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07/04/2016

La meilleure façon de marcher, c'est encore la Nôtre!

 

YvaPtetPleuvoir.jpg

 

Monsieur le ministre,

A l'instar de mes camarades de la CGT Goodyear, qui répondaient très récemment à une autre de vos invitations, je ne résiste pas à l'envie de vous adresser ce petit message, au sujet de cette soudaine "envie" de marcher, que vous proposez de partager:

Je me permets de vous faire part, au passage, de mon agréable étonnement sur ce dernier point: j'avais cru comprendre que le partage n'était pas votre objectif principal, loin de là, lorsque vous aviez commencé à arpenter les plus tortueux sentiers politiques...

J'attire votre attention, par ailleurs, sur l'un de mes doutes principaux:

Je crains, pour ne pas parler de franche certitude, que cet encouragement à vous "emboîter le pas" ne soit encore l'expression de votre habitude à nous balader (qui est, elle, sinon une priorité, au moins l'une de vos stratégies principales, manifestement).

Comme mes camarades Goodyear, donc, je pose trois conditions, qui pourraient, éventuellement, ébranler ladite certitude et me pousser à reconsidérer votre invitation:

 

  • Le retrait des poursuites contres les 8 de Goodyear;
  • Le retrait de la loi travail;
  • Le soutien du gouvernement à l'Action que les Camarades Goodyear lanceront le 6 avril 2016, les Salariés d'Amiens Nord contre les sociétés Goodyear et Titan aux États Unis, afin qu'elles soient sanctionnées pour avoir saboté la reprise du site par notre SCOP, laquelle aurait pu relancer la production de pneus agraire et créer, pour commencer, 200 emplois.
 

Et j'en ajoute une (oui, la Politique est exigeante, je vous le concède), à laquelle je tiens particulièrement:

Cette "marche" que vous proposez devra débuter par un pas de côté.

Un GRAND.

Sur votre GAUCHE.

Cela vous aidera, n'en doutez point, à répondre positivement aux sollicitations de mes camarades GOODYEAR. Vous verrez.

Dans le cas contraire, bien évidemment, votre proposition de "promenade" n'aura aucune valeur à mes yeux. Pas plus que le reste, pour être clair.

Si tel n'était pas le cas, quoi qu'il en soit, je crains que votre invitation ne se transforme en nécessité, pour vous, non plus de marcher, mais de courir.

Parce qu'il n'a pu vous échapper, monsieur le ministre, qu'un nombre certains de citoyens marchent déjà, dans les rues.

Et qu'ils en ont plus qu'assez qu'on les balade, eux aussi.

 

 

08/09/2012

La violence des chiffres. Dans ta gueule.

 

La violence des chiffres, insoutenable, tout simplement...

Particulièrement lorsqu'elle s'attaque aux racines même des idées prémâchées que certains répètent, ad nauseam, qu'ils soient "clients" ou "vendeurs" de(s) l'idéologie(s) qui se cache(nt) derrière celles-ci.

Les âmes sensibles (*) devront d'ailleurs s'abstenir d'aller au-delà de la réclame 2.0 la propagande consumériste décérébratoire la publicité précédant ce terrible, TE-RRI-BLE sujet sur les travaux de Steven Pinker, présentés dans la courte vidéo ci-dessous. Le choc traumatico-révélationnel peut s'avérer fatal.

 

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo
 
 
(*) : Les lecteurs du Figaro, les visiteurs assidus du Site FDesouche, et plus généralement tout adepte de raisonnements simplistes et basés sur du vent, également. Nous, on vous aura prévenu. Les gars.





20/04/2012

Ta langue de bois sur Notre billot

 

Pour ceux qui auraient encore besoin que l'excellent journal "Fakir" leur change l'avis, quant à la nature de l'Ennemi, un extrait ci-dessous de l'entretien de François Ruffin (créateur dudit journal) avec Nicolas Doisy, "Chief Economist" chez l'honorab' maison Cheuvreux.

 

" F.R. : Vous dites non seulement François Hollande ne va pas tenir ses promesses, mais en plus c’est lui qui va devoir flexibiliser le marché du travail, c’est lui qui doit remettre en cause ce que vous appelez « the famous CDI » le fameux CDI, contrat à durée indéterminée.

