Avertir le modérateur

28/01/2011

Le rassemblement anti-LOPPSI2 comme si tu y étais

L'exceeeeeeeeellente chronique audio de William Gosselin et Sophie Servais, militants de l'AG Nîmes.

Que tu pourras compléter par la lecture de ce billet-ci.

26/01/2011

La peur change de camp: le Pouvoir montre les dents!

C'est d'un oeil semi-amusé, semi-révulsé (oui, c'est possible) que chez "Affreux, Sale, Bête et Méchant" nous contemplons les luttes en cours, en cette belle région gardoise, présentement.

Si le mouvement social contre la réforme des retraites a embrasé ladîte région, il est notable que ce n'est là pas le seul effet qu'il eut sur icelle.

Ainsi les braises de cette insurrection qu'a failli venir sont-elles encore brûlantes et de nombreux foyers de contestation restent encore vivaces, auprès desquels il fait bon se réchauffer la couenne contestataire.

Mais, comme nous l'évoquions, il s'agit là d'une simple partie des effets qu'a eu ce micro-incendie social.

Son autre effet notable est la mise en place, depuis, d'une importante présence policière lors de chaque mouvement de contestation, que celui-ci soit d'ampleur ou non (et force est de constater que, malgré la colère provoquée par l'injustice sociale de la réforme des retraites, ceux-ci sont plutôt "ou non").

Amusant, dès lors, de constater la peur qui agite la police dans la région, à chaque fois qu'une soixantaine de personnes, -certes parmi les plus enragées, ce qui ne signifie pas nécessairement les plus dangereuses, m'sieur l'agent, posez ce tonfa, vous m'faîtes peur- fait le déplacement pour mener une action.

C'est ce qu'il se passa le mardi 18 Janvier 2011, à l'occasion d'un rassemblement anti-LOPPSI2, ou la police, la veille, bouclait une partie d'un quartier, lequel abrite le centre de vidéo-flicage surveillance -protection nîmois.

Casqué, flash-ball dégainé, appareil photo armé, aux aguets tel le chien de prairie de base par l'imminence du danger zalerté (Surveillance partout, Liberté nulle part...), l'agent de police est en faction, ainsi qu'en nombre.

Derrière les barrières dressées pour l'occasion.

Dans le hall d'entrée de l'immeuble contenant les locaux du fameux centre de vidéo-flicage surveillance -protection. (N'y réprimant pas un dangereux rassemblement d'individus suspects, que nenni, mais bel et bien l'organisant, pour une fois).

Sur les côtés des bâtiments, plus ou MOINS planqués.

Nombre d'entre eux semblent pris d'une inextinguible soif de "tirage de portraits de gôchiss' ", les flashs crépitent derrière les fenêtres, laissant penser que, même si dans la police ils aiment aussi les soirées diapos, visiblement, celles-ci ne doivent pas avoir pour objet  principal les dernières vacances du collègue René.

Passion a priori partagée par quelques salariées du dit centre de vidéo-flicage surveillance -protection. A moins que la promesse d'une prime  au "nomb' de cliché d' gauchos" n'explique ce soudain amour du "portrait photo"?

D'autant qu'à distance, de nuit, avec des agités permanents comme sujets, c'est pas facile-facile, faut r'connaît'...

Et force est de constater, après avoir pu comparer les deux cas de figure, qu'on vise vachement mieux à bout portant.

Quand bien même il s'agit d'envoyer une substance (moins) volatile (qu'irritante) dans la gueule du premier braillard de gôche venu, pourvu que ledit braillard soit pacifiquement assis (ou même légèrement en contrebas, ça marche aussi).

Expérience gendarmesque à l'appui, réalisée à Anduze, le 21 Janvier 2011, (à 06:21 de la vidéo ci-dessous, pour les impatients et/ou les mordus de recherche et développement en matière de "gaz dans la face"):



manif gare d'Anduze 21jan11

Flics énervés, gazeuse dégoupillées, matraques allègrement utilisées contre des manifestants (comportant un nombre certains d'élus), à l'occasion d'une lutte locale, dont l'objet n'est pas le propos de ce billet. (Mais si cela t'intéresse, il y a des infos ici et . Non, ne me remercie pas.)

