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10/04/2012

Péché Kapital

 

Gluttony.jpg

 

17/03/2012

Bonheur programmé

En 2010, les employés de Foxconn -sous prétexte d'être sous-payés et surexploités, ces ingrats- mettaient en doute l'E-VI-DENT bonheur que l'Ultra-Libéralisme apporte à TOUTES et TOUS, en TOUS lieux, TOUS temps TOUTES circonstances, c'est L'ENTIERE ET TOUTE ABSOLUE Vérité (Ta gueule).

Certains ayant même une fâcheuse tendance à sauter par la première fenêtre venue, afin d'ouvertement manifester les doutes en question, l'entreprise était contrainte de faire signer à ceux, encore en vie, un engagement à ne point se suicider.

Solution contraignante et relativement peu efficace, qui avait surtout l'incontestable défaut de rendre peu crédible le discours, mondialement et socialement généralisé, du "Capitalisme, ce Bonheur pour TOUS, pis c'est tout" (Ta gueule, on vient de te dire).

En 2012, Foxconn a trouvé LA solution:


500 000 ouvriers seront remplacés par des robots.

Les robots, ça ne s'angoisse pas de manière affreusement ingrate quant à ses fins de mois, ça ne doute pas des évidents bienfaits apportés par le Progrès Capitaliste et, cerise sur le gâteau, ça n'ouvre même pas les fenêtres.

Puisque ce n'est pas programmé pour ça (et un robot est autrement plus aisé à programmer qu'un salarié, faut r'connaît' ).

Enfin, avantage considérable, les 500 000 ouvriers privés de boulot pourront se suicider, chez eux, pour ceux qui auront encore un toit, sans engager la responsabilité de Foxconn.

Si CA, c'est pas du progrès,
ta gueule, à la fin.

08/03/2011

La (courte) balade de Confucius

Confucius, qu'était pas le premier baltringue venu en matière de proverbes chinois période pré-christique, aurait vraisemblablement moultes occasions d'exercer son art, s'il revenait de nos jours.

D'autant qu'il lui suffirait, quant à certains sujets, de se replonger dans ses notes de l'époque (encore que la relecture de notes vieilles de quelques siècles peut nécessiter un effort certain, il faut en convenir)...

"Quand le sage montre la lune, le sot regarde le doigt" avait-il l'habitude de dire, y' paraît, les soirs de ciel vachement dégagé.

De ces soirées lumineuses... Dont tu peux rentrer passablement grave vénèr, même quand t'es Grand Sage. Parce que t'as dû expliquer à tes crétins de disciples -qui te suivent tout le temps et partout- que « MAIS NON...! Quand je vous montre la Lune -super belle-, c'est pas sur mon doigt qu'y' faut s'extasier, tas d'abrutis dégénérés!».

Mais de ces soirées, également, où dans ta grande sagesse, tu trouves la force de transformer la crétinerie quasi-congénitale de tes quasi-apôtres, en leçon de vie, voire de jeter les bases d'une philosophie qui traversera les âges.

Ce qui n'est pas donné à tout le monde.

Et qui permet, entre autres choses, de reconnaître un Grand Sage.

Confucius, donc, s'il revenait d'entre les Philosophes morts, comme nous le disions, pourrait désigner du doigt les troubles agissements de nos gouvernements, comme autant de déséquilibres possible dans « l'harmonie des relations humaines », sujet qui lui tenait particulièrement à coeur, semble-t-il.

Ainsi en serait-il, sans doute, de:

  • des larcins quotidiens du « gang des actionnaires » (pickpockets tristement célèbres qui viennent te faire les poches jusque dans le bureau du grand groupe qui t'emploie);
  • Du pillage, au vu et au su de tous, des acquis sociaux de millions de citoyens;

Hélas, s'apercevant que nombre de citoyens, plutôt que de s'inquiéter de l'Insécurité aux plus hauts niveaux de l'Etat, préfèrent relever le numéro d'immatriculation de « la camionnette pas zhabituelle dans le quartier », Confucius piquerait sans doute une bonne grosse colère bien hardcore.

 



Parce que toutes ces conneries peuvent finir par être lassantes. Même pour un Grand Sage. Surtout lorsque ce dernier fait l'effort de revenir d'entre les Philosophes morts.

Faut pas déconner, non plus.

Et le grand sage finirait fatalement par dégainer un autre doigt.

Le majeur.

Et bien tendu.

Qu'il promènerait au vu et au su de tout le monde, parce qu'après tout, l'enseignement philosophique, la sagesse, l' « Harmonie des relations humaines», tout ça..., avec pareils aveugles, autant pisser dans le premier violon venu.

Réflexions profondes, tant qu 'amères, qui l'empêcherait de voir arriver, et donc de fuir, le fourgon de police venu les ramasser, son majeur tendu et lui-même,  pour «Troubles à l'ordre public». Ou un truc approchant.

Signalés tous deux par un honnête « citoyen vigilant », qui aura décrit que « y'a un vieux niakoué qui erre dans le village, en faisant des gestes obscènes et en réclamant qu'on lui amène un violon. C'est pas clair, ça, voire franchement suspect, m'sieur l'agent ». Ou un truc approchant.

 

Sale époque pour les Grands Sages.





31/10/2010

Quoi que la Bête fasse et quoi qu'elle couine

 

 

Ainsi, donc, le mouvement "s'essoufflerait" comme aime à le répéter la presse aux ordres, psalmodiant la litanie en question, à l'unisson de la voix de ses maîtres, dans la même désespéréezépathéthik tentative d'en convaincre l'opinion publique.

On pourrait penser que les médias, à force que de singer la  pseudo-dialectique du Pouvoir, qui se tient définitivement tant que peureusement à l'écart de la Rue, souffrent désormais des mêmes difficultés à comprendre la Réalité de cette dernière, auto-hypnotisés par ses propres laïus propagandofoireux.

Car se méprendre à ce point sur ce qui a lieu, en ce moment même, dénote d'une bien faible capacité à prendre le pouls de la situation, encore moins que d'une totale incompétence à percevoir la révolte qui souffle désormais sur l'ensemble du Pays.

Mais il s'agit sans doute bien moins d'une incapacité comme celle évoquée ici, que d'une dernière tentative de se persuader que le Peuple qui les talonne est, ENFIN, (Mon Dieu, ENFIN!), sur le point d'abandonner sa course obstinée.

Pouvoir, médias et Forces de répression fuient désormais côte à côte, hideux monstre à trois têtes, la bave rageuse des uns mêlée à celles des autres, à l'instar de leurs communs intérêts, intimement enchevêtrés, depuis si longtemps, désormais.

Une course folle de "Pue-la-peur", talonnée par la horde des "Pue-la-sueur", qui, enfin, cherchent à planter, profond, son piquant désespoir dans la carotide d'un système, dont les arrogants hochements de menton ont par trop exposé une gorge particulièrement tentante.

Ainsi la presse tente-t-elle inlassablement d'échapper à la Réalité qui la rattrappe, implacablement, par le biais des informations circulant sur le réseau.

Le site du 7Septembre2010, ainsi qu'une pléthore de sites locaux rendent compte des actions citoyennes, tant que quotidiennes qui ont lieu, et continuent ainsi d'obliger les médias du Pouvoir à redoubler de déclarations propagandesques afin que de tenter de masquer la Réalité, brute, celle-là, et qui même fait chouiner Jean-Pierre Pernault.

Le "mouvement", pour reprendre les termes des médias qui marchent au pas, NE S'ESSOUFFLE(RA) PAS.

Calant sa foulée sur celle de sa proie, il a bien senti que le puant gibier en a encore un peu dans le ventre, et que celui-ci, jette ses dernières forces dans la bataille, alors même que le contenu de ses entrailles ne s'échappe de son for intérieur, pitoyablement.



Julianne Charton lycéenne VS Estrosi [ITW] MC 241010
envoyé par peanutsie. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

 

Mais il a bien humé, le "mouvement", que ça empeste la peur à plein nez, également.

Que le Pouvoir est blessé au point de ne plus prendre la peine de masquer ses traces.

Les grandes battues cèdant aux (glorieuses) embuscades, du côté des chasseurs; les assourdissants grondements se muant en couinement apeurés, du côté du monstre:

De toutes parts, la Bête est assaillie.

 

 

 

Les preuves de son inextinguible et destructrice voracité sont désormais flagrantes, ses victimes gisant ça et , à la vue de Tous.

Et la colère ne cesse de monter, nullement masquée par les ridicules jappements d'une Bête désormais plus proche d'un caniche Bettencourdien que d'un effrayant monstre hantant les vastes étendues du Gevaudan.

 

 

PropangandeBestiale.jpg

 

Le feu crépite.

 

23102010162.jpg

 

Le dépeçage est proche.

Quoi que la Bête fasse et quoi qu'elle couine.

 

 

 

 

26/09/2010

Faut pas rester là, monsieur

 

Ainsi, donc, comme le répétait benoîtement disait Benjamin Lancar, pourfendeur en ligne de gauchiss' blogueurs (et inversement), LeTernet est bel et bien l'antre du Mal (marxiss').

Ainsi, donc, de dangereux représentants de la Gauchosphère osent-ils écrire tout Net ce que des millions de français derrière leur clavier commencent à rêver trop tout bas pour le moment, mais quand même, ça se précise:

 

NICOLAS SARKOZY NE SERA PAS REELU EN 2012!