N.D. : C’est lui qui va devoir le faire dans la mesure où c’est lui qui sera élu. En d’autres termes, de toute façon, qui que soit le prochain président de la république française, c’est un travail qu’il va devoir faire, parce que tout simplement il y aura la pression des pairs dans la zone euro, c’est-à-dire de l’Italie, de l’Allemagne, de tous les autres pays. Quand vous regardez bien l’Allemagne au milieu des années 2000 a fait ce genre de réformes, l’Italie, l’Espagne sont obligés de le faire aujourd’hui, la Grèce aussi. Pourquoi la France pourrait-elle s’en dispenser ?



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F.R. : Quel type de réforme ?

N.D. : Quelles réformes ? J’y viens. C’est le package typique de réformes qui a été imposé à la Grèce, qui est demandé aussi à l’Italie, qui est demandé aussi à l’Espagne, et c’est, si vous voulez, si on fait référence aux années 80, c’est ce qu’on appelle l’économie de l’offre, c’est ce qu’avaient fait en leur temps Reagan et Thatcher. L’Europe continentale a estimé qu’elle pouvait ne pas adopter ce modèle, c’est un choix de société, c’est un choix politique. Il se trouve qu’aujourd’hui le modèle traditionnel français, le modèle du CDI que vous mentionnez est en train d’arriver en bout de course. Il est à bout de souffle, quelque part. Et donc ce qu’il faut faire maintenant, c’est tout simplement le genre de réformes qui a été faite en Espagne récemment.

F.R. : Vous avez un encadré pour dire, en gros, le Royaume Uni et l’Irlande ont flexibilisé leur marché du travail, et ça a marché. En revanche, en Europe continentale, et notamment en France on a fait de la résistance, et finalement, on obtient des moins bons résultats.

N.D. : Oui, tout à fait. En Europe continentale, on a voulu s’épargner l’idée de faire un contrat de travail unique qui soit suffisamment flexible, et tout est dans le « suffisamment », c’est une question de bon dosage de la flexibilité, mais l’important c’est un contrat de travail unique, donc le CDI tel que nous l’avons connu, nous ne le connaîtrons plus normalement, ça c’est clair.

F.R. : Alors vous dites, « ça ne s’est pas fait en Europe continentale, alors que ça s’est fait au Royaume-Uni et en Irlande, donc aujourd’hui le moment est venu de flexibiliser le marché du travail en Europe continentale, on le voit en Espagne, on le voit en Italie, on le voit en Grèce… La France ne peut pas être le seul ilot à maintenir une rigidité sur son marché du travail dans une Europe qui flexibilise. »

N.D. : L’idée c’est de permettre aux entreprises d’avoir une plus grande flexibilité dans la gestion de leurs ressources humaines, de façon à ajuster au mieux leur personnel, leur force de travail, de façon a être les plus performantes. En d’autres termes, ça revient finalement à réduire substantiellement un certain nombre de garanties dont bénéficient, dont ont bénéficié jusqu’à présent les titulaires de CDI notamment. Et donc à imposer plus de flexibilité aussi sur les travailleurs. C’est là que ça va coincer, c’est là que ce sera problématique, parce que je ne suis pas certain qu’on pourra maintenir le modèle français tel qu’il est. C’est ça le point important. C’est que le conflit d’objectifs que va avoir François Hollande, c’est rester dans la zone euro et satisfaire les demandes de son électorat naturel. Les deux ne sont plus compatibles maintenant, on le voit depuis la crise grecque, il faudra qu’il fasse un choix. C’est pourquoi il est resté très prudent jusqu’à présent dans son expression publique.

F.R. : Juste une question qui vient comme ça… Vous vous êtes en CDI ou vous êtes pas en CDI M. Doisy ?

N.D. : Je suis en CDI, bien évidemment… Euh voilà… (Rires.)"

Source, OBLIGATOIREMENT consultable!


Les ardents défenseurs de François Hollande ne manqueront pas d'y voir une sombre manipulation politique pré-électorale, sans doute.

