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01/10/2011

Entendons-nous. Indignons-Nous. Baisons-les.

Nombre de militants de Gauche; de ceux qui ne conçoivent celle-ci qu'avec de longues canines zacérées et un long couteau putain d'affûté entre ces dernières; semblent quelque peu réticents à l'idée de pleinement s'engager auprès des nombreux groupes d'indignés qui ont fleuri, un peu partout, ici et tailleurs, ces derniers mois.

Il faut reconnaître que cette indignation là, dans son mode de fonctionnement, dans ses principes fondateurs même, échappe littéralement aux grilles de lecture que ces vieux briscards de la Lutte ont eu l'habitude d'employer jusqu'ici.

Et que lorsque l'on a baigné dans les organisations ("les orgas") politiques les plus "classiques", il y a de quoi être dérouté, de prime abord.

Parce que l'on peut avoir l'impression, après pareil trempage prolongé, qu'il n'y en a point d'organisation, justement. Chez les indignés.

Pas plus qu'il n'y aurait de ligne à suivre, à l'inverse de celle de ce bon vieux parti (quel qu'il soit) auquel on appartient. Et qu'on aime bien, parce qu'on est carrément trop bien d'dans. Comme dans un vieux pull. Pareil. Qu'il est même vachement confortab', en sus, pour affronter les frimas de l'hiver social qui nous est tombé sur la gueule depuis de longues années, déjà.

"Alors bon, aller courir sur les places publiques, à moitié à poil, pour créer l'évènement façon "happening politique nouveau staïle", non merci, j'ai ma carte du parti et celle du syndicat, j'suis déjà engagé, camarade... Et indigné, ça fait un moment aussi, d'ailleurs."

Et le vieux briscard d'expliquer que l'"apolitisme", au sens large du terme, ou l'"apartisme", non merci, très peu pour lui.

Qu'il n'a pas envie de ne plus pouvoir se "sticker" la veste. Qu'il n'a plus l'habitude, "c't'une question d'équilibre", de défiler sans son sacro-saint drapeau, arborant ses sacro-saintes couleurs, qu'il s'est "battu pour elles toute sa vie, merde à la fin".

Description à peine caricaturale, je te prie de me croire, ami lecteur.

Pour autant, localement, et pour les plus intellectuellement souples d'entre eux, certains de ces combattants là n'hésitent pas à aller poser leur cul sur le bitume avec ces "curieux indignés". Sous le regard étonné de leurs camarades de combââât, parfois, et/ou sous celui réprobateur de leurs chefs de sections et/ou d'union locale, souvent.

Et c'est bel et bon ainsi.

Parce que le mouvement des indignés doit perdurer. Quoi qu'en pensent certains vieux casses-couilles psycho-rigides zencartés. Et malgré les média qui tentent de les faire taire à grands coups de reportages sur les déboires extra-conjuguaux du FMI CHIEF même pu présidentiab', et malgré la flicaille qui essaie, également, de les réduire au silence, à grands coups de tout ce que tu veux, dans la gueule. Parce que ces tentatives de censure, quelles que soient leur forme, sont le signe que ce mouvement, indéniablement, chie dans les droites bottes du Pouvoir.

 

 

Parce que même s'il venait à s'éteindre, puisque visiblement bien en peine de réellement embraser les divers couches de la société socialement pressurisée, il aura eu le mérite, au moins, d'éveiller certaines consciences. Et d'amener certains à un relatif activisme, difficilement imaginable, il y a encore à peine quelques mois.

Or, donc, pour qu'une mobilisation plus large ait lieu, il faudra bien que nos vieux briscards sus-cités réalisent que les divergences qui semblent les différencier de ces "nouveaux révoltés" ne sont, pour la plupart, que formelles.

Que les revendications portées par ceux-ci sont, sur le fond, extrêmement proches de celles qu'ils portent eux-mêmes depuis des années. Qu'elles leur sont communes. En exagérant un peu (à peine, allez), on pourrait même dire INTERNATIONALEs, aux vues de la façon dont elles semblent se répandre actuellement.

Et qu'eux les portent avec le peu de réussite qu'on connaît depuis de trop nombreuses années.

Durant lesquelles il a plutôt s'agit, finalement, de tenter de désespérement sauver les acquis sociaux de naguère, plutôt que de se battre pour en conquérir de nouveaux.

Ce qui devrait tout de même les pousser à se remettre en question et à se demander s'il ne serait pas temps, tout de même, de quelque peu sortir des sentiers battus, rebattus, archi-BATTUS.

Parce que les valeurs que défendent ces indignés sont INDENIABLEMENT et INTRINSEQUEMENT DE GAUCHE! Celle qu'on évoquait précédemment, la vraie, qui fait que le grand patron, le gras banquier, son ami, et le trader, leur valet, font sous eux à sa simple évocation. Celle qui manque cruellement, justement, sur le front de la guerre qui nous est faîte à TOUS. Celle qui manque affreusement, justement, pour faire front face à cette bande de margoulins qui sait, elle, qu'unie, elle peut continuer à commettre les pires saloperies jamais rêvées par le plus vicelard des ultra-libéraux.

Une réelle redistribution des richesses, une véritable revalorisation du travail, un contrôle impitoyable de la voracité financière, un minimum syndical ;-D en matière de niveau de vie, qu'il s'agisse d'un toit sur la tête, d'un ventre rempli, d'une santé accessible à tous, d'un accès à l'énergie assuré par la renationalisation des industries qui la produisent, sont autant de revendications communes aux deux factions luttant, séparement pour le moment, contre les vampires qui nous saignent journellement.