Lesdits blogueurs cherchent, d'ailleurs, à étayer leur pitoyable tentative de manipulation de l'opinion en ligne, par le biais d'une chaîne virtuelle les unissant, laquelle vise à avancer 5 bonnes raisons au fait que N.Sarkozy n'obtienne pas de second mandat (et même dans ses cauchemars les plus opprimants, lorsque les plus immondes démons révolutionnaires viennent lui chuinter "L'Internationale" à l'oreille (qu'il a fine) , Benjamin n' a JAMAIS eu à affronter pareilles forfanteries (qu'il a en sainte horreur)).

"Affreux, Sale, Bête et Méchant"; convié par la céleste Céleste à se joindre au sabbat purificateur; va donc te révéler, ami lecteur, cinq incantations à répéter chaque matin, même en te rasant. Et à ton collègue de bureau, même en bossant, après qu'il t'ait demandé, la peur dans les yeux:

 

"Pourquoi donc, qu'en 2012, ce serait pas encore l' Nicolas l'président de la République?"

 

1. Un président de la République doit rester DIGNE (surtout en plein bordel ambiant)!

Qui voudrait (à nouveau) d'un président qui, non content d'être incapable de prendre une quelconque hauteur (le type est quand même AU SOMMET DE L'ETAT...), se comporte régulièrement comme la dangereuse racaille qu'il prétend combattre (surtout aux plus bas des sondages)?

Qui voudrait (à nouveau) d'un président pyromane, qui déclarait il y a peu, avec une arrogance même plus dissimulée :"Désormais, quand il y une grève en France, plus personne ne s'en aperçoit!", alors que le climat social est à la tempête, et que le vent, pour X raisons, n'est pas prêt de s'arrêter de souffler?

Qui voudrait (à nouveau) d'un président dont l'indignité est telle qu'elle se voit, comme une légion d'Honneur pendouillante au blazer d'un gentil donateur de l'UMP, depuis l'Etranger même?

2. Un président de la République doit tenter de RASSEMBLER (surtout en plein bordel ambiant)!

Qui voudrait (à nouveau) d'un président qui, malgré un discours d'investiture quasi-lutherkingnien (à partir de 04:06, ICI!), mène une politique lepéniste, afin de masquer son incapacité à faire face aux réels problèmes?

Qui voudrait (à nouveau) d'un président qui, plutôt que d'apaiser les tensions communautaires qu'il déclare déplorer, souffle sur les braises d'un feu qui couve partout, en ces temps où payer le loyer devient difficile (et ce, quelle que soit l'origine ethnique du locataire)?

3. Un président de la République doit impérativement défendre l'INTERET COMMUN (surtout en plein bordel ambiant)!

Qui voudrait (à nouveau) d'un président qui, non content de s'afficher ami intime des puissances du pognon, met en pratique la pire politique de favoritisme envers les classes sociales ultra-favorisées?

Qui voudrait (à nouveau) d'un président qui, aveuglément, continue de mener cette politique malgré l'évidence d'un conflit social imminent et extrêmement dur, si un minimum (!) d'égalités n'est pas rétablie prestement?

4. Un président de la République doit savoir ECOUTER (surtout en plein bordel ambiant)!

Qui voudrait (à nouveau) d'un président qui, non content de chercher à museler toute opposition, continue de faire la sourde oreille alors que celle-ci parvient malgré tout à se faire (un tant soit beaucoup trop peu) entendre?

Qui voudrait (à nouveau) d'un président qui, malgré les nombreuses voix qui s'élèvent contre l'action de son gouvernement, persiste et s'entête dans les plus honteux et abjects égarements électoralistes?

5. LA FIN DU MONDE EST PROCHE, SI ON NE LE(S) VIRE PAS MAINTENANT!

Indigne d'une aussi haute fonction, en France et hors de ses frontières, divisant pour mieux (péniblement) continuer de régner, rendu sourd par la multitude de voix qu'il aura soulevé contre Lui, et soucieux de continuer à satisfaire sézamilérich, N. Sarkozy, fin 2011, n'entendra pas s'approcher, menaçante tant que décidée, la Justice Populaire.

Menée par Xavier Bertrand et François Copé, une fronde interne, finira par avoir raison des derniers soutiens dont il disposait au sein de la majorité. Frederic Lefebvre en profitera pour le faire emprisonner, quelques semaines plus tard, pour haute trahison, alors que les citoyens français, chauffés à blanc par l'idée de travailler jusqu'à ce que mort s'en suive, prennent l'Elysée d'assaut, après un mouvement de révoltes né le 23 Septembre 2010, et qui a très largment dépassé le simple enjeu des retraites, aux fils du temps et de la colère.