Ce que je me suis demandé également, non parce qu'étant Hollandiste, mais plutôt un brin parano, en découvrant cette vidéo postée chez "Le Yéti" qui reprenait la version filmée de cet entretien, pour l'émission "Là-bas si j'y suis" de Daniel Mermet.


 

Parce que l'on a beau savoir depuis toujours que c'est de CETTE manière là, aussi cynique et gerbante, que l'Ennemi envisage de régenter nos vies, l'entendre enfin l'aussi clairement énoncer (alors qu'il passe son temps à le soigneusement dissimuler) engendre quasi-instinctivement un réflexe de méfiance.

Méfiance qui s'avère infondée puisque l'interview, ainsi que l'article, ont pour origine une bête (et méchante?) note publiée par Cheuvreux, publiée initialement à l'intention de ses investisseurs étrangers.

Une fuite, en somme, tout bêtement.

Le fameux "facteur humain".

Celui-là même qui est soigneusement mis de côté dans chacun des scénarios envisagés par le "Chief Economist" de chez Cheuvreux.

Parce que finalement, qu'il parle clairement ou non, ce qui est intéressant dans le discours de l'Ennemi, c'est ce qu'il ne dit pas.

Ce qui est intéressant, habituellement, c'est ce "Nous ne donnerons pas suite à votre demande d'interview" qui, par les silences qu'il impose, confirme la légitimité de toutes les questions ou accusations restant en supens.

Ce qui est intéressant, ici, c'est la soigneuse précaution employée par Nicolas Doisy pour ne point envisager, dans son analyse, la solution justement évoquée par François Ruffin : "(...) l’irruption du peuple sur la scène de l’Histoire".

Solution que Doisy ne fait qu'effleurer, lui, et toujours au travers du prisme de la victoire hollandienne, notamment dans la partie intitulée "Le danger", dans l'interview restrancrit par "Fakir".

Parce que Doisy sait que les principales batailles à venir vont se disputer autour des notions de flexibilité du travail, et particulièrement, donc, autour de la remise en question du Droit du Travail tel qu'il existe en France.

Parce que Doisy sait que cet aspect là de la guerre qui nous est faîte concerne un nombre tellement important d'individus que si ceux-ci s'éveillent, collectivement, c'en est fini de lui, ses congénères et leurs privilèges.

Parce que Doisy sait que cet aspect là de la Lutte à venir n'est évoqué clairement que par le Front de Gauche, composé d'organisations rompues aux combats sur ce terrain-là.

Et qu'il n'y a que Mélenchon pour rendre clairement hommage au travail effectué par la base des syndicats, et pour évoquer leurs revendications, celles-là mêmes qui, précisément, tentent de contrecarrer les ambitions moites de groupes comme Cheuvreux, et ceux partageant les mêmes intérêts, sur le terrain de la déconstruction du code du travail.

Trop en parler, sans passer par le filtre de la victoire socialiste, qui paraît être un paramètre gérable aux yeux des marchés, serait déjà reconnaître une PEUR, bien réelle et bien présente.

Celle là-même qu'on entrevoit à la fin de la vidéo, juste après qu'elle soit évoquée par François Ruffin:

"Ben là je crois que c’est le gros coup d’angoisse, parce que si, quand les grecs manifestent, on a déjà une Europe qui se sent sur le point d’exploser, je vous laisse imaginer pour la France."

Un passage qui devrait, à lui seul, convaincre tous les indécis qu'il est temps, désormais, de se lancer dans la bataille.

Puisque l'Ennemi se fait dessus. Visiblement.


28/03/2012

Silence Radio

 


La Sécu ça tue par franceinter

23/09/2011

Implacable Justice

 

Il était 05 h 08, Jeudi 22 Septembre 2011 , quand TROY DAVIS était éxécuté par la Justice de l'état de Georgie.

Troy Davis, Peine de mort, Georgie, abolitionnisme, barbarie, irréversible, erreur judiciaire, Etats-Unis

Franquin, "Idées noires", 2001, Ed. Audie

 

19/09/2011

Dissection bis

Reçu par mail ces jours-ci (merci camarade ;-D), un document particulièrement édifiant, issu du site "L'Alsace Libertaire", qui complètera, autant qu'il l'étoffera brillament, ce billet-ci.

Et lorsque le boulot est aussi bien fait, pourquoi ne pas en profiter, huh?

29/01/2011

Ce courage tapi dans l'ombre (et qui ferait chialer, presque).

 

Il est de ces héros qui ne seront jamais reconnus pour leur courage. Ingrat destin d'une vie passée à agir dans l'ombre, noblement, sans jamais espérer la moindre reconnaissance, ni la moindre admiration en retour.

Oeuvrant à l'expansion de la Paix, de la Liberté tant que de la Fraternité en général (rien de moins), il est de ces hommes et de ses femmes zhéroïques qui défendent leurs concitoyens, humblement, quand bien même leurs actions quotidiennes, ce combat de tous les jours contre une injustice qui n'en finit plus d'étendre ses tentaculaires brides sur nos vies, seraient perçues comme fondamentalement inverses aux valeurs du dit combat.

Dans un climat qu'ils jugent désormais dangereux pour leurs frères d'armes, et conscients que la Lutte passe dorénavant par un sabotage interne aux mécanismes d'oppression, ces "guerriers de l'arrière-plan" n'hésitent plus à passer, eux-même (Aaaaah! Comble de l'ingratitude...) pour les agents de l'oppresseur contre lequel ils se battent.

Ainsi en est-il de certains représentants de l'Etat en pays gardois, qui, choqués par l'ampleur que peut prendre la répression policière en ces terres et en ces temps (et inversement), rappellent officiellement qu'il convient pour tous les fonctionnaires territoriaux des services de l'Etat, "(...) dès le lundi 14 Février, d'éviter de participer aux manifestations publiques susceptibles de présenter un caractère pré-électoral, soit par les discussions qui pourraient s'y engager, soit en raison de la personnalité des organisateurs ou de leurs invités" et de "(...) s'abstenir de participer à toute cérémonie publique, à l'exeption des commémorations Nationales."

S'ils sont conscients qu'une telle stratégie d'évitement de l'affrontement direct (en supprimant tout risque de celui-ci) peut être mal comprise, ces courageux résistants n'en sont pas moins fiers d'éviter ainsi que leurs camarades opposants soient à nouveau molestés par les forces de l'Ordre.

Une guerre larvée, donc, et qui peut aller très loin dans sa biaise façon d'attaquer l'Ennemi.

Ainsi la prochaine opération secrète de résistance menée par ces zhéros zincompris sera-t-elle de convaincre l'ensemble des troupes de voter  massivement pour les représentants du parti au Pouvoir lors des prochaines élections, afin que, comme le disait l'un de ces fiers héros de l'Ombre (notre contact dans ce milieu), accablé par le poids des sacrifices actuels:

"Comme ça, ces chiens d'oppresseurs ne nous verrons pas venir. Endormir leur vigilance nous permettra alors de reprendre rapidement le Pouvoir. Dès lors, nos camarades de Lutte reconnaîtront leurs erreurs et la juste valeur de notre courage, comprenant enfin le sens de nos actes passés. Et peut-être, peut-être l'Histoire nous donnera-t-elle notre place. Enfin."

Puis notre contact nous quittera alors sur ces mots, "Y' m'reste des OQTF à valider pour éloigner tous ces pauvres sans-papiers des griffes de la police, faut que j'te laisse. LA LUCHA SIGUE, CAMARADE!".

Avant que de s'éloigner dans la froideur de ces bureaux de la République Nouvelle, héros solitaire et, pour l'instant, incompris...

 

 

Découvrez la playlist Noir Désir avec Noir Désir

28/01/2011

Moubarak dégage!

Reçu par mail ce soir, ce message A DIFFUSER.

Ce qui est une piètre (bien que rigoureusement indispensable) contribution au combat du peuple égyptien, certes.

Mais qui permet tout de même (également) de chier dans les droites bottes de tous ceux qui veulent faire taire le(s) Peuple(s).

Et y'en a.

 

"La population a été placée sous le régime de l'état de siège gouvernemental. Le régime de Moubarak a interdit Facebook, Twitter, et tous les autres sites Internet populaires.

L'internet est complètement bloqué en Egypte.