A cette fin, il serait sans doute opportun de cesser de regarder les indignés de là-haut, tout là-haut, des incommensurables hauteurs dogmatiques de tel parti ou tel syndicat.

Et de cesser de penser qu'on ne peut soutenir des grévistes si l'"on a pas sa carte", par exemple. Ou que l'on ne peut se rendre à Bruxelles, le 15 Octobre prochain, sans aucun fonds, d'aucun parti.

ILS SONT EN TRAIN DE LE FAIRE! EN ETANT PARTIS D'ESPAGNE, PUTANA DE BORDELOS DE MIERDA!

Mais la prise de conscience, et le profond changement de mentalités qui DOIT, qui DEVRAIT en résulter doit se faire également du côté des indignés.

Continuer de clamer qu'on est "Ni de Droite, ni de Gauche" n'a, non seulement, aucun sens lorsque l'on défend pareilles idées EVIDEMMENT de Gauche, et, surtout, est infiniment dangereux sur le plan politique.

PO-LI-TI-QUE.

Parcequ'il s'agit bien de Politique. Au sens noble du terme.

Et les rapaces qui tournent autour de certains des indignés en ce moment l'ont bien compris, eux qui justement basent l'essentiel de leur stratégie sur cette appel à "rassembler au-delà des clivages habituels".

Dont on a parlé ici. Notamment.

De ces bruns individus très actifs sur le Ternet principalement, pour le moment, et particulièrement  présents sur les pages Facebook de divers groupes d'indignés, qui utilisent quotidiennement ce support. Pages sur lesquelles on croise régulièrement "La Dissidence" de Vincent Vauclin, "Alliance Republique Ethique" ou autres hérauts soraliens, pour n'en citer que quelques uns.

Lesquels trouvent malheureusement une oreille attentive chez une partie des indignés.

Qui refusent d'admettre qu'au nom de la Liberté d'expression, lorsqu'elle est appliquée maladivement, sans discernement aucun, l'on finit par se retrouver entouré d'individus de la pire espèce. Qu'il y a une différence fondamentale entre laisser hurler les loups et les enjoindre à hurler. Alors que ceux-ci, ou à tout le moins ceux qui n'effraient pas trop (le curseur bouge sans cesse, note bien...), beuglent sur toutes les radios, télés et journaux qu'ils sont baillonés!

Ils osent tout, c'est à ça qu'on les reconnait, notamment.

A l'inverse, heureusement et fréquemment, un vieux briscard en avance sur ses camarades ou un indigné plus attentif que les autres finit par leur dire d'aller se faire foutre. Et d'aller propagander plus loin.

Mais plusieurs conditions devront être réunis pour que le mouvement des indignés, en France, ne dérive pas fâcheusement.

D'une part, les partis et syndicats devront accepter de se défaire de leurs vieilles habitudes identitaires (!) consistant à vouloir planter coûte que coûte un drapeau au sommet de la lutte sociale.

D'autre part, les indignés devront parvenir, enfin, à prononcer les mots "Politique", "Militants" et "GAUCHE", verbalisant, une bonne fois pour toutes, ce qu'il font quotidiennement, tant qu'honorablement. Lorsque ces termes désignent leurs actions, il n'y a là rien de péjoratif. Bien au contraire. Une partie des indignés est en train de redonner un sens juste à ces termes, totalement pervertis par d'autres, au fil du temps.

On peut rêver... On doit.

Dans le cas inverse, au mieux, les partis et syndicats continueront d'oeuvrer dans la même relative inefficacité, sur un plan global.

Certains indignés auront acquis certaines expériences, voire une expérience certaine en matière de luttes et de culture politique.

Les petits "fachos", à force que de vouloir ratisser si large n'auront jamais réussi à dégager une ligne suffisamment fédératrice pour s'implanter durablement dans le paysage politique français. Ce qui est bel et bien le cas pour l'instant, le foutoir des forums sur lesquels ils tentent de s'organiser permettant de se faire une idée assez amusante, particulièrement goûtue même, de ce que donne leur stratégie de recrutement "au-delà des clivages Gauche/Droite": Un brave bordel totalement stérile.

Dans le cas inverse, au PIRE, les partis et syndicats continueront d'oeuvrer dans la même relative inefficacité, sur un plan global ET devront faire face à une partie des indignés, qui auront rejoint un parti plus organisé que les autres, sur un plan stratégique, qui aura recruter plus largement. Le Front National, autrement plus dangereux, d'ores et déjà, que les groupuscules folkloriques que l'on croise à longueur de Ternet, s'est positionné sur cet axe là depuis quelques temps...

Choisis ton camp, camarade indigné, et inversement.

Maintenant. Et traîne le moins possible, s'il te plaît.

19/09/2011

Un homme à la mer?

 

Les nombreux liens et références utilisés par Etienne Chouard, figure notoire de la lutte anti-TCE en 2005, créent dernièrement un malaise certain chez nombre de ses anciens (zénouvo) "fans".

Malaise d'autant plus vif que ce dernier s'engage depuis peu auprès des Indignés, constitués -pour le moment encore- de militants (ou "citoyens" comme ils préfèrent souvent se dénommer eux-mêmes) plutôt diamétralement opposés, sur l'échiquier politique, à ceux d'extrême-droite.

