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05/05/2010

Du rapport entre la pénibilité au travail et le braconnage de sangliers

En ces temps troublés où l'on s'interroge -dans les milieux autorisés à s'interroger, et donc, pas le tien. Casse toi, pov' con- sur la notion de pénibilité au travail, il en est un (de travail) qui est totalement oublié, à ce sujet.

Celui de ZommePolitique. Qu' expose violemment à des risques psycho-sociaux qu'a du mal à appréhender le commun des mortels.

Quand on est ZommePolitique, on est obligé de lire un tas de trucs compliqués, avec plein de détails et de chiffres dedans.

Du genre d'un rapport pondu par "L'institut pour la Justice" (Obscure officine dont l'austérité du nom est adoucie par un "sous-titre": "Citoyens pour l'équité" parce que les gars du service ThinkMarketing ont conclu, après deux traits de blanche nuits blanches, que "citoyens et équité, c'est des termes à caser, afin de ne point éveiller les soupçons du Prolo, warf-warf") dans lequel on apprend, notamment, que:

Le frisson du casino, mâ'ame Michu, c'est acceptab'. Contrairement au frisson de l'insécurité:

"Quand quelqu’un joue au casino ou achète une grille de loto, il prend l’initiative des opérations, et le résultat ne tarde pas à être connu : l’attitude est active, et l’incertitude de courte durée. Il en va tout autrement pour l’exposition au risque diffus d’être victime d’un délinquant ou d’un criminel : la victime potentielle est passive, et elle ignore complètement le jour et l’heure où elle sera agressée, son logement « visité », sa voiture « empruntée », ses fichiers informatiques dévastés par un virus, etc. On peut donc tenir pour certain que si quelques-uns « prennent leur pied » en commettant des crimes, délits et incivilités, y compris du fait du risque (en général volontaire) auquel ils s’exposent, il n’en va pas de même pour les victimes. Faire peur, jouer à se faire peur, et avoir peur, sont trois choses bien différentes.
Comme l’expliquent Bauer et Raufer (2001), « l’insécurité n’est pas un fantasme » : elle existe. Certes, l’information étant imparfaite, et notre capacité à la traiter l’étant aussi, le sentiment d’insécurité n’est pas toujours correctement proportionné au danger réellement couru. Les probabilités subjectives peuvent différer des probabilités objectives. Mais on n’est pas dans la subjectivité pure, dans le fantasme : les actes criminels et délictueux sont bien à l’origine du sentiment d’insécurité.
"

Frisson de l'insécurité qui met en péril, de plus, la marche même de la civilisation (et celle des "braves gens", surtout), mâ'ame Michu. Rien que ça:

"Criminalité et délinquance affectent aussi l’ensemble des « braves gens » du fait que les règles qu’ils s’efforcent de respecter, et sur le respect desquelles ils comptent de la part d’autrui, leur apparaissent comme bafouées et contestées. Du fait qu’elles sont bafouées, ces règles ne rendent plus correctement le service de prévisibilité du comportement d’autrui qui est l’un des services attendus d’une civilisation. Du fait qu’elles sont contestées, pas seulement théoriquement, mais dans les faits, l’ordre du monde paraît fragile."

Contrairement aux braconniers (de sangliers) et aux fins gourmets qui, eux, font dans la "délinquance d'utilité publique" (et bien que l'étude de leurs méfaits, ne soit pas, vous l'aurez noté, mâ'ame Michu , à proprement parler déterminante en matière de "délinquance écolo"):

"L’article cité ne proposant aucune estimation des dégâts environnementaux provoqués par les infractions, on en est réduit à faire une estimation au doigt mouillé. Ce qui n’est pas chose facile, car une erreur comme celle commise par les officiers du Torey Canyon en 1967 et le braconnage d’un sanglier figurent dans les statistiques sans aucune pondération liée à leur gravité – qui n’est pas tout à fait la même … D’autant que, s’agissant du sanglier, cet animal inflige de graves nuisances aux humains sur les jardins desquels il jette son dévolu : lorsque cette espèce prolifique se multiplie sans que l’administration relève les quotas de prises comme cela serait son devoir, ceux qui expédient, fut-ce illégalement,quelques sangliers dans nos assiettes, protègent en fait l’environnement auquel l’indolence ou l’incurie bureaucratique porte atteinte. Il existe des infractions d’utilité publique !

Au total, 20 millions d’euros est le montant que nous affectons – arbitrairement, faute de bases solides - au coût des atteintes à l’environnement."

On notera au passage que chiffrer le coût de la délinquance est assez difficile tégalement, classant la profession d'économiste, professeur émérite à l'université Lyon III (*), dans les professions grave pénib' itou. Parce qu'obtenir des chiffres fiables, en dehors de ceux du braconnage de sanglier, c'est coton. Quand même. (Et que ça impose de "jouer" 20 millions d'euros, comme ça, "arbitrairement", pour boucler une étude. Faut quand même avoir autre chose que des couilles de marcassin, mâ'ame Michu, pour résister à pareille pression, vous reconnaîtrez...)

La lecture du dernier billet de CSP, permettra toutefois de constater,que l''économiste, professeur émérite à l'université Lyon III, sait  être vachement opiniâtre. Des chiffres, il en trouve, à force que de chercher. Et des zintéressants, de surcroît...

Le fait de devoir lire pareil rapport (fruit de tant d'efforts) constitue une preuve indéniable, tout de même, de la pénibilité au travail qu'endurent les ZommePolitiques, pour  en revenir à notre constat de départ.

Et l'on comprend donc aisément (on est pas des sauvages, non pu) qu'un ministre de l'intérieur, en 2007, ait pu être submergé ,déjà, par pareil type d'analyses. Et qu'il n'ait donc pu prendre le temps, ou n'ait simplement plus eu l'énergie, de lire un simple "appel [émanant] d'un collectif de policiers républicains".

Quand bien même celui-ci était, en matière de chiffres, visiblement beaucoup moins dense, et indéniablement vachement mieux écrit qu'une étude d'économiste, professeur émérite à l'université Lyon III.

Quand bien même la lecture de celui-ci eut pu éviter que de nouveaux drames ne surviennent.

Et ne se répètent, cycliquement.

Il convient également de souligner que, pénibilité du job oblige, les ZommesPolitiques sont souvent proprement éreintés après avoir été contraints de lire -et pire, SIGNER!- certaines de ce type de production écrites zadministratives hautement rébarbatives.

Et que cela les éloigne vraisemblablement d'autres types de lectures, qu'elles soient  "récréatives" ou simplement informatives.

Quant à prendre le temps souffler un peu, et de regarder une émission télévisée, même si celle-ci permettait d'approfondir le sujet de la délinquance fiscale, par exemple...

Inenvisageable. Tout simplement.

Et force est de constater que, décidément, la notion de pénibilité au travail, quant à celui de ZommePolitique mériterait vraiment d'être abordée plus longuement.

Dans la mesure où celle-ci apporte moults éclaircissements sur bien des zones d'ombre de cette profession.

 

 

 

 

 

 

(*) Y aurait-il un souci dans les choix de recrutement de l'Université Lyon III?

01/12/2009

Tyrannie de la Mémoire

"Une maladie qui nattaque les neurones?
Bah, 'n' a qu'a en utiliser moins!
".

C'est en ces termes que s'est exprimé la ministre du nez qui coule, des maux de tête et du thermomètre qui pète un score, apprenant qu'en sus de son rôle de VRP pour l'industrie pharmaceutique, elle allait devoir se coltiner une bonne grosse lutte à bras le corps (et face aux caméras) avec une vraie maladie, du genre pathologie lourde neurodégénérative: "l'Alzheimer", qui fait (vraiment) peur, elle.