Scénario identiquement déroulé, ou peu s'en faut, à Saint-Jean-du-Gard, le même jour (!), lors d'une action initiée par le collectif alésien "Fuckloppsi", qui en prépare actuellement le récit et dont "Affreux, Sale, Bête et Méchant" se fera évidemment l’écho...

Collectif qui signale également que les passsages en rase-motte d'hélicoptères de la gendarmerie se multiplient au-dessus des "habitats hors-normes" en Cévennes, habitats auxquels l’Etat entend bien faire la guerre du bulldozer, appliquant les articles de loi contenus dans cette saloperie liberticidement sécuritaire qu'est "la LOPPSI2".

Présence des ex-RG (le nom a changé, après moultes fusions avec divers services de renseignement/espionnage/flicage. Mais peu importe, dans le fond) et d'un car de CRS, égalementtencorétoujours, au Centre de Rétention Administrative nîmois (tu sais, ces endroits où l'on enferme des étrangers, voire leurs gosses, parce qu'ils ont la criminelle outrecuidance  de ne pas avoir de papiers), le jeudi 20 Janvier 2011.

Ceci à l'occasion d'un rassemblement pour exiger la libération d'Abdel, qui, outre l'outrecuidance évoquée entre parenthèses ci-dessus, a le courage (qu'il convient donc de briser) de MILITER et de ne point se résigner face à tant d'administrative injustice.

Reconnaissons qu'il y a toutefois à cette présence policière , une explication géographique toute simple:
Le centre de rétention se trouve tout contre l'école de police nîmoise, ce qui a de multiples avantages, dont celui de pouvoir envoyer deux ou trois étudiants flicaillons pour des travaux pratiques, lorsque les citoyens ont le culot de manifester pacifiquement leurs désaccords avec les pratiques gouvernementales d'immigration, en vigueur dans leurs pays.

La Justice n'est pas en reste, pour sa part, puisque nombre de militants sont poursuivis, suite au mouvement social contre la réforme des retraites.

Au point que les tribunaux d'Alès et Nîmes n'ont plus de secrets pour nombre d'autres militants qui soutiennent les premiers, conscients du fait que ce genre de rendez-vous leur pend au nez, en notre belle Nouvelle France.

On peut être effaré (au minimum) à travers le récit rapide de ces diverses mobilisations, de la présence massive, voire des intervention brutales tant disproportionnées qu'infondées, des forces de l'ORDRE.

On doit, même. Sans doute aucun.

Mais on peut également se demander si la peur n'est pas en train de changer de camp...

Et couplée à l'indignation que peuvent soulever les méthodes évoquées ici, cette question peut également permettre de se trouver de bonnes raisons de continuer.

Voire d'en rajouter.

 

 

03/08/2010

TRES Bonne musique, EXCELLENTE boustifaille & COLOSSALE mauvaise foi

Chez "Affreux, Sale, Bête et Méchant", on est affreux, sale, bête et méchant.
Tu devais bien t'en douter, quand même.

Mais pas que.

Parce que nous sommes, également, de GROSSES feignasses du clavier lorsque l'été survient, de surcroît et particulièrement.

Du genre de cette espèce de fainéants qui croise, lors d'un mémorable périple ferroviaire (mais c'est une autre histoire...), un groupe d'allumés cévenols absolument et irrémédiablement géniaux, qui font le pari de lancer un festival musical à Sénéchas, en leurs (magnifiques) terres natales.

Le genre d'évènement dont nous aurions dû te parler avant qu'il n'ait lieu, si, justement, nous n'avions point été les larves qu'on vient de te décrire.

Afin de réparer cette impardonnable erreur, et parce que nous sommes d'une mauvaise foi totalement sans bornes (laquelle nous pousse, sans cesse, à user d'arguments tous plus capillo-tractés les uns que les autres), nous attirons ton attention sur le fait qu'en s'y rendant sans même t'en parler (égoïstement, donc), nous avons au moins pu juger de la qualité de l'évènement en question et, par là même, ne point t'imposer d'inutile déplacements.