Il est vrai que ses références, nombreuses et fréquentes; tant que volontiers élogieuses; à Alain Soral, François Asselineau, Jacques Cheminade et/ou aux sites tels que "Le Réseau Voltaire", "Le Grand Soir",  "Mondialisation.ca", "Enquête & Débat", et autres "Oulala.net", ont de quoi laissé un fort doute quant à son adhésion aux thèses qui sont défendues par les tristes personnages sus-mentionnés et/ou sur les sites en question.

Malaise qui n'a pas tardé à se répandre sur "la toile", en ces temps où les frontières extrême-gauche/extrême droite semblent de plus en plus perméables. Et ce, pour diverses raisons. Dont certaines ont déjà été évoquées ici notamment, dans le document relayé par le (court) billet de ce matin.

Point besoin d'y revenir, donc (ou alors une autre fois. On va pas tout mélanger, non p'u, merci).

Il peut être intéressant, en revanche, de s'attarder sur les deux billets rédigés par Etienne Chouard, en réponse à ce mini-buzz ternetesque, en ce qu'ils peuvent constituer un début de réponse à la véritable question que pose ledit mini-buzz:

Etienne Chouard adhère-t-il aux idées prônées par les divers mouvements d'extrême-droite qu'il cite OU est-il victime de ce qu'il présente comme une innocente (et plutôt Xtra-large) ouverture d'esprit?

Le premier de ses deux billets démarre plutôt maladroitement.

D'une maladresse dont on peut raisonnablement se demander, aux vues des capacités intellectuelles supposées de l'auteur, si elle n'est pas habilement feinte.

Ainsi Etienne Chouard se lance-t-il dans une tentative de définition de l'extrême-droite.

Qu'il base essentiellement sur le sens initial; à proprement parler basique;  de ce terme qui désigne une famille politique dont il ne peut ignorer qu'elle n'a cessé d'évoluer, de tous temps.

Et dont il sait à l'évidence; puisqu'il l'écrit lui-même; qu'il est rigoureusement impossible de la décrire "en deux mots".

Malgré cette indéniable impossibilité, Etienne Chouard avance un premier argument:

"(...) le projet d'extrême droite est un projet de domination d'une bande de riches privilégiés, au moyen d'un chef unique pas ou peu contrôlé par "son" peuple : l'extrême droite veut un homme fort, un leader maximo, un duce, un führer, un roi, un dieu."

Face à cette première affirmation, on est en droit de se demander si l'auteur de ces lignes a bien écouté et regardé les vidéos d'Alain Soral, par exemple, qu'il relaie fréquemment.

Le personnage en question, sous des discours aux accents faussement "gauchistes", présente tous les symptômes d'une mégalomanie difficilement maîtrisée. Ce qui le fait totalement correspondre avec le portrait du "dieu" brossé par Etienne Chouard, et que l'extrême-droite appelle, effectivement, de tous ses voeux.

Et si le "mouvement soralien" combat, en apparence, l'autre caractéristique de l'extrême-droite dépeinte par l'auteur, à savoir le "(...)projet de domination d'une bande de riches privilégiés", c'est, justement, parce que celui-ci emprunte sa stratégie d'accession au Pouvoir à l'une des nombreuses variantes des mouvements d'extrême-droite: Le National-socialisme, en l'occurrence.

Auquel Soral et ses disciples ont apporté quelques "touches personnelles", évidemment.

Qu' Etienne Chouard soit dupe de "l'apparent gauchisme" d'un mouvement tel qu'"Egalité & Réconciliation" est pour le moins hallucinant.

Sinon fortement suspect.

Et si M. Chouard est réellement convaincu qu'il faut "(...) mettre tous les aspirants chefs sous le contrôle quotidien de ceux qu'ils prétendent dominer", alors ce dernier se trompe lourdement quant au choix de ses "amis". Invitons-le à visionner de nouveau les vidéos qu'il met en ligne sur nombre de ses interventions. Invitons-le à se pencher, vraiment, sur les liens existants entre "Egalité & Réconciliation" et le FN. Et sur les personnages gravitant autour de l' "UPR", parti de François Asselineau, dont il semble apprécier moultes idées.

Quant aux revendications nationalistes, pour ne pas dire xénophobes, des mouvements en question, celui-ci devrait s'interroger sur leur compatbilité avec les idéaux qu'il dit défendre.

Il semble y avoir là quelques incohérences manifestes, indignes d'un défenseur d'une "société radicalement démocratique".

La dernière partie de la réponse d'Etienne Chouard s'appuie sur le fait qu'on l'accuse d'être "anti-PS"; par le simple fait de minorer l'importance des revendications du parti en question; et donc d'être un "fasciste".

Nous serons d'accord avec lui sur ce point. Il ne suffit pas d'éxécrer le PS pour être fasciste. Il s'agit là d'un argument au moins aussi faible que ceux qu'il avance afin de démontrer sa non-appartenance à une certaine extrême-droite, convenons-en.

Pour autant, il écrit à cette occasion certaines "choses" particulièrement troublantes, tant dans le fond, que dans la forme:

"- je ne suis pas raciste et je pense que le racisme LA PLUPART DU TEMPS est une erreur, une peur mal fondée, une opinion politique qui peut être changée par un débat respectueux et approfondi — alors que cette pensée politique (raciste) s'endurcit quand elle est sottement caricaturée et criminalisée par des Torquemada arborant frauduleusement l'étendard "antiraciste"

Il y aurait un "bon racisme" et un "mauvais racisme". La "pensée politique (raciste)", basée sur les pires inepties et les plus infondées des considérations, ne doit pas être caricaturée ("sottement"), au risque de la renforcer: ceux qui combattent le racisme le nourrissent, "inversisme" caractéristique du discours extrême-droitier. Premier point... Etonnant.

La sémantique elle-même, utilisée par M. Chouard, rappelle par ailleurs, celle que l'on trouve quotidiennement dans les commentaires des sites tels que "Fdesouche", pour ne citer que celui-ci. "Torquemada", notamment, est une des insultes favorites de ses commentateurs, notamment. Lorsque l'on cherche à prouver que l'on n'adhère pas aux idées défendues par lesdits sites, il apparaît bien curieux d'en utiliser le vocabulaire. Second point... Troublant.

Etienne Chouard clotûre d'ailleurs son premier billet en entonnant une rengaine bien connue de ceux qui scrutent les sites d'extrême-droite:

"On" cherche à le faire taire, ceux qui l'accusent de fascisme sont eux-mêmes des fascistes:

"(...) il s'agit de salir, par la vieille technique de la calomnie, ceux qui résistent aux projets de domination du moment. La liberté de penser sur les attentats du 11 septembre est un marqueur très intéressant, et je commence à identifier ceux qui traitent les autres de "conspirationnistes" comme des COMPLICES objectifs du système en formation.

Ce qui devrait conduire à se poser cette question : les auteurs de telles calomnies sont-ils bien "de gauche" ? Ou ne sont-ils, pas précisément, des faux-nez des privilégiés s'affublant de l'étiquette frauduleuse "antifasciste" ?"

Ne manque que l'emploi des mots "agents de l'Empire" ou autres locutions Dieudonniaises, et la "panoplie" serait complète.

Curieuse démonstration, décidément, pétrie de troublantes similitudes langagières et d'assez grossières définitions parcellaires...

Le titre même du second billet d'Etienne Chouard, relatif aux accusations qu'il entend combattre, "Le fascisme n'est pas assimilable à l'antisémitisme", provoque également un indéniable malaise.

"Et alors?" a-t-on spontanément envie de répondre.

L'un est-il plus condamnable que l'autre?

Et à l'inverse, l'une de ces saloperies serait-elle plus acceptable que celle à laquelle l'oppose M. Chouard?

Il convient toutefois, pour tenter de saisir sa pensée, d'aller plus loin dans la lecture dudit billet.

L'auteur s'y lance, en premier lieu, dans une longue démonstration visant à prouver que les "antiracistes" ainsi que les "antifascistes" sont, dans le fond, aussi condamnables que les racistes et les antisémites qu'ils combattent:

"Un mot d'abord de l'antisémitisme. À mon sens, l'antisémitisme est, comme le racisme — mais aussi comme l'antiracisme, ou même l'antifascisme, je m'en aperçois aujourd'hui à l'occasion de cette calomnie —, UNE ERREUR DE JUGEMENT QUI CONSISTE À TOUT MÉLANGER, AMALGAMER, simplifier à l'excès : on considère que tous les juifs, ou tous les noirs, ou tous les phallocrates, ou tous les racistes, sont LES MÊMES et méritent LE MÊME TRAITEMENT. C'est manichéen, c'est bête, car le monde n'est pas noir ou blanc."

Propos étayés par une habile manoeuvre consistant à pointer le fait, indéniable, qu'une grille de lecture simpliste ne peut rendre compte de la complexité de pareils "phénomènes socio-politiques".

Toutefois (mais c'est là une opinion toute personnelle, accordons-le à M. Chouard), les éventuels erreurs de jugement des "antiracistes" ou des "antifascistes" semblent, pour le moins, être le fruit de causes bien plus nobles, A LA BASE, dans ce qui les a engendré, que celles qui défendent la supériorité d'une race, ou d'une religion, sur une autre.

Et mine que rien, c'est une différence de taille...

Etienne Chouard parle d'ailleurs egalement de "sens du discernement", et écrit que "(...)TOUS LES RACISTES NE SONT PAS DES FANATIQUES. Si l'on veut pacifier le monde, il me semble important de garder son sens du DISCERNEMENT et éviter de diaboliser tout le monde : la plupart des racistes, des antisémites, des phallocrates, des homophobes, etc. le sont modérément et peuvent encore changer d'avis, si on prend le temps de parler, d'argumenter, de démontrer (au lieu d'agresser et d'insulter)."

Lorsque l'on se réfère régulièrement à l'Histoire pour recontextualiser certaines notions, il paraît évidemment curieux d'oublier qu'historiquement, justement, dédiaboliser certaines idées, peut conduire au pire.

De la part d'un intellectuel comme M. Chouard, encore une fois, la position paraît difficile à maintenir.

En poussant son raisonnement jusqu'au bout, les excès de l'antisémitisme et du racisme, seraient aussi nuisibles que ceux du camp opposé.

Sauf que l'on a rarement vu des "bisounours antiracistes et antifas" alimenter un four crématoire ou procéder à une purification ethnique...

Lorsque l'on crie sans cesse au "manque de discernement", curieuse posture, une fois de plus...

Etienne Chouard se fourvoie également, c'est une opinion toute personnelle bis, lorsqu'il énonce qu'il est possible de décoreller la pensée d'un auteur antisémite de certaines de ses thèses.

Comment imaginer qu'un auteur qui rêve, plus ou moins secrètement, de "casser du youpin" peut écrire un ouvrage sur le système bancaire sans, en arrière plan, avoir en tête l'image de "la pieuvre juive" étendant ses tentacules sur la finance mondiale?

Encore une fois, lorsque l'on met en avant la nécessité impérieuse de contextualiser certaines idées, la démarche peut paraître, pour le moins, étonnante.

Une incontournable et impérieuse nécessité de contextualiser "les choses" selon que cela sert son propos ou non?

Qui pousserait Etienne Chouard à préciser que, OUI, l'on peut relayer les idées d'auteurs antisémites en occultant l'opinion desdits auteurs, mais que, NON, il est impossible de combattre l'antisémitisme sans le replacer dans son contexte socialo-historique:

"Je voudrais ensuite souligner que la "chasse à l'antisémite" que nous vivons aujourd'hui en France est toute récente et qu'il n'y a pas si longtemps, toute la société était animée par un antisémitisme banal et qu'il n'était donc, à l'époque, pas du tout répréhensible de l'être. Comme en d'autres domaines, il est donc ANACHRONIQUE (ET DONC INJUSTE) de juger les acteurs d'une époque passée avec les valeurs d'aujourd'hui."

Etonnant grand écart particulièrement périlleux...

Une fois admise cette absolue nécéssité de ne jamais oublier ce qui a poussé un auteur à écrire certaines choses, à émettre certaines opinions, alors, OUI, celui-ci peut-être lu.

Mais considérer l'antisémitisme d'un auteur, d'un politicien comme simplement annexe aux idées qu'il avance, NON. Définitivement NON.

Et affirmer l'inverse est diablement dangereux.

Parce que ce serait aborder, PARTIELLEMENT, sa pensée.

Et occulter qu' "au bout du bout" de celles-ci, les plus dangereuses des idéologies sont tapies.

Ce serait manquer d'autant de discernement qu'en assimilant les "antifascistes" et les "antiracistes" à "(...)des inquisiteurs intégristes, des fous de dieu à leur manière, intransigeants et intolérants, complètement fermés à l'idée que, peut-être, c'est eux qui se trompent", et qui "(...)considèrent qu'il y a des gens avec qui il ne faut parler —ou qu'il ne faut lire— à aucun prix."

Ce serait manquer d'autant de discernement qu'en pensant que les "gens de Gauche" font "(...)DE L'ANTISÉMITISME OU DE L'ANTIRACISME L'ALPHA ET L'OMÉGA D'UNE POLITIQUE DE GAUCHE".

Ce qui, curieusement, est une opinion fortement ancrée sur les rives de l'autre "extrême bord"...

Ce serait oublier que ceux-ci lisent Proudhon, évidemment, en tenant compte de l'antisémitisme dudit bonhomme.

Et que, certes, si, comme l'écrit Etienne Chouard, "(...)CETTE APTITUDE À LIRE TOUT LE MONDE EN DISTINGUANT LES IDÉES DE L'AUTEUR NE FAIT PAS DE MOI UN ANTISÉMITE", la démarche de "n'éclairer" que certaines idées de ces auteurs, couplée à un relais et une promotion d'un certain nombre d'autres, finit par apparaître, fatalement,  éminemment suspecte.

Le foisonnement et l'accumulation de certaines références semblant, au final, le fruit d'une certaine volontée, la résultante d'un but pour le moins trouble...

On pourra penser qu'il s'agit là de l'inévitable éceuil sur lequel finissent par échouer ceux qui, à force de naviguer, finissent par le faire en eaux troubles, totalement perdus au milieu d'une mer de 1500 ouvrages.

"Je lis et travaille sur (aujourd'hui) plus de 1 500 livres, de façon active, dynamique, quotidienne ; je me sers de ces livres (qui traitent tous, de près ou de loin, du pouvoir et des abus de pouvoir) comme d'un outil formidable pour concevoir et mettre au point une alternative solide et durable aux injustices sociales. Je m'alimente avec ces milliers de livres (en plus des milliers de documents que je trouve sur le net et des milliers de lignes de controverses auxquelles je participe sur les forums)."

Avant de se vanter de tous ces rivages sur lesquels on accoste, de toutes ces mers qu'on sillonnent, peut-être serait-il impératif de se doter d'une bonne carte, avec de solides repères, lors de l'embarquement?

Peut-être faut-il se souvenir que la première qualité d'un marin est l'humilité?

Dans le cas inverse, naviguer à vue peut provoquer un sévère malaise au sein des passagers, et une véritable trouille, voire une franche hostilité, chez les équipages des navires qu'on vient à croiser, voyant bien que les manoeuvres sont peu assurées.

On pourra considérer qu'il est inéluctable de se perdre totalement, et que, privé d'eau et de vivres, le délire arrive inexorablement. Brutalement.

Qu'écrire que "(...) NOTRE PROBLÈME, CE N'EST PAS HITLER, NOTRE PROBLÈME C'EST QUI A FINANCÉ HITLER" ne peut-être que le résultat de pareil délire.

Parce que le problème a été, évidemment, ET Hitler, ET ceux qui ont permis son avènement.

Par le biais de moyens financiers, politiques, électoraux.

Et tous ceux qui ont permis qu'il prenne le Pouvoir. 

Qui, avec des visées évidemment idéologiques, n'hésitaient sans doute aucunement à dire des juifs qu' "(...)il ne faut pas que cette judéité nous empêche de les accuser, n'est-ce pas ? Il n'y a pas de raison pour que le fait d'être juif serve de protection à ceux des juifs qui sont des salauds (car il y en a quelques uns qui le sont évidemment, ce serait quand même aberrant de le nier)."

Alors qu'il suffirait de dire ou d'écrire que ce sont des salauds.

Qu'ils soient juifs, musulmans, catholiques, noirs, blancs, ou que sais-je encore. Mais des salauds, avant tout. Dont il n'est nul besoin de qualifier ethniquement, culturellement les origines pour lutter contre les sombres desseins.

Alors oui, le malaise subsiste, les explications d'Etienne Chouard, énoncées dans les deux billets évoqués ici, paraissant aussi troubles que les eaux dans lesquelles il fait désormais avancer sa frêle embarcation.

Le naufrage n'est sans doute pas loin.

 

26/08/2011

Ensemble, tout il est possib'

Appel (tardif mais pas désespéré) à la solidarité nîmoise, gardoise et touristique!

Une partie des indignés espagnols partis de Madrid, porteurs des revendications du mouvement du Peuple d'en bas vers le peuple d'en haut, niché à Bruxelles, passe par Nîmes aujourd'hui.

Les besoins immédiats et principaux sont:

Véhicules: afin d'assurer un transport Nîmes-Montélimar, le transport de leur matériel, cuisine, tente, matelas, affaires personnelles est nécessaire entre Nîmes et Montélimar, leur prochaine étape. C'est là que nous leur serons le plus utile.

Nourriture: Priorité à donner aux aliments qui se conservent.

Vêtements: De pluie et chauds, notamment, "le climat du Nord" sera moins clément lorsque les marcheurs arriveront sur leurs dernières étapes. Des chaussures, idéalement "de marche" seront les bienvenues également!

Vaisselle: En plastique, solide, style camping, le plus pratique pour ce type de périple.

Comme l'écrit Vincent, indigné nîmois, "Le mieux pour se rendre compte de ce qui se passe sera pour vous de venir les voir ou de les suivre sur un bout du chemin. Quoiqu'on en pense, ils ont droit à notre aide et notre respect".

Rendez-vous donc à tous les indignés nîmois, gardois, ou pas, proches d'ici ou "lointains de passage" à:

 

14H00, aux jardins de la Fontaine à Nîmes, pour l'arrivée de nos camarades espagnols.

 

Des indignés marseillais seront avec nous, quelques indignés perpignanais le sont d'ores et déjà également (merci à eux!).

Un second rendez-vous est à noter:

 

19H00, Place de la maison carrée à Nîmes, Assemblée Générale en place publique!

 

L'idéal pour ceux qui le peuvent est d'apporter de quoi manger, (idéalement pour 4 personnes environ), un repas tiré du sac étant prévu après l'AG.

 

La lucha sigue, BORDEL!

 

 


23/08/2011

Au bal... Au bal masqué... Oï, Oï!

 

Nous l'avons évoqué ici à plusieurs reprises, à travers moults exemples, l'une des caractéristiques de l'extrême-droite, particulièrement depuis que celle-ci souhaite ardemment être reconnue comme "fréquentable", est d'avancer masquée.

Vieille technique, antique stratégie qu'elle met en oeuvre dans "la vraie vie" depuis la nuit des temps, et qu'elle décline à travers tout le Net, sur tous les sites, nombreux, qu'elle infeste de ses "nauséabondes idées" (expression gaucho typique inside. Totalement assumée, en outre).

Il faut reconnaître que cette "mascarade idéologique" lui est indispensable, pour ne pas dire inévitable, afin de recruter de nouveaux militants.

Et on le comprend aisément.

Parce qu'il apparaît évident que c'est là sa seule chance d'attirer qui que ce soit, de but en blanc, en dehors de fêlés d'ores et déjà convaincus, du type d'Anders Behring Brevik.

Parce qu'il apparaît totalement limpide que "Chacun chez soi, dehors les métèques" est on ne peut plus brutal, pour un premier contact, comparé à: "Il faut tout simplement agir en partenaire avec l'Afrique, avec les peuples d'Afrique. C'est seulement la compréhension mutuelle et la coopération positive qui résoudront efficacement et durablement les problèmes liés à l'immigration." [1]

Ou comment prôner l'immigration zéro, "la France, c'est pas une poubelle, merde!", tout en ayant des larmes dans le fond des yeux "parce que, bon, les bougnoules les nègres les étrangers, c'est quand même des Hommes. Pas français, mais des Hommes."

Parce qu'il est évident que "l'engeance youpine tient les cordons de la finance mondiale, c'est pour ça que tu crèves, camarade prolétaire" est moins "accrocheur" que "le lobby sioniste trouve dans l’origine ethno-confessionnelle de beaucoup d’agents impériaux de par le monde un terrain privilégié pour défendre la place de l’État d’Israël parmi les centres de domination". [2]

Reconnaissons quand même que c'est plus "lisse". Et qu'on s'approche ainsi plus -en apparence seulement, 'videmment'- de l'analyse politique que des propos de comptoirs.

Ce que sont pourtant ces déclarations tirées du blog d' "Egalité & Réconciliation" et du blog personnel de Vincent Vauclin (nous y reviendrons plus tard, ne t'inquiètes pas si tu ne connais point, tu regretteras bien assez tôt d'avoir comblé cette lacune...)

Parce que "rejoins notre fière et pure communauté afin de combattre, concrètement, l'allogénisation de la race blanche" est bien plus alarmant, pour qui n'est pas foncièrement raciste, que "l'association participe à la sauvegarde et favorise la pérennité de l'environnement et du patrimoine commun des peuples européens" [3] (NDLR: Mais plutôt blanc, quand même. Et chacun chez soi, 'videmment).

Parce que "confiez-nous vos enfants, qu'on les élève, enfin, dans l'amour et la gloire de la race blanche" est moins anxiogène, pour qui éprouve encore quelques réticences à l'égard de la notion de "race pure", que "nous souhaitons aider les parents à éviter à leurs enfants les lectures inutiles ou nuisibles, dans lesquelles la préoccupation pour la « diversité » devient la seule obsession et tient lieu de pensée". [4]

On l'aura compris, donc, depuis toujours, en vue de "faire de nouvelles recrues", l'extrême-droite a recours aux plus tortueuses techniques de "lissage" de son discours "politique".

La soi-disante fraternité entre frères de sang étant plus vendeuse que les coups de lattes dans la gueule qu'elle ne manquera pas d'engendrer envers ceux qui n'en sont pas.

Viendra ensuite le moment d'amener les nouveaux sympathisants vers ces pratiques là, une fois qu'ils auront adhéré à la cause.

Chaque chose en son temps, mein kamarad.

"Egalité & Réconciliation", mouvement fondé par Alain Soral, ex-idéologue du Front National (après avoir été ex-communiste) est sans doute l'une des organisations d'extrême-droite qui a poussé le plus loin ce concept et ses techniques.

C'est d'ailleurs Alain Soral lui-même qui initia la "bonnefréquentisation" du Front National.

Au point que le flou permanent caractérisant la "sémantique soralienne" finit par entraîner dans son sillage, et dans celui d' "Egalité & Réconciliation", un public aussi divers que varié, un public qu'on aurait pu croire, par ailleurs, rompu à l'exercice de "décodage" des discours "propagando-idéologiques".

Au point que le discours anti-capitaliste, aux accents quasi-révolutionnaires du bras droit d' "Egalité & Réconciliation", finit même par trouver écho auprès de "militants de la rive opposée".

Ainsi le mouvement des Indignés, que l'on peut raisonnablement situé plutôt extrêmement à Gauche, compte-t-il dans ses rangs certains naïfs éléments qui tendent une oreille approbatrice lorsque Soral s'exprime à travers les mots de son sbire, Vincent Vauclin.

Vincent Vauclin est le co-fondateur, avec d'autres associations et partis aussi charmants que "Union Nationale Démocrate, Alternative Populaire, le Parti des Républicains, Libertitude, Socialisme et Souveraineté, Mouvement Agir pour l'Avenir" [5], d'une organisation nommée "La Dissidence".

Ne nous y trompons pas.

Malgré les accents révolutionnaires pris par l'organisation en question, malgré les mots "classe ouvrière", "prolétariat" et autres "luttes des classes", utilisés à tort et de à travers à longeur d'interventions dudit Vauclin sur le Net, il s'agit bel et bien d'une organisation d'extrême-droite.

Vincent Vauclin, lorsque l'on gratte (il n'est même point besoin de gratter fort) le vernis dont il recouvre sa rhétorique, apparaît tel qu'il est:

Le bras droit, pas encore armé (ou pas) d' "Egalité & Réconciliation". Sinon un grand ami, au moins un disciple d'Alain Soral. Il emploie d'ailleurs à l'égard des membres d' "E&R", le terme de "camarades", ôtant, pour un instant, sa sombre cagoule.

"Ami politique" dont il partage, au-delà des idées, un certain goût du tournage de veste, puisqu'il a, selon ses dires connu la même dérive d'un bord de l'Extrême Gauche à celui, diamétralement opposé, de l'extrême-droite.

"Ami politique" dont il a particulièrement bien retenu les leçons, notamment en matière de "camouflage idéologique" et d'infiltration des mouvements contestataires.

Et qu'il met en oeuvre, aidé de quelques tristes sbires, sur le forum "Réelle Démocratie" et autres pages fessebouc relatives au mouvement des Indignés. [6]

Si les exaltés ainsi que les plus naïfs d'entre nous peuvent, de prime abord, être dupés (j'ai moi-même fait les frais des "manigances lexicales" de Vincent Vauclin et ai relayé, un temps, un texte du triste sire s'adressant aux forces de l'ordre), ceux qui liront ce billet ne le seront plus.

Ou alors adhèrerons aux thèses du mouvement fachoïde de "La Dissidence" et donc d' "E&R", en toute connaissance de causes.

Les autres pourront relayer ce billet, s'ils le souhaitent et le jugent utile.

Le message à transmettre est clair, limpide, à l'opposé de la façon de faire de ces néo-nazillons cryptos-fachos:

"Egalité & Réconciliation" est un mouvement d'extrême-droite, "La Dissidence" également.

Qui n'a rien à voir avec le mouvement des Indignés et quelques autres initiatives de Gauche, qu'elles soient radicales, extrêmes ou pas.

Foutons les dehors.

L'air sera plus pur.

Le reste?

On s'en bat la race, cousin.

 


Detournement par le fn du clip la rage par alexalex31340

[7]

 

 

 

 

[1] "La grande hypocrisie de l'immigration", Blog personnel de Vincent Vauclin, 26/01/2009.

[2] "Qu'est-ce que l'Empire?", Blog "Egalité & Réconciliation", Thomas Boussion, 21/08/2011.

[3] Blog de l'association "Des racines et des elfes" ("Européens, libres, fiers, enracinés et solidaires"), page décrivant l'objet de ladite association.

[4] Blog de "L'école des Elfes", branche "éducation" de l'association citée ci-dessus.

[5] Page capturée sur le forum "Convergences" (tiens, un terme de gauchiss'...), forum dédié à "La Dissidence" et ses disciples, trompés ou convaincus.

[6] Page Facebook des Indignés de Montpellier.

[7] Illustration sonore de détournement extrême-droitier (suivi de la réponse qui lui fût adressée). On notera que les cyber-nazillons n'hésitent pas à "chasser" là où, à priori, on les attend le moins...

 

Pourquoi le taulier nous emmerde-t-il avec ces renvois en fin de page? Deux raisons à cela:

L'essentiel des "références" ci-dessus, elles-mêmes citées dans le billet, renvoie à des sites vers lesquels je me refuse de créer des liens. Dénoncer les manipulations de cette engeance là est une chose, leur faire de la pub en n'ayant, pour mes lecteurs qu'à cliquer sur un lien les envoyant là-bas en est une autre. Par ailleurs, non content d'avancer masqués, les fafs ont tendance à tenter de supprimer leurs traces une fois découverts. Le billet sur "La Desouchière" s'est-il ainsi vu, au fil du temps, renvoyer vers un paquet de liens morts, ce qui devrait ne plus se produire en procédant ainsi.

Si toutefois quelqu'affreux passant ici remettait en cause la véracité de ces citations, il lui suffira de copier-coller les textes cités, mots à mots, dans le premier Google venu. En général, le faf n'est pas doué pour le ménage...

 

 

 

[Edit du 01.09.2011]

CoinDissidenceSoralienne.jpg

 

Riante mise en scène photographique d'Alain Soral, capturée sur le site d' "Egalité et Réconciliation", ce jour. Gageons que l'emploi du terme "Dissident" n'est que le fruit d'une malheureuse coïncidence lexicale... Forcément.


01/07/2011

FERME TA GUEULE, ON T'A DIT!

La répression continue à Montpellier (Infos et contacts dans le billet précédent).

Les gardiens de la paix cerbères de l'ultra-libéralisme flics forces de l'Ordre Nouveau ont débarqué sur le campement à 08h00, ce matin. L'un des indignés, afin de tenter de sauver ses affaires et celles de ses camarades, s'est allongé devant les camions des éboueurs.

Il serait actuellement en garde à vue.

 

30/06/2011

Ferme ta gueule, citoyen!

 

"La Dictature, c'est "Ferme ta gueule", la Démocratie, c'est "Cause toujours!"".

Désormais, tu vas apprendre à fermer ta gueule, citoyen. Poingt dans tes dents barre dans tes côtes.

 

 

 

 

"Far West à Montpellier


Expulsion hors la loi au centre-ville de Montpellier, sur la place publique de l'Esplanade.
Les forces de l'ordre ont chassé un rassemblement de personnes.
Ceci sans jugement ni avertissement et avec une violence inouïe.


Le campement militant des indignés pour un monde meilleur, de Montpellier, réunit en permanence une trentaine de personnes.
Ce rassemblement a débuté il y a plus d'un mois et doit faire face régulièrement à de nombreuses interventions policières similaires (2 à 3 par semaine).
Leur appel national du mercredi 22 juin contre les violences policières a mobilisé un ensemble de réseaux d'une centaine de personnes, dont "Robin des Banques" du mouvement des indignés d'Espagne. Le lendemain, le campement était constitué d'environ cinquante "Indignés" et d'un nouveau tipi de 5 m venant du "campement de résistance pour la liberté" de Toulouse.


Ce jeudi 23 juin à 8h30,
Plus de 25 policiers nationaux, une dizaine de municipaux,
aidés des "nettoyeurs" de la société Nicolin et ses camions broyeurs,
ont détruit, réquisitionné et broyé
l'ensemble des structures et affaires personnelles du campement,
sans sommation, ni dialogue. avec insultes, et menaces de mort.
Une violence sans précédent des garants de nos libertés.


De nombreux militants ont été bousculés, frappés et insultés, beaucoup sont choqués et blessés. Suite aux coups deux personnes, dont un mineur de 17 ans, sont contraints à un arrêt de travail de 2 jours avec certificat médical.
"Sous nos yeux ont été détruits et broyés :
Sacs, affaires et documents personnels (cartes d'identité, papiers officiels), couchages, 1 dizaine de tentes, les toilettes sèches, la douche, le début d'une nouvelle cuisine, une structure en bambou servant de point d'information ainsi que le tipi toulousain (lieu d'habitation d'un sans domicile fixe).
En réaction à ces destructions, agressions et violences, une dizaine de personnes ont spontanément décidé d'aller à la mairie pour récupérer leurs biens (dont cartes d'identité et papiers administratifs). Cinq personnes ont été interpellées et ont passées trois heures au commissariat avec fichage, procès-verbal et empreintes digitales