Avertir le modérateur

12/04/2016

Le compte est bon, je crois.

 

Madame, Monsieur LesImpôts,

 

Je vous fais une lettre que vous lirez peut-être, si vous avez le temps…

Je crains, qu’il n’y ait en effet, au moment où vous recevrez ce courrier, une forte hausse de la charge de travail au sein de vos services:

L’annonce récente d’une masse colossale de revenus, sournoisement planquée au Panama par de gigantesques multinationales criminelles (et qui échapperait, du coup, à toute forme de redistribution) ne va pas manquer de créer une certaine agitation chez vous, et ce jusqu’au plus haut de votre hiérarchie.

Quand bien même celle-ci n’aura rien à voir avec une réelle volonté de serrer ces « bandits de l’Impôt », vous connaissez le « process habituel » : quand Grande Direction embêtée, Grand Chef stressé. Quand Grand Chef stressé, petits chefs stressés. Et quand petit chefs stressés, salariés harcelés. Bref, vous allez morfler…

D’autant que certains hommes politiques, sportifs, et autres membres de la classe dominante seraient « mouillés » aussi dans cette colossale affaire de vol planétaire.

J’ai bien conscience que les mots « criminelles », « bandits » et « vol » paraîtront outranciers à certains.

MAIS … Considérant que de simples représentants syndicaux qui défendent leur emploi, et celui de leurs collègues, sont régulièrement qualifiés de « voyous », vous admettrez avec moi que les termes en question ne sont finalement pas si exagératifs que ça.

J’espère, d’ailleurs, que sera appliqué ce même principe de proportionnalité au moment de juger « la bande du Panama » :

Cette triste association de malfaiteurs devrait se retrouver, ce faisant, derrière les barreaux pour un moment. Puisqu’on envoie désormais en prison, dans ce pays, les derniers syndicalistes qui ont encore l’outrecuidance de ne pas se laisser piétiner par les potes de cette redoutable bande.

Mais revenons à la hausse d’activité qui se profile à l’horizon vous concernant. J’ai une bonne nouvelle, à ce sujet :

N’emmerdez pas les salariés, déjà en sous-effectifs dans vos services, concernant mon impôt sur le revenu, cette année.

Je nous ai trouvé une solution : il doit bien rester quelques établissements encore publics autour de chez moi, que la fameuse « Bande du Panama » n’a toujours pas réussi à s’approprier. Je vous propose donc de leur faire un don, du montant exact de mon impôt.

Ecoles, hôpitaux, crèches… Un véritable acte de Solidarité qui ait plus d’utilité, en clair, que de reverser une contribution à un Etat devenu incapable de protéger ses citoyens d’une bande de margoulins cyniques et individualistes.

Quelque chose de plus censé sur le plan collectif, en somme, que de participer financièrement à une « espèce de cogestion passive », par l’Etat, d’intérêts individuels.

Qu’il s’agisse de celui de certains de ses proches, membres plus ou moins directs ou de celui de sociétés multimilliardaires. Lesquelles sont par ailleurs souvent récidivistes, au minimum, puisqu’elles volent déjà des millions de travailleurs, en ne les rémunérant pas à la hauteur des colossales richesses qu’ils créent, par leur travail. 

Beau joueur, et reconnaissant que je règle souvent mes impôts avec retard, j’ajouterais directement les 10% de majoration que je paie régulièrement, en bon contribuable.

Non, laissez, ça me fait plaisir, vraiment. Pour une fois, j’allais dire, presque. (Même que je demanderais un reçu, tellement j’déconne pas).

Concernant la dette qu’il me restera vous devoir, et à propos de laquelle je comprends que vous commenciez déjà à vous inquiéter, j’ai une seconde bonne nouvelle :

M’est avis qu’on commence à être NOMBREUX, sur NOMBRE de places publics, dans une FOULTITUDE d’endroits en France, dans une MAXITUDE d’entreprises, de facs, et dans PLEIN d’AUTRES ENDROITS ENCORE, à penser qu’il serait temps de vous filer un coup de main à retrouver le sens de votre boulot initial.

Et donc le chemin de l’Intérêt Général.

Celui qui mène directement aux poches des « évadés » et « autres optimisés », dans lesquelles se trouve ce que je vais vous devoir. ‘Fin, ce qu’ils NOUS doivent, d'ores et déjà, plus précisément.