Ce qui, en termes de mauvaise foi, représente une double performance, a minima:

1. Il n'y avait aucun doute sur le fait que la première édition du festival "Ceven'Up" serait d'excellente qualité, au vu de la programmation musicale de celle-ci, d'une part. Et organisée par si brillantissimes lascars, d'autre part, il n'eut pu en être autrement.

2. Nous tentons, par cet odieux mensonge, de te faire croire que c'est uniquement pour t'épargner une inutile transhumance, ami lecteur, que nous nous y rendâmes, en éclaireur. Ce qui devrait te permettre de juger des sommets de bassesse que peut atteindre notre fourberie, puisqu'au pire, tu eus profiter de cette somptueuse région qu'est le pays cévenol (comme chacun et chacune ayant eu la chance de s'y rendre déjà, le crie à chaque retour).

Nous te convions, donc, voire t'intimons l'ordre de te rendre audit festival, l'année prochaine, pour sa seconde édition. Ne discute point, c'est entendu, point barre.

Ce qui, d'ailleurs, tu pourrais en convenir, tout de même, devrait te laisser le temps de te préparer à ce voyage musico-éthylico-gastronomique, dans les meilleures conditions.

Et après avoir brillamment réussi à se dédouaner, donc, de tout sentiment de culpabilité quant au fait de ne t'avoir point prévenu, ne compte pas sur nous pour te dire que nous avons vu "Java" audit festival.
Et, qu'évidemment, c'était à tomber par terre tellement c'était bien.

Non, n'y compte point.

Pas plus que nous ne te dirons à quel point "Head Fish" fût gigantissime juste avant le passage de "Java".

N'y compte point bis.

Et ne crois pas que ce soit parce que nous sommes moins compétent en critiquerie musicologique qu'en matière de dégustation de bonnes choses cévenoles...

Que nenni.

Disons plutôt que lorsque la musique cause bien à ce point là, le mieux c'est encore de l'écouter:

 

 

 


Nous ne te parlerons pas, non plus, des diverses spécialités gastronomiques du coin dont nous avons pu nous délecter, qu'elles fût liquides ou solides.

Disons simplement que, depuis, la vue d'un bête panini nous tire des larmes de désespoir, flot lacrymal nourri par le souvenir d'un sandwich à la caillette, locale 'videmment, dont le secret de fabrication fût sans doute révélé aux charcutiers cévenols par quelque divinité du coin.

Que nenni.

Pas plus que nous te décrirons LE PLUS BEAU BAR DU MONDE, que même les new-yorkais nous envient.
(T'avais qu'à être là. Aussi. Faut pas déconner. Non plus.)

Allez, une photo, quand même:

LePluBoBarDuMonde.PNG

 

Tu conviendras donc avec nous, fatalement, qu'il te faudra bien te rendre à Sénéchas, l'année prochaine, pour la seconde édition du festival "Ceven'UP", si tout ce qu'évoque ce billet t'émeut.

Et on t'en reparlera, d'ailleurs.
A temps.

Que même, tu pourrais dire merci.

Et que t'auras aucune excuse de ne pas t'y trouver, cette fois.

 

 

 

 

 

 

 


(*) Edit du 06/08/10
: Suite au commentaire (judicieux) de l'ami Esperluette, ci-dessous, quant à l'absolue nécessité d'honorer bar  si magnifique avec aut' chose que du soda, la direction de ce blog souhaite rassurer ce dernier: "Oui, y'en avait aussi!"

 

Ceven'Up Festival: Edition 2010 from Pixel Actif on Vimeo.

(**) Edit du 23/08/10 (le dernier?): Suite à la précision (qui s'imposait!) du brillant commentateur, ci-dessous, une vidéo trouvée sur ChoseBook où, il faut bien l'admettre, du coup, il n'y a pas que des conneries. (Merci aRnO!)
 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu