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06/05/2010

De l'utilité de l'observation des fourmis dans l'analyse de la lutte des classes

"Affreux, Sale, Bête et Méchant" mettait en doute, et ce pas plus tard qu'hier, l'intérêt que peut avoir l'observation du monde animal en matière de compréhension des phénomènes socio-économiques.

S'appuyant, pour cela, sur l'exemple de Jacques Bichot, économiste et professeur émérite à l'université Lyon III, qui se passionne pour les sangliers, au point qu'il n'hésite pas à partager ce centre d'intérêt avec ses lecteurs.

Qui sortiront fatalement atterrés, de sa dernière étude (?), laquelle lui permet, entres autres joyeusetés (et dans un vaste salmigondis abracadabrantesque), d'arriver à la conclusion (vivement controversée 'videmment) que la délinquance représente un coût de 115 milliards pour la Société.

Qu'une association telle qu' "Institut pour la Justice" publie une étude FORTEMENT discutable, tant sur le fond que sur la forme, n'est finalement, guère étonnant. Cette dernière ne pouvant être, de par la démarche motivant ses auteurs, que fortement orientée. Qu'elle soit frappée du sceau du ridicule n'était, en revanche, pas couru d'avance.

La faute aux sangliers et leurs braconniers (mais pas que), sans doute.

La conclusion qui s'imposait d'elle même semblait donc être la suivante: La fusion entre "30 millions d'amis" et "Les Echos" paraît irrémédiablement compromise.

Et pourtant...

Pourtant, à la lecture d'un brillant article, paru aujourd'hui même sur "Backchich", il s'avère que l'étude de la taille des fourmis, et plus particulièrement de la façon même d'en exprimer les résultats, en matière de statistiques, permet d'appréhender différemment les études de l'INSEE, lorsque celles-ci portent sur la structure de la société française.

Il ressort (clairement) du papier (limpide), initialement publié par l'excellent journal "Fakir" (n°45 de Mai-Juin), que SI, tout compte fait, observer les zanimaux, ça permet d'avoir un autre regard sur les zumains, des fois.

Et ce même sur un sujet, que l'on croyait définitivement clos, tel que celui de la lutte des classes.

Etonnant, non?

 

fourmiz.jpg

 

05/05/2010

Du rapport entre la pénibilité au travail et le braconnage de sangliers

En ces temps troublés où l'on s'interroge -dans les milieux autorisés à s'interroger, et donc, pas le tien. Casse toi, pov' con- sur la notion de pénibilité au travail, il en est un (de travail) qui est totalement oublié, à ce sujet.

Celui de ZommePolitique. Qu' expose violemment à des risques psycho-sociaux qu'a du mal à appréhender le commun des mortels.

Quand on est ZommePolitique, on est obligé de lire un tas de trucs compliqués, avec plein de détails et de chiffres dedans.

Du genre d'un rapport pondu par "L'institut pour la Justice" (Obscure officine dont l'austérité du nom est adoucie par un "sous-titre": "Citoyens pour l'équité" parce que les gars du service ThinkMarketing ont conclu, après deux traits de blanche nuits blanches, que "citoyens et équité, c'est des termes à caser, afin de ne point éveiller les soupçons du Prolo, warf-warf") dans lequel on apprend, notamment, que:

Le frisson du casino, mâ'ame Michu, c'est acceptab'. Contrairement au frisson de l'insécurité:

"Quand quelqu’un joue au casino ou achète une grille de loto, il prend l’initiative des opérations, et le résultat ne tarde pas à être connu : l’attitude est active, et l’incertitude de courte durée. Il en va tout autrement pour l’exposition au risque diffus d’être victime d’un délinquant ou d’un criminel : la victime potentielle est passive, et elle ignore complètement le jour et l’heure où elle sera agressée, son logement « visité », sa voiture « empruntée », ses fichiers informatiques dévastés par un virus, etc. On peut donc tenir pour certain que si quelques-uns « prennent leur pied » en commettant des crimes, délits et incivilités, y compris du fait du risque (en général volontaire) auquel ils s’exposent, il n’en va pas de même pour les victimes. Faire peur, jouer à se faire peur, et avoir peur, sont trois choses bien différentes.
Comme l’expliquent Bauer et Raufer (2001), « l’insécurité n’est pas un fantasme » : elle existe. Certes, l’information étant imparfaite, et notre capacité à la traiter l’étant aussi, le sentiment d’insécurité n’est pas toujours correctement proportionné au danger réellement couru. Les probabilités subjectives peuvent différer des probabilités objectives. Mais on n’est pas dans la subjectivité pure, dans le fantasme : les actes criminels et délictueux sont bien à l’origine du sentiment d’insécurité.
"

Frisson de l'insécurité qui met en péril, de plus, la marche même de la civilisation (et celle des "braves gens", surtout), mâ'ame Michu. Rien que ça:

"Criminalité et délinquance affectent aussi l’ensemble des « braves gens » du fait que les règles qu’ils s’efforcent de respecter, et sur le respect desquelles ils comptent de la part d’autrui, leur apparaissent comme bafouées et contestées. Du fait qu’elles sont bafouées, ces règles ne rendent plus correctement le service de prévisibilité du comportement d’autrui qui est l’un des services attendus d’une civilisation. Du fait qu’elles sont contestées, pas seulement théoriquement, mais dans les faits, l’ordre du monde paraît fragile."