Et à partir desquelles vous pourrez donc NOUS rembourser, m'voyez?

J’vous tiens au courant incessamment-sous-peu. Si le dossier avance au rythme de la grogne générale qui monte, ça devrait pas trop traîner.

 

Bisous.

 

 

07/04/2016

La meilleure façon de marcher, c'est encore la Nôtre!

 

YvaPtetPleuvoir.jpg

 

Monsieur le ministre,

A l'instar de mes camarades de la CGT Goodyear, qui répondaient très récemment à une autre de vos invitations, je ne résiste pas à l'envie de vous adresser ce petit message, au sujet de cette soudaine "envie" de marcher, que vous proposez de partager:

Je me permets de vous faire part, au passage, de mon agréable étonnement sur ce dernier point: j'avais cru comprendre que le partage n'était pas votre objectif principal, loin de là, lorsque vous aviez commencé à arpenter les plus tortueux sentiers politiques...

J'attire votre attention, par ailleurs, sur l'un de mes doutes principaux:

Je crains, pour ne pas parler de franche certitude, que cet encouragement à vous "emboîter le pas" ne soit encore l'expression de votre habitude à nous balader (qui est, elle, sinon une priorité, au moins l'une de vos stratégies principales, manifestement).

Comme mes camarades Goodyear, donc, je pose trois conditions, qui pourraient, éventuellement, ébranler ladite certitude et me pousser à reconsidérer votre invitation:

 

  • Le retrait des poursuites contres les 8 de Goodyear;
  • Le retrait de la loi travail;
  • Le soutien du gouvernement à l'Action que les Camarades Goodyear lanceront le 6 avril 2016, les Salariés d'Amiens Nord contre les sociétés Goodyear et Titan aux États Unis, afin qu'elles soient sanctionnées pour avoir saboté la reprise du site par notre SCOP, laquelle aurait pu relancer la production de pneus agraire et créer, pour commencer, 200 emplois.
 

Et j'en ajoute une (oui, la Politique est exigeante, je vous le concède), à laquelle je tiens particulièrement:

Cette "marche" que vous proposez devra débuter par un pas de côté.

Un GRAND.

Sur votre GAUCHE.

Cela vous aidera, n'en doutez point, à répondre positivement aux sollicitations de mes camarades GOODYEAR. Vous verrez.

Dans le cas contraire, bien évidemment, votre proposition de "promenade" n'aura aucune valeur à mes yeux. Pas plus que le reste, pour être clair.

Si tel n'était pas le cas, quoi qu'il en soit, je crains que votre invitation ne se transforme en nécessité, pour vous, non plus de marcher, mais de courir.

Parce qu'il n'a pu vous échapper, monsieur le ministre, qu'un nombre certains de citoyens marchent déjà, dans les rues.

Et qu'ils en ont plus qu'assez qu'on les balade, eux aussi.

 

 

04/10/2012

Volée de plomb

Le Ternet résonnerait, depuis quelques jours, de rien moins que quelques milliers de roucoulements, soi-disant émis par des "pigeons".

Y' paraît...

Si l'on ne peut nier qu'il y ait bien dans le lot de ces fourbes "roucouleurs" quelques véritables rapaces, il convient de ne point les laisser continuer à nous chier dessus de la sorte, en voulant nous faire croire qu'ils seraient des "#GEONPI".

Et de tout là-haut, en plus.

 

1653642459.jpg

 

Parce que, bon, qui sont les véritables "dindons de la farce" (dans le fond, et depuis des lustres, en sus)?

 

Pitrons.jpg

 

Sans déconner.



08/09/2012

La violence des chiffres. Dans ta gueule.

 

La violence des chiffres, insoutenable, tout simplement...

Particulièrement lorsqu'elle s'attaque aux racines même des idées prémâchées que certains répètent, ad nauseam, qu'ils soient "clients" ou "vendeurs" de(s) l'idéologie(s) qui se cache(nt) derrière celles-ci.

Les âmes sensibles (*) devront d'ailleurs s'abstenir d'aller au-delà de la réclame 2.0 la propagande consumériste décérébratoire la publicité précédant ce terrible, TE-RRI-BLE sujet sur les travaux de Steven Pinker, présentés dans la courte vidéo ci-dessous. Le choc traumatico-révélationnel peut s'avérer fatal.

 

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo
 
 
(*) : Les lecteurs du Figaro, les visiteurs assidus du Site FDesouche, et plus généralement tout adepte de raisonnements simplistes et basés sur du vent, également. Nous, on vous aura prévenu. Les gars.





30/03/2012

Racisme partout, Justice nulle part

 

TuLasSentiOuPas.jpg

 

«La France est un pays de merde, c'est une boîte de merde et en plus on est servi que par des immigrés.»

Il est vrai que l'on pourrait s'interroger, à l'instar de M. Guerlain qui, paraît-il, aurait du nez en ces matières, sur le fait que «La France [soit devenu] un pays de merde"...

"Un pays de merde", donc, dans lequel une ancienne sommité de l'industrie du parfum, qui voulait juste faire rigoler une journaliste, est condamné à verser 6000 euros d'amendes.

Ce qui doit bien la faire marrer, l'ancienne sommité, du haut de sa haute finesse d'esprit et du, sans doute, très haut de sa, vraisemblablement, très haute épargne.

C'est un pays de merde, 'ffectivement, Jean-Paul, Foutre, que tu as raison, en ce sens que les inégalités y sont flagrantes en matière de Justice.

Parce qu'un blogueur peu fortuné, mettons, mais particulièrement écoeuré de ta propension à vomir ta haine raciste à la moindre occasion, prendrait sans doute proportionnellement vachement plus cher s'il venait à dire, mettons toujours, c'est un exemple, hein, qu'il faut vraiment être une "vieille ordure raciste" pour tenir pareils propos (et ce, de manière multirécidivante).

'Ffectivement, en quelque sorte, c'est pas juste.

Parce que si c'était le cas, il faudrait bien reconnaître, entre autres choses bien dégueulasses, qu'une "Imbécilité" n'est pas sanctionnée de la même manière, en Nouvelle France, selon qu'elle émane d'un imbécile fortuné ou pas.

21/02/2012

Y'A que les conquis ne changent pas d'avis...

Amis lecteurs et -trices, veuillez nous excuser pour cette interruption momentanée de la période de retraite définitive que nous annonçions ici.

Y'a qu'on s'est planté en l'annonçant. Tout bonnement.

Mais, comme dit mon pote qui parle vachement mieux latin que la moyenne: "Errare humanum est, persevare diabolicum, mon gars".

Il convient donc, et promptement, de reconnaître cette erreur.

Sinon, "Diabolicum". Tout de même.

Veuillez bien croire que cette décision de mettre fin, même temporairement, à une retraite bien méritée est indépendante de notre volonté. On aurait franchement préféré continuer à se tourner les pouces des doigts de pied en éventail, 'videmment.

Mais Un problème subsiste. Un de taille. Voire Un franchement monumental, même:

 

Y'A que les conquis ne changent pas d'avis!

 

Les conquis du fascisme néo-libéral qui mettent en pratique, en ce moment même, leurs rêves idéologiques les plus humides, au nom d'une dette créée, pour une grande part, par leurs frères d'armes.

En 2010, déjà, ces conquis là ne comprenaient pas un message pourtant énoncé très clairement.

 

 

Ils persistent. Encore aujourd'hui. Il est même tout à fait autorisé de parler de récidive, désormais.

Un lot de conquis que nous avons également en France, qui loin des cocktails molotovs et autres gazs lacrymogènes, n'ont aucune raison de voter des lois qui viendraient contrarier les desseins de leurs maîtres.

Avec à leur tête, un chef des conquis qui continue, sourire aux lèvres, de nous prendre pour des cons, de plus en plus brutalement, allant jusqu'à s'auto-proclamer "candidat contre lézélite" (alors qu'on croyait, naïvement, qu'il s'agissait de LaPen, la candidate héritière contre Lézélite, depuis qu'elle avait fait prendre à son parti d'extrême-droite un virage soralien...)

Lézélite, qui dans le même temps, à peine remis de l'inextinguible fou rire qu'a pu déclencher la déclaration dudit chefaillon, sont sur le point d'entériner la DICTATURE des marchés, qui basculera ainsi définitivement du factuel au LEGAL.

Donc, bon, 'ffectivement, "Errare humanum... Etc". C'est pas le moment de faiblir.

Sans parler du bruit de bottes permanent qu'on peut entendre un peu partout, des quatres coins du Ternet, à ceux des cafés du commerce de la vraie vie véritable dehors...

"Affreux, Sale, Bête et Méchant", c'est donc reparti.

Pour chier dans les droites bottes des Grands, et faire (un peu) la joie des Petits.

Quoi qu'il en soit, on pourra pas dire qu'on a pas essayé...

Désespérément.


 RunSmithRun.jpg

 

 

 

08/03/2011

La (courte) balade de Confucius

Confucius, qu'était pas le premier baltringue venu en matière de proverbes chinois période pré-christique, aurait vraisemblablement moultes occasions d'exercer son art, s'il revenait de nos jours.

D'autant qu'il lui suffirait, quant à certains sujets, de se replonger dans ses notes de l'époque (encore que la relecture de notes vieilles de quelques siècles peut nécessiter un effort certain, il faut en convenir)...

"Quand le sage montre la lune, le sot regarde le doigt" avait-il l'habitude de dire, y' paraît, les soirs de ciel vachement dégagé.

De ces soirées lumineuses... Dont tu peux rentrer passablement grave vénèr, même quand t'es Grand Sage. Parce que t'as dû expliquer à tes crétins de disciples -qui te suivent tout le temps et partout- que « MAIS NON...! Quand je vous montre la Lune -super belle-, c'est pas sur mon doigt qu'y' faut s'extasier, tas d'abrutis dégénérés!».

Mais de ces soirées, également, où dans ta grande sagesse, tu trouves la force de transformer la crétinerie quasi-congénitale de tes quasi-apôtres, en leçon de vie, voire de jeter les bases d'une philosophie qui traversera les âges.

Ce qui n'est pas donné à tout le monde.

Et qui permet, entre autres choses, de reconnaître un Grand Sage.

Confucius, donc, s'il revenait d'entre les Philosophes morts, comme nous le disions, pourrait désigner du doigt les troubles agissements de nos gouvernements, comme autant de déséquilibres possible dans « l'harmonie des relations humaines », sujet qui lui tenait particulièrement à coeur, semble-t-il.

Ainsi en serait-il, sans doute, de:

  • des larcins quotidiens du « gang des actionnaires » (pickpockets tristement célèbres qui viennent te faire les poches jusque dans le bureau du grand groupe qui t'emploie);
  • Du pillage, au vu et au su de tous, des acquis sociaux de millions de citoyens;

Hélas, s'apercevant que nombre de citoyens, plutôt que de s'inquiéter de l'Insécurité aux plus hauts niveaux de l'Etat, préfèrent relever le numéro d'immatriculation de « la camionnette pas zhabituelle dans le quartier », Confucius piquerait sans doute une bonne grosse colère bien hardcore.

 



Parce que toutes ces conneries peuvent finir par être lassantes. Même pour un Grand Sage. Surtout lorsque ce dernier fait l'effort de revenir d'entre les Philosophes morts.

Faut pas déconner, non plus.

Et le grand sage finirait fatalement par dégainer un autre doigt.

Le majeur.

Et bien tendu.

Qu'il promènerait au vu et au su de tout le monde, parce qu'après tout, l'enseignement philosophique, la sagesse, l' « Harmonie des relations humaines», tout ça..., avec pareils aveugles, autant pisser dans le premier violon venu.

Réflexions profondes, tant qu 'amères, qui l'empêcherait de voir arriver, et donc de fuir, le fourgon de police venu les ramasser, son majeur tendu et lui-même,  pour «Troubles à l'ordre public». Ou un truc approchant.

Signalés tous deux par un honnête « citoyen vigilant », qui aura décrit que « y'a un vieux niakoué qui erre dans le village, en faisant des gestes obscènes et en réclamant qu'on lui amène un violon. C'est pas clair, ça, voire franchement suspect, m'sieur l'agent ». Ou un truc approchant.

 

Sale époque pour les Grands Sages.





27/01/2011

Réponse de l'insurgé à LA sécuritaire

Les blogueurs de gôche sont vraiment d'incivilisés sauvages, décidément.  Et le Ternet une bien vile immorale fange dans laquelle ceux-ci s'ébrouent, assurément.

Sinon comment expliquer l'acharnement desdits blogueurs à ne pas reconnaître la qualité du fascinant numéro d'équilibriste de l'intervention de Michèle Alliot-Marie, depuis le tollé provoqué par ses propos en date du 11 Janvier 2011, alors même que le Peuple tunisien s'apprêtait à violemment faire choir le dictateur Ben Ali:

«Nous proposons que le savoir-faire qui est reconnu dans le monde entier de nos forces de sécurité permette de régler des situations sécuritaires de ce type.

C'est la raison pour laquelle nous proposons aux deux pays [Algérie et Tunisie, ndlr de Rue89], dans le cadre de nos coopérations, d'agir en ce sens pour que le droit de manifester puisse se faire en même temps que l'assurance de la sécurité.»

Et MAM de s'en tirer quasi-élégamment, bien que chaussée de (très très) gros sabots, d'être contrainte de préciser sa pensée, qu'elle a limpide pourtant.

Mais quoi d'étonnant, dans le fond, que la bande d'arriérés numériques qui peuplent le Ouaib même pas civilisé (et de gôche, de surcroît) ne remette en doute que MAM était, EN FAIT"(...) bouleversée par les tirs à balles réelles contre un certain nombre de manifestants et contre les victimes qui ont résulté de ces tirs".

Ce qui, à l'aune de la déclaration initiale, paraît limpide, stévident. (Mais une explication aide bien, tout de même, tant le blogueur de gôche a mauvais esprit ainsi qu'une fâcheuse tendance a déformer et décontextualiser des propos sans ambiguité AUCUNE, ou si peu. Et pis ta gueule, on t'a dit.)

Au lieu de quoi cette sauvage engeance que sont les webo-trotskystes ont préféré voir, dans le texte ci-dessous, la réelle manifestation d'une sincère volonté de protéger le peuple d'une latente mais tyrannique oppression, en France: 

"Je reviens de Tunisie où j’ai la tête encore pleine de nos libertés, de nos fraternités, je reviens fier, droit comme un i, tête haute, et je me dis que j’ai de la chance de vivre entre deux pays… libres.

Je repense à  la vie avant. Je repense à ce ammar404 ; ce droit le plus élémentaire de naviguer librement sur le net, nous ne l’avions pas. Une dictature finalement, ça ne fait pas dans le détail, on coupe l’accès, point barre. On pense le peuple anesthésié… il était juste en train de s’organiser.

Je rentre donc à  Paris, et je regarde ce que dit la presse, après une si longue absence. Et je suis interpellé par ce Hadopi, je lis, je me documente, et je trouve ça tout de même très limite. Puis je tombe sur un papier qui parle de la LOPPSI. Je lis, je me documente et je trouve que ça commence à faire beaucoup. Mais bon, je suis encore sous l’euphorie, alors je me trouve des prétextes pour ne pas considérer tout ça dramatique. Puis je tombe sur un article sur le CSA qui veut également intervenir sur le web. Je lis, je me documente et je me dis qu’il faut peut être quand même envisager de regarder tout ça de plus près. Je m’apprête à refermer mon journal pour aller effectuer mes recherches sur le net quand je tombe sur l’ARJEL. Je lis, je me renseigne. Je referme mon journal et je me dis que la France a peut-être refusée l’asile à Ben Ali, mais ammar404 est bien en France et il s’est drôlement bien intégré celui-là.
Je résume.

Avec Hadopi on est responsable de son accès internet. Et si quelqu’un s’y connecte pour commettre un délit, c’est le propriétaire de l’accès internet qui est juridiquement responsable. Et vous savez quoi ? La défense n’est possible qu’une fois la sanction mise en œuvre. Ça s’appelle, en droit, une présomption de culpabilité. Présomption simple, c’est à dire qui tombe sous la preuve contraire. Et la preuve contraire, c’est soit dénoncer l’auteur, soit prouver qu’on a tout faire pour l’empêcher, mais qu’on n’a pas réussi. Ça s’appelle une obligation de moyen. Vous n’êtes pas tous informaticien ? Pas de panique, l’état va nous fournir un petit logiciel de sécurité, et ce petit logiciel de rien du tout va surveiller votre trafic sur le web pour censurer les sites dont les contenus sont illégaux.

Ce logiciel, même Ben Ali n’aurait pas osé.