Parce que celle-ci progresse, évoluant sans cesse, les preuves sont là, sous nos yeux (emplis d'effroi).
Presqu'aussi vite qu'un virus A-H1N1-MAIS-PUTAIN-QUAND-VAS-TU-COMPRENDRE-QU'ON-VA-TOUS-CREVER-MERDE! dans les couloirs d'un quotidien de la presse qui ment, c'est dire.

Alors même que l'A-H1N1-MAIS-PUTAIN-QUAND-VAS-TU-COMPRENDRE-QU'HORS-DE-LA-VACCINATION-POINT-DE-SALUT? est en passe de fondre sur la population apeurée, donc, la maladie qui te boullote insidieusement le tissu cérébral repointe (salement) le bout de son nez dégénérescent.
Sous une forme particulièrement virulente, de surcroît.

De mémoire (pour ceux à qui il en reste encore) d'expert, même, y' paraîtrait (d'après ce qu'en a compris Roselyne) qu'une évolution si rapide -et si violente- n'aurait jusqu'ici jamais été constatée.
Que l'épidémie de grippe de l'hiver à venir, à côté, ce serait même pas du niveau d'un malaise vagal présidentiel.

Et il est vrai que l'étendue des troubles dont souffrent les patients atteints de cette nouvelle forme d'Alzheimer serait du genre a te faire flipper sévère jusqu'aux tréfonds de ton âme (pour ceux à qui il en reste encore, bis).
Cette saloperie s'attaquait jusque là, dans ses premières manifestations, à la mémoire immédiate, dixit Wikipédia.

Genre t'oublies la dernière déclaration de F. Lefebvre, quasi-immédiatement, par exemple.

On objectera ici, à raison, qu' "Et alors, je vois pas où est le problème?", dans la mesure où cet oubli permet, il est vrai, un grand repos de l'esprit (et des nerfs, aussi).
Certes.
Sauf que.
Sauf que, le triste sire a la fâcheuse habitude de braire dans le premier micro venu. De sorte que le patient atteint de la pathologie en question sera étreint d'une rage sans cesse renouvellée, et ce à chaque occasion que le chevelu porte parole aura de l'ouvrir dans les medias.
Et y'en a...

Or, vois-tu, le malade avait jusqu'ici la possibilité de se replonger dans ses plus doux souvenirs, une fois la rage passée.
Et de se laisser aller à une douce nostalgie, bercée par l'évocation mentale de... Ses tartines de confiote de quand il était petit, au goûter, et qu'il pleut dehors, mettons. De l'époque bénie à laquelle le vil (surtout de la mèche) porte-parole de l'UMP "il causait pas dans le poste", pour y dire des conneries plus énormes que son brushing.

Sauf que.
Sauf que les experts sont formels, la maladie évolue, et salement, disait-on.
S'attaquant à des sujets de plus en plus jeunes.
Et détruisant leurs souvenirs les plus lointains, de plus en plus tôt, de plus en plus vite. Impitoyablement.

Ainsi, ce fier ministre de l'immigration (mais pas chez nous, alors), Eric B., drapé dans sa plus belle identité nazionale, lui n'a plus de glorieux que ce bel habit moralement patriote, le pauvre bougre, tellement qu'il a la mémoire qui flanche.
Qu'elle soit (quasi-)immédiate ou, atteint de plein fouet qu'il est par cette nouvellle forme de la maladie, nettement plus lointaine.

On sera également horrifié par le cas de cet autre représentant du patronat de l'Etat, Christian E., frappé d'une perte irrémédiable des notions de vocabulaire les plus élémentaires, et qui n'a absolument plus aucune idée de ce que peut évoquer le mot "Courage".
Pas plus que celui de "Décence".

Tout comme le précédent patient qui lui, bute sur des notions aussi fondamentales que celles de "Justice" et d' "Humanité".
Triste. Extrêmement triste.

Comment ne pas être touché, par ailleurs, par les efforts surhumains du chef des chefs lui-même (Gloire à Lui), qui luttant contre la maladie, parvient tant bien que mal à se souvenir que lui aussi fût adopté par notre fière Patrie.
Et qu'il convient, donc, de refuser d'associer habilement, sans avoir l'air d'y toucher "Immigration" et "Délinquance".

Hélas, point d'issue heureuse face à la vorace Alzheimer.
Point de vaccin, point de remèdes miracles mis au point par les amis de Roselyne B. l'industrie pharmaceutique.
Tout n'est pas aussi simple que face à l'H1N1, au grand dam de Roselyne.

Qui toutefois a une SOLUTION, comme nous l'évoquions en début de billet:

"Une maladie qui nattaque les neurones?
Bah, n'a qu'a en utiliser moins!
"

C'est donc en collaboration avec le ministre de la Culture remaniée l'Education, Luc C., que Roselyne a décidé, au vu des problèmes de mémoire qui ne tarderont pas à les frapper eux aussi, de ne plus surcharger inutilement l'espace cérébral de nos futurs scientifiques, dès le lycée. [1]

Pour commencer.
Puisqu'il faut bien regarder la réalité en face: à terme, c'est bien l'ensemble de la population qui sera frappé par ce terrible fléau.
Dont il faudra également aérer la boîte cranienne.

Brice H., ministre de l'intérieur et de l'Humour Décomplexé, mettra lui aussi la main à la pâte, estimant que le fait de retenir ce que signifie "CNDS" n'est pas indispensable au citoyen, malade en devenir.
Il supprimera donc, incessamment, sous peu, la "Comission Nationale de Déontologie de la Sécurité", dont nous ne parviendrons plus, dans quelques temps (très proches) à retenir les termes. "Pis la "Défenseure des enfants aussi, pisque, dit-il, Les pauvres gens, d'ici peu, seront incapables de se souvenir qu'il faut mettre un "e" à "Défenseure".

De biens beaux exemples pour la Patrie. Décidemment.

Des mesures simples, mais efficaces, mises en place par une équipe soudée, solidaire, alors même que la (terrible) maladie creuse inexorablement ses rangs.

Chez "Affreux, Sale, Bête et Méchant", on en chanterait presque la Marseillaise, debout, la main sur le coeur.
Si on avait pas oublié les paroles.

Putain d'Alzheimer.

 

 

[1] Et comme dit Brice, qui a toujours plus d'une bonne vanne dans son sac d'auvergnat: "Pis ce qu'on leur demande, dans le fond, c'est de savoir compter et de remplir les quotas d'arrestations, de rafles et d' expulsions, pas de nous emm... avec leurs références historico-intello-gauchiss' à de "sombres périodes de l'Histoire", comme y' disent. Arf, arf." Ce qui fait bidonner joyeusement Eric B., aussi, d'ailleurs.

20/10/2009

Cappelisme d'Etat

Même composé de membres qui pensent que "c'est pas "La princesse de Clèves" et autres gauchiseries littéraires qui vont Nous permettre d'accroître efficacement le Cash-Flow, mâ'ame Michu", le gouvernement n'en reste pas moins profondément zamoureux de la langue française, qu'il s'attache à réformer (avec zamour) quotidiennement:

Ainsi, on ne dira plus désormais "Tante Edvige vient d'enfanter" mais "Oh! Les jolis petits monstres!".
"Forces DE l'ordre" sera, par ailleurs, astucieusement remplacé par "Forces A l'Ordre", "Pousses AU crime" n'ayant pas été retenu, finalement.

On murmure, dans les couloirs (sombres) du château de Versailles, que Maître Capello serait sur le point de prendre la tête du "Ministère de la langue française réformée et en mieux, en plus". Le nom de Danielle Gilbert serait, selon nos sources, sur toutes les lèvres concernant le "Ministère de la Culture mais en plus simple, quand même".

Sous réserve que leur fichage respectif ne fasse apparaître quelque passé compromettant, bien évidemment.

Demain, "Affreux, Sale, Bête et Méchant" vous initiera au vocabulaire auvergnat, et à ses (fines) boutades qui font la joie des petits et des grands, surtout en fin de repas.

 
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