Contrairement aux braconniers (de sangliers) et aux fins gourmets qui, eux, font dans la "délinquance d'utilité publique" (et bien que l'étude de leurs méfaits, ne soit pas, vous l'aurez noté, mâ'ame Michu , à proprement parler déterminante en matière de "délinquance écolo"):

"L’article cité ne proposant aucune estimation des dégâts environnementaux provoqués par les infractions, on en est réduit à faire une estimation au doigt mouillé. Ce qui n’est pas chose facile, car une erreur comme celle commise par les officiers du Torey Canyon en 1967 et le braconnage d’un sanglier figurent dans les statistiques sans aucune pondération liée à leur gravité – qui n’est pas tout à fait la même … D’autant que, s’agissant du sanglier, cet animal inflige de graves nuisances aux humains sur les jardins desquels il jette son dévolu : lorsque cette espèce prolifique se multiplie sans que l’administration relève les quotas de prises comme cela serait son devoir, ceux qui expédient, fut-ce illégalement,quelques sangliers dans nos assiettes, protègent en fait l’environnement auquel l’indolence ou l’incurie bureaucratique porte atteinte. Il existe des infractions d’utilité publique !

Au total, 20 millions d’euros est le montant que nous affectons – arbitrairement, faute de bases solides - au coût des atteintes à l’environnement."

On notera au passage que chiffrer le coût de la délinquance est assez difficile tégalement, classant la profession d'économiste, professeur émérite à l'université Lyon III (*), dans les professions grave pénib' itou. Parce qu'obtenir des chiffres fiables, en dehors de ceux du braconnage de sanglier, c'est coton. Quand même. (Et que ça impose de "jouer" 20 millions d'euros, comme ça, "arbitrairement", pour boucler une étude. Faut quand même avoir autre chose que des couilles de marcassin, mâ'ame Michu, pour résister à pareille pression, vous reconnaîtrez...)

La lecture du dernier billet de CSP, permettra toutefois de constater,que l''économiste, professeur émérite à l'université Lyon III, sait  être vachement opiniâtre. Des chiffres, il en trouve, à force que de chercher. Et des zintéressants, de surcroît...

Le fait de devoir lire pareil rapport (fruit de tant d'efforts) constitue une preuve indéniable, tout de même, de la pénibilité au travail qu'endurent les ZommePolitiques, pour  en revenir à notre constat de départ.

Et l'on comprend donc aisément (on est pas des sauvages, non pu) qu'un ministre de l'intérieur, en 2007, ait pu être submergé ,déjà, par pareil type d'analyses. Et qu'il n'ait donc pu prendre le temps, ou n'ait simplement plus eu l'énergie, de lire un simple "appel [émanant] d'un collectif de policiers républicains".

Quand bien même celui-ci était, en matière de chiffres, visiblement beaucoup moins dense, et indéniablement vachement mieux écrit qu'une étude d'économiste, professeur émérite à l'université Lyon III.

Quand bien même la lecture de celui-ci eut pu éviter que de nouveaux drames ne surviennent.

Et ne se répètent, cycliquement.

Il convient également de souligner que, pénibilité du job oblige, les ZommesPolitiques sont souvent proprement éreintés après avoir été contraints de lire -et pire, SIGNER!- certaines de ce type de production écrites zadministratives hautement rébarbatives.

Et que cela les éloigne vraisemblablement d'autres types de lectures, qu'elles soient  "récréatives" ou simplement informatives.

Quant à prendre le temps souffler un peu, et de regarder une émission télévisée, même si celle-ci permettait d'approfondir le sujet de la délinquance fiscale, par exemple...

Inenvisageable. Tout simplement.

Et force est de constater que, décidément, la notion de pénibilité au travail, quant à celui de ZommePolitique mériterait vraiment d'être abordée plus longuement.

Dans la mesure où celle-ci apporte moults éclaircissements sur bien des zones d'ombre de cette profession.

 

 

 

 

 

 

(*) Y aurait-il un souci dans les choix de recrutement de l'Université Lyon III?

 
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