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12/04/2016

Le compte est bon, je crois.

 

Madame, Monsieur LesImpôts,

 

Je vous fais une lettre que vous lirez peut-être, si vous avez le temps…

Je crains, qu’il n’y ait en effet, au moment où vous recevrez ce courrier, une forte hausse de la charge de travail au sein de vos services:

L’annonce récente d’une masse colossale de revenus, sournoisement planquée au Panama par de gigantesques multinationales criminelles (et qui échapperait, du coup, à toute forme de redistribution) ne va pas manquer de créer une certaine agitation chez vous, et ce jusqu’au plus haut de votre hiérarchie.

Quand bien même celle-ci n’aura rien à voir avec une réelle volonté de serrer ces « bandits de l’Impôt », vous connaissez le « process habituel » : quand Grande Direction embêtée, Grand Chef stressé. Quand Grand Chef stressé, petits chefs stressés. Et quand petit chefs stressés, salariés harcelés. Bref, vous allez morfler…

D’autant que certains hommes politiques, sportifs, et autres membres de la classe dominante seraient « mouillés » aussi dans cette colossale affaire de vol planétaire.

J’ai bien conscience que les mots « criminelles », « bandits » et « vol » paraîtront outranciers à certains.

MAIS … Considérant que de simples représentants syndicaux qui défendent leur emploi, et celui de leurs collègues, sont régulièrement qualifiés de « voyous », vous admettrez avec moi que les termes en question ne sont finalement pas si exagératifs que ça.

J’espère, d’ailleurs, que sera appliqué ce même principe de proportionnalité au moment de juger « la bande du Panama » :

Cette triste association de malfaiteurs devrait se retrouver, ce faisant, derrière les barreaux pour un moment. Puisqu’on envoie désormais en prison, dans ce pays, les derniers syndicalistes qui ont encore l’outrecuidance de ne pas se laisser piétiner par les potes de cette redoutable bande.

Mais revenons à la hausse d’activité qui se profile à l’horizon vous concernant. J’ai une bonne nouvelle, à ce sujet :

N’emmerdez pas les salariés, déjà en sous-effectifs dans vos services, concernant mon impôt sur le revenu, cette année.

Je nous ai trouvé une solution : il doit bien rester quelques établissements encore publics autour de chez moi, que la fameuse « Bande du Panama » n’a toujours pas réussi à s’approprier. Je vous propose donc de leur faire un don, du montant exact de mon impôt.

Ecoles, hôpitaux, crèches… Un véritable acte de Solidarité qui ait plus d’utilité, en clair, que de reverser une contribution à un Etat devenu incapable de protéger ses citoyens d’une bande de margoulins cyniques et individualistes.

Quelque chose de plus censé sur le plan collectif, en somme, que de participer financièrement à une « espèce de cogestion passive », par l’Etat, d’intérêts individuels.

Qu’il s’agisse de celui de certains de ses proches, membres plus ou moins directs ou de celui de sociétés multimilliardaires. Lesquelles sont par ailleurs souvent récidivistes, au minimum, puisqu’elles volent déjà des millions de travailleurs, en ne les rémunérant pas à la hauteur des colossales richesses qu’ils créent, par leur travail. 

Beau joueur, et reconnaissant que je règle souvent mes impôts avec retard, j’ajouterais directement les 10% de majoration que je paie régulièrement, en bon contribuable.

Non, laissez, ça me fait plaisir, vraiment. Pour une fois, j’allais dire, presque. (Même que je demanderais un reçu, tellement j’déconne pas).

Concernant la dette qu’il me restera vous devoir, et à propos de laquelle je comprends que vous commenciez déjà à vous inquiéter, j’ai une seconde bonne nouvelle :

M’est avis qu’on commence à être NOMBREUX, sur NOMBRE de places publics, dans une FOULTITUDE d’endroits en France, dans une MAXITUDE d’entreprises, de facs, et dans PLEIN d’AUTRES ENDROITS ENCORE, à penser qu’il serait temps de vous filer un coup de main à retrouver le sens de votre boulot initial.

Et donc le chemin de l’Intérêt Général.

Celui qui mène directement aux poches des « évadés » et « autres optimisés », dans lesquelles se trouve ce que je vais vous devoir. ‘Fin, ce qu’ils NOUS doivent, d'ores et déjà, plus précisément.

Et à partir desquelles vous pourrez donc NOUS rembourser, m'voyez?

J’vous tiens au courant incessamment-sous-peu. Si le dossier avance au rythme de la grogne générale qui monte, ça devrait pas trop traîner.

 

Bisous.

 

 

01/10/2011

Entendons-nous. Indignons-Nous. Baisons-les.

Nombre de militants de Gauche; de ceux qui ne conçoivent celle-ci qu'avec de longues canines zacérées et un long couteau putain d'affûté entre ces dernières; semblent quelque peu réticents à l'idée de pleinement s'engager auprès des nombreux groupes d'indignés qui ont fleuri, un peu partout, ici et tailleurs, ces derniers mois.

Il faut reconnaître que cette indignation là, dans son mode de fonctionnement, dans ses principes fondateurs même, échappe littéralement aux grilles de lecture que ces vieux briscards de la Lutte ont eu l'habitude d'employer jusqu'ici.

Et que lorsque l'on a baigné dans les organisations ("les orgas") politiques les plus "classiques", il y a de quoi être dérouté, de prime abord.

Parce que l'on peut avoir l'impression, après pareil trempage prolongé, qu'il n'y en a point d'organisation, justement. Chez les indignés.

Pas plus qu'il n'y aurait de ligne à suivre, à l'inverse de celle de ce bon vieux parti (quel qu'il soit) auquel on appartient. Et qu'on aime bien, parce qu'on est carrément trop bien d'dans. Comme dans un vieux pull. Pareil. Qu'il est même vachement confortab', en sus, pour affronter les frimas de l'hiver social qui nous est tombé sur la gueule depuis de longues années, déjà.

"Alors bon, aller courir sur les places publiques, à moitié à poil, pour créer l'évènement façon "happening politique nouveau staïle", non merci, j'ai ma carte du parti et celle du syndicat, j'suis déjà engagé, camarade... Et indigné, ça fait un moment aussi, d'ailleurs."

Et le vieux briscard d'expliquer que l'"apolitisme", au sens large du terme, ou l'"apartisme", non merci, très peu pour lui.

Qu'il n'a pas envie de ne plus pouvoir se "sticker" la veste. Qu'il n'a plus l'habitude, "c't'une question d'équilibre", de défiler sans son sacro-saint drapeau, arborant ses sacro-saintes couleurs, qu'il s'est "battu pour elles toute sa vie, merde à la fin".

Description à peine caricaturale, je te prie de me croire, ami lecteur.

Pour autant, localement, et pour les plus intellectuellement souples d'entre eux, certains de ces combattants là n'hésitent pas à aller poser leur cul sur le bitume avec ces "curieux indignés". Sous le regard étonné de leurs camarades de combââât, parfois, et/ou sous celui réprobateur de leurs chefs de sections et/ou d'union locale, souvent.

Et c'est bel et bon ainsi.

Parce que le mouvement des indignés doit perdurer. Quoi qu'en pensent certains vieux casses-couilles psycho-rigides zencartés. Et malgré les média qui tentent de les faire taire à grands coups de reportages sur les déboires extra-conjuguaux du FMI CHIEF même pu présidentiab', et malgré la flicaille qui essaie, également, de les réduire au silence, à grands coups de tout ce que tu veux, dans la gueule. Parce que ces tentatives de censure, quelles que soient leur forme, sont le signe que ce mouvement, indéniablement, chie dans les droites bottes du Pouvoir.

 

 

Parce que même s'il venait à s'éteindre, puisque visiblement bien en peine de réellement embraser les divers couches de la société socialement pressurisée, il aura eu le mérite, au moins, d'éveiller certaines consciences. Et d'amener certains à un relatif activisme, difficilement imaginable, il y a encore à peine quelques mois.

Or, donc, pour qu'une mobilisation plus large ait lieu, il faudra bien que nos vieux briscards sus-cités réalisent que les divergences qui semblent les différencier de ces "nouveaux révoltés" ne sont, pour la plupart, que formelles.

Que les revendications portées par ceux-ci sont, sur le fond, extrêmement proches de celles qu'ils portent eux-mêmes depuis des années. Qu'elles leur sont communes. En exagérant un peu (à peine, allez), on pourrait même dire INTERNATIONALEs, aux vues de la façon dont elles semblent se répandre actuellement.

Et qu'eux les portent avec le peu de réussite qu'on connaît depuis de trop nombreuses années.

Durant lesquelles il a plutôt s'agit, finalement, de tenter de désespérement sauver les acquis sociaux de naguère, plutôt que de se battre pour en conquérir de nouveaux.

Ce qui devrait tout de même les pousser à se remettre en question et à se demander s'il ne serait pas temps, tout de même, de quelque peu sortir des sentiers battus, rebattus, archi-BATTUS.

Parce que les valeurs que défendent ces indignés sont INDENIABLEMENT et INTRINSEQUEMENT DE GAUCHE! Celle qu'on évoquait précédemment, la vraie, qui fait que le grand patron, le gras banquier, son ami, et le trader, leur valet, font sous eux à sa simple évocation. Celle qui manque cruellement, justement, sur le front de la guerre qui nous est faîte à TOUS. Celle qui manque affreusement, justement, pour faire front face à cette bande de margoulins qui sait, elle, qu'unie, elle peut continuer à commettre les pires saloperies jamais rêvées par le plus vicelard des ultra-libéraux.

Une réelle redistribution des richesses, une véritable revalorisation du travail, un contrôle impitoyable de la voracité financière, un minimum syndical ;-D en matière de niveau de vie, qu'il s'agisse d'un toit sur la tête, d'un ventre rempli, d'une santé accessible à tous, d'un accès à l'énergie assuré par la renationalisation des industries qui la produisent, sont autant de revendications communes aux deux factions luttant, séparement pour le moment, contre les vampires qui nous saignent journellement.

