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01/12/2009

Tyrannie de la Mémoire

"Une maladie qui nattaque les neurones?
Bah, 'n' a qu'a en utiliser moins!
".

C'est en ces termes que s'est exprimé la ministre du nez qui coule, des maux de tête et du thermomètre qui pète un score, apprenant qu'en sus de son rôle de VRP pour l'industrie pharmaceutique, elle allait devoir se coltiner une bonne grosse lutte à bras le corps (et face aux caméras) avec une vraie maladie, du genre pathologie lourde neurodégénérative: "l'Alzheimer", qui fait (vraiment) peur, elle.

Parce que celle-ci progresse, évoluant sans cesse, les preuves sont là, sous nos yeux (emplis d'effroi).
Presqu'aussi vite qu'un virus A-H1N1-MAIS-PUTAIN-QUAND-VAS-TU-COMPRENDRE-QU'ON-VA-TOUS-CREVER-MERDE! dans les couloirs d'un quotidien de la presse qui ment, c'est dire.

Alors même que l'A-H1N1-MAIS-PUTAIN-QUAND-VAS-TU-COMPRENDRE-QU'HORS-DE-LA-VACCINATION-POINT-DE-SALUT? est en passe de fondre sur la population apeurée, donc, la maladie qui te boullote insidieusement le tissu cérébral repointe (salement) le bout de son nez dégénérescent.
Sous une forme particulièrement virulente, de surcroît.

De mémoire (pour ceux à qui il en reste encore) d'expert, même, y' paraîtrait (d'après ce qu'en a compris Roselyne) qu'une évolution si rapide -et si violente- n'aurait jusqu'ici jamais été constatée.
Que l'épidémie de grippe de l'hiver à venir, à côté, ce serait même pas du niveau d'un malaise vagal présidentiel.

Et il est vrai que l'étendue des troubles dont souffrent les patients atteints de cette nouvelle forme d'Alzheimer serait du genre a te faire flipper sévère jusqu'aux tréfonds de ton âme (pour ceux à qui il en reste encore, bis).
Cette saloperie s'attaquait jusque là, dans ses premières manifestations, à la mémoire immédiate, dixit Wikipédia.

Genre t'oublies la dernière déclaration de F. Lefebvre, quasi-immédiatement, par exemple.

On objectera ici, à raison, qu' "Et alors, je vois pas où est le problème?", dans la mesure où cet oubli permet, il est vrai, un grand repos de l'esprit (et des nerfs, aussi).
Certes.
Sauf que.
Sauf que, le triste sire a la fâcheuse habitude de braire dans le premier micro venu. De sorte que le patient atteint de la pathologie en question sera étreint d'une rage sans cesse renouvellée, et ce à chaque occasion que le chevelu porte parole aura de l'ouvrir dans les medias.
Et y'en a...

Or, vois-tu, le malade avait jusqu'ici la possibilité de se replonger dans ses plus doux souvenirs, une fois la rage passée.
Et de se laisser aller à une douce nostalgie, bercée par l'évocation mentale de... Ses tartines de confiote de quand il était petit, au goûter, et qu'il pleut dehors, mettons. De l'époque bénie à laquelle le vil (surtout de la mèche) porte-parole de l'UMP "il causait pas dans le poste", pour y dire des conneries plus énormes que son brushing.

Sauf que.
Sauf que les experts sont formels, la maladie évolue, et salement, disait-on.
S'attaquant à des sujets de plus en plus jeunes.
Et détruisant leurs souvenirs les plus lointains, de plus en plus tôt, de plus en plus vite. Impitoyablement.

Ainsi, ce fier ministre de l'immigration (mais pas chez nous, alors), Eric B., drapé dans sa plus belle identité nazionale, lui n'a plus de glorieux que ce bel habit moralement patriote, le pauvre bougre, tellement qu'il a la mémoire qui flanche.
Qu'elle soit (quasi-)immédiate ou, atteint de plein fouet qu'il est par cette nouvellle forme de la maladie, nettement plus lointaine.

On sera également horrifié par le cas de cet autre représentant du patronat de l'Etat, Christian E., frappé d'une perte irrémédiable des notions de vocabulaire les plus élémentaires, et qui n'a absolument plus aucune idée de ce que peut évoquer le mot "Courage".
Pas plus que celui de "Décence".

Tout comme le précédent patient qui lui, bute sur des notions aussi fondamentales que celles de "Justice" et d' "Humanité".
Triste. Extrêmement triste.

Comment ne pas être touché, par ailleurs, par les efforts surhumains du chef des chefs lui-même (Gloire à Lui), qui luttant contre la maladie, parvient tant bien que mal à se souvenir que lui aussi fût adopté par notre fière Patrie.
Et qu'il convient, donc, de refuser d'associer habilement, sans avoir l'air d'y toucher "Immigration" et "Délinquance".

Hélas, point d'issue heureuse face à la vorace Alzheimer.
Point de vaccin, point de remèdes miracles mis au point par les amis de Roselyne B. l'industrie pharmaceutique.
Tout n'est pas aussi simple que face à l'H1N1, au grand dam de Roselyne.

Qui toutefois a une SOLUTION, comme nous l'évoquions en début de billet:

"Une maladie qui nattaque les neurones?
Bah, n'a qu'a en utiliser moins!
"

C'est donc en collaboration avec le ministre de la Culture remaniée l'Education, Luc C., que Roselyne a décidé, au vu des problèmes de mémoire qui ne tarderont pas à les frapper eux aussi, de ne plus surcharger inutilement l'espace cérébral de nos futurs scientifiques, dès le lycée. [1]

Pour commencer.
Puisqu'il faut bien regarder la réalité en face: à terme, c'est bien l'ensemble de la population qui sera frappé par ce terrible fléau.
Dont il faudra également aérer la boîte cranienne.

Brice H., ministre de l'intérieur et de l'Humour Décomplexé, mettra lui aussi la main à la pâte, estimant que le fait de retenir ce que signifie "CNDS" n'est pas indispensable au citoyen, malade en devenir.
Il supprimera donc, incessamment, sous peu, la "Comission Nationale de Déontologie de la Sécurité", dont nous ne parviendrons plus, dans quelques temps (très proches) à retenir les termes. "Pis la "Défenseure des enfants aussi, pisque, dit-il, Les pauvres gens, d'ici peu, seront incapables de se souvenir qu'il faut mettre un "e" à "Défenseure".

De biens beaux exemples pour la Patrie. Décidemment.

Des mesures simples, mais efficaces, mises en place par une équipe soudée, solidaire, alors même que la (terrible) maladie creuse inexorablement ses rangs.

Chez "Affreux, Sale, Bête et Méchant", on en chanterait presque la Marseillaise, debout, la main sur le coeur.
Si on avait pas oublié les paroles.

Putain d'Alzheimer.

 

 

[1] Et comme dit Brice, qui a toujours plus d'une bonne vanne dans son sac d'auvergnat: "Pis ce qu'on leur demande, dans le fond, c'est de savoir compter et de remplir les quotas d'arrestations, de rafles et d' expulsions, pas de nous emm... avec leurs références historico-intello-gauchiss' à de "sombres périodes de l'Histoire", comme y' disent. Arf, arf." Ce qui fait bidonner joyeusement Eric B., aussi, d'ailleurs.

17/11/2009

Rhume de cerveau

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Ceci est un communiqué du ministère de la peur, de la grosse flippe et du mouchoir qui tremble, à l'intention des citoyens, et plus particulièrement des citoyens ++ que sont les chefs de Nentreprise, Zommes politiques et RESPONSABLES de tous (et avec des) poils (autour).
Ceux qui comptent, quoi. VRAIMENT.

"Responsables de santé, si vous transmettez le virus à un patient et qu’il en décède, votre responsabilité, au moins morale, sera engagée. Ne banalisez pas votre métier, vous avez des responsabilités importantes, pas toujours reconnues à leur juste valeur, il est vrai, mais ne tombez pas dans le piège de la banalisation et de la déresponsabilisation de votre métier.

Il en va de même pour les responsables d’entreprise ou politiques. Si votre staff de dirigeants est atteint, la direction de votre entreprise ne sera-t-elle pas compromise et vos actionnaires en droit de vous demander des comptes ?

Responsables politiques, une épidémie importante ne risque-t-elle pas d’entraîner une vacance du pouvoir et votre responsabilité n’est-elle pas de vous faire vacciner ?

Responsables, qui que vous soyez, vous avez aussi la responsabilité de vous faire vacciner pour protéger votre fonction.

Vous en sortirez grandis, votre fonction aussi et vous serez protégés contre la grippe au prix d’un vaccin dont les effets secondaires, s’ils existent, sont bien moindres que ceux de la grippe elle-même."

 

 

Parodie? Caricature? Pastiche? Oui, en partie.

La grande tirade entre guillemets, qui fait super peur (et pas qu'aux enfants qu'ont le nez qui coule), elle, est belle et bien réelle.

Elle est extraite d'une lettre d'Emmanuel Cuny (Chef du service de neurochirurgie B au CHU Pellegrin, en la belle ville (?) de Bordeaux) parue sur le site des "Echos", le 13 Novembre 2009). (1)

Mais oui, oui, tu peux en rire aussi.

Quand même.

Surtout, d'ailleurs...

 

 

(1) Et lorsqu'il n'écrit pas aux "Echos", des lettres qui font glaglater des dents, dans le noir, la nuit mais pas que, M. Cuny donne des conférences devant ses amis curés, ceci expliquant peut-être (?), en partie, cela.

 
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