Demain, le gouvernement va bloquer le réseau 3 de téléphonie mobile. Certaines informations précisent que même les lignes fixes de téléphonie seront coupées demain, pour éviter tout suivi des événements.

La ville de Suez est déjà en état de siège. Le gouvernement a coupé l'approvisionnement en eau et en électricité. Les gens, y compris les enfants et les personnes âgées souffrent là-bas. Les patients dans les hôpitaux ne peuvent pas obtenir des soins médicaux urgents. Les manifestants blessés gisent dans les rues et la police anti-émeute empêche les gens de les aider.

Les familles des manifestants tués ne peuvent pas obtenir le corps de leurs fils pour les enterrer. Même situation dans le nord de Saini (El-Cheikh ville zoyad) et dans l'ouest de l'Egypte (Al-slalom). La police anti-émeute a réprimé les manifestants à Ismaïlia, Alexandrie, Fayoum, Shbin Elkoum, et au Caire, la capitale, dans de nombreux quartiers de la ville.

Le gouvernement se prépare à la répression contre les manifestants dans toutes les villes égyptiennes. Ils utilisent des bombes de gaz lacrymogène, des balles en caoutchouc, des produits chimiques comme le gaz moutarde contre les manifestants.

Plusieurs manifestants ont été tués aujourd'hui par les véhicules blindés de la police anti-émeute. Des fonctionnaires en civil portant des couteaux sont venus intimider les manifestants. Des bandes armées déployées par le ministère égyptien de l'Intérieur errent dans les rues du Caire et mettent le feu ... pour diaboliser les manifestants et justifier les brutalités policières et la torture d'État.

Tout cela a eu lieu au cours des trois derniers jours lors des manifestations pacifiques au Caire et dans d'autres villes. Maintenant, avec le silence suspect des médias locaux et le manque de couverture des médias internationaux, Moubarak et son gang bloquent tous les canaux qui pourraient dire au monde ce qui se passe.

Les gens qui appellent pour leur liberté ont besoin de votre soutien et votre aide. Allez-vous leur donner un coup de main?

Les militants sont en train d'inonder le net (YouTube et autres sites) avec des milliers de photos et des vidéos montrant des tirs de la police anti-émeute sur les personnes désarmées. La police a commencé à utiliser des munitions contre les manifestants. Une jeune fille de 15 ans a été blessée et un autre homme de 25 ans a reçu une balle dans la bouche.

Rien de tout cela n'est apparu dans les médias, et il va se passer encore plus de choses demain. Allez-vous garder le silence? Allez-vous vous taire face à toutes ces actions inhumaines et la cruauté ?

Nous ne demandons pas grand-chose, juste la diffusion de ce qui se passe."



"The people in Egypt are under governmental siege. Mubarak regime is banning Facebook, Twitter, and all other popular internet sites Now, the internet are completely blocked in Egypt.

Tomorrow the government will block the 3 mobile phone network will be completely blocked. And there is news that even the phone landlines will be cut tomorrow, to prevent any news agency from following what will happen.

Suez city is already under siege now. The government cut the water supply and electricity, people, including, children and elderly are suffering there now. The patients in hospitals cannot get urgent medical care. The injured protesters are lying in the streets and the riot police are preventing people from helping them. The families of the killed protesters cannot get the bodies of their sons to bury them.

This picture is the same in north Saini (El-Sheikh zoyad city) and in western Egypt (Al-salom). The riot police is cracking down on protesters in Ismailia, Alexandria, Fayoum, Shbin Elkoum, and Cairo, the capital, in many neighborhoods across the city.

The government is preparing to crackdown on the protesters in all Egyptian cities. They are using tear gas bombs, rubber and plastic pullets, chemicals like dilutes mustard gas against protesters.

Several protesters today have been killed when the armored vehicles of the riot police hit them. Officials in plain clothes carrying blades and knives used to intimidate protesters. Thugs deployed by the Egyptian Ministry of Interior are roaming the streets of Cairo, setting fire on car-wheels as means of black propaganda to demonize protesters and justify police beatings and state torture.

All this has been taken place over the past three days during the peaceful demonstrations in Cairo and other cities. Now, with the suspicious silence of the local media and the lack of coverage from the international media, Mubarak and his gang are blocking all the channels that can tell the world about what is happening.

People who call for their freedom need your support and help. Will you give them a hand?

The activists are flooding the net (youtube and other sites) with thousands of pictures and videos showing the riot police firing on armless people. The police started to use ammunition against protesters. 15-year old girl has been injured and another 25 year old man has been shot in the mouth.

While nothing of these has appeared in the media, there is more to happen tomorrow. Will you keep silent? Will you keep your mouth shut while seeing all these cruelty and inhumane actions?

We don’t ask for much, just broadcast what is happening.
"

Le rassemblement anti-LOPPSI2 comme si tu y étais

L'exceeeeeeeeellente chronique audio de William Gosselin et Sophie Servais, militants de l'AG Nîmes.

Que tu pourras compléter par la lecture de ce billet-ci.

27/01/2011

Réponse de l'insurgé à LA sécuritaire

Les blogueurs de gôche sont vraiment d'incivilisés sauvages, décidément.  Et le Ternet une bien vile immorale fange dans laquelle ceux-ci s'ébrouent, assurément.

Sinon comment expliquer l'acharnement desdits blogueurs à ne pas reconnaître la qualité du fascinant numéro d'équilibriste de l'intervention de Michèle Alliot-Marie, depuis le tollé provoqué par ses propos en date du 11 Janvier 2011, alors même que le Peuple tunisien s'apprêtait à violemment faire choir le dictateur Ben Ali:

«Nous proposons que le savoir-faire qui est reconnu dans le monde entier de nos forces de sécurité permette de régler des situations sécuritaires de ce type.

C'est la raison pour laquelle nous proposons aux deux pays [Algérie et Tunisie, ndlr de Rue89], dans le cadre de nos coopérations, d'agir en ce sens pour que le droit de manifester puisse se faire en même temps que l'assurance de la sécurité.»

Et MAM de s'en tirer quasi-élégamment, bien que chaussée de (très très) gros sabots, d'être contrainte de préciser sa pensée, qu'elle a limpide pourtant.

Mais quoi d'étonnant, dans le fond, que la bande d'arriérés numériques qui peuplent le Ouaib même pas civilisé (et de gôche, de surcroît) ne remette en doute que MAM était, EN FAIT"(...) bouleversée par les tirs à balles réelles contre un certain nombre de manifestants et contre les victimes qui ont résulté de ces tirs".

Ce qui, à l'aune de la déclaration initiale, paraît limpide, stévident. (Mais une explication aide bien, tout de même, tant le blogueur de gôche a mauvais esprit ainsi qu'une fâcheuse tendance a déformer et décontextualiser des propos sans ambiguité AUCUNE, ou si peu. Et pis ta gueule, on t'a dit.)

Au lieu de quoi cette sauvage engeance que sont les webo-trotskystes ont préféré voir, dans le texte ci-dessous, la réelle manifestation d'une sincère volonté de protéger le peuple d'une latente mais tyrannique oppression, en France: 

"Je reviens de Tunisie où j’ai la tête encore pleine de nos libertés, de nos fraternités, je reviens fier, droit comme un i, tête haute, et je me dis que j’ai de la chance de vivre entre deux pays… libres.

Je repense à  la vie avant. Je repense à ce ammar404 ; ce droit le plus élémentaire de naviguer librement sur le net, nous ne l’avions pas. Une dictature finalement, ça ne fait pas dans le détail, on coupe l’accès, point barre. On pense le peuple anesthésié… il était juste en train de s’organiser.

Je rentre donc à  Paris, et je regarde ce que dit la presse, après une si longue absence. Et je suis interpellé par ce Hadopi, je lis, je me documente, et je trouve ça tout de même très limite. Puis je tombe sur un papier qui parle de la LOPPSI. Je lis, je me documente et je trouve que ça commence à faire beaucoup. Mais bon, je suis encore sous l’euphorie, alors je me trouve des prétextes pour ne pas considérer tout ça dramatique. Puis je tombe sur un article sur le CSA qui veut également intervenir sur le web. Je lis, je me documente et je me dis qu’il faut peut être quand même envisager de regarder tout ça de plus près. Je m’apprête à refermer mon journal pour aller effectuer mes recherches sur le net quand je tombe sur l’ARJEL. Je lis, je me renseigne. Je referme mon journal et je me dis que la France a peut-être refusée l’asile à Ben Ali, mais ammar404 est bien en France et il s’est drôlement bien intégré celui-là.
Je résume.

Avec Hadopi on est responsable de son accès internet. Et si quelqu’un s’y connecte pour commettre un délit, c’est le propriétaire de l’accès internet qui est juridiquement responsable. Et vous savez quoi ? La défense n’est possible qu’une fois la sanction mise en œuvre. Ça s’appelle, en droit, une présomption de culpabilité. Présomption simple, c’est à dire qui tombe sous la preuve contraire. Et la preuve contraire, c’est soit dénoncer l’auteur, soit prouver qu’on a tout faire pour l’empêcher, mais qu’on n’a pas réussi. Ça s’appelle une obligation de moyen. Vous n’êtes pas tous informaticien ? Pas de panique, l’état va nous fournir un petit logiciel de sécurité, et ce petit logiciel de rien du tout va surveiller votre trafic sur le web pour censurer les sites dont les contenus sont illégaux.

Ce logiciel, même Ben Ali n’aurait pas osé.

Il manque 404. Ne bougez pas, on a tout prévu. LOPPSI. Il faut lutter contre la pédophilie, nous sommes tous d’accord. Et pour ça, le ministère de l’intérieur communiquera aux FAI une liste secrète de sites à interdire. Il n’y a que des sites pédophiles dans la liste ? On ne sait pas elle est confidentielle on vous a dit. Mais ne vous inquiétez pas, elle sera auditée dans 2 ans. En même temps je suis prêt à accepter ce risque de censure discrétionnaire, parce que ça permet que d’innocents petits enfants ne se fassent plus ignoblement abuser… Quoi ? Comment ça, ça ne change rien ? Ce n’est pas parce que ce n’est plus diffusé sur internet qu’il n’y aura pas pédophilie ? Ben oui, c’est évident. Je suis désolé, mais dans mon autre pays, ça fait dix ans qu’on nous bloque internet pour ne pas qu’il n’y ait d’islamistes, alors pour nous quand on ne voit plus, ça n’existe plus. On a encore quelques mauvais réflexes, désolé. Bien sur que ça ne règle rien au problème et que la pédophilie continuera à exister, sinon à prospérer.

Pendant qu’on y est, on contrôle aussi grâce à l’ARJEL les sites de jeux et on censure ceux qui ne paient pas leurs redevances à l’état français. Le CSA qui lève le doigt aussi et veut pouvoir contrôler la VOD, pour le moment. Mais les élections approchent, et à mon avis les sites qui ne respecteront pas le temps de parole des politiques, censurés.

Et vous savez quoi, ils ont voulu fusionner tout ce petit monde.

Alors moi, je vais vous dire une chose, nous autres tunisiens, nous ne savons peut être pas encore grand chose de la démocratie, mais en revanche on sait comment un régime autoritaire s’installe gentiment dans l’inconscient collectif,  on en connaît les ficelles, les mécanismes, les attributs. Certes, nous ne serons jamais sous la dictature d’un homme en France, mais une dictature est sournoise et peut prendre plusieurs formes, croyez nous. Et l’une de ces formes, c’est aussi la dictature de l’État, la dictature du Système. Mes chers amis du Parti Pirate, il n’est pas très loin le jour où vous devrez agir à partir de la Tunisie. Et vous pourrez compter sur notre coup de main comme nous avons pu compter sur le votre. Car au delà d’être peuple d’un pays, nous sommes tous le peuple de la terre, libre de choisir notre destin, mais il faut choisir.

En France, on pense le peuple anesthésié, mais s’il était en train de s’organiser?"

(Texte de Karim Guellaty.)

Une évidente et criante mauvaise foi qui confirme l'absolue nécessité de civiliser la jungle de Le Ternet, pour qu'enfin, entre autres (joyeuses) choses, soit reconnu le savoir-faire français en matière de lutte contre l'oppression.

Et Fissa, même.

 

 
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