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01/10/2011

Entendons-nous. Indignons-Nous. Baisons-les.

Nombre de militants de Gauche; de ceux qui ne conçoivent celle-ci qu'avec de longues canines zacérées et un long couteau putain d'affûté entre ces dernières; semblent quelque peu réticents à l'idée de pleinement s'engager auprès des nombreux groupes d'indignés qui ont fleuri, un peu partout, ici et tailleurs, ces derniers mois.

Il faut reconnaître que cette indignation là, dans son mode de fonctionnement, dans ses principes fondateurs même, échappe littéralement aux grilles de lecture que ces vieux briscards de la Lutte ont eu l'habitude d'employer jusqu'ici.

Et que lorsque l'on a baigné dans les organisations ("les orgas") politiques les plus "classiques", il y a de quoi être dérouté, de prime abord.

Parce que l'on peut avoir l'impression, après pareil trempage prolongé, qu'il n'y en a point d'organisation, justement. Chez les indignés.

Pas plus qu'il n'y aurait de ligne à suivre, à l'inverse de celle de ce bon vieux parti (quel qu'il soit) auquel on appartient. Et qu'on aime bien, parce qu'on est carrément trop bien d'dans. Comme dans un vieux pull. Pareil. Qu'il est même vachement confortab', en sus, pour affronter les frimas de l'hiver social qui nous est tombé sur la gueule depuis de longues années, déjà.

"Alors bon, aller courir sur les places publiques, à moitié à poil, pour créer l'évènement façon "happening politique nouveau staïle", non merci, j'ai ma carte du parti et celle du syndicat, j'suis déjà engagé, camarade... Et indigné, ça fait un moment aussi, d'ailleurs."

Et le vieux briscard d'expliquer que l'"apolitisme", au sens large du terme, ou l'"apartisme", non merci, très peu pour lui.

Qu'il n'a pas envie de ne plus pouvoir se "sticker" la veste. Qu'il n'a plus l'habitude, "c't'une question d'équilibre", de défiler sans son sacro-saint drapeau, arborant ses sacro-saintes couleurs, qu'il s'est "battu pour elles toute sa vie, merde à la fin".

Description à peine caricaturale, je te prie de me croire, ami lecteur.

Pour autant, localement, et pour les plus intellectuellement souples d'entre eux, certains de ces combattants là n'hésitent pas à aller poser leur cul sur le bitume avec ces "curieux indignés". Sous le regard étonné de leurs camarades de combââât, parfois, et/ou sous celui réprobateur de leurs chefs de sections et/ou d'union locale, souvent.

Et c'est bel et bon ainsi.

Parce que le mouvement des indignés doit perdurer. Quoi qu'en pensent certains vieux casses-couilles psycho-rigides zencartés. Et malgré les média qui tentent de les faire taire à grands coups de reportages sur les déboires extra-conjuguaux du FMI CHIEF même pu présidentiab', et malgré la flicaille qui essaie, également, de les réduire au silence, à grands coups de tout ce que tu veux, dans la gueule. Parce que ces tentatives de censure, quelles que soient leur forme, sont le signe que ce mouvement, indéniablement, chie dans les droites bottes du Pouvoir.

 

 

Parce que même s'il venait à s'éteindre, puisque visiblement bien en peine de réellement embraser les divers couches de la société socialement pressurisée, il aura eu le mérite, au moins, d'éveiller certaines consciences. Et d'amener certains à un relatif activisme, difficilement imaginable, il y a encore à peine quelques mois.

Or, donc, pour qu'une mobilisation plus large ait lieu, il faudra bien que nos vieux briscards sus-cités réalisent que les divergences qui semblent les différencier de ces "nouveaux révoltés" ne sont, pour la plupart, que formelles.

Que les revendications portées par ceux-ci sont, sur le fond, extrêmement proches de celles qu'ils portent eux-mêmes depuis des années. Qu'elles leur sont communes. En exagérant un peu (à peine, allez), on pourrait même dire INTERNATIONALEs, aux vues de la façon dont elles semblent se répandre actuellement.

Et qu'eux les portent avec le peu de réussite qu'on connaît depuis de trop nombreuses années.

Durant lesquelles il a plutôt s'agit, finalement, de tenter de désespérement sauver les acquis sociaux de naguère, plutôt que de se battre pour en conquérir de nouveaux.

Ce qui devrait tout de même les pousser à se remettre en question et à se demander s'il ne serait pas temps, tout de même, de quelque peu sortir des sentiers battus, rebattus, archi-BATTUS.

Parce que les valeurs que défendent ces indignés sont INDENIABLEMENT et INTRINSEQUEMENT DE GAUCHE! Celle qu'on évoquait précédemment, la vraie, qui fait que le grand patron, le gras banquier, son ami, et le trader, leur valet, font sous eux à sa simple évocation. Celle qui manque cruellement, justement, sur le front de la guerre qui nous est faîte à TOUS. Celle qui manque affreusement, justement, pour faire front face à cette bande de margoulins qui sait, elle, qu'unie, elle peut continuer à commettre les pires saloperies jamais rêvées par le plus vicelard des ultra-libéraux.

Une réelle redistribution des richesses, une véritable revalorisation du travail, un contrôle impitoyable de la voracité financière, un minimum syndical ;-D en matière de niveau de vie, qu'il s'agisse d'un toit sur la tête, d'un ventre rempli, d'une santé accessible à tous, d'un accès à l'énergie assuré par la renationalisation des industries qui la produisent, sont autant de revendications communes aux deux factions luttant, séparement pour le moment, contre les vampires qui nous saignent journellement.

A cette fin, il serait sans doute opportun de cesser de regarder les indignés de là-haut, tout là-haut, des incommensurables hauteurs dogmatiques de tel parti ou tel syndicat.

Et de cesser de penser qu'on ne peut soutenir des grévistes si l'"on a pas sa carte", par exemple. Ou que l'on ne peut se rendre à Bruxelles, le 15 Octobre prochain, sans aucun fonds, d'aucun parti.

ILS SONT EN TRAIN DE LE FAIRE! EN ETANT PARTIS D'ESPAGNE, PUTANA DE BORDELOS DE MIERDA!

Mais la prise de conscience, et le profond changement de mentalités qui DOIT, qui DEVRAIT en résulter doit se faire également du côté des indignés.

Continuer de clamer qu'on est "Ni de Droite, ni de Gauche" n'a, non seulement, aucun sens lorsque l'on défend pareilles idées EVIDEMMENT de Gauche, et, surtout, est infiniment dangereux sur le plan politique.

PO-LI-TI-QUE.

Parcequ'il s'agit bien de Politique. Au sens noble du terme.

Et les rapaces qui tournent autour de certains des indignés en ce moment l'ont bien compris, eux qui justement basent l'essentiel de leur stratégie sur cette appel à "rassembler au-delà des clivages habituels".

Dont on a parlé ici. Notamment.

De ces bruns individus très actifs sur le Ternet principalement, pour le moment, et particulièrement  présents sur les pages Facebook de divers groupes d'indignés, qui utilisent quotidiennement ce support. Pages sur lesquelles on croise régulièrement "La Dissidence" de Vincent Vauclin, "Alliance Republique Ethique" ou autres hérauts soraliens, pour n'en citer que quelques uns.

Lesquels trouvent malheureusement une oreille attentive chez une partie des indignés.

Qui refusent d'admettre qu'au nom de la Liberté d'expression, lorsqu'elle est appliquée maladivement, sans discernement aucun, l'on finit par se retrouver entouré d'individus de la pire espèce. Qu'il y a une différence fondamentale entre laisser hurler les loups et les enjoindre à hurler. Alors que ceux-ci, ou à tout le moins ceux qui n'effraient pas trop (le curseur bouge sans cesse, note bien...), beuglent sur toutes les radios, télés et journaux qu'ils sont baillonés!

Ils osent tout, c'est à ça qu'on les reconnait, notamment.

A l'inverse, heureusement et fréquemment, un vieux briscard en avance sur ses camarades ou un indigné plus attentif que les autres finit par leur dire d'aller se faire foutre. Et d'aller propagander plus loin.

Mais plusieurs conditions devront être réunis pour que le mouvement des indignés, en France, ne dérive pas fâcheusement.

D'une part, les partis et syndicats devront accepter de se défaire de leurs vieilles habitudes identitaires (!) consistant à vouloir planter coûte que coûte un drapeau au sommet de la lutte sociale.

D'autre part, les indignés devront parvenir, enfin, à prononcer les mots "Politique", "Militants" et "GAUCHE", verbalisant, une bonne fois pour toutes, ce qu'il font quotidiennement, tant qu'honorablement. Lorsque ces termes désignent leurs actions, il n'y a là rien de péjoratif. Bien au contraire. Une partie des indignés est en train de redonner un sens juste à ces termes, totalement pervertis par d'autres, au fil du temps.

On peut rêver... On doit.

Dans le cas inverse, au mieux, les partis et syndicats continueront d'oeuvrer dans la même relative inefficacité, sur un plan global.

Certains indignés auront acquis certaines expériences, voire une expérience certaine en matière de luttes et de culture politique.

Les petits "fachos", à force que de vouloir ratisser si large n'auront jamais réussi à dégager une ligne suffisamment fédératrice pour s'implanter durablement dans le paysage politique français. Ce qui est bel et bien le cas pour l'instant, le foutoir des forums sur lesquels ils tentent de s'organiser permettant de se faire une idée assez amusante, particulièrement goûtue même, de ce que donne leur stratégie de recrutement "au-delà des clivages Gauche/Droite": Un brave bordel totalement stérile.

Dans le cas inverse, au PIRE, les partis et syndicats continueront d'oeuvrer dans la même relative inefficacité, sur un plan global ET devront faire face à une partie des indignés, qui auront rejoint un parti plus organisé que les autres, sur un plan stratégique, qui aura recruter plus largement. Le Front National, autrement plus dangereux, d'ores et déjà, que les groupuscules folkloriques que l'on croise à longueur de Ternet, s'est positionné sur cet axe là depuis quelques temps...

Choisis ton camp, camarade indigné, et inversement.

Maintenant. Et traîne le moins possible, s'il te plaît.

18/11/2010

Incassables

 

LouRevoltaïou.jpg

 

31/10/2010

Quoi que la Bête fasse et quoi qu'elle couine

 

 

Ainsi, donc, le mouvement "s'essoufflerait" comme aime à le répéter la presse aux ordres, psalmodiant la litanie en question, à l'unisson de la voix de ses maîtres, dans la même désespéréezépathéthik tentative d'en convaincre l'opinion publique.

On pourrait penser que les médias, à force que de singer la  pseudo-dialectique du Pouvoir, qui se tient définitivement tant que peureusement à l'écart de la Rue, souffrent désormais des mêmes difficultés à comprendre la Réalité de cette dernière, auto-hypnotisés par ses propres laïus propagandofoireux.

Car se méprendre à ce point sur ce qui a lieu, en ce moment même, dénote d'une bien faible capacité à prendre le pouls de la situation, encore moins que d'une totale incompétence à percevoir la révolte qui souffle désormais sur l'ensemble du Pays.

Mais il s'agit sans doute bien moins d'une incapacité comme celle évoquée ici, que d'une dernière tentative de se persuader que le Peuple qui les talonne est, ENFIN, (Mon Dieu, ENFIN!), sur le point d'abandonner sa course obstinée.

Pouvoir, médias et Forces de répression fuient désormais côte à côte, hideux monstre à trois têtes, la bave rageuse des uns mêlée à celles des autres, à l'instar de leurs communs intérêts, intimement enchevêtrés, depuis si longtemps, désormais.

Une course folle de "Pue-la-peur", talonnée par la horde des "Pue-la-sueur", qui, enfin, cherchent à planter, profond, son piquant désespoir dans la carotide d'un système, dont les arrogants hochements de menton ont par trop exposé une gorge particulièrement tentante.

Ainsi la presse tente-t-elle inlassablement d'échapper à la Réalité qui la rattrappe, implacablement, par le biais des informations circulant sur le réseau.

Le site du 7Septembre2010, ainsi qu'une pléthore de sites locaux rendent compte des actions citoyennes, tant que quotidiennes qui ont lieu, et continuent ainsi d'obliger les médias du Pouvoir à redoubler de déclarations propagandesques afin que de tenter de masquer la Réalité, brute, celle-là, et qui même fait chouiner Jean-Pierre Pernault.

Le "mouvement", pour reprendre les termes des médias qui marchent au pas, NE S'ESSOUFFLE(RA) PAS.

Calant sa foulée sur celle de sa proie, il a bien senti que le puant gibier en a encore un peu dans le ventre, et que celui-ci, jette ses dernières forces dans la bataille, alors même que le contenu de ses entrailles ne s'échappe de son for intérieur, pitoyablement.



Julianne Charton lycéenne VS Estrosi [ITW] MC 241010
envoyé par peanutsie. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

 

Mais il a bien humé, le "mouvement", que ça empeste la peur à plein nez, également.

Que le Pouvoir est blessé au point de ne plus prendre la peine de masquer ses traces.

Les grandes battues cèdant aux (glorieuses) embuscades, du côté des chasseurs; les assourdissants grondements se muant en couinement apeurés, du côté du monstre:

De toutes parts, la Bête est assaillie.

 

 

 

Les preuves de son inextinguible et destructrice voracité sont désormais flagrantes, ses victimes gisant ça et , à la vue de Tous.

Et la colère ne cesse de monter, nullement masquée par les ridicules jappements d'une Bête désormais plus proche d'un caniche Bettencourdien que d'un effrayant monstre hantant les vastes étendues du Gevaudan.

 

 

PropangandeBestiale.jpg

 

Le feu crépite.

 

23102010162.jpg

 

Le dépeçage est proche.

Quoi que la Bête fasse et quoi qu'elle couine.

 

 

 

 

11/10/2010

Collectif Unitaire Gardois, AG mardi 12 Octobre 2010

 

 

Une mobilisation est à construire !

 

COLLECTIF UNITAIRE POUR LE RETRAIT DU PROJET GOUVERNEMENTAL DE DESTRUCTION DES RETRAITES

 

ORGANISONS LA CONVERGENCE

DES LUTTES !

 

Le Collectif Unitaire, pour le retrait et

la grève générale, appelle à un rassemblement,

à l'issue de la manifestation du 12 octobre,

devant la gare de Nîmes (environ 18H).

 

Venez participer à une

ASSEMBLEE GENERALE,

afin d'élaborer des actions, en vue

d'organiser la convergence des luttes.

 

Apportez votre pique-nique !

 

************

Pendant la manif : Distribution de tracts,

devant l'agence "Midi Libre",

en face des Jardins de la Fontaine.

Camarade Connaud, rejoins-nous!

BougeTonBOOl.png

 

Ainsi, donc,  à l'en croire François Fillon, ministre 1er d'un gouvernement déliquescent, qui ment tant qu'il se liquéfie, les français dans la rue plutôt qu'au Monoprix, samedi 2 Octobre dernier, étaient des cons.
A ajouter aux millions de crétins ayant manifesté zégrèvé jusqu'ici, qui n'était pas nécessairement les mêmes, implacables et contre-révolutionnaires crédits zarembourser obligent.

Tout comme seraient de profonds débiles, les 71% de français qui soutiennent la mobilisation actuelle, et qui persistent, LES IDIOTS. ("Dieu que les gueux sont boeufs!" comme aime à le répéter monseigneur Lefebvre Frédéric.)
Des milliers zédémillions de demeurés congénitaux, incapables de dépasser le niveau le plus élémentaire des mathématiques, afin que d'atteindre les sommets des intellectuels raisonnements du financier zéclairé, qui a compris, Lui, que "les lois du marché, c'est le nirvana, mon gars!":
  • De 2007 à 2009, en pleine crise économique, les entreprises du CAC40 ont fait 212 milliards de bénéfices;
  • En 2009, ces mêmes entreprises ont distribué 39 milliards d'euros à leurs actionnaires;
  • Les "niches fiscales" réservées aux 1% les plus riches représentent 3 milliards par an;
  • Les exonérations de charges sociales offertes au patronat représentent 15 milliards par an;
  • Ces 30 dernières années, 10% de la richesse produite, soit 200 milliards, ont été transférés de la rémunération du travail vers les profits, soit huit fois le déficit de la caisse d'assurence vieillesse;
Et qui s'agitent donc, dans un émouvant mais inutile élan de solidarité, dans des mouvements de plus en plus radicaux, persistant bêtement dans leurs erreurs, les ignares, sous prétexte que les financiers zéclairés ne souhaitent qu'à les voir crever au boulot, rapport au fait que "ça rapporte un sacré putain de cash-flow de s'garder ce pognon là pour soi!" ("Dieu que les travailleurs précaires sont amusants!" comme aime à le répéter Parisot Laurence, précarisant amoureusement et atouva.):
Agitation dont de plus en plus d'autres idiots notoires, gauchiss' du clavier, se font l'écho.
Ainsi, donc,  à l'en croire François Fillon, ministre 1er d'un gouvernement qui s'enfonce dans le mensonge avec la même aveugle joie qu'il creuse lui-même sa tombe, jour après jour (de grèves zédemanif), la mobilisation à venir, avec des vrais morceaux de grève générale tant que reconductible dedans, serait LA méga-boulette.
Un mouvement général de la connerie la plus élémentaire, en somme, si l'on en croit l'analyse d'un expert en la matière...
"Affreux, Sale, Bête et Méchant", à qui ladite connerie est à peu près aussi vitale que le Dolleurz$ l'est au trader et l'Euro€ au banquier privé, se devait de s'associer à pareille débile initiative.
Camarade connaud, si comme nous, tu préfères être de ceux qui se trompent, rejoins-nous!

 

 

03/10/2010

No more trouble?

 

Pour souffler, un peu, après les braillances, pleines de colère d'hier...

Jusqu'aux prochaines.

 

 

"No more trouble" ?

Ouais, c'est ça, ouais...

28/09/2010

Et, sinon, depuis le 23 ...

 

 

EncoreEtEncore.jpg

 

 

Un lapsus peut en cacher un autre

Il est plutôt fascinant de voir à quel point l'on peut s'intéresser aux lapsus, assez peu révélateurs, finalement, sortant de certaines bouches, ignorant totalement, dans le quasi-même temps, ceux -pas si inconscients que ça- qu'on tente de faire pénétrer, assez violemment, dans notre intimité cérébrale.

Ainsi, lorsque la majorité au Pouvoir mais plus pour longtemps parce que faudrait arrêter de déconner deux secondes quand même déclare (comme un seul homme) "percevoir une DECELERATION" de la mobilisation citoyenne contre Eux, qui veulent nous voir crever au travail, Nous, le Peuple au mouroir devrions entendre (comme des millions que nous sommes) que cette bande-d'escrocs-des-chiffres-et-des-mots ne peut avouer "craindre une RADICALISATION" d'icelle.

Fascinant mélange des sonorités, des sens, des chiffres, certes.

Mais le ton ne trompe plus, lui.

Et on dirait bien celui de la peur panique qui fait dire n'importe quoi, n'importe comment difficilement masquée, tout de même.

 

 

14/09/2010

La paaaartie va commenceeeeer...

Communiqué des 25 organisations du collectif: "LA RETRAITE, UNE AFFAIRE DE JEUNES!":

"Le collectif « la retraite, une affaire de jeunes » se félicite de la réussite incontestable de la journée de grèves et manifestations du 7 septembre qui a réuni près de 3 millions de manifestant.e.s.

Les jeunes ont pris toute leur part dans cette mobilisation en manifestant dans les cortèges des collectifs jeunes, de leurs associations et de leurs syndicats.

Conscients des effets néfastes de la réforme des retraites sur leur avenir, les jeunes sont décidés à se battre pour une retraite à taux plein à 60 ans. Nous refusons de devoir choisir entre faire des études longues et cotiser suffisamment pour espérer avoir une retraite digne de ce nom. Face à la dégradation des conditions de vie et d'études, et alors que la précarité ne cesse de progresser, nous refusons de voir notre avenir encore obscurci par la perspective d'une retraite mise à mal. Nous défendons un système solidaire dont les besoins doivent être financés par une autre répartition des richesses.

Pour obtenir le retrait du projet de loi, le collectif « la retraite, une affaire de jeunes » affirme la nécessité de transformer l'essai du 7 septembre. Les 25 organisations qui le composent appellent à la tenue de réunions d'information puis d'assemblées générales dans les universités, dans les lycées, sur les lieux de travail dès la seconde quinzaine de septembre.

Elles appellent à l'organisation d'actions offensives le 15 septembre, jour de vote du projet de loi à l'Assemblée.

 

A Paris, elles appellent à rejoindre le rassemblement à 12H30 place de la Concorde.

 

Elles se joindront également aux manifestations du 23 septembre et appellent les jeunes à y participer massivement.

Le vendredi 1er octobre, aura lieu un grand meeting à la Bourse du Travail de Paris en présence de représentants du collectif jeune et des syndicats CGT, FSU, Solidaires.

Enfin, les 25 organisations du collectif appellent à construire localement et dans l'unité des suites à la journée du 23 septembre le plus rapidement possible."

 

 

 

 

"Affreux, Sale, Bête et Méchant" (mais toujours à l'affût) s'est procuré un document exceptionnel, et te le livre derechef, ne doutant point que tu t'esbaudiras à sa vue, comme il se doit. Une délégation de Jeunes Populaires (mais pas tant que ça), emmenée par Benjamin Lancar en personne (et fort chevelu), a vu avorter la tentative de dialogue amorcée avec l'un des jeunes représentants du collectif en question, qui s'apprêtait à regagner son studio (pourri) à l'aide de son véhicule personnel (pourri aussi).

La suite du document est malheureusement inexploitable, les images étant extrêmement confuses.

La bande son en revanche laisse entendre le jeune (mais pas tant que ça) leader des Jeunes (mais pas si) Populaires hurlant: "Courez, courez, ils sont des millions!", puis, quelques secondes plus tard, entre deux sanglots et reniflements, "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?", paroles entrecoupées par ce qui semble être le bruit de coups de marteaux, s'abattant sur une surface en croix bois.

Mais la faible qualité sonore de l'enregistrement nous laisse à penser qu'on a dû rêver.

Sans doute.

 

11/09/2010

Hors des sentiers battus d'avance

 

C'est rassurant les sentiers battus, rebattus et contre-battus.

 

On en connaît le moindre détour qui ne détourne plus.

On en connaît le moindre recoin, dont les ombres, jadis, semblaient encore cacher quelques mystères, mais qui, désormais, ne mystérise plus.

On en connaît la moindre veule saillerie du moindre fourbe caillou qui n'inquiète plus, même si, pas loin d'être  totalement à poils, nous l'arpentons à présent pieds-nus.

Pas de risques de trébucher. Pas de danger de se perdre...

Pas de danger de se perdre, puisqu'ils sont entièrement balisés, par les soins mêmes de ceusses qui aiment à nous y cantonner.

 

C'est bien pratique les sentiers battus.

 

On s'y sent guidé.

On en connaît à l'avance l'itinéraire.

Pas de danger de dévier de la destination finale.

Pas de risque d'y croiser le Grand Loup Chanmé.

Même si c'est Lui, le Grand Loup Chanmé, qui a décidé du flèchage, ricanant en bordure (et tout en grandes dents qui tranchent, NET, dans la chair de nos droits) à l'idée du festin qu'il fera une fois le chaperon (même plus) rouge arrivé chez Mère-Grand.

Il ricane d'autant plus que Mère-Grand est au taf, désormais.

Et que nul besoin pour lui, si nous le laissons faire, de s'embarasser du gore homicide de Mamie (qui ne présente, par ailleurs, pas grand' intérêt, puisqu'il s'agit d'une "gueuse prolote" et non d'une "juteuse Bettencourt") puisqu'il suffira de la laisser crever à son poste de travail, maintenant qu'elle bosse jusqu'à plus d'âge.

Oui, le Grand Loup Chanmé est un Fieffé Fils de Pute.

Et il en existe de toutes sortes de ces chemins battus, bornés par cet écoeurant margoulin velu (z)et dentu.

Ceux de la propagande, par exemple. Sur lesquels on débouche après avoir suivi la route de l'arithmétique faussée parce que partisanne, partant du lieu-dit de "La statistikoservicedubouragedekrane".

Alors qu'il suffirait d'en sortir un peu, beaucoup, passionnément, hors de cette folie, de ces chemins tous tracés, bordés d'injustice et de répression.

Alors qu'il existe des itinéraires bis.

Parallèles.

Perpendiculaires même.

Ou MIEUX: qui permettent de revenir sur ces pas, AU POINT DE DEPART DU PERIPLE.

A L'ENDROIT MEME OU NOUS N'ETIONS POINT ENCORE EGARES.


Incultures 5 Travailler MOINS pour gagner plus... 1sur2
envoyé par Axe-R-Mo. - Regardez les dernières vidéos d'actu.


Incultures 5 Travailler MOINS pour gagner plus...2sur2
envoyé par Axe-R-Mo. - L'actualité du moment en vidéo.

(Et l'on pourra d'ailleurs faire un bout de parcours un peu plus long, en compagnie de Bernard Friot, en lisant "L'enjeu des retraites", de l'auteur en question, dont sont issues nombre des vérités rétablies ici, de manière certes humoristique, bien qu'avant tout efficace).

A l'endroit même d'où l'on peut jouir d'une vision plus large, qui permette de VRAIMENT choisir la direction dans laquelle NOUS souhaitons aller.

A l'endroit même où RASSEMBLER nos forces, rognées par l'usure du chemin parcouru, sur lequel on nous a jusqu'ici fortuitement baladés.

A l'endroit même où se RASSEMBLER, en nombre, afin de contraindre ces piètres guides (auto-proclamés) à suivre NOTRE  route, et non la leur, de gentils organisateurs (alors même que l'heure n'est plus au dialogue, même soi-disant "social", justement).

Afin que de s'apprêter à entamer, ENSEMBLE, le long périple qui nous attend, quand bien même certains voudraient aller plutôt dans cette "direction-ci" et d'autres plutôt dans cette "direction-là" pour y arriver...

Puisque, visiblement, dans le fond, CHACUN EST D'ACCORD SUR LE BUT A ATTEINDRE.

Puisque, visiblement, dans le fond, CHACUN EST ANIME DE LA MEME JUSTE COLERE.

Et qu'il sera très difficile; pour les quelques traîtres imbéciles à contre-courant (qui ont, au passage, la chance que le temps imparti au périple en question ne permette pas de les pendre); de faire barrage au flot de la Volonté du peuple uni, dans cette marche pour ses droits les plus fondamentaux.

Et qu'il serait vraiment idiot, de la part des imbéciles sus-cités, de NOUS contraindre à allumer un GRAND INCENDIE RAVAGEUR afin que de dégager le terrain, puisque, QUOI QU'IL ADVIENNE, NOUS avons choisi NOTRE chemin .

Et arriverons au bout.


 
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