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10/11/2010

Cojones?

Oui, c'est vrai, tu as raison: "Syndicats-Caca".

Oui, c'est vrai, tu as raison, les syndicats ne font rien qu'a baisser les bras (qu'ils ont petits). Et ce nullement dans l'intention, de surcroît, de remonter un froc qu'ils ont baissé eux-mêmes, bien docilement.

Oui, c'est vrai, tu as raison, allez.

Tant sur le plan national, sur lequel s'est jouée une mascarade qui, bien qu'elle ait été mise en scène fort originalement cette fois-ci, n'en reste pas moins déjà vue, revue et contre-vue; que sur le plan local, où l'on a pu à nouveau le constater, les trahisons n'ont pas manqué.

Ainsi, (Ô surprise!) dans la "France Syndicale d'en haut", Shérek le Jaune finissait-il par s'entendre, il y a peu, avec Dame Parisot, sainte patronesse des patrons.

Ainsi Bernard Thibault, quelque peu grisé sans doute par sa dernière coupette, mais bien lucide quant à la stratégie communicationnelle à appliquer, continuait-il, encore récemment, de jouer les rebelles trasho-hardcore, évitant ainsi de perdre la face aux yeux d'une base quelque peu grisée, elle, par sa propre rage.

Ainsi "Faux" "FO"... "FO"? ... Oui. Tout est dans le nom. Finalement.

Oui, t'as pas tort, donc.

Puisque sur le plan local itou, dans notre belle région gardoise: "Syndicats-Caca". Aussi.

Et peut-être même, SURTOUT.

Oui, c'est vrai, lors de la manifestation du 28 Octobre, à Nîmes, alors que militants et citoyens faisaient face aux forces encasquées, l'un des représentants locaux d'un syndicat que nous ne nommerons pas (mais dont l'acronyme commence par "C" et se termine par "GT"), prenait tranquillement un pot avec ses amis, attendant que le brouillard des gaz lacrymogènes ne se dissipe, au seul motif que "Sinon, ça flingue le goût du pastis" (ou quelque chose d'approchant).

Et découragait ensuite nombre de camarades prêts à se mobiliser devant le commissariat nîmois, afin de soutenir les trois manifestants violemment interpellés lors des échauffourées post-manif, au seul motif que " 'Ttends, c'est celle du patron, là, quand même" (ou quelque chose d'approchant bis repetita).

 

 

Oui, t'as pas tort, en fait.

Puisque le même ("Encore?". Oui, encore...) envoyait ses "gros bras" (Et là, il ne s'agit pas d'une image) pour faciliter le passage du directeur du Crédit Agricole dont le siège (du Crédit Agricole, pas du Directeur) était bloqué par d'authentiques contestataires, LE LENDEMAIN MEME.

Donc, oui, a priori, comme ça, tu as raison: "Syndicats-Gros-Caca".

Sauf que.

Non, la déclinaison de la mascarade nationale évoquée plus haut est loin d'avoir lieu partout, bien au contraire, Gilbert.

Non, tu ne peux t'en sortir aussi facilement, planqué derrière ce confortable alibi que: "D'façons, ça sert à rien, les syndicats, y' sont vendus, tout ça est préalablement entendu... Etc... Tout ça... Contestation... Mon cul..."

Et ce pour deux raisons évidentes.

NON, tu ne peux évoquer cette futile raison, puisqu'il subsiste un peu partout de vrais combattants dans les rangs des syndicats, quoi que t'en dise le lecteur moyen (très très moyen voire) du Figaro ainsi que l'analyse aussi plus que encore plus franchement très moyenne, également, de J.P Pernault, mettons.

Non, tu ne peux te cacher derrière ce honteuzargument, puisque s'y accrocher serait te comporter de manière rigoureusement identique à ceux que tu décries violemment. Et en termes de cohérence, excuse-moi, Benoit, mais ça la fout mal. Quand même.

Non, tu ne peux te défiler de la sorte, puisque tu le dis toi-même: Rien à attendre de ceusses décrits dans la série de "Oui" sus-mentionnés plus haut, dans le présent billet.

Il serait donc paradoxal d'invoquer leur manque de couilles cojones courage politique afin que de justifier le tien.

D'autant plus que, et nous en venons à la seconde raison qui te prouvera, définitivement, qu'il va falloir arrêter de chouiner lâchement sur l'inefficacité des syndicats: Nul besoin d'être syndiqué pour agir et te battre.

Non, les collectifs qui se montent un peu partout (et notamment en région gardoise) ne sont pas constitués que de véritables syndicalistes qui, malgré les habitudes moutonnières de leurs représentants, continuent de se battre.

NON. DEFINITIVEMENT.

Puisqu' ils comptent également, dans leurs rangs, de nombreux citoyens, un peu comme toi.

Mais qui, plutôt que de baisser les bras au seul motif que "Les autres aussi", continuent de les lever, un poing bien rageur aux bouts de ceux-ci. Et qui finissent, TOUS, par s'organiser, syndiqués, non-syndiqués, travailleurs, non-travailleurs, lycéens, étudiants, afin de lutter contre ce gouvernement au service des riches.

Que tu ferais bien de ne point écouter lorsqu'il te dit que la lutte est finie.

Puisqu'elle ne fait que commencer, René. 

Et que ne pas y participer relève bien, définitivement, d'un choix de ta part. 

 

09/09/2010

Le pouvoir n'a plus que le Pouvoir. Prenons-le!

Et si, enfin, tu réalisais que le discours officiel (et donc politico-patronal) concernant la prétendue indépassable immuabilité  (même pas dicutab' tellement qu' c'est juste du bon sens, mâ'ame Michu) de ne pouvoir faire autrement que te faire bosser jusqu'à l'orée du cimetière n'était, en fait, que purement idéologique?

Et si, enfin, tu étais réellement convaincu que cette volonté de t'épuiser au travail, malgré l'arthrite et la vue basse (entre autres) qui ne manqueront pas de t'assaillir quelques petites années (juste) avant une retraite bien méritée, n'était en fait qu'une façon, pour cette classe financiaro-bourgeoise de justifier qu'elle garde pour elle tous ces bénéfices accumulés depuis tant d'années d'ultra-libéralisme décomplexé?

Et si, enfin, tu réalisais, dans un accès de rage inhérent à pareille profonde injustice (qui brûle sévère le fondement), que  l'énième  actuel pillage de tes acquis sociaux (qui empêchent les dominants de faire toujours plus d'exponentiels profits) était simplement une volonté politique de satisfaire l'avidité de ces inhumains prédateurs, rendus boulimiquement dérangés par un gâteau toujours plus gros, dont ils craignent obsessionnellement de laisser choir la moindre miette, de peur de n'avoir à te la céder, même accidentellement?

Et si, enfin, tu réalisais, dans une tardive mais salutaire prise de conscience, que les patrons des principales organisations syndicales, bien loin de la légitime rage exprimée par leurs bases, te font croire, depuis des lustres (et quel que soit l'enjeu) qu'ils luttent réellement et ardemment (camarade)?

Et si, enfin, réellement écoeuré par toute ce brassage d'air, pseudo-revendicatif à base de coupes de champ' à l'Elysée, et d'effet d'annonces post-apéro militants (chevelus et barbus, mais galonnés), tu réclamais AUTREMENT ce qui t'est dû?

Et si, enfin, acculé que tu y es, tu te mettais VRAIMENT en colère, au point de décider de REPRENDRE LE POUVOIR, et pas seulement de façon éphémère et fantasmée, lors d'une (énième) manif bon enfant (tant que totalement et ridiculeusement inutile)?

Et si, enfin, tu décidais, mû par cette colère sourde, de REPRENDRE, ne serait-ce que symboliquement, les lieux qui t'appartiennent, comme les préfectures, les mairies ou tout autre espace public qui te reviennent de droit?

Et si, enfin, tu voulais, par ce biais, signifier au POUVOIR en place, et aux patrons mollassons des organisations syndicales sus-cités, que C'EST A EUX D'ECOUTER DESORMAIS, avant que de plier VRAIMENT, face à tes légitimes revendications?

Et si, enfin, tu décidais que Samedi qui vient (contrairement à l'insurrection, qu'on attend toujours), tu vas mobiliser un ou deux de tes camarades, qui comme toi, n'en peuvent plus de ce jeu de dupes et que bras dessus, bras dessous (mais le poing tendu quand même), vous alliez investir l'un des lieux symboliquement républicain de ta ville, ton village, pour y boire un bon coup, manger un bon quelque chose, tout en devisant joyeusement, mais résolument, avec d'autres de tes concitoyens qui, eux aussi, auront mobilisés potes, boutanches et motivation réellement contestataire?

Et si, enfin, emporté par ta saine tant que juste colère, ainsi que par le soutien de la part de tes congénères, tu faisais savoir, de quelque manière que ce soit, aux deux catégories d'escrocs précédemment évoquée, patrons de partis et patrons de syndicats, que c'est à eux de te suivre?

Et si, enfin, tu comprenais qu'ainsi, plutôt qu'à te lamenter sur ce qu'auraient dû faire tes pseudo-représentants, qu'ils soient syndicaux, politiques ou autres, tu réalisais, de la sorte , que TU ES LE PEUPLE et qu'ILS NE SONT RIEN, SANS TOI, NI FACE A TOI?

Et si, enfin...

 

 
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