A cette fin, il serait sans doute opportun de cesser de regarder les indignés de là-haut, tout là-haut, des incommensurables hauteurs dogmatiques de tel parti ou tel syndicat.

Et de cesser de penser qu'on ne peut soutenir des grévistes si l'"on a pas sa carte", par exemple. Ou que l'on ne peut se rendre à Bruxelles, le 15 Octobre prochain, sans aucun fonds, d'aucun parti.

ILS SONT EN TRAIN DE LE FAIRE! EN ETANT PARTIS D'ESPAGNE, PUTANA DE BORDELOS DE MIERDA!

Mais la prise de conscience, et le profond changement de mentalités qui DOIT, qui DEVRAIT en résulter doit se faire également du côté des indignés.

Continuer de clamer qu'on est "Ni de Droite, ni de Gauche" n'a, non seulement, aucun sens lorsque l'on défend pareilles idées EVIDEMMENT de Gauche, et, surtout, est infiniment dangereux sur le plan politique.

PO-LI-TI-QUE.

Parcequ'il s'agit bien de Politique. Au sens noble du terme.

Et les rapaces qui tournent autour de certains des indignés en ce moment l'ont bien compris, eux qui justement basent l'essentiel de leur stratégie sur cette appel à "rassembler au-delà des clivages habituels".

Dont on a parlé ici. Notamment.

De ces bruns individus très actifs sur le Ternet principalement, pour le moment, et particulièrement  présents sur les pages Facebook de divers groupes d'indignés, qui utilisent quotidiennement ce support. Pages sur lesquelles on croise régulièrement "La Dissidence" de Vincent Vauclin, "Alliance Republique Ethique" ou autres hérauts soraliens, pour n'en citer que quelques uns.

Lesquels trouvent malheureusement une oreille attentive chez une partie des indignés.

Qui refusent d'admettre qu'au nom de la Liberté d'expression, lorsqu'elle est appliquée maladivement, sans discernement aucun, l'on finit par se retrouver entouré d'individus de la pire espèce. Qu'il y a une différence fondamentale entre laisser hurler les loups et les enjoindre à hurler. Alors que ceux-ci, ou à tout le moins ceux qui n'effraient pas trop (le curseur bouge sans cesse, note bien...), beuglent sur toutes les radios, télés et journaux qu'ils sont baillonés!

Ils osent tout, c'est à ça qu'on les reconnait, notamment.

A l'inverse, heureusement et fréquemment, un vieux briscard en avance sur ses camarades ou un indigné plus attentif que les autres finit par leur dire d'aller se faire foutre. Et d'aller propagander plus loin.

Mais plusieurs conditions devront être réunis pour que le mouvement des indignés, en France, ne dérive pas fâcheusement.

D'une part, les partis et syndicats devront accepter de se défaire de leurs vieilles habitudes identitaires (!) consistant à vouloir planter coûte que coûte un drapeau au sommet de la lutte sociale.

D'autre part, les indignés devront parvenir, enfin, à prononcer les mots "Politique", "Militants" et "GAUCHE", verbalisant, une bonne fois pour toutes, ce qu'il font quotidiennement, tant qu'honorablement. Lorsque ces termes désignent leurs actions, il n'y a là rien de péjoratif. Bien au contraire. Une partie des indignés est en train de redonner un sens juste à ces termes, totalement pervertis par d'autres, au fil du temps.

On peut rêver... On doit.

Dans le cas inverse, au mieux, les partis et syndicats continueront d'oeuvrer dans la même relative inefficacité, sur un plan global.

Certains indignés auront acquis certaines expériences, voire une expérience certaine en matière de luttes et de culture politique.

Les petits "fachos", à force que de vouloir ratisser si large n'auront jamais réussi à dégager une ligne suffisamment fédératrice pour s'implanter durablement dans le paysage politique français. Ce qui est bel et bien le cas pour l'instant, le foutoir des forums sur lesquels ils tentent de s'organiser permettant de se faire une idée assez amusante, particulièrement goûtue même, de ce que donne leur stratégie de recrutement "au-delà des clivages Gauche/Droite": Un brave bordel totalement stérile.

Dans le cas inverse, au PIRE, les partis et syndicats continueront d'oeuvrer dans la même relative inefficacité, sur un plan global ET devront faire face à une partie des indignés, qui auront rejoint un parti plus organisé que les autres, sur un plan stratégique, qui aura recruter plus largement. Le Front National, autrement plus dangereux, d'ores et déjà, que les groupuscules folkloriques que l'on croise à longueur de Ternet, s'est positionné sur cet axe là depuis quelques temps...

Choisis ton camp, camarade indigné, et inversement.

Maintenant. Et traîne le moins possible, s'il te plaît.

26/08/2011

Ensemble, tout il est possib'

Appel (tardif mais pas désespéré) à la solidarité nîmoise, gardoise et touristique!

Une partie des indignés espagnols partis de Madrid, porteurs des revendications du mouvement du Peuple d'en bas vers le peuple d'en haut, niché à Bruxelles, passe par Nîmes aujourd'hui.

Les besoins immédiats et principaux sont:

Véhicules: afin d'assurer un transport Nîmes-Montélimar, le transport de leur matériel, cuisine, tente, matelas, affaires personnelles est nécessaire entre Nîmes et Montélimar, leur prochaine étape. C'est là que nous leur serons le plus utile.

Nourriture: Priorité à donner aux aliments qui se conservent.

Vêtements: De pluie et chauds, notamment, "le climat du Nord" sera moins clément lorsque les marcheurs arriveront sur leurs dernières étapes. Des chaussures, idéalement "de marche" seront les bienvenues également!

Vaisselle: En plastique, solide, style camping, le plus pratique pour ce type de périple.

Comme l'écrit Vincent, indigné nîmois, "Le mieux pour se rendre compte de ce qui se passe sera pour vous de venir les voir ou de les suivre sur un bout du chemin. Quoiqu'on en pense, ils ont droit à notre aide et notre respect".

Rendez-vous donc à tous les indignés nîmois, gardois, ou pas, proches d'ici ou "lointains de passage" à:

 

14H00, aux jardins de la Fontaine à Nîmes, pour l'arrivée de nos camarades espagnols.

 

Des indignés marseillais seront avec nous, quelques indignés perpignanais le sont d'ores et déjà également (merci à eux!).

Un second rendez-vous est à noter:

 

19H00, Place de la maison carrée à Nîmes, Assemblée Générale en place publique!

 

L'idéal pour ceux qui le peuvent est d'apporter de quoi manger, (idéalement pour 4 personnes environ), un repas tiré du sac étant prévu après l'AG.

 

La lucha sigue, BORDEL!

 

 


29/04/2011

Suicide d'un salarié de France Telecom: La vérité sur les coupables.

 

Un homme de 57 ans vient de mettre fin à ses jours.

D'une des manières les plus violentes qui soient.

Tenter de mesurer ce qu'il s'est infligé, une fois sa décision mise à éxécution - sans parler même du long processus qui a pu le mener à pareille horreur - est totalement, définitivement, irrémédiablement, im-po-ssi-ble, im-pen-sa-ble, in-con-ce-va-ble.

Tant qu'insoutenable.

Nous serons évidemment d'accord à ce sujet.

Comme nous nous entendrons, forcément, sur le fait qu'il est humain, voire même simplement instinctif, de se protéger, et de décider, consciemment ou non, de ne pas vouloir y penser plus longtemps. Afin de ne pas céder à l'irrépressible envie de s'arracher la peau du visage dont on est immanquablement saisi, lorsque l'on réalise pleinement ce que cet homme s'est imposé, dans ces moments qu'il savait pourtant les derniers de sa vie, puisqu'il les avait lui même fixés comme tels.

Nous aurons d'ailleurs chacun, pour parvenir à fuir la violence du geste de cet Homme là, nos méthodes "propres". Conditionnées, déterminées par un aléatoire mélange de chacune de nos situations personnelles, professionnelles, psychiques.

D'aucuns se réfugieront paradoxalement dans leurs propres emmerdes, sans jamais se rendre compte le moins du monde qu'elles n'en sont pas, finalement. Occupés à se regarder le sort et à pleurer sur leur nombril, estimant que lutter journellement contre "le système" - alors qu'ils n'en combattent que les effets - est amplement suffisant, ceux-ci s'éviteront ainsi d'avoir à contempler l'abîme de réflexion dans lequel ils basculeraient, à coup sûr, s'ils voulaient bien réfléchir aux raisons qui font qu'un Homme choisisse de se détruire par le feu.

D'aucuns continueront de vivre dans la peur du système sus évoqué, collaborant passivement, en quelque sorte, priant que l'attention ne se porte surtout pas sur eux, de crainte que le "coup de cravache" ne soit pire encore que la survie quotidienne, persuadés d'ainsi ne point trop subir - pas trop douloureusement, finalement - s'évitant ainsi d'avoir à contempler l'abîme de réflexion dans lequel ils basculeraient, à coup sûr, s'ils voulaient bien réfléchir aux raisons qui font qu'un Homme choisisse de se détruire par le feu.

D'aucuns continueront à se laisser porter par ledit "système". Convaincus que ceux qui coulent et s'y noient n'avaient qu'à cesser de tenter désespérément de nager à contre-courant, pensant ainsi sortir du flot, ces cons! Occupés à s'emplir la tête d'un esprit d'entreprise qui sera  curieusement le même quel que soit le nom de "la boîte" qui les emploie, quelle que soit "l'orientation stratégique" décidée par la Direction et/ou les actionnaires majoritaires, ceux-ci s'épargneront ainsi d'avoir à contempler l'abîme de réflexion dans lequel ils basculeraient, à coup sûr, s'ils voulaient bien réfléchir aux raisons qui font qu'un Homme choisisse de se détruire par le feu.

D'aucuns continueront aveuglément de penser qu'il s'agit là de "dommages collatéraux", de simples ratés du "système" moteur. Que celui-ci offre tout de même de formidables opportunités à qui sait les saisir. Qu'il s'agit là, dans le fond, de l'acte désespéré d'un individu... "Défaillant", en quelque sorte. Occupés à s'auto-congratuler en permanence -au point que ça en soit devenue une façon de fonctionner socialement, jouissant bruyamment tant qu'indécemment de ne pas venir gonfler le rang des jugés perdants- de leurs incroyables capacités d'adaptation, qui leur permettent de ne pas avoir à contempler l'abîme de réflexion dans lequel ils basculeraient, à coup sûr, s'ils voulaient bien réfléchir aux raisons qui font qu'un Homme choisisse de se détruire par le feu.

Un homme de 57 ans vient de mettre fin à ses jours.

D'une des manières les plus violentes qui soient.

Et chacun dentre nous, à son niveau, est COUPABLE.

A des degrés divers, sans doute.

Mais tous coupables, tout de même, qu'on fasse partie de l'élite (?) déshumanisée "d'en haut", ou de l'immense majorité des larbins résignés et fatalistement serviles "d'en bas".

Qu'on appartienne à ceux qui mettent en place con-sciemment ce fameux "sytème broyeur de vies", puisque les vies en question ne sont pour ceux-là que des chiffres dans les cellules d'un tableau de statistiques, qu'il convient de faire baisser pour en faire augmenter d'autres. Ceux des bénéfices qu'il faut faire grimper, sans cesse, mécaniquement.

Automatiquement.

Systématiquement.

Quel qu'en soit le coût. Et de quelque nature qu'il soit.

De ceux qui ont dû expliquer à cet homme, qui laissait toute une vie - rien que ça -  derrière sa brutale mutation, que "Ce ne sont pas nous, les coupables, ce sont les règles du Marché. Le contexte. La guerre économique. La concurrence. Comprenez bien que nous en soyons sincèrement désolés, mais oui, afin de sauver l'Entreprise, chacun d'entre nous devra faire des efforts. Prenez ces changements comme des opportunités. Un changement de vie. Un nouveau départ, en quelque sorte."

Ou qu'on fasse partie de ceux qui, pitoyablement tant que servilement, attendent que tombent les miettes de la table des Maîtres, fidèles au(x) poste(s), expliquant, convaincus, à cet Homme là qu' "Il s'agit d'être ambitieux. Que si l'on veut, on peut. Que si "tu ne veux pas", moi je vais devoir être ... disons... désagréable. J'ai des objectifs aussi, comprends moi. Et je compte bien les atteindre, MOI. Arrête de voir tout en noir. Le service au client, c'est une vaste connerie. Le travail bien fait? ... Sans déconner, tu crois encore à ces conneries? Tu sais que la boîte nous a offert des actions? Alors? Réfléchis. On est des gagnants, ou pas? On veut le faire monter le cours de l'action de NOTRE entreprise, on veut se faire du blé comme le Patron, ou bien?"

En passant par ces collègues, qui lui expliquaient sans doute, l'air contrit, que "Oui, je suis d'accord avec toi, nos conditions de travail sont tout bonnement inacceptables. De la merde en barre. Mais on a la chance d'en avoir, des conditions de travail. Aussi invivable qu'elles puissent être. Pense à tous ces pauvres gens laissés pour compte, qu'ont même plus de boulot. Nan, tu vois, j'te suivrais bien, mais qu'est-ce qu'ils vont en penser à la Direction? C'est comme ça. On peut pas y faire grand' chose."

Chacun se cachant, à sa manière, selon qu'il appartienne à telle ou telle strate, à tel ou tel rouage de "la machine", derrière la nécessité de continuer à faire tourner ladite mécanique infernale, et laissant, accessoirement, cet Homme-ci, seul, face à son désespoir.

Que ce soit par intérêt, chaque tour de roue contribuant a faire monter les compteurs.

Que ce soit par envie. De pouvoir piloter, même un peu, en dépit des risques de crash évident.

Ou que ce soit par peur de ne pas savoir quoi faire une fois la folle course en avant stoppée, par crainte que celle-ci reprenne alors qu'on est descendu sur le quai pour comprendre ce qui se passe.

Les coupables ne sont pas seulement les actuels pilotes. Ils sont aussi ceux qui espèrent les remplacer, au volant. Ils sont aussi les voyageurs assoupis. Et ils sont également ceux déjà sur les quais. Ceux déjà descendus.

Nous tous qui mettons tant d'énergie à créer, soutenir, supporter, subir ce "système" qu'il est somme toute assez facile d'accuser, alors que Nous en sommes tous responsables. Complices.

Parce que lorsque l'on veut bien réfléchir à ces fameuses raisons, qui ont fait que cet Homme ait choisi de se faire brûler pour mourir, on se dit que c'est la machine elle-même qu'on devrait faire dérailler.

Sauter.

Brûler.

C'est simplement évident. Flagrant. Limpide.

Pourtant, la machine continue de filer... Malgré les milliers de milliers de kilomètres d'horreurs qui défilent.

A toute vitesse.

 


Noir Desir - Gagnants Perdants par zonzon25

 


01/04/2011

Bien fait pour ta gueule, Poisson d'Avril!

 

Nous devrions être au regret de vous annoncer qu' "Affreux, Sale, Bête et Méchant" ne pourra honorer la désopilante tradition du poisson d'Avril.

Puisque ce dernier est tout ce qu'il y a de plus décédé.

 

SchistAvril.jpg

 

Nous devrions.

Mais point de regrets, ici, en vérité.

Pas plus que nous n'honorerons sa mémoire, d'ailleurs, à cette grosse tanche au QI de demi-bullot asphyxié.

Puisque cet abruti n'en a eu que battre de nos avertissements, laissant s'installer, sans jamais point s'opposer, une bien dégueulasse et bien meurtrière société pétrolière (par l'odeur de gaz de schiste alléchée), tout contre sa rivière, naguère immaculée...

Non, en vérite, de regret, nous ne pourrions en éprouver qu'un:

Celui, éventuel, de découvrir que les lecteurs croisés ici, ont le même QI que cette grosse tanche désormais crevée.

Et qu'ils n'auront rien fait pour empêcher un meurtre prémedité l'apocalypse le désastre annoncé.

En même temps, il sera alors trop tard pour en éprouver, des regrets.

...

Voyez c'qu'on veut dire?

 

Gaz.jpg

 

Ou pas?

 

 

 

 

[Edit de 21:01: "Affreux, Sale, Bête et Méchant" se devait de rétablir la vérité. Il semblerait que le meurtre de "Poisson d'Avril" ait été signalé ici précédemment. Toutefois, bien que les images diffèrent, l'horreur du crime reste la même..."

26/01/2011

La peur change de camp: le Pouvoir montre les dents!

C'est d'un oeil semi-amusé, semi-révulsé (oui, c'est possible) que chez "Affreux, Sale, Bête et Méchant" nous contemplons les luttes en cours, en cette belle région gardoise, présentement.

Si le mouvement social contre la réforme des retraites a embrasé ladîte région, il est notable que ce n'est là pas le seul effet qu'il eut sur icelle.

Ainsi les braises de cette insurrection qu'a failli venir sont-elles encore brûlantes et de nombreux foyers de contestation restent encore vivaces, auprès desquels il fait bon se réchauffer la couenne contestataire.

Mais, comme nous l'évoquions, il s'agit là d'une simple partie des effets qu'a eu ce micro-incendie social.

Son autre effet notable est la mise en place, depuis, d'une importante présence policière lors de chaque mouvement de contestation, que celui-ci soit d'ampleur ou non (et force est de constater que, malgré la colère provoquée par l'injustice sociale de la réforme des retraites, ceux-ci sont plutôt "ou non").

Amusant, dès lors, de constater la peur qui agite la police dans la région, à chaque fois qu'une soixantaine de personnes, -certes parmi les plus enragées, ce qui ne signifie pas nécessairement les plus dangereuses, m'sieur l'agent, posez ce tonfa, vous m'faîtes peur- fait le déplacement pour mener une action.

C'est ce qu'il se passa le mardi 18 Janvier 2011, à l'occasion d'un rassemblement anti-LOPPSI2, ou la police, la veille, bouclait une partie d'un quartier, lequel abrite le centre de vidéo-flicage surveillance -protection nîmois.

Casqué, flash-ball dégainé, appareil photo armé, aux aguets tel le chien de prairie de base par l'imminence du danger zalerté (Surveillance partout, Liberté nulle part...), l'agent de police est en faction, ainsi qu'en nombre.

Derrière les barrières dressées pour l'occasion.

Dans le hall d'entrée de l'immeuble contenant les locaux du fameux centre de vidéo-flicage surveillance -protection. (N'y réprimant pas un dangereux rassemblement d'individus suspects, que nenni, mais bel et bien l'organisant, pour une fois).

Sur les côtés des bâtiments, plus ou MOINS planqués.

Nombre d'entre eux semblent pris d'une inextinguible soif de "tirage de portraits de gôchiss' ", les flashs crépitent derrière les fenêtres, laissant penser que, même si dans la police ils aiment aussi les soirées diapos, visiblement, celles-ci ne doivent pas avoir pour objet  principal les dernières vacances du collègue René.

Passion a priori partagée par quelques salariées du dit centre de vidéo-flicage surveillance -protection. A moins que la promesse d'une prime  au "nomb' de cliché d' gauchos" n'explique ce soudain amour du "portrait photo"?

D'autant qu'à distance, de nuit, avec des agités permanents comme sujets, c'est pas facile-facile, faut r'connaît'...

Et force est de constater, après avoir pu comparer les deux cas de figure, qu'on vise vachement mieux à bout portant.

Quand bien même il s'agit d'envoyer une substance (moins) volatile (qu'irritante) dans la gueule du premier braillard de gôche venu, pourvu que ledit braillard soit pacifiquement assis (ou même légèrement en contrebas, ça marche aussi).

Expérience gendarmesque à l'appui, réalisée à Anduze, le 21 Janvier 2011, (à 06:21 de la vidéo ci-dessous, pour les impatients et/ou les mordus de recherche et développement en matière de "gaz dans la face"):



manif gare d'Anduze 21jan11

Flics énervés, gazeuse dégoupillées, matraques allègrement utilisées contre des manifestants (comportant un nombre certains d'élus), à l'occasion d'une lutte locale, dont l'objet n'est pas le propos de ce billet. (Mais si cela t'intéresse, il y a des infos ici et . Non, ne me remercie pas.)

Scénario identiquement déroulé, ou peu s'en faut, à Saint-Jean-du-Gard, le même jour (!), lors d'une action initiée par le collectif alésien "Fuckloppsi", qui en prépare actuellement le récit et dont "Affreux, Sale, Bête et Méchant" se fera évidemment l’écho...

Collectif qui signale également que les passsages en rase-motte d'hélicoptères de la gendarmerie se multiplient au-dessus des "habitats hors-normes" en Cévennes, habitats auxquels l’Etat entend bien faire la guerre du bulldozer, appliquant les articles de loi contenus dans cette saloperie liberticidement sécuritaire qu'est "la LOPPSI2".

Présence des ex-RG (le nom a changé, après moultes fusions avec divers services de renseignement/espionnage/flicage. Mais peu importe, dans le fond) et d'un car de CRS, égalementtencorétoujours, au Centre de Rétention Administrative nîmois (tu sais, ces endroits où l'on enferme des étrangers, voire leurs gosses, parce qu'ils ont la criminelle outrecuidance  de ne pas avoir de papiers), le jeudi 20 Janvier 2011.

Ceci à l'occasion d'un rassemblement pour exiger la libération d'Abdel, qui, outre l'outrecuidance évoquée entre parenthèses ci-dessus, a le courage (qu'il convient donc de briser) de MILITER et de ne point se résigner face à tant d'administrative injustice.

Reconnaissons qu'il y a toutefois à cette présence policière , une explication géographique toute simple:
Le centre de rétention se trouve tout contre l'école de police nîmoise, ce qui a de multiples avantages, dont celui de pouvoir envoyer deux ou trois étudiants flicaillons pour des travaux pratiques, lorsque les citoyens ont le culot de manifester pacifiquement leurs désaccords avec les pratiques gouvernementales d'immigration, en vigueur dans leurs pays.

La Justice n'est pas en reste, pour sa part, puisque nombre de militants sont poursuivis, suite au mouvement social contre la réforme des retraites.

Au point que les tribunaux d'Alès et Nîmes n'ont plus de secrets pour nombre d'autres militants qui soutiennent les premiers, conscients du fait que ce genre de rendez-vous leur pend au nez, en notre belle Nouvelle France.

On peut être effaré (au minimum) à travers le récit rapide de ces diverses mobilisations, de la présence massive, voire des intervention brutales tant disproportionnées qu'infondées, des forces de l'ORDRE.

On doit, même. Sans doute aucun.

Mais on peut également se demander si la peur n'est pas en train de changer de camp...

Et couplée à l'indignation que peuvent soulever les méthodes évoquées ici, cette question peut également permettre de se trouver de bonnes raisons de continuer.

Voire d'en rajouter.

 

 

17/01/2011

Souriez, vous êtes LOPPSIés

A défaut d'une indispensable synthèse du projet de loi LOPPSI 2; à défaut d'un nécessaire travail de recensement des plus pertinentes publications sur la question; à défaut d'une chiadée étude sur les différents textes de lois et travaux parlementaires à ce sujet; "Affreux, Sale, Bête et Méchant" attire ton attention sur le fait qu'il y a, ENCORE ET TOUJOURS, des résistants et ne doute aucunement que, si t'es dans le coin (et après avoir pris connaissance du monde de demain qu'on te prépare dans l'ombre), tu seras des leurs:

RASSEMBLEMENT MARDI 18 JANVIER 2011
Contre la
Loi d'Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure (LOPPSI 2)
votée et re-modifiée par l'assemblée nationale le 21/12/10
 


Depuis plusieurs semaines, nombres de citoyens inquiets de l'aggravation de la politique sécuritaire et répressive menée par le gouvernement, se rassemblent et tentent de s'organiser afin de lutter contre celle-ci. LOPPSI 2 en est, à ce jour, l'expression la plus brutale :

 

 
Criminalisation de la précarité et de l'habitat alternatif, qu'il soit choisi ou subi;
renforcement d'un arsenal juridique de répression conséquent :
surveillance généralisée;
levée du secret professionnel et assermentation de certains agents de l'administration;
vision répressive de la sécurité routière;
stigmatisation des mineurs en danger et pénalisation des familles en difficulté;
instauration d'un délit de vente à la sauvette;
démagogie sécuritaire dans les quartiers sensibles;
élargissement du pouvoir de saisie;
justice rendue par visio-conférence;
amendement sur la double peine;
contrôle des communications.


Dans le Gard, des collectifs se mobilisent conjointement afin de faire face à l'avenir liberticide qui nous est promis. Ils appellent toutes les organisations concernées à les rejoindre.


Rassemblement le mardi 18 janvier à 18h30,
devant le centre municipal de vidéo-surveillance, immeuble Colisée, derrière piscine Nemausa


Premiers signataires : CNT, Sud Solidaires, Fédération Anarchiste, NPA, Alternatifs, AG de Nîmes, No pasaran...


07/01/2011

Militant, pas voyou!

Chez "Affreux, Sale, Bête et Méchant", tu l'as compris, on soutient ceusses qui en ont, plutôt que ceusses qui s'en trouvent dépourvus, (qu'ils n'en aient plus, ou qu'ils n'en aient jamais eu).

Du Courage.

C'est pourquoi nous relayons l'appel du secrétaire de l'Union locale CGT d'Alès, à être présents lors de la conférence de presse qui se tiendra le lundi 10 Janvier 2011, 11H30, à la salle Mayodon (de la rue du même nom), à Alès.

Celle-ci "portera sur la criminalisation des luttes syndicales et politiques sur notre bassin d’ALES faisant suite à la lutte menée contre la réforme injuste des retraites conduite par le gouvernement SARKOSY.
En effet, entre le 10 et le 14 janvier 2011, ce sont à nouveau 3 syndiqués CGT qui sont en voie d’être convoqués au commissariat dont les 2 principaux responsables de l’Union Locale CGT.

Le 14 janvier, deux camarades devront répondre à leurs convocations devant le tribunal correctionnel d’ALES.


Un rassemblement est prévu à partir de 8H30 devant le Palais de Justice d’ALES afin de soutenir ces deux camarades.

Cette conférence de presse se fera en présence de nombreux élus et responsables politiques, syndicaux et associatifs."

Thibault Bernard n'a pas dit s'il serait là, malheureusement. Contrairement au dernier apéro qu'il a révolutionnairement dédaigné après avoir prévenu, fâché "tout rouge", qu'il partageait pas ses cahouètes avec n'importe qui, faut pas déconner non pu.

Dédain dans lequel le journal (?) "Le Monde" voit un message.

Alors qu'il n'est sans doute pas à exclure que le champ' de la dernière fois fût vraiment dégueulasse.Juste. En fait.

 


06/01/2011

Mise à mort

Le collectif "AG Nîmes", issu du mouvement social contre la réforme des retraites et ouvert à toutes et tous, organise une action publique et spectaculaire, en la ville de Nîmes:

SAMEDI 8 JANVIER 2011, 15H00, Place aux herbes.

Une déambulation gesticulée est prévue (place aux herbes, place de l'horloge, place du crocodile et arènes).

Nicolas Sarkozy, Laurence Parisot et Dominique Strauss-Khan tenteront la mise à mort tauromachique des retraites, de la sécurité sociale et des libertés…

31/12/2010

Ouais, et bonne année. Pendant qu'on y'est.

Après t'avoir souhaité un "Joyeux Noël. Evidemment" -et comment veux-tu faire autrement?- voici venu le temps des inévitables, des immanquables, des indépassables mais pas tant qu'inusables... :

 

RESOLUTIONS POUR L'ANNEE A VENIR!


Youpi. Tralala.

Ne gâchons point (pas plus que ne cachons), donc, notre joie.

Youpi bis. Tiens, même.

D'autant que cette année (pour qui saura la bien entamer), les séculaires voeux (et résolutions), formulés à cette occasion, auront une toute autre saveur que ceux traditionnellement subis, les (débuts d') années passés:

 


Les vœux de Stéphane Hessel pour 2011 sur Mediapart
envoyé par Mediapart. - L'info video en direct.

Hein?

Alors?

On t'avait prévenu.

Pourquoi donc, alors dès lors, employer ce ton quelque peu blasé, genre "c'est bon, on m'l'a fait plus avec le coup des résolutions (à la con)"?

Pourquoi donc?

Parce que, ..., autant nous sommes ravis, il faut bien le reconnaître, d'enfin transmettre, pour une fois, des voeux un tant soi peu réalistes et sensés, ..., autant, à bien y tout peser, il n'était pas nécessaire d'espérer cette putain de nouvelle "nouvelle année" pour mettre en oeuvre les bonnes résolutions qui y sont exprimées.

Et que même, ça date...

Puisqu'il suffisait, pour ce faire, d'avoir déjà entendu un premier appel, lancé en 2004, en plein mois de Mars (ce qui est audacieux en matière de résolutions pour la "nouvelle année", tu en conviendras aisément), et d'avoir répondu à celui-ci, ou, tout au moins, d'avoir tenté d'en appliquer les BONNES RESOLUTIONS, déjà, à l'époque...



"Créer c'est résister, Résister c'est créer..." - CNR
envoyé par Baptiste_L06. - Regardez les dernières vidéos d'actu.


Et donc de S'INDIGNER. Et donc de RESISTER.

Et force est de constater, bien que ça fasse iéch grave en ces périodes d'optimisme festif universel (et au risque de péter l'ambiance), que, proportionnellement à l'ampleur du masssacre de nos acquis sociaux par la Droite Extrême, peu de citoyens sont sortis de leur léthargie ces dernières années, au final.

Mais soyons fous. Allez.

Ouf au point d'y croire, cette fois. Pour 2011.

 

Parce qu'il n'y a pas d'autre issue.

 

Ouais, et bonne année. Pendant qu'on y'est.

 

Découvrez la playlist Hocus Pocus

 
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