Puis Frederic Lefebvre se proclamera "Roi de la République", point d'élections, le chaos s'abattra sur la France, comme une mèche de cheveux trop fournie pour que tes oreilles ne la retiennent plus longtemps, et que tu aurais pris, brutalement, dans l'oeil.

François Fillon, chargé de veiller sur N. Sarkozy et son cachot, ne tiendra pas compte de l'avertissement de N. Morano, qui lui avait pourtant bien dit: "Surtout, surtout, tu ne le nourris JAMAIS après minuit! JAMAIS!".

L'Afghanistan sera alors mystérieusement envahi par une horde de Gremlins rageurs, porteurs de l'étendard français.

Conflit mondial.

Puis nucléaire.

Puis fin du Monde.

 

...

 

Il apparaît donc évident que, quoi qu'il arrive, Nicolas Sarkozy ne sera pas réélu en 2012.

Pour des raisons aussi élémentaires (et donc, à la portée du premier ex-sarkozyste venu) que celles exposées dans les quatre premiers points de ce billet, qui; si elles ne sautent pas aux yeux de tous, une bonne fois pour toutes fissa, et que rien n'est fait pour karchériser la politique  française un bon coup; nous conduiront inexorablement aux situations extrêmes (à un ou deux détails près) développées dans le point 5.

Personne ne voudrait de F. Lefebvre en "Roi de la République"?

On est d'accord.

 

 

 

 

 

 

(Et puisqu'il s'agit d'une chaîne, je tends mon bout de maillon (en toutes amitiés bloguesques) à Tgb, Superno et Le Yéti, qui auront sans doute de brillants arguments permettant de savoir si oui, ou MERDEEEEEEEEEEEEEEEUUUUUU!, Sarkozy sera réélu en 2012).

 

 

 

 

30/05/2010

Maximus Cynicus

L'Ultra-libéralisme, qui rend heureux tout plein, se développe à vitesse grand V ("Vvvvvvvvvvvvvvv", un peu le son que produit le corps d'un salarié fendant l'air après qu'il ait sauté du énième étage d'une tour de Foxconn), en ce grand pays néocapitalobienkexcoco qu'est devenu la Chine.

Une révolution industrielle avec exode rural et esclavagisme moderne, joyeusetés notoires qu'ont connu, en leur temps, une partie des grandes puissances européennes.

Révolution, donc. Certes.

Mais en plus vite. Vachement plus vite. Imagine.

Et en plus cynique, du coup. Foutrement plus cynique. Imagine Bis.

Au point que, tiens toi bien (et ne te penche point comme ça, au-dessus du vide)- certaines sociétés en plein "Baoum économique"; en ces contrées qui concurrencent, de manière non-libre et faussée, nos "NéoLibéros locaux" à nous; de gentils zentrepreneurs (qui n'ont qu'un souci, qu'un but, qu'un Graal dans la vie, celui de rendre heureux tout plein leurs zemployés) tentent de faire signer à leurs salariés un engagement contractuel de ne point se suicider.

Et reconnais que la bonté d'âme desdits patrons n'a pas de limite, puisqu'il serait tout de même ballot de ne point profiter du système néo-libéral et des conditions de vie idyllessques qu'il engendre NATURELLEMENT.

Reste un problème. De taille.

Comment punir le salarié ne respectant pas l'avenant qu'il vient de signer.

Hein?

Comment?

Comment don' qu'y fait le système pour châtier ceux qui ont l'outrecuidance de ne pas respecter leurs engagements?

Comment don' qu'y fait pour prouver à TOUS que même LA MORT n'est pas l'unique moyen d'échapper à son Amour?

Faudra-t-il en passer par la profanation de leurs sépultures, faudra-t-il traîner leurs dépouilles en place publique afin que de réveiller d'éduquer les (sur)vivants et leur faire comprendre que "Non, même pas la peine de songer ne serait-ce que penser qu'on peut échapper au BONHEUR!" ?

Faudra-t-il?

"Oui, et comment Bertrand!" répondront à coup sûr les fous furieux cyniques mêmes qui ont pondu pareille clause des contrats en question.

D'autant que ça développera l'activité des fossoyeurs (hausse de 100% de l'activité inhumatoire, faudra bien enterrer les restes MAIS business is busines), ça boostera velu l'activité des sociétés chargées de l'entretien des voies de communication, lesquelles feront exploser les ventes des sociétes commercialisant les détergents adéquats (le cadavre de salarié qui respecte pas sa clause, ça dégueulasse sèvère la voirie, c'est connu MAIS business is business), etc...

Puisqu'on te dit que, quel qu'en soit le coût, ce système rend heureux tout plein.

C'est comme ça.

C'est "comme les lois de la pesanteur".

 

21/05/2010

Coprologias

"Le rôle du FMI, c'est de vous soigner" . (D. Strauss-Kahn, chef de file du sociallibéralisme (Mais de Gauche quand même, Ah-ah), le 20/05/10, "À Vous de juger", France 2.)

Ou comment, à l'aune de pareille déclaration, la peur qui étreint le citoyen grec s'éclaire d'un jour nouveau, puisqu'en proférant pareille énormité, Dominique (nique-nique-nique) se caresse le thermomètre -qu'il a énorme- exhibant fièrement la (gigantesque) conscience qu'il a de son devoir de "médecin des populations nécessiteuses".

Et son désir PROFOND de s'en servir.

Dans un but totalement thérapeutique, 'videmment.

 

13/05/2010

Bis repetita placent (?)

 

"Citoyennes, Citoyens, mes chers compatriotes, mes zamis, mes frères zésoeurs, mâ'ame Chabot,

L'heure est grave.

Tellement grave que Je n'y irais pas par quatres chemins, j'suis pas homme a tourner le dos aux responsabilités auxquelles qu'il doit faire face, hein, vous commencez à m'connait':

 

LA GUERRE EST DECLAREE! (Bordel!)

 

 

Une guerre sans pitié, dramatiquement inévitable, contre un ennemi qui refuse tout dialogue. Un ennemi qui en est à ce degré d'auto-ostracisme qu'il refuse, malgré moultes tentatives d'accords à l'amiable (qui nous ont coûté un bras, quand même -celui de la Rolex, en plus- depuis le début de la crise des subprimes, là), d'entendre raison.

Malgré des Myards et des Myards de notre sainte monnaie réinjectés dans le système financier, en ce mois de Mai 2010 (mais pas seulement)), les terribles zésombres pésculateurs, dont on ne voit jamais le visage, même en plein jour (et qui mangeraient des enfants, si l'on en croit les journaux) ne veulent pas entendre Nos souffrances.

Un ennemi sourd tant qu'aveugle. Un ennemi qui n'a pas de petit coeur qui bat (contrairement à Moi qui, sous mes costards à 50 000, en ait un).

Un petit coeur qui saigne, d'ailleurs, à l'idée que CHACUN devra participer à l'effort de guerre. Surtout maintenant que c'est clair qu'elle est déclarée, mâ'ame Chabot. Un petit coeur qui saigne parce que j'ai changé (Mâ'ame Chabot, oui, et j'n'ai pas peur de le dire), et que je vois clair désormais dans le jeu de ces terribles pésculateurs, responsab' de tous nos maux.

Ces types-là, mâ'ame Chabot, citoyennes (même en Burqa), citoyens, voulaient garder la puissance de Lémarché pour eux!

Et vous devez donc voir les 750 Myards d'euros que nous venons de lâcher (et croyez-moi, c'est douloureux, Mâ'ame CHabot, ça coûte en encre au moment de la signature) comme UN ACTE DE RESISTANCE!

Oui, il ne faut pas avoir peur des mots et de la Vérité qu'ils expriment:

Ces 750 Myards, nous les avons réinjectés dans l'économie afin de soutenir un système que nous allons assainir, seule garantie d'une vie meilleure pour toutes zétous.

Ces 750 Myards d'euros, nous les avons arrachés aux traders et autres machiavéliques financiers sanguinaires. Lesquels voulaient vous priver, ricanant sous capes, dans l'ombre de la nuit qui fait peur, de la puissance de Lémarché dont on sait, depuis toujours, qu'elle rend heureux et prolonge la vie. Et qu'ils tentaient (perfidement) de détourner, selon d'obscures principes, pour eux seuls, ces félons.

Alors qu'une puissance de lémarché, pour TOUS, citoyennes, citoyens, mes chers conpatriotes de dedans mon coeur, c'est la perspective de systèmes de retraites (privés) qui fonctionnent et qui vous permettent de vivre heureux, avec du soleil dans votre vie toute l'année, même en Bretagne, où il ne pleut que sur les cons (mais souvent).

La puissance de lémarché, citoyennes, citoyens, têtes de veaux que j'aime du plus profond de mes entrailles, c'est la garantie indiscutab'  de frais de santé remboursés par une assurance (privée) avec des bisounours épanouizésouriants qui te répondent au téléphone et qui débordent de plein d'amour pour toi, client-citoyen.

Ce qui n'est, ni plus, ni moins, ces 750 Myards d'euros, hein, faut l'reconnait', que la mise en application des principes défendus par le Conseil national de la Résistance. La pierre d'angle, l'acte fondateur d'une résistance jamais abandonée, sans cesse renouvellée. Mais genre actualisée, quand même.

MO-DER-NI-SEE.

Faut vivre avec son temps. Hein? Et quoi d'autres que la puissance de Lémarché pour assurer à tous une santé et une retraite sereine?

 

 

 

Conscient d'ailleurs que l'effort de guerre doit être partagé par tous, je vais m'adresser à celles et ceux, anonymes jusqu'ici, qui vont payer un lourd tribut dans cette guerre contre les pésculateurs. Pour remercier ces braves patriotes, et les exhorter à continuer de résister (pour ceux qui le peuvent encore), avec Nous.

"Ensemble, tout est possib' ", j'vous l'rappelle:

Un grand "Merci!" de la Patrie donc, à Anne-Marie de la M., de rendre les Myons d'euros que le bouclier fiscal lui permettaient de protéger.

Un grand "Merci!" aussi de la Patrie à Pierre-Yves R., qui ne va plus aller au Fouquet's que deux fois par mois.

"Merci" patriotique, tout autant, à Raymond S. qui vient d'être expulsé de chez lui, (On peut pu se permett' de l'aider, mâ'ame CHabot mais Raymond l'a compris, fier résistant de la première heure, qui déjà, aux prémisces de cette putain de guerre, n'avait plus guère à manger. Brave Raymond).

Un grand "Merci" (mais posthume) à Lucie A., qui vient de se pendre, parce que sa boîte délocalisait son emploi, afin que de faire remonter le cours de l'action et de redonner de la puissance à Lémarché.

Voyez, citoyennes, citoyens, comme "Ensemble, tout est possib' ".

Voyez comme il est possible de répartir, équitablement, l'effort inhérent à cette guerre impitoyab'.

 

 

Vive la France, Vive la République, Vive la Résistance, Vive Lémarché! "

10/05/2010

Point barre

Ce qui est fascinant avec Alain Minc, c'est l'étendue vertigineuse (tant qu'éblouissante) des domaines dans lesquels le personnage peut étendre sa prodigieuse capacité d'analyse.

Capacité jamais zentamée par aucun "réflexes idéologiques primaires" comme ceux qu'il dénonce, à l'occasion de son passage dans "Parlons net", émission "orientée web" (?), sur "France Info", le vendredi 07 mai 2010.

Que nenni.

Ce n'est point par réflexe idéologique, donc, qu'Alain Minc explique à l'auditeur (béat devant pareil brillance d'esprit), que "Les marchés, c'est comme les lois de la pesanteur".

Que nenni nenni.

C'est pas d'l'idéologie, c'est de la physique, ma brave dame.

Implacable.

Au point que "Tous les grands pays du vieux monde, Etats-Unis compris, sont dans la même situation, c'est comme ça...Et nous vivrons avec ça pendant une bonne dizaine d'années". Aussi indéboulonnable qu'une équation de Newton qui vient de se prendre une pomme sur la tronche (qu'il avait plutôt bien faite, note bien) et qui braille qu' "Eurêka, j'ai tout capté les lois de la gravitation universelle" (ou quelque chose d'approchant).

Lois physiques qui, semble-t-il s'appliquent moins franchement sur le plan horizontal, et qui donc, n'empêche pas M. Minc de prendre "cette affaire grecque, avec un peu plus de distance", tout de même.

Et de nous expliquer que, d'abord, "La baisse de l'Euro est un accélérateur formidable de croissance".

Et que ces salauds d'anarchiss' grecs ne sont pas capable, eux; profitant d'une soi-disante situation "coton-coton" pour étendre sur le pays leurs tentacules zidéologiques; de se rendre compte que: "L'effet positif est supérieur à l'effet récessif lié à l'effondrement de la Grèce", tout bonnement.

C'est dire si le grec manque de recul, tout de même, que même c''tincroyab', cette petitesse d'esprit dont fait preuve le citoyen (parfois pas même anarchiss' mais manipulé tout de même par ceux-là) lorsqu'il s'angoisse au sujet de ses fins de mois, au (futil) motif qu'elles commenceraient le 5.

Alors qu'il suffit (qu'ils sont sots, décidément) de ne point se référer aux avis des "agences de notation, et [de] tous ceux qui prennent pour pensée révélée ce qu'écrivent ces braves garçons, dont le niveau économique est deuxième année, à peu près, de droit, ou de sciences-po" . Pour la simple et bonne raison qu'ils ommetraient (les cons) que "la Grèce, "c'est pas le Danemark". Ce qui, conviens-en, place le faible niveau des branleurs en question aux zhauteurs où les a décrite M. Minc, et que, donc, en Grèce "50% du PIB est au noir".

Et que, partant de là (a savoir que le grec est un salaud de fraudeur qui enchaîne, le fourbe, les black jobs, dont il planque la moitié des revenus à l'Etat, le salaud. Si c'est pas d'la graine d'anar, qu'est-ce que c'est, ma brave dame?): "Le fonctionnaire grec, qui travaillait jusqu'à 17h00, et qui à 17h30, était chauffeur de taxi, on lui réduit son salaire, en effet, du 13eme et du 14eme mois, et il va partir à 15h30 et il sera chauffeur de taxi à 16h, et en réalité, vous verrez que la société grecque, nonobstant le drame qu'y a eu, mais qu'est quand même, bon bah, un drame, mais bon, c'est pas une révolution, hein, y'a eu un drame, la société grecque va, à cause de l'économie noire, absorber ce choc".

Ce qui permet de conclure à Alain Minc, qui  ne confond pas, LUI, Grèce et Danemark, nan mais, ho, que "La situation grecque n'est pas ce qu'on en dit, indépendamment du fait, qu'elle est difficile".

Et c'est sans doute cette prise de recul, quelque peu violente, qui entraîne M. Minc un peu plus loin, dans son élan, lui permettant de révéler à l'auditeur toujours aussi béat, que tout va vachement mieux qu'on le dit, à l'instar de la situation grecque, puisque, si on s'interroge un peu plus sérieusement que le gauchiss' moyen, on peut constater que "Le monde a crû. LE MONDE. Faut peut-être parfois penser au monde, et pas seulement à soi! Le Monde a crû de 5% par an, c'est une croissance qu'on a a jamais connu dans l'Histoire, JAMAIS."

Ce qui méritait bien, entres autres dégâts collatéraux (relavant quasi du point de détail), reconnais le, à la fin, la mise en concurrence des salariés sur un plan mondial. Et donc l'exploitation des plus fragilisés d'entre eux (sur un plan anal?). Puisque, tu le saurais -si ta générosité allait jusqu'à eux- : " Les chinois et les indiens, ils se félicitent de ce que nous venons de vivre" (ces salauds!).

Succint résumé de mi-parcours (histoire d'y voir plus clair, malgré un farouche aveuglement idéologique qui dût nous empêcher de prendre du recul):

Les marchés, et tout le cortège de saloperies qu'ils peuvent engendrer, sur un plan social, notamment, "C'est comme les lois de la pesanteur". On y peut rien, "C'est comme ça". Et tous les mauvais esprits qui accuseraient (bêtement) les financiers type Madoff and Co. feraient bien mieux de s'en prendre à Newton et la nature.

Bon.

La crise grecque va se règler, d'toutes façons, parce que le grec est bosseur (y compris au black, ma brave dame!). Et c'est pas deux trois ahuris des agences de notation qui vont faire la Loi, d'abord.

Bien.

Le système ultra-libéral que tous les vilains gauchiss' s'évertuent à critiquer est parfait. La preuve, "Les chinois et les indiens, ils se félicitent de ce que nous venons de vivre." Même qu'il serait temps, gauchiste égoïste, de penser un peu au Monde! Et de ne plus t'aviser de ne serait-ce qu'émettre (sournoisement, comme à ton habitude) un doute quant au fait que le système en question répande le bonheur.

Point barre.

A l'inverse, il est un domaine où tu pourras succomber à tes travers nombrilistes, gauchiste de petite vue, celui du problème des retraites. Car ainsi, cédant à tes penchants auto-centrés, tu t'apercevras des bienfaits dudit système:

"On devrait le dire davantage, nous nous en tirons mieux que les autres européens, parce que les français font plus d'enfants, il ne faut jamais l'oublier, et que donc...même s'il faut bouger l'age légal de la retraite, ..., nous ne sommes pas menacés du 67 ans des allemands..."

Ce qui est quand même une putain de bonne nouvelle, dès lors qu'on n'oublie de penser qu'il faut "peut-être parfois penser au MONDE!", c'est vrai...

Ainsi que dans le mur dans lequel il va. Et aux gens qui sont "aux manettes" dont, plutôt que de douter de la sincérité de leur démarche, tu devrais leur "(...)savoir gré,...,de faire leur boulot, c'est à dire d'aborder le sujet". Quand bien même les façons dont ils proposent de le résoudre te paraîtraient être inéquitables, voire profondément injustes (ingrat!).

Ce qui est assez ahurissant dans la mesure où Pascal Lamy, à l'OMC, Jean-Claude Trichet, à la Banque Centrale Européenne et Dominique Strauss-Khan, au FMI sont des gens formidab', qui font partie d'institutions qui n'ont strictement rien à voir avec le bordel actuel, tant elles ne sont ABSOLUMENT pas des clés de voûte du système qui est en train de foutre le monde à genoux.

Limpide.

Nous l'avons dit plus haut, son effondrement est dû aux effets de la pesanteur. Merci de suivre. Et non à un quelconque asservissement de la réalité économique aux agences de notation et à leur estimations assassines.

Non.

Bien au contraire. "Etre attaché au triple A, c'est préserver des emplois" dit Alain Minc, dont le recul de vue lui permet d'éviter habilement, toutes les  (sournoises) attaques qui l'accuseraient de ne pas être à une contradiction près.

 

 

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Une dépendance du secteur de l'emploi aux agences de notation, (sans doute fiables, dans ce cas-là), qui justifie de défendre  (aveuglément) le système dont Alain Minc chante les louanges depuis les années 80, contre vents et marées (et contre vagues tsunamesques de chômage et reflux de la part des salaires dans l'océan ultra-libéral. Aussi, oui).

Plutôt qu'a l'instar des blogueurs gauchiss', qui manquant de recul, les sots, relaient la colère du peuple grec, des salariés français licenciés (quand leur entreprise font des bénéfices colossaux), ainsi que la surexploitation de la main d'oeuvre à bas coût des pays sous-développés et autre "effet positif supérieurs à l'effet récessif", brillamment mis en évidence par Alain Minc.

Ce qu'on lit sur le net, d'ailleurs, M. Minc le dit haut et fort: ""C'est une parcelle du monde réel, ce n'est pas LE MONDE."

Et il serait tout de même vraiment "Affreux, Sale, Bête et Méchant" d'en douter. VRAIMENT.

Puisque c'est le même qui écrit, dans la préface du "Dictionnaire politique d’Internet et du numérique" qu'il a signé que: "Ce dictionnaire est l’ultime démonstration que l’Internet n’est plus un simple segment de la réalité. Il est la réalité."

Ce qui place l'avis de M. Minc, en matière d'analyse de la réalité, au dessus de tous soupçons d'invalidité, tant cet homme est droit dans ses convictions, quels que soient le contexte ou les interlocuteurs.

D'autant qu'il le dit lui-même, et c'est son mot de la fin:

"Je suis moins couillon que vous le pensez!".

Point barre.

 

 

[Edit: Il peut être relativement amusant (voire goûtu) de rapprocher l'aveuglement "obstinatoire" d'un Alain Minc à celui d'un autre Alain. Madelin, celui-là, manifesté notamment lors de son passage à l'émission "Ce soir ou jamais", animée par Frédéric Taddéi.

Et de se souvenir, pour finir de rire, qu'Alain Minc se définissait, il y a peu, comme "le dernier marxiste français, à certains égards". Ce qui devrait plaire à Alain 2, ancien membre d'Occident, dont nombre de point de vue sont visiblement pourtant très proches de ceux d'Alain 1.]

06/05/2010

De l'utilité de l'observation des fourmis dans l'analyse de la lutte des classes

"Affreux, Sale, Bête et Méchant" mettait en doute, et ce pas plus tard qu'hier, l'intérêt que peut avoir l'observation du monde animal en matière de compréhension des phénomènes socio-économiques.

S'appuyant, pour cela, sur l'exemple de Jacques Bichot, économiste et professeur émérite à l'université Lyon III, qui se passionne pour les sangliers, au point qu'il n'hésite pas à partager ce centre d'intérêt avec ses lecteurs.

Qui sortiront fatalement atterrés, de sa dernière étude (?), laquelle lui permet, entres autres joyeusetés (et dans un vaste salmigondis abracadabrantesque), d'arriver à la conclusion (vivement controversée 'videmment) que la délinquance représente un coût de 115 milliards pour la Société.

Qu'une association telle qu' "Institut pour la Justice" publie une étude FORTEMENT discutable, tant sur le fond que sur la forme, n'est finalement, guère étonnant. Cette dernière ne pouvant être, de par la démarche motivant ses auteurs, que fortement orientée. Qu'elle soit frappée du sceau du ridicule n'était, en revanche, pas couru d'avance.

La faute aux sangliers et leurs braconniers (mais pas que), sans doute.

La conclusion qui s'imposait d'elle même semblait donc être la suivante: La fusion entre "30 millions d'amis" et "Les Echos" paraît irrémédiablement compromise.

Et pourtant...

Pourtant, à la lecture d'un brillant article, paru aujourd'hui même sur "Backchich", il s'avère que l'étude de la taille des fourmis, et plus particulièrement de la façon même d'en exprimer les résultats, en matière de statistiques, permet d'appréhender différemment les études de l'INSEE, lorsque celles-ci portent sur la structure de la société française.

Il ressort (clairement) du papier (limpide), initialement publié par l'excellent journal "Fakir" (n°45 de Mai-Juin), que SI, tout compte fait, observer les zanimaux, ça permet d'avoir un autre regard sur les zumains, des fois.

Et ce même sur un sujet, que l'on croyait définitivement clos, tel que celui de la lutte des classes.

Etonnant, non?

 

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