable débat, finissent par être presque plus pénibles que le délire d'une infime partie de leurs ennemis antifas, parmi les plus égarés:

Argument récurrent n°1:

"Etienne Chouard place la Liberté d'expression au-dessus de toute autre valeur. Ceux qui critiquent ou questionnent l'action politique d'Etienne Chouard, en sont donc les ENNEMIS!"

Soyons sérieux une seconde...:

Personne n'interdit à Etienne Chouard et/ou aux "chouardistes" de s'exprimer. Il suffit, pour preuve de cet état de fait, de constater à quel point les soi-disant baillonés jouissent dudit droit, à longueur de Ternet.

Et critiquer l'action politique du personnage en question n'est, finalement, qu'exercer cette Liberté. Qu'on peut, d'ailleurs, ce faisant, éventuellement placer au-dessus de toutes autres, comme Lui...

Argument récurrent n°2:

"Etienne Chouard débat avec tout le monde, Lui. Ceux qui critiquent ou questionnent l'action politique d'Etienne Chouard sont d'abominables idéologues intégristes, dépourvus de la moindre ouverture d'esprit!"

Soyons sérieux deux secondes (juste, pas plus...):

On ne débat pas avec l'extrême-droite, quand bien même elle aurait une apparente bonne idée. L'extrême-droite, on la combat. Pour l'entièreté du reste de ses "idées", précisément.

Et critiquer la curieuse propension d'Etienne Chouard à s'appuyer, si régulièrement, sur les écrits et propos de l'extrême-droite demande d'ailleurs, JUSTEMENT, une certaine ouverture d'esprit:

Il en faut - tout de même plus d'une infime part, carrément- pour se fader les multiples vidéos, interviews, écrits et autres morceaux de propagande, de ladite faction politique, choisis régulièrement par Etienne Chouard, au nom de cette fameuse ouverture d'esprit, au si large dos...

De même qu'il en faut des tonnes de putains de caisses pour tenter de continuer de débattre, lorsque les arguments opposés sont de cet acabit.

Plus généralement, si exprimer son désaccord avec quelqu'un fait, SYSTEMATIQUEMENT, de celui qui agit ainsi, un effroyable coincé du bulbe, alors autant armer tout le monde tout de suite. Et ainsi faire l'économie de longs débats totalement, et définitivement, stériles.

User d'un tel argument est, enfin,  assez paradoxal - notons le au passage - pour d'ardents défenseurs de cette fameuse ouverture d'esprit...

Argument récurrent n°3:

"Etienne Chouard fait preuve de discernement, dont est capable tout un chacun, d'ailleurs. Si l'extrême-droite a une bonne analyse sur un point, il ne faut pas hésiter à l'écouter, voire à relayer son discours, sur ce point précis. Cela ne fait pas d'Etienne et de ses défenseurs d'épouvantables nostalgiques du IIIème reich! Ceux qui critiquent ou questionnent l'action politique d'Etienne Chouard sont d'abominables adeptes de l'entre-soi, dépourvus de la moindre capacité de discernement!"


Soyons sérieux trois secondes (c'est pas facile-facile, certes, mais il le faut...):

Prétendre défendre une liberté absolue et s'associer, dans ce but précis, aux pires salopards, nés des plus sinistres courants politiques, dont le but premier est de lui écraser la gueule à grand coups de bottes -à la Liberté- ne relève pas d'un quelconque "discernement".

Cela relève, au mieux, d'une certaine naïveté, et au pire, d'une flagrante incohérence...

Toutefois, être en désaccord avec les défenseurs d'Etienne Chouard ne signifie pas, nécessairement, penser que ces derniers sont d'affreux néo-nazis. On peut aussi, simplement, être fasciné par ce périlleux exercice de contorsion intellectuelle. Déjà.

Les "chouardistes" qui en appellent régulièrement à ce fameux "discernement", dont tout un chacun serait capable, selon eux, douteraient justement, que leurs "opposants" n'en soient dotés?

Etrange. Pour le moins.

Argument récurrent n°4:

"Etienne Chouard est attaqué sur sa personne même, sur ces fréquentations, plutôt que sur ces idées. Ceux qui critiquent ou questionnent l'action politique d'Etienne Chouard sont d'affreux agents du système, dont on n'est pas sûr que certains-ne-seraient-pas-carrément financés-par-d'obscurs-fonds-délivrés-par-d'opaques-organismes-experts-en-matière de-caisses-noires-de-ce-genre, qui ont bien compris qu'Etienne menace leur Pouvoir!"

Soyons sérieux quatre secondes (c'est plus long que les autres fois, oui, mais l'argument avancé mérite minimum ça, tellement il est énorme...):

Je n'ai que foutre d'Etienne Chouard en tant que personne, pour la simple et bonne raison que je ne le connais pas. L'inverse ne changerait pas bézef' non plus, notez bien, puisque c'est bel et bien la forme qu'il a choisi de donner à son action politique que je combats.

Ce qu'Etienne Chouard fait du reste de sa vie m'importe autant que celle de mes voisins.

Il est TOUT A FAIT tant qu'IRREMEDIABLEMENT POSSIBLE, par ailleurs, de questionner l'action politique d'Etienne Chouard, et les formes qu'il a décidé de lui donner, et d'être, dans le même temps, profondément anti-capitaliste!

Quant au fait d'être convaincu que les Puissants de ce Monde se sentent menacés par les thèses d'Etienne Chouard, et qu'ils puissent financer une "contre-attaque idéologique" à ce sujet, il constitue, sans doute, le premier pas vers l'idolâtrie et ses dérives.

Et l'on peut affirmer cela, tout en ne doutant aucunement qu'il existe, effectivement, certaines initiatives de ce genre, à d'autres sujets...

Argument récurrent n°5:

"Ceux qui critiquent ou questionnent l'action politique d'Etienne Chouard, en se présentant comme antifascistes, sont en fait les véritables fascistes, dont l'intolérance confine au racisme!"


Soyons sérieux cinq secondes (après c'est fini, et pour le coup, c'est même beaucoup trop, vu le ridicule de ce cinquième argument...):

Employé par Etienne Chouard lui-même, à plusieurs reprises, cet argument-ci est sans doute le plus aberrant, particulièrement dans le parallèle qu'il établit avec le racisme. Ou alors Etienne Chouard est une origine ethnique à lui tout seul.

Ce qui paraît peu probable, à bien y réfléchir.

Une seule chose est certaine, finalement, dans ce non-débat tempêtueux dans un verre d'eau, ce n'est pas avec pareils arguments que:

1. Les détracteurs de Chouard seront convaincus de leurs éventuelles erreurs d'analyse quant à l'action politique du bonhomme;

2. L'on finira, effectivement, par débattre des hypothétiques bonnes idées du bonhomme.

Sur ce dernier point, il est quelques questions dont je sais - pour les avoir souvent posées - qu'elles restent en suspend:

Pourquoi Etienne Chouard, alors même qu’il sait son “combat” menacé par les polémiques qui en naissent immanquablement, continue-t-il de citer régulièrement les propos de “figures” de l’Extrême-droite (Philippe Landeux étant l’un des derniers exemples en date)?

Pourquoi, alors même qu’il est persuadé d’avoir trouvé “la Cause des causes” et donc peut-être la Solution des solutions, prend-il le risque de voir son propos parasité par des polémiques annexes, qu'il serait si faciles d'éviter, en cessant d'abondamment citer les pires figures de l'extrême-droite française (mais pas que)?

 

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Ceci est un verre d'eau.

18/05/2012

Alexandre... Alexandre... Le con qu'errait?

 

 

Alexandre Gabriac,

 

Le 18 Mai 2012, Alexandre Gabriac est toujours élu de la République Française, Conseiller Régional de la région Rhône-Alpes, sous l'étiquette "Non Apparentés".

Et ce malgré les efforts ridicules d'odieux gauchiss' complotant dans l'ombre, tentant désespérément d'entraver la marche, au pas, de ce véritable patriote vers un Renouveau Français (notamment), désormais indispensable tant que purificateur.

Lesquels n'hésitent pas, afin que d'atteindre leurs vils objectifs, à créer, de toutes pièces, toutes sortes de documents photographiques, tous plus truqués les uns que les autres dont celui-ci, affligeant:

 

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Cet autre, scandaleux:

 

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Et celui-ci, à vomir:

 

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Bien que, toutefois, la honteuse manipulation ne réside pas, concernant ce dernier, dans la production d'une photographie falsifiée, mais dans l'interprétation honteusement mensongère d'une simple fête d'anniversaire, entre amis.

Au cours de laquelle, comme l'explique Alexandre lui même, on utilise simplement le « symbole le plus répandu de l’humanité civilisée » pour se saluer les uns les autres.

Auquel il convient de répondre, d'ailleurs; c'est la moindre des choses; avec cette variante-ci:

 

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Laquelle ne manquera pas, n'en doutons point, de flatter Alexandre, puisqu'il a l'air de s'y connaître, PROFONDEMENT, en matière de symbolique du Salut, dès lors qu'il s'agit d'échanges entre gens civilisés...

13/05/2012

Liberté, Egalité, Communautés

Evidemment, LA JOIE EST LA.

Nous venons de tourner la page de cinq années d'une casse sociale telle qu'elle n'avait plus été pratiquée en France depuis de TRES nombreuses années.

Accompagnée de l'arrogance et de l'incohérence stratégiquement nécessaires à sa mise en oeuvre, rendant particulièrement difficiles les combats à mener contre cette saloperie à l'état pur.

Pour autant, à l'image de la "gauchitude" du gouvernement qui va se mettre en place, cette joie là ne peut être, évidemment, que modérée.

Parce qu'Hollande et le parti "socialiste" ne paraissent évidemment pas être à la hauteur des pressions qui s'exerceront sur eux, et donc sur nous.

Parce que quoi qu'il en soit, ils n'entendent pas y résister avec la vigueur d'une véritable Gauche...

Et puis, surtout, parce que le gouvernement que nous allons foutre à la porte dans peu de temps, à force que d'avoir été se vautrer dans la fange de l'extrême-droite, laisse le pays dans un état bien pire que celui dans lequel il l'a trouvé.

Avec l'odeur de merde qui va avec.

La HONTE coupable d'être raciste, puisqu'il était encore évident, il y a peu, que souscrire à pareille idéologie relevait d'un archaïsme intellectuel proprement indéfendable, a été HABILEMENT et STRATEGIQUEMENT transformée en FIERTE revendiquée d'être plus français que "les Autres".

Revendiquée par les plus hauts représentants de la Nation, exaltée par ces pseudos défenseurs de la Patrie qui, agissant ainsi, déféquaient littéralement sur ces deux notions dont ils reniaient les fondements mêmes.

La Liberté, l'Egalité et la Fraternité souillées par ceux-là mêmes qui prétendaient en être les fervents défenseurs, en somme.

La Liberté réduite à celle de s'exprimer des pires raclures racistes.

L'Egalité résumée à celle d'être aussi cons les uns que les autres dans un communautarisme encouragé.

La Fraternité pratiquée, entre eux, des membres de chacune desdites communautés.

Point barre.

Parce qu'outre le fait d'avoir "décomplexé" un racisme déjà existant chez une partie des français dits "de souche"; et par là même, de permettre qu'il ne se répande à d'autres portions de cette même population qui ne partageaient pas jusque là les mêmes idées; la mise en avant permanente du "politiquement insalubre" a fini par avoir les mêmes effets au sein des tranches de population déclarées adverses.

Parmi lesquelles ils existaient, jusque là, les mêmes proportions d'imbéciles.

Mais dont le discours xénophobe, rendu apparemment légitime par la politique UMPFNiste de ces dernières années, a fini par se répandre, à échelle égale, au sein de ladite population.

En clair, et pour le dire plus simplement:

Pilier de la stratégie du sarkozysme, la tactique consistant à dresser les français les uns contre les autres a fonctionné à plein régime...

Particulièrement dans une période de "Grande Krise", dont l'une des caractéristiques est la nécessité absolue de désigner un Ennemi, un Responsable.

Absolue nécessité exploitée jusqu'au trognon par les divers groupuscules "crypto-fachos" et/ou "réaco-intégristes" qui ont bien compris qu'ils avaient là une "carte à jouer"...

Au sein desquels on n'entend plus désormais parler que de "rassemblement trans-mouvements", de "dépassement du clivage Gauche-Droite" et autres termes à la con trouvant écho auprès de leurs disciples, pauvres gens bouffés par l'angoisse plus à plaindre qu'a blâmer, se lançant dans le militantisme "dans l'urgence" et sans aucun "bagages".

Une manière assez grossière de tenter de rendre crédible le "gloubiboulga idéologique" dont ils abreuvent lesdits disciples, cibles priviligiées parce que victimes idéales...

La "convergences des brutes" est engagée, donc, et pas mal avancée, déjà.

Et pour ceux qui refuseront de choisir leur camp -ennemis désignés des deux factions parce que ne se reconnaissant dans aucune de leurs crétines horreurs- ne restera plus qu'à raser les murs.

Parce que, bien que l'Unité qu'ils appellent de tous leurs voeux n'aura pas lieu (trop de différences dans leurs haines respectives, malgré tout), il finira bien par se dégager, après diverses luttes intestines, deux factions.

Puisque c'est la condition même de l'existence de ce type de mouvements.

Il suffit de tendre l'oreille à n'importe quel coin de rue, dans la vraie vie, ou de parcourir le premier site un peu fréquenté sur le Ternet, pour constater la montée en puissance de ces racisme"s" et de ces intégrisme"s" de tous bords.

Ce qui explique sans doute mon aversion pour certains "néo-penseurs" du Net, expliquant tranquillement que "la lutte contre le racisme n'est pas une priorité".

Qu'il convient de lutter, avant tout, contre l'ultra-libéralisme et que, quasi-automatiquement, les problèmes liés au"x" communautarisme"s" disparaitront d'eux mêmes.

Cette théorie là me ferait bien rire si je ne pouvais m'empêcher de penser à une image un peu tordue:

Un zenti défenseur de la théorie sus-nommée expliquant aux racistes d'un bord et de l'autre que "Oui, mais bon, 'comprenez Camarades, l'Ennemi, c'est le Grand Kapital!", le tout au milieu d'abrutis haineux s'étripant joyeusement...

Et bien que j'ai longtemps partagé ce point de vue, il est temps désormais d'ouvrir les yeux,  les choses s'étant très nettement aggravées par rapport à l'époque durant laquelle ce type de raisonnement était encore valable. Et qu'il est temps, désormais, de VRAIMENT combattre ces malades là...

Ce qui n'empêche pas, d'ailleurs, de continuer, encore et toujours, de lutter contre les sources du mal en question.

Puisqu'évidemment, je n'en doute pas, les racines de ces saloperies là sont bel et bien économiques, et donc sociales, avant tout.

Mais continuer d'ignorer que les conséquences des inégalités dont on parle ici sont, dorénavant, devenues au moins aussi dangereuses que leurs causes, serait proprement suicidaire...




Saian supa crew - la preuve par 3 par Wouafam

30/03/2012

Racisme partout, Justice nulle part

 

TuLasSentiOuPas.jpg

 

«La France est un pays de merde, c'est une boîte de merde et en plus on est servi que par des immigrés.»

Il est vrai que l'on pourrait s'interroger, à l'instar de M. Guerlain qui, paraît-il, aurait du nez en ces matières, sur le fait que «La France [soit devenu] un pays de merde"...

"Un pays de merde", donc, dans lequel une ancienne sommité de l'industrie du parfum, qui voulait juste faire rigoler une journaliste, est condamné à verser 6000 euros d'amendes.

Ce qui doit bien la faire marrer, l'ancienne sommité, du haut de sa haute finesse d'esprit et du, sans doute, très haut de sa, vraisemblablement, très haute épargne.

C'est un pays de merde, 'ffectivement, Jean-Paul, Foutre, que tu as raison, en ce sens que les inégalités y sont flagrantes en matière de Justice.

Parce qu'un blogueur peu fortuné, mettons, mais particulièrement écoeuré de ta propension à vomir ta haine raciste à la moindre occasion, prendrait sans doute proportionnellement vachement plus cher s'il venait à dire, mettons toujours, c'est un exemple, hein, qu'il faut vraiment être une "vieille ordure raciste" pour tenir pareils propos (et ce, de manière multirécidivante).

'Ffectivement, en quelque sorte, c'est pas juste.

Parce que si c'était le cas, il faudrait bien reconnaître, entre autres choses bien dégueulasses, qu'une "Imbécilité" n'est pas sanctionnée de la même manière, en Nouvelle France, selon qu'elle émane d'un imbécile fortuné ou pas.

24/03/2012

L'oeil du cyclone?

Oubliée, la Trouille qu'ils avaient, il y a quelques jours encore, concernant les motivations du "Monstre".
Bafouée, la Dignité qui leur a toujours été étrangère et qu'il osaient, soudainement, exiger de Tous.
Expulsée, à grands coups d'idéologies dans la gueule, la Prudence qu'ils nous demandaient d'adopter.

Le tueur était "un fou d'Allah".
Pas d'Adolf.

Pas cette fois.

Que l'inverse ait été envisagé, quasi-unanimement, par tant d'"observateurs", aux point de vues parfois (voire souvent) divergents, ne questionnera plus personne.

Que la question elle-meme ait pu être une réponse ne sera pas envisagé.

IL N'Y A JAMAIS EU DE QUESTION.

Alors même que, par prudents calculs, les desouches couinaient à longueur d'internet que "C'était l'oeuvre d'un FOU, PEUT-ETRE d'extrême-droite, certes, mais d'un FOU, AVANT TOUT", les mêmes répètent désormais en boucle que "l'islam, quand même, on sait bien où ça mène, hein. ON L'AVAIT DIT!... D'ailleurs, on le dit tout le temps..."

Le débat, quant au climat raciste dans lequel la France sombre indéfiniment, depuis des années, s'éloigne aussi vite qu'une dépêche AFP chasse l'autre...
Que ce climat puisse finir par déclencher de véritables tempêtes n'inquiète plus personne, puisqu'on sent bien, d'ailleurs ils l'ont dit à la télé, que le vent vient d'en face.
 
Il suffit de lui tourner le dos pour s'en protéger. Ou de se barricader chez soi.
Paraît que ça va souffler fort, ils l'ont dit aussi dans le poste...

Que cette haine montante, éprouvée par une partie de la population, et hissée au plus haut de l'Etat , par ses responsables mêmes, légitimes représentants de la population votante, ait seulement pu être à l'origine de crimes racistes n'est plus la PEUR du jour.

On a retrouvé la PEUR de TOUS les (autres) jours.
L'Ennemi est bel et bien celui qu'on désigne depuis tant de temps. Constance et répétition finissant par être perçues comme vérité, qui, par essence, ne laisse place à aucune question. 

Ni celles que l'on pourrait se poser quant aux divers visages de l'intégrisme religieux.
Ni celles qui pourraient surgir à la vue de ceux, variés également, du racisme et de l'antisémitisme.

 

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Si ce n'était si dramatique, et si l'on était pas au bord de l'abîme, aussi proche de basculer qu'on ne l'a jamais été, il serait sans doute particulièrement drôle de constater que le racisme puisse avoir autant de visages...
 
Mais il devient de plus en plus difficile ne serait-ce que de sourire.
Et si "l'humour est la politesse du désespoir", on va tellement nous désespérer dans les mois qui viennent, qu'il va falloir se convaincre d'hurler de rire chaque jour un peu plus, afin de ne point les envoyer se faire tous enculer.
Ce qui n'est pas poli dutoudutou, il faut en convenir, mais peut être, effectivement, la marque d'un profond désespoir, dans le cas présent...

D'une indomptable colère devant le constat flagrant que le Pouvoir, celui qui parlait de décence il y a encore quelques jours, n'hésitera pas à manier à nouveau, les plus dégueulasses des amalgames, les plus abjects des raccourcis, sur un chemin qui ne tolère aucune halte pour s'interroger sur le fait que le monstre ait pu être un fou raciste.

Que le prochain le sera peut-être.
Ce n'est pas UTILE à ceux là même qui n'hésitent pas à prendre ces risques, la marche au pas cadencé qu'ils nous imposent ne souffrant aucune baisse de régime.

Ils ne s'interrogeront pas sur ces fous, de Dieu ou de Guerre, qui ont tant de points communs, finalement.
Qui sont les produits, en dehors de leurs différences purement formelles, de causes qui sont identiques.

L'intégrisme religieux et le racisme véhiculent des idées qui, au bout du bout, aboutissent à détruire celui qui ne pense pas de la même manière que soi. Il est désespérément drôle de constater que, bien souvent, celui qu'on hait le plus est curieusement très semblable à soi, au moins dans la force de sa haine.

Convenir de l'existence de ces troublantes similitudes serait admettre que l'on est perdants dans les deux cas, que Mohamed ait été un fanatique religieux flinguant de sang froid, ou un néo-nazi délirant défouraillant a tout va.

Que cet humain devenu monstrueux, au nom d'un intégrisme religieux, sera encore parmi "Nous", fanatique d'une doctrine nazillone dans le fond identique, une fois le sanguinaire intégriste expulsé ou éliminé à coup de rétablissement de la peine de mort, au nom d'une "Justice faite... Et bien faite."

L'effet rigoureusement inverse de ce que l'on recherche lorsque l'on embrasse ces thèses là.
Qui revient à fuir une peur en se jettant dans les bras d'une autre, en somme.

Qui va les ouvrir grands, très grands dans les mois à venir...

19/03/2012

Liberté surveillée

La Droite Extrême qui nous gouverne (dans un grand hochement de menton, accompagné de son claquement de bottes idoine) peut s'enorgueillir d'un succès incontestable:

La parole a été libérée.

Et avec elle, bien PLUS encore.

Ce qui était fatalement, tant que totalement, inéluctab' à bien y regarder quand même (et en arrière, surtout).

Il y a désormais, en cette belle France qu'on finirait presque par avoir envie de quitter, des tables auxquelles on ne peut plus s'asseoir qu'à condition « d'être de la bonne couleur ».

Les Blancs avec les Blancs, les Noirs avec les Noirs...

 

FontHaine.jpg

 

Comme un lugubre écho à cet article de Rue89 (et aux diverses images qu'il peut évoquer), un ami me faisait part, il y a peu, qu'un prof de sa connaissance, s'était fait insulter pour s'être assis à « la mauvaise table », lui aussi.

D'origine maghrébine, le prof en question avait commis l'erreur de s'asseoir à la table de ses élèves dits « de souche », au lieu-dit « La cantine ». Laquelle erreur était immédiatement et subtilement soulignée, dans ce style propre à tous racistes, de quelques origines qu'ils soient:

« Tu bouffes avec ces chiens de français???!!!»

Les Arabes avec les Arabes, les Français avec les Français...

On notera (pour rire, un peu et tant bien que mal, parce qu'au moins ça évite un temps d'en vomir des paquets de rage impuissante) que ladite subtile remarque lui était adressée par une élève d'origine maghrébine, sans doute  bien française elle aussi, quoi qu'elle en pense.

Ce qui permet (second rire amer) de rapprocher le niveau intellectuel de la demoiselle en question de celui de nos « racistes bien d' chez nous ».

Ceux qui mangent à la table des Blancs.

Qui continuent d'ignorer -et ce n'est pas chose aisée tant est conséquent l'amas de preuves inverses- que les vagues d'immigration successives qui ont construit le Peuple français, ont sûrement vachement nuit à leur pureté ethnique fantasmée.

(Et qu'il va falloir prévoir un budget maousse pour racheter des tables, si l'on continue à vouloir faire manger ensemble les « Que pareils », accessoirement).

Ignorance commune donc, qui leur permet les uns et les autres, de se vomir leur haine, les uns sur les autres, et vice-versa.

(Dans le fond, les racistes sont, du point de vue de la bêtise idéologique qui les anime, extrêmement proches... Réflexion qu'il conviendra de formuler doucement, en détachant bien chaque mot, si toutefois vous tentez d'entamer le dialogue avec l'un d'entre eux. Ne riez plus, à ce moment là).

Une parole libérée, donc, qui a entraîné dans son profond sillage, des actes.

De ceux du quotidien.

Comme manger ensemble. Ou plus. Du tout.

Et, peut-être d'autres, moins quotidiens, heureusement, puisque constitués des pires atrocités.

Comme celles qui consisteraient à tuer froidement un gamin parce qu'il est juif. Ou encore à abattre un homme parce qu'il est d'origine maghrébine.

Une parole libérée qui fait que les atrocités en question, même si celles-ci ne s'avéreraient avoir aucun rapport avec un acte raciste, pourraient y être étroitement liées.

Au point que l'on l'envisage sérieusement cette hypothèse.

Une parole libérée, contre laquelle toute critique est irrecevable, puisque s'y opposant, c'est la Liberté qu'on veut tuer, selon ses adeptes.

Une parole libérée alors qu'elle est peut-être coupable, dans le fond.

Peut-être coupable de pousser certains jeunes français à ne plus manger avec d'autres jeunes français, parce qu'on leur répète à tous et à l'envie, qu'ils sont « d'autres » avant d'être français.

Peut-être coupable du fait que certains Français ne défendent plus certains autres Français, parce que la liberté d'expression des uns serait devenue subitement supérieure, à leurs yeux, aux droits fondamentaux des autres (dont ils oublient qu'ils s'appliquent à eux d'ailleurs, également...)

Visiblement coupable, aux yeux de beaucoup, quoi qu'il en soit, de rendre pensable qu'on puisse encore tuer « pour des questions d'origine ou de religion », au XXIème siècle, en France.

Une bien effroyable liberté que celle soi-disant portée par cette "parole".

Qui, qu'elle s'avère coupable ou non d'avoir poussé un fou à tuer ses semblables et à dévaster la vie de leurs familles, à tout l'air de pouvoir en être à l'origine.

Ce qui est en soi amplement suffisant pour qu'elle soit condamnée.

Définitivement.

09/02/2012

Le p'tit guéant illustré

 

Déclaration de Guéant Claude, ministre de l'intérieur, le 04 Février 2012, lors de la "convergence de l'UNI":


"Il y a des comportements, qui n'ont pas leur place dans notre pays, non pas parce qu'ils sont étrangers, mais parce que nous ne les jugeons pas conformes à notre vision du monde, à celle, en particulier de la dignité de la femme et de l'homme,

 






Zemmour chez Ardisson : face à Autain 1/2 par prince_de_conde

Contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l'humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient.

 



Celles qui défendent la liberté, l'égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique.

En tout état de cause, nous devons protéger notre civilisation."

 


«dérapage xénophobe» du maire de Gussainville - par twill_69.

 


14/10/2011

"Ouvrir son esprit" n'est point "Vendre son âme". Faudrait voir à pas tout mélanger. Quand même.

 

Il n'est pas chose aisée, pour un étriqué fasciste de la bien-pensance, de saisir dans son entière entièreté, l'impérieuse nécessité d' "ouvrir son esprit", s'il veut; SERIEUSEMENT; qu'advienne; ENFIN; une PLEINE et REELLE Démocratie.

Celle avec un grand "D" et du poil autour.

Fort heureusement, quelques Hommes, des vrais (avec des poils, aussi, et habitués à l'honorer, la Démocratie, alors que t'avais encore des posters du Che dans ta chambre, petit con) sont là pour guider ces droitdel'hommiste égarés sur les tortueux chemins du gauchisme boboïde.

Dieu sait que, pourtant, la tâche est ingrate. Ô combien, même.

Ainsi en-est il d'Etienne Chouard, à qui l'on attribue, injustement, de sombres desseins fascistes.

Alors qu'il n'est nationaliste, finalement, que par obligation de lutter contre l'ultra-libéralisme (sioniste, 'videmment).

 

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Position courageuse, et même, allez, HEROIQUE, tant la bien-pensance est répandue de nos jours.  Dieu que ce saint Homme doit souffrir, bâillonné qu'il est, à l'instar de tous ses compagnons de combat...

Un sain(t) point de vue qu'il défend jusque sur sa page Facebook, où les gauchiss', encore totalement pétris de leur pavlovienne méfiance anti-natios, viennent le sommer de s'expliquer sur ce point.

Le fascisme intellectuel de ces gens-là n'a pas de limites, assurément.

Au point que ceux-ci continuent de voir dans l' "ouverture d'esprit" d'Etienne Chouard, qui le pousse; par ABSOLUE NECESSITE dans sa quête de l'immaculé esprit démocratique, tant que par une inébranlable HONNETETE INTELLECTUELLE, inscrite dans une démarche totalement apartisane; à mettre en ligne, sur cette même page Facebook, une vidéo de Nigel Farage, co-président du groupe Europe Libertés Démocratie, au sein du parlement européen.

Formation comptant dans ses rangs, mais ce n'est qu'un point de détail, La Ligue du Nord.

 

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Une exigeante quête de la Vraie Véritable Démocratie qui le pousse, également, à défendre la croisade entreprise par Robert Ménard, autre héraut de la liberté d'expression, laquelle le pousse, lui (avec la nausée, 'videmment, hein) à participer à de répugnantes festivités néo-nazies.

 

 

 

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Nul doute que les gauchiss', incorrigiblement étroits dans leurs têtes, verront dans le fait de citer Noam Chomsky, une habile déformation de "l'affaire Faurisson", dans laquelle l'intellectuel américain fût déjà "utilisé" et ses propos déjà "détournés" de leur sens et buts initiaux.

Le fascisme intellectuel de ces gens-là n'a pas de limites, définitivement.

Au point que ceux-ci n'hésiteront pas à voir dans la collaboration d'Etienne Chouard à la rédaction du manifeste de "La Dissidence", une preuve flagrante que son "ouverture d'esprit", inlassablement proclamée, n'est pas que le fruit d'une insatiable curiosité intellectuelle, mais bel et bien celui d'une volonté d'aider activement une organisation politique tentant de remettre le national-socialisme au goût du jour.

 

ChouardCollaborationDissidente.jpg

 

Le gauchiss' est ainsi.

Frileux à l'idée d' "ouvrir son esprit", de peur de perdre son âme, par la même occasion.

Force est de constater qu'il ne l'a pas aussi grande qu'Etienne, doit-on reconnaître cependant. Et qu'il n'est pas donné à tout le monde d'avoir d'aussi fréquents rapports avec l'extrême-droite sans adhérer à ses idées.

Il faut, pour ceci, être doué d'une infinie conscience de l'absolue nécessité de la liberté d'expression, seule garante de la Réelle Démocratie qu'est Vraie.

Quitte à fricoter régulièrement avec ceux qui ont en sainte horreur et l'une, et l'autre, malgré une rhétorique très élaborée, assurant le contraire...

 

 

 

 

01/10/2011

Entendons-nous. Indignons-Nous. Baisons-les.

Nombre de militants de Gauche; de ceux qui ne conçoivent celle-ci qu'avec de longues canines zacérées et un long couteau putain d'affûté entre ces dernières; semblent quelque peu réticents à l'idée de pleinement s'engager auprès des nombreux groupes d'indignés qui ont fleuri, un peu partout, ici et tailleurs, ces derniers mois.

Il faut reconnaître que cette indignation là, dans son mode de fonctionnement, dans ses principes fondateurs même, échappe littéralement aux grilles de lecture que ces vieux briscards de la Lutte ont eu l'habitude d'employer jusqu'ici.

Et que lorsque l'on a baigné dans les organisations ("les orgas") politiques les plus "classiques", il y a de quoi être dérouté, de prime abord.

Parce que l'on peut avoir l'impression, après pareil trempage prolongé, qu'il n'y en a point d'organisation, justement. Chez les indignés.

Pas plus qu'il n'y aurait de ligne à suivre, à l'inverse de celle de ce bon vieux parti (quel qu'il soit) auquel on appartient. Et qu'on aime bien, parce qu'on est carrément trop bien d'dans. Comme dans un vieux pull. Pareil. Qu'il est même vachement confortab', en sus, pour affronter les frimas de l'hiver social qui nous est tombé sur la gueule depuis de longues années, déjà.

"Alors bon, aller courir sur les places publiques, à moitié à poil, pour créer l'évènement façon "happening politique nouveau staïle", non merci, j'ai ma carte du parti et celle du syndicat, j'suis déjà engagé, camarade... Et indigné, ça fait un moment aussi, d'ailleurs."

Et le vieux briscard d'expliquer que l'"apolitisme", au sens large du terme, ou l'"apartisme", non merci, très peu pour lui.

Qu'il n'a pas envie de ne plus pouvoir se "sticker" la veste. Qu'il n'a plus l'habitude, "c't'une question d'équilibre", de défiler sans son sacro-saint drapeau, arborant ses sacro-saintes couleurs, qu'il s'est "battu pour elles toute sa vie, merde à la fin".

Description à peine caricaturale, je te prie de me croire, ami lecteur.

Pour autant, localement, et pour les plus intellectuellement souples d'entre eux, certains de ces combattants là n'hésitent pas à aller poser leur cul sur le bitume avec ces "curieux indignés". Sous le regard étonné de leurs camarades de combââât, parfois, et/ou sous celui réprobateur de leurs chefs de sections et/ou d'union locale, souvent.

Et c'est bel et bon ainsi.

Parce que le mouvement des indignés doit perdurer. Quoi qu'en pensent certains vieux casses-couilles psycho-rigides zencartés. Et malgré les média qui tentent de les faire taire à grands coups de reportages sur les déboires extra-conjuguaux du FMI CHIEF même pu présidentiab', et malgré la flicaille qui essaie, également, de les réduire au silence, à grands coups de tout ce que tu veux, dans la gueule. Parce que ces tentatives de censure, quelles que soient leur forme, sont le signe que ce mouvement, indéniablement, chie dans les droites bottes du Pouvoir.

 

 

Parce que même s'il venait à s'éteindre, puisque visiblement bien en peine de réellement embraser les divers couches de la société socialement pressurisée, il aura eu le mérite, au moins, d'éveiller certaines consciences. Et d'amener certains à un relatif activisme, difficilement imaginable, il y a encore à peine quelques mois.

Or, donc, pour qu'une mobilisation plus large ait lieu, il faudra bien que nos vieux briscards sus-cités réalisent que les divergences qui semblent les différencier de ces "nouveaux révoltés" ne sont, pour la plupart, que formelles.

Que les revendications portées par ceux-ci sont, sur le fond, extrêmement proches de celles qu'ils portent eux-mêmes depuis des années. Qu'elles leur sont communes. En exagérant un peu (à peine, allez), on pourrait même dire INTERNATIONALEs, aux vues de la façon dont elles semblent se répandre actuellement.

Et qu'eux les portent avec le peu de réussite qu'on connaît depuis de trop nombreuses années.

Durant lesquelles il a plutôt s'agit, finalement, de tenter de désespérement sauver les acquis sociaux de naguère, plutôt que de se battre pour en conquérir de nouveaux.

Ce qui devrait tout de même les pousser à se remettre en question et à se demander s'il ne serait pas temps, tout de même, de quelque peu sortir des sentiers battus, rebattus, archi-BATTUS.

Parce que les valeurs que défendent ces indignés sont INDENIABLEMENT et INTRINSEQUEMENT DE GAUCHE! Celle qu'on évoquait précédemment, la vraie, qui fait que le grand patron, le gras banquier, son ami, et le trader, leur valet, font sous eux à sa simple évocation. Celle qui manque cruellement, justement, sur le front de la guerre qui nous est faîte à TOUS. Celle qui manque affreusement, justement, pour faire front face à cette bande de margoulins qui sait, elle, qu'unie, elle peut continuer à commettre les pires saloperies jamais rêvées par le plus vicelard des ultra-libéraux.

Une réelle redistribution des richesses, une véritable revalorisation du travail, un contrôle impitoyable de la voracité financière, un minimum syndical ;-D en matière de niveau de vie, qu'il s'agisse d'un toit sur la tête, d'un ventre rempli, d'une santé accessible à tous, d'un accès à l'énergie assuré par la renationalisation des industries qui la produisent, sont autant de revendications communes aux deux factions luttant, séparement pour le moment, contre les vampires qui nous saignent journellement.

A cette fin, il serait sans doute opportun de cesser de regarder les indignés de là-haut, tout là-haut, des incommensurables hauteurs dogmatiques de tel parti ou tel syndicat.

Et de cesser de penser qu'on ne peut soutenir des grévistes si l'"on a pas sa carte", par exemple. Ou que l'on ne peut se rendre à Bruxelles, le 15 Octobre prochain, sans aucun fonds, d'aucun parti.

ILS SONT EN TRAIN DE LE FAIRE! EN ETANT PARTIS D'ESPAGNE, PUTANA DE BORDELOS DE MIERDA!

Mais la prise de conscience, et le profond changement de mentalités qui DOIT, qui DEVRAIT en résulter doit se faire également du côté des indignés.

Continuer de clamer qu'on est "Ni de Droite, ni de Gauche" n'a, non seulement, aucun sens lorsque l'on défend pareilles idées EVIDEMMENT de Gauche, et, surtout, est infiniment dangereux sur le plan politique.

PO-LI-TI-QUE.

Parcequ'il s'agit bien de Politique. Au sens noble du terme.

Et les rapaces qui tournent autour de certains des indignés en ce moment l'ont bien compris, eux qui justement basent l'essentiel de leur stratégie sur cette appel à "rassembler au-delà des clivages habituels".

Dont on a parlé ici. Notamment.

De ces bruns individus très actifs sur le Ternet principalement, pour le moment, et particulièrement  présents sur les pages Facebook de divers groupes d'indignés, qui utilisent quotidiennement ce support. Pages sur lesquelles on croise régulièrement "La Dissidence" de Vincent Vauclin, "Alliance Republique Ethique" ou autres hérauts soraliens, pour n'en citer que quelques uns.

Lesquels trouvent malheureusement une oreille attentive chez une partie des indignés.

Qui refusent d'admettre qu'au nom de la Liberté d'expression, lorsqu'elle est appliquée maladivement, sans discernement aucun, l'on finit par se retrouver entouré d'individus de la pire espèce. Qu'il y a une différence fondamentale entre laisser hurler les loups et les enjoindre à hurler. Alors que ceux-ci, ou à tout le moins ceux qui n'effraient pas trop (le curseur bouge sans cesse, note bien...), beuglent sur toutes les radios, télés et journaux qu'ils sont baillonés!

Ils osent tout, c'est à ça qu'on les reconnait, notamment.

A l'inverse, heureusement et fréquemment, un vieux briscard en avance sur ses camarades ou un indigné plus attentif que les autres finit par leur dire d'aller se faire foutre. Et d'aller propagander plus loin.

Mais plusieurs conditions devront être réunis pour que le mouvement des indignés, en France, ne dérive pas fâcheusement.

D'une part, les partis et syndicats devront accepter de se défaire de leurs vieilles habitudes identitaires (!) consistant à vouloir planter coûte que coûte un drapeau au sommet de la lutte sociale.

D'autre part, les indignés devront parvenir, enfin, à prononcer les mots "Politique", "Militants" et "GAUCHE", verbalisant, une bonne fois pour toutes, ce qu'il font quotidiennement, tant qu'honorablement. Lorsque ces termes désignent leurs actions, il n'y a là rien de péjoratif. Bien au contraire. Une partie des indignés est en train de redonner un sens juste à ces termes, totalement pervertis par d'autres, au fil du temps.

On peut rêver... On doit.

Dans le cas inverse, au mieux, les partis et syndicats continueront d'oeuvrer dans la même relative inefficacité, sur un plan global.

Certains indignés auront acquis certaines expériences, voire une expérience certaine en matière de luttes et de culture politique.

Les petits "fachos", à force que de vouloir ratisser si large n'auront jamais réussi à dégager une ligne suffisamment fédératrice pour s'implanter durablement dans le paysage politique français. Ce qui est bel et bien le cas pour l'instant, le foutoir des forums sur lesquels ils tentent de s'organiser permettant de se faire une idée assez amusante, particulièrement goûtue même, de ce que donne leur stratégie de recrutement "au-delà des clivages Gauche/Droite": Un brave bordel totalement stérile.

Dans le cas inverse, au PIRE, les partis et syndicats continueront d'oeuvrer dans la même relative inefficacité, sur un plan global ET devront faire face à une partie des indignés, qui auront rejoint un parti plus organisé que les autres, sur un plan stratégique, qui aura recruter plus largement. Le Front National, autrement plus dangereux, d'ores et déjà, que les groupuscules folkloriques que l'on croise à longueur de Ternet, s'est positionné sur cet axe là depuis quelques temps...

Choisis ton camp, camarade indigné, et inversement.

Maintenant. Et traîne le moins possible, s'il te plaît.

19/09/2011

Un homme à la mer?

 

Les nombreux liens et références utilisés par Etienne Chouard, figure notoire de la lutte anti-TCE en 2005, créent dernièrement un malaise certain chez nombre de ses anciens (zénouvo) "fans".

Malaise d'autant plus vif que ce dernier s'engage depuis peu auprès des Indignés, constitués -pour le moment encore- de militants (ou "citoyens" comme ils préfèrent souvent se dénommer eux-mêmes) plutôt diamétralement opposés, sur l'échiquier politique, à ceux d'extrême-droite.

Il est vrai que ses références, nombreuses et fréquentes; tant que volontiers élogieuses; à Alain Soral, François Asselineau, Jacques Cheminade et/ou aux sites tels que "Le Réseau Voltaire", "Le Grand Soir",  "Mondialisation.ca", "Enquête & Débat", et autres "Oulala.net", ont de quoi laissé un fort doute quant à son adhésion aux thèses qui sont défendues par les tristes personnages sus-mentionnés et/ou sur les sites en question.

Malaise qui n'a pas tardé à se répandre sur "la toile", en ces temps où les frontières extrême-gauche/extrême droite semblent de plus en plus perméables. Et ce, pour diverses raisons. Dont certaines ont déjà été évoquées ici notamment, dans le document relayé par le (court) billet de ce matin.

Point besoin d'y revenir, donc (ou alors une autre fois. On va pas tout mélanger, non p'u, merci).

Il peut être intéressant, en revanche, de s'attarder sur les deux billets rédigés par Etienne Chouard, en réponse à ce mini-buzz ternetesque, en ce qu'ils peuvent constituer un début de réponse à la véritable question que pose ledit mini-buzz:

Etienne Chouard adhère-t-il aux idées prônées par les divers mouvements d'extrême-droite qu'il cite OU est-il victime de ce qu'il présente comme une innocente (et plutôt Xtra-large) ouverture d'esprit?

Le premier de ses deux billets démarre plutôt maladroitement.

D'une maladresse dont on peut raisonnablement se demander, aux vues des capacités intellectuelles supposées de l'auteur, si elle n'est pas habilement feinte.

Ainsi Etienne Chouard se lance-t-il dans une tentative de définition de l'extrême-droite.

Qu'il base essentiellement sur le sens initial; à proprement parler basique;  de ce terme qui désigne une famille politique dont il ne peut ignorer qu'elle n'a cessé d'évoluer, de tous temps.

Et dont il sait à l'évidence; puisqu'il l'écrit lui-même; qu'il est rigoureusement impossible de la décrire "en deux mots".

Malgré cette indéniable impossibilité, Etienne Chouard avance un premier argument:

"(...) le projet d'extrême droite est un projet de domination d'une bande de riches privilégiés, au moyen d'un chef unique pas ou peu contrôlé par "son" peuple : l'extrême droite veut un homme fort, un leader maximo, un duce, un führer, un roi, un dieu."

Face à cette première affirmation, on est en droit de se demander si l'auteur de ces lignes a bien écouté et regardé les vidéos d'Alain Soral, par exemple, qu'il relaie fréquemment.

Le personnage en question, sous des discours aux accents faussement "gauchistes", présente tous les symptômes d'une mégalomanie difficilement maîtrisée. Ce qui le fait totalement correspondre avec le portrait du "dieu" brossé par Etienne Chouard, et que l'extrême-droite appelle, effectivement, de tous ses voeux.

Et si le "mouvement soralien" combat, en apparence, l'autre caractéristique de l'extrême-droite dépeinte par l'auteur, à savoir le "(...)projet de domination d'une bande de riches privilégiés", c'est, justement, parce que celui-ci emprunte sa stratégie d'accession au Pouvoir à l'une des nombreuses variantes des mouvements d'extrême-droite: Le National-socialisme, en l'occurrence.

Auquel Soral et ses disciples ont apporté quelques "touches personnelles", évidemment.

Qu' Etienne Chouard soit dupe de "l'apparent gauchisme" d'un mouvement tel qu'"Egalité & Réconciliation" est pour le moins hallucinant.

Sinon fortement suspect.

Et si M. Chouard est réellement convaincu qu'il faut "(...) mettre tous les aspirants chefs sous le contrôle quotidien de ceux qu'ils prétendent dominer", alors ce dernier se trompe lourdement quant au choix de ses "amis". Invitons-le à visionner de nouveau les vidéos qu'il met en ligne sur nombre de ses interventions. Invitons-le à se pencher, vraiment, sur les liens existants entre "Egalité & Réconciliation" et le FN. Et sur les personnages gravitant autour de l' "UPR", parti de François Asselineau, dont il semble apprécier moultes idées.

Quant aux revendications nationalistes, pour ne pas dire xénophobes, des mouvements en question, celui-ci devrait s'interroger sur leur compatbilité avec les idéaux qu'il dit défendre.

Il semble y avoir là quelques incohérences manifestes, indignes d'un défenseur d'une "société radicalement démocratique".

La dernière partie de la réponse d'Etienne Chouard s'appuie sur le fait qu'on l'accuse d'être "anti-PS"; par le simple fait de minorer l'importance des revendications du parti en question; et donc d'être un "fasciste".

Nous serons d'accord avec lui sur ce point. Il ne suffit pas d'éxécrer le PS pour être fasciste. Il s'agit là d'un argument au moins aussi faible que ceux qu'il avance afin de démontrer sa non-appartenance à une certaine extrême-droite, convenons-en.

Pour autant, il écrit à cette occasion certaines "choses" particulièrement troublantes, tant dans le fond, que dans la forme:

"- je ne suis pas raciste et je pense que le racisme LA PLUPART DU TEMPS est une erreur, une peur mal fondée, une opinion politique qui peut être changée par un débat respectueux et approfondi — alors que cette pensée politique (raciste) s'endurcit quand elle est sottement caricaturée et criminalisée par des Torquemada arborant frauduleusement l'étendard "antiraciste"

Il y aurait un "bon racisme" et un "mauvais racisme". La "pensée politique (raciste)", basée sur les pires inepties et les plus infondées des considérations, ne doit pas être caricaturée ("sottement"), au risque de la renforcer: ceux qui combattent le racisme le nourrissent, "inversisme" caractéristique du discours extrême-droitier. Premier point... Etonnant.

La sémantique elle-même, utilisée par M. Chouard, rappelle par ailleurs, celle que l'on trouve quotidiennement dans les commentaires des sites tels que "Fdesouche", pour ne citer que celui-ci. "Torquemada", notamment, est une des insultes favorites de ses commentateurs, notamment. Lorsque l'on cherche à prouver que l'on n'adhère pas aux idées défendues par lesdits sites, il apparaît bien curieux d'en utiliser le vocabulaire. Second point... Troublant.

Etienne Chouard clotûre d'ailleurs son premier billet en entonnant une rengaine bien connue de ceux qui scrutent les sites d'extrême-droite:

"On" cherche à le faire taire, ceux qui l'accusent de fascisme sont eux-mêmes des fascistes:

"(...) il s'agit de salir, par la vieille technique de la calomnie, ceux qui résistent aux projets de domination du moment. La liberté de penser sur les attentats du 11 septembre est un marqueur très intéressant, et je commence à identifier ceux qui traitent les autres de "conspirationnistes" comme des COMPLICES objectifs du système en formation.

Ce qui devrait conduire à se poser cette question : les auteurs de telles calomnies sont-ils bien "de gauche" ? Ou ne sont-ils, pas précisément, des faux-nez des privilégiés s'affublant de l'étiquette frauduleuse "antifasciste" ?"

Ne manque que l'emploi des mots "agents de l'Empire" ou autres locutions Dieudonniaises, et la "panoplie" serait complète.

Curieuse démonstration, décidément, pétrie de troublantes similitudes langagières et d'assez grossières définitions parcellaires...

Le titre même du second billet d'Etienne Chouard, relatif aux accusations qu'il entend combattre, "Le fascisme n'est pas assimilable à l'antisémitisme", provoque également un indéniable malaise.

"Et alors?" a-t-on spontanément envie de répondre.

L'un est-il plus condamnable que l'autre?

Et à l'inverse, l'une de ces saloperies serait-elle plus acceptable que celle à laquelle l'oppose M. Chouard?

Il convient toutefois, pour tenter de saisir sa pensée, d'aller plus loin dans la lecture dudit billet.

L'auteur s'y lance, en premier lieu, dans une longue démonstration visant à prouver que les "antiracistes" ainsi que les "antifascistes" sont, dans le fond, aussi condamnables que les racistes et les antisémites qu'ils combattent:

"Un mot d'abord de l'antisémitisme. À mon sens, l'antisémitisme est, comme le racisme — mais aussi comme l'antiracisme, ou même l'antifascisme, je m'en aperçois aujourd'hui à l'occasion de cette calomnie —, UNE ERREUR DE JUGEMENT QUI CONSISTE À TOUT MÉLANGER, AMALGAMER, simplifier à l'excès : on considère que tous les juifs, ou tous les noirs, ou tous les phallocrates, ou tous les racistes, sont LES MÊMES et méritent LE MÊME TRAITEMENT. C'est manichéen, c'est bête, car le monde n'est pas noir ou blanc."

Propos étayés par une habile manoeuvre consistant à pointer le fait, indéniable, qu'une grille de lecture simpliste ne peut rendre compte de la complexité de pareils "phénomènes socio-politiques".

Toutefois (mais c'est là une opinion toute personnelle, accordons-le à M. Chouard), les éventuels erreurs de jugement des "antiracistes" ou des "antifascistes" semblent, pour le moins, être le fruit de causes bien plus nobles, A LA BASE, dans ce qui les a engendré, que celles qui défendent la supériorité d'une race, ou d'une religion, sur une autre.

Et mine que rien, c'est une différence de taille...

Etienne Chouard parle d'ailleurs egalement de "sens du discernement", et écrit que "(...)TOUS LES RACISTES NE SONT PAS DES FANATIQUES. Si l'on veut pacifier le monde, il me semble important de garder son sens du DISCERNEMENT et éviter de diaboliser tout le monde : la plupart des racistes, des antisémites, des phallocrates, des homophobes, etc. le sont modérément et peuvent encore changer d'avis, si on prend le temps de parler, d'argumenter, de démontrer (au lieu d'agresser et d'insulter)."

Lorsque l'on se réfère régulièrement à l'Histoire pour recontextualiser certaines notions, il paraît évidemment curieux d'oublier qu'historiquement, justement, dédiaboliser certaines idées, peut conduire au pire.

De la part d'un intellectuel comme M. Chouard, encore une fois, la position paraît difficile à maintenir.

En poussant son raisonnement jusqu'au bout, les excès de l'antisémitisme et du racisme, seraient aussi nuisibles que ceux du camp opposé.

Sauf que l'on a rarement vu des "bisounours antiracistes et antifas" alimenter un four crématoire ou procéder à une purification ethnique...

Lorsque l'on crie sans cesse au "manque de discernement", curieuse posture, une fois de plus...

Etienne Chouard se fourvoie également, c'est une opinion toute personnelle bis, lorsqu'il énonce qu'il est possible de décoreller la pensée d'un auteur antisémite de certaines de ses thèses.

Comment imaginer qu'un auteur qui rêve, plus ou moins secrètement, de "casser du youpin" peut écrire un ouvrage sur le système bancaire sans, en arrière plan, avoir en tête l'image de "la pieuvre juive" étendant ses tentacules sur la finance mondiale?

Encore une fois, lorsque l'on met en avant la nécessité impérieuse de contextualiser certaines idées, la démarche peut paraître, pour le moins, étonnante.

Une incontournable et impérieuse nécessité de contextualiser "les choses" selon que cela sert son propos ou non?

Qui pousserait Etienne Chouard à préciser que, OUI, l'on peut relayer les idées d'auteurs antisémites en occultant l'opinion desdits auteurs, mais que, NON, il est impossible de combattre l'antisémitisme sans le replacer dans son contexte socialo-historique:

"Je voudrais ensuite souligner que la "chasse à l'antisémite" que nous vivons aujourd'hui en France est toute récente et qu'il n'y a pas si longtemps, toute la société était animée par un antisémitisme banal et qu'il n'était donc, à l'époque, pas du tout répréhensible de l'être. Comme en d'autres domaines, il est donc ANACHRONIQUE (ET DONC INJUSTE) de juger les acteurs d'une époque passée avec les valeurs d'aujourd'hui."

Etonnant grand écart particulièrement périlleux...

Une fois admise cette absolue nécéssité de ne jamais oublier ce qui a poussé un auteur à écrire certaines choses, à émettre certaines opinions, alors, OUI, celui-ci peut-être lu.

Mais considérer l'antisémitisme d'un auteur, d'un politicien comme simplement annexe aux idées qu'il avance, NON. Définitivement NON.

Et affirmer l'inverse est diablement dangereux.

Parce que ce serait aborder, PARTIELLEMENT, sa pensée.

Et occulter qu' "au bout du bout" de celles-ci, les plus dangereuses des idéologies sont tapies.

Ce serait manquer d'autant de discernement qu'en assimilant les "antifascistes" et les "antiracistes" à "(...)des inquisiteurs intégristes, des fous de dieu à leur manière, intransigeants et intolérants, complètement fermés à l'idée que, peut-être, c'est eux qui se trompent", et qui "(...)considèrent qu'il y a des gens avec qui il ne faut parler —ou qu'il ne faut lire— à aucun prix."

Ce serait manquer d'autant de discernement qu'en pensant que les "gens de Gauche" font "(...)DE L'ANTISÉMITISME OU DE L'ANTIRACISME L'ALPHA ET L'OMÉGA D'UNE POLITIQUE DE GAUCHE".

Ce qui, curieusement, est une opinion fortement ancrée sur les rives de l'autre "extrême bord"...

Ce serait oublier que ceux-ci lisent Proudhon, évidemment, en tenant compte de l'antisémitisme dudit bonhomme.

Et que, certes, si, comme l'écrit Etienne Chouard, "(...)CETTE APTITUDE À LIRE TOUT LE MONDE EN DISTINGUANT LES IDÉES DE L'AUTEUR NE FAIT PAS DE MOI UN ANTISÉMITE", la démarche de "n'éclairer" que certaines idées de ces auteurs, couplée à un relais et une promotion d'un certain nombre d'autres, finit par apparaître, fatalement,  éminemment suspecte.

Le foisonnement et l'accumulation de certaines références semblant, au final, le fruit d'une certaine volontée, la résultante d'un but pour le moins trouble...

On pourra penser qu'il s'agit là de l'inévitable éceuil sur lequel finissent par échouer ceux qui, à force de naviguer, finissent par le faire en eaux troubles, totalement perdus au milieu d'une mer de 1500 ouvrages.

"Je lis et travaille sur (aujourd'hui) plus de 1 500 livres, de façon active, dynamique, quotidienne ; je me sers de ces livres (qui traitent tous, de près ou de loin, du pouvoir et des abus de pouvoir) comme d'un outil formidable pour concevoir et mettre au point une alternative solide et durable aux injustices sociales. Je m'alimente avec ces milliers de livres (en plus des milliers de documents que je trouve sur le net et des milliers de lignes de controverses auxquelles je participe sur les forums)."

Avant de se vanter de tous ces rivages sur lesquels on accoste, de toutes ces mers qu'on sillonnent, peut-être serait-il impératif de se doter d'une bonne carte, avec de solides repères, lors de l'embarquement?

Peut-être faut-il se souvenir que la première qualité d'un marin est l'humilité?

Dans le cas inverse, naviguer à vue peut provoquer un sévère malaise au sein des passagers, et une véritable trouille, voire une franche hostilité, chez les équipages des navires qu'on vient à croiser, voyant bien que les manoeuvres sont peu assurées.

On pourra considérer qu'il est inéluctable de se perdre totalement, et que, privé d'eau et de vivres, le délire arrive inexorablement. Brutalement.

Qu'écrire que "(...) NOTRE PROBLÈME, CE N'EST PAS HITLER, NOTRE PROBLÈME C'EST QUI A FINANCÉ HITLER" ne peut-être que le résultat de pareil délire.

Parce que le problème a été, évidemment, ET Hitler, ET ceux qui ont permis son avènement.

Par le biais de moyens financiers, politiques, électoraux.

Et tous ceux qui ont permis qu'il prenne le Pouvoir. 

Qui, avec des visées évidemment idéologiques, n'hésitaient sans doute aucunement à dire des juifs qu' "(...)il ne faut pas que cette judéité nous empêche de les accuser, n'est-ce pas ? Il n'y a pas de raison pour que le fait d'être juif serve de protection à ceux des juifs qui sont des salauds (car il y en a quelques uns qui le sont évidemment, ce serait quand même aberrant de le nier)."

Alors qu'il suffirait de dire ou d'écrire que ce sont des salauds.

Qu'ils soient juifs, musulmans, catholiques, noirs, blancs, ou que sais-je encore. Mais des salauds, avant tout. Dont il n'est nul besoin de qualifier ethniquement, culturellement les origines pour lutter contre les sombres desseins.

Alors oui, le malaise subsiste, les explications d'Etienne Chouard, énoncées dans les deux billets évoqués ici, paraissant aussi troubles que les eaux dans lesquelles il fait désormais avancer sa frêle embarcation.

Le naufrage n'est sans doute pas loin.

 

 
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