Il manque 404. Ne bougez pas, on a tout prévu. LOPPSI. Il faut lutter contre la pédophilie, nous sommes tous d’accord. Et pour ça, le ministère de l’intérieur communiquera aux FAI une liste secrète de sites à interdire. Il n’y a que des sites pédophiles dans la liste ? On ne sait pas elle est confidentielle on vous a dit. Mais ne vous inquiétez pas, elle sera auditée dans 2 ans. En même temps je suis prêt à accepter ce risque de censure discrétionnaire, parce que ça permet que d’innocents petits enfants ne se fassent plus ignoblement abuser… Quoi ? Comment ça, ça ne change rien ? Ce n’est pas parce que ce n’est plus diffusé sur internet qu’il n’y aura pas pédophilie ? Ben oui, c’est évident. Je suis désolé, mais dans mon autre pays, ça fait dix ans qu’on nous bloque internet pour ne pas qu’il n’y ait d’islamistes, alors pour nous quand on ne voit plus, ça n’existe plus. On a encore quelques mauvais réflexes, désolé. Bien sur que ça ne règle rien au problème et que la pédophilie continuera à exister, sinon à prospérer.

Pendant qu’on y est, on contrôle aussi grâce à l’ARJEL les sites de jeux et on censure ceux qui ne paient pas leurs redevances à l’état français. Le CSA qui lève le doigt aussi et veut pouvoir contrôler la VOD, pour le moment. Mais les élections approchent, et à mon avis les sites qui ne respecteront pas le temps de parole des politiques, censurés.

Et vous savez quoi, ils ont voulu fusionner tout ce petit monde.

Alors moi, je vais vous dire une chose, nous autres tunisiens, nous ne savons peut être pas encore grand chose de la démocratie, mais en revanche on sait comment un régime autoritaire s’installe gentiment dans l’inconscient collectif,  on en connaît les ficelles, les mécanismes, les attributs. Certes, nous ne serons jamais sous la dictature d’un homme en France, mais une dictature est sournoise et peut prendre plusieurs formes, croyez nous. Et l’une de ces formes, c’est aussi la dictature de l’État, la dictature du Système. Mes chers amis du Parti Pirate, il n’est pas très loin le jour où vous devrez agir à partir de la Tunisie. Et vous pourrez compter sur notre coup de main comme nous avons pu compter sur le votre. Car au delà d’être peuple d’un pays, nous sommes tous le peuple de la terre, libre de choisir notre destin, mais il faut choisir.

En France, on pense le peuple anesthésié, mais s’il était en train de s’organiser?"

(Texte de Karim Guellaty.)

Une évidente et criante mauvaise foi qui confirme l'absolue nécessité de civiliser la jungle de Le Ternet, pour qu'enfin, entre autres (joyeuses) choses, soit reconnu le savoir-faire français en matière de lutte contre l'oppression.

Et Fissa, même.

 

17/12/2010

Kapital Holocaust

Ami lecteur (et inversement), ouvre grand tes sinus, et inspire profondément.

Ne sens-tu point ce léger parfum de chrysanthèmes, n'humes-tu pas cette petite pointe de naphtaline, subtilement teintée d'une infime fragrance de chloroforme qu'il y a dans l'air, en ce moment même?

Ami lecteur, ouvre grand tes yeux, et scrute l'horizon.

Ne vois-tu point venir à toi les hordes de soldats du revival?

N'as-tu point remarqué (ou alors tu le fais exprès) ami moqueur, la horde de non-morts (mais pas loin quand même...) qui déferlent présentement sur tes médias préférés (ou pas)?

Dans un grand rite sacrificiel aux dieux zAudience et 'Dimat, Presse, Télévision, sites du Ternet -parce que l'un d'entre eux s'y employa avant les autres et que cela s'avéra payant- versent tous dans la profanation de sépultures, dans le réveil surnaturel de quasi-morts, et autres incantations rituelles visant à ramener à la vie ce qui n'est plus. Ou PRESQUE plus.

Ce qui n'est plus médiatiquement, et ce qui ne va pas tarder à ne plus être civilement (et définitivement).

Une mode lancé par le président de la République en personne, qui, en cette funeste soirée du 6 Mai 2007, avait littéralement envoûté tous les accrocs à la naphtaline, adeptes de la Nostalgie et du "C'était mieux avant", en ramenant à la vie, l'inconscient, la chanteuse aux cheveux playmobil.

Ainsi doit-on s'envoyer, nauséeux; "paske c'est la modeeeee"; "du Sardou 2010" et du "Champ Elysées" du même cru (d'ores et déjà moisi).

Ainsi se murmure-t-il également qu' Hervé Vilard (si, si) serait sur le point de résurrectionner, carrément.

Idem en matière de septième art (?), où remakes dénaturants et suites insipides envahissent les écrans.

Le monde pubard, jamais en reste quand il s'agit de surfer sur la première vague venue, y va de son air d'antan itou avec le retour de deux vieux reacs aux hideuses accointances politiques monstres sacrés du grand écran (fraaaaaaaannnnnnnçais, monsieur), désormais VRP pour de fortunés (mais vulgaires) commerçants de parfum, milieu dans lequel, décidément, ça cocotte sévère le facho, ces derniers temps.

Sans parler des nouveautés musicales qui ne sont pas plus l'une que l'autre, au final, puisque celles-ci sont principalement constituées de repompages fadasses tout justes bons à être classés au "TOP daube deumiiiiiiile". Et encore.

Et que penser de l'actualité politique et sociale, où le bond en arrière est tel que l'on ne s'étonne même plus de croiser VGE (Chief mummies) à chaque détour de plateau télé, alors même que celui-ci adressait, à la France entière, son célèbre "Au revoir", il y a fort longtemps, déjà.

C'est dire l'ampleur de la lame de fond nostalgico-gérontophile qui submerge actuellement les medias.

Un retour dans le temps passé tel que le spectacle Politique a désormais des airs de vieux classiques du cinéma gore, du calibre d'un "Cannibal Holocaust", rien que ça, qui; comparé à la violence actuellement faîte à nos acquis sociaux; relèvait plus, finalement, de "Candy et Casimir aux pays des schtroumpfs gentils" que d'un film dans lequel les foutages de tripes à l'air succèdaient aux scènes d'émasculations artisanales, sans anesthésie.

Ainsi assiste-t-on, médusés, de la même manière que les premiers spectateurs du film sus-cités le furent alors, aux rites Peuplophage d'une étrange tribu méconnue, il y a encore peu, parce qu'agissant jusque là (beaucoup plus) dans l'ombre: les Blingblingos, directs descendants de celle des Décomplexos.

Et comme dans l'oeuvre originale, les scènes auxquelles assistent le public, incrédule, sont d'une rare violence:

Sécurité sociale empalée vivante;

DansTonCulLaSecu.jpg

Droit de grève dévoré vif;

YaBonLaGreve.jpg

Droit d'accès à l'Education pour tous allègrement violé;

TuLaSensMaGrossePrivatisation.jpg

Retraite par répartition joyeusement démembrée;

OldFood.jpg

Droit du Travail sur le point d'être englouti (accompagné de sa sauce, façon XIXème);

LeBouillon.jpg

L'avantage indéniable de la remise au goût douteux du jour de ce grand classique du gore étant qu'il n'y aura, cette fois, aucune polémique stérile: Les scènes en question étant belles (hem...) et bien REELLES!

Il semblerait d'ailleurs que celles-ci créent un émoi certain en Grèce, en Italie, en Angleterre et ailleurs encore, le remake de ce  chef-d'oeuvre du cinéma provoco-violent étant projeté en maints endroits.

La tendance revival connaissant un succès incontesté et incontestable, la reprise de "La guerre du feu" est donc, tout naturellement, fort attendue en V.F dans les mois qui viennent.

 

 

Patience...

 

10/11/2010

Cojones?

Oui, c'est vrai, tu as raison: "Syndicats-Caca".

Oui, c'est vrai, tu as raison, les syndicats ne font rien qu'a baisser les bras (qu'ils ont petits). Et ce nullement dans l'intention, de surcroît, de remonter un froc qu'ils ont baissé eux-mêmes, bien docilement.

Oui, c'est vrai, tu as raison, allez.

Tant sur le plan national, sur lequel s'est jouée une mascarade qui, bien qu'elle ait été mise en scène fort originalement cette fois-ci, n'en reste pas moins déjà vue, revue et contre-vue; que sur le plan local, où l'on a pu à nouveau le constater, les trahisons n'ont pas manqué.

Ainsi, (Ô surprise!) dans la "France Syndicale d'en haut", Shérek le Jaune finissait-il par s'entendre, il y a peu, avec Dame Parisot, sainte patronesse des patrons.

Ainsi Bernard Thibault, quelque peu grisé sans doute par sa dernière coupette, mais bien lucide quant à la stratégie communicationnelle à appliquer, continuait-il, encore récemment, de jouer les rebelles trasho-hardcore, évitant ainsi de perdre la face aux yeux d'une base quelque peu grisée, elle, par sa propre rage.

Ainsi "Faux" "FO"... "FO"? ... Oui. Tout est dans le nom. Finalement.

Oui, t'as pas tort, donc.

Puisque sur le plan local itou, dans notre belle région gardoise: "Syndicats-Caca". Aussi.

Et peut-être même, SURTOUT.

Oui, c'est vrai, lors de la manifestation du 28 Octobre, à Nîmes, alors que militants et citoyens faisaient face aux forces encasquées, l'un des représentants locaux d'un syndicat que nous ne nommerons pas (mais dont l'acronyme commence par "C" et se termine par "GT"), prenait tranquillement un pot avec ses amis, attendant que le brouillard des gaz lacrymogènes ne se dissipe, au seul motif que "Sinon, ça flingue le goût du pastis" (ou quelque chose d'approchant).

Et découragait ensuite nombre de camarades prêts à se mobiliser devant le commissariat nîmois, afin de soutenir les trois manifestants violemment interpellés lors des échauffourées post-manif, au seul motif que " 'Ttends, c'est celle du patron, là, quand même" (ou quelque chose d'approchant bis repetita).

 

 

Oui, t'as pas tort, en fait.

Puisque le même ("Encore?". Oui, encore...) envoyait ses "gros bras" (Et là, il ne s'agit pas d'une image) pour faciliter le passage du directeur du Crédit Agricole dont le siège (du Crédit Agricole, pas du Directeur) était bloqué par d'authentiques contestataires, LE LENDEMAIN MEME.

Donc, oui, a priori, comme ça, tu as raison: "Syndicats-Gros-Caca".

Sauf que.

Non, la déclinaison de la mascarade nationale évoquée plus haut est loin d'avoir lieu partout, bien au contraire, Gilbert.

Non, tu ne peux t'en sortir aussi facilement, planqué derrière ce confortable alibi que: "D'façons, ça sert à rien, les syndicats, y' sont vendus, tout ça est préalablement entendu... Etc... Tout ça... Contestation... Mon cul..."

Et ce pour deux raisons évidentes.

NON, tu ne peux évoquer cette futile raison, puisqu'il subsiste un peu partout de vrais combattants dans les rangs des syndicats, quoi que t'en dise le lecteur moyen (très très moyen voire) du Figaro ainsi que l'analyse aussi plus que encore plus franchement très moyenne, également, de J.P Pernault, mettons.

Non, tu ne peux te cacher derrière ce honteuzargument, puisque s'y accrocher serait te comporter de manière rigoureusement identique à ceux que tu décries violemment. Et en termes de cohérence, excuse-moi, Benoit, mais ça la fout mal. Quand même.

Non, tu ne peux te défiler de la sorte, puisque tu le dis toi-même: Rien à attendre de ceusses décrits dans la série de "Oui" sus-mentionnés plus haut, dans le présent billet.

Il serait donc paradoxal d'invoquer leur manque de couilles cojones courage politique afin que de justifier le tien.

D'autant plus que, et nous en venons à la seconde raison qui te prouvera, définitivement, qu'il va falloir arrêter de chouiner lâchement sur l'inefficacité des syndicats: Nul besoin d'être syndiqué pour agir et te battre.

Non, les collectifs qui se montent un peu partout (et notamment en région gardoise) ne sont pas constitués que de véritables syndicalistes qui, malgré les habitudes moutonnières de leurs représentants, continuent de se battre.

NON. DEFINITIVEMENT.

Puisqu' ils comptent également, dans leurs rangs, de nombreux citoyens, un peu comme toi.

Mais qui, plutôt que de baisser les bras au seul motif que "Les autres aussi", continuent de les lever, un poing bien rageur aux bouts de ceux-ci. Et qui finissent, TOUS, par s'organiser, syndiqués, non-syndiqués, travailleurs, non-travailleurs, lycéens, étudiants, afin de lutter contre ce gouvernement au service des riches.

Que tu ferais bien de ne point écouter lorsqu'il te dit que la lutte est finie.

Puisqu'elle ne fait que commencer, René. 

Et que ne pas y participer relève bien, définitivement, d'un choix de ta part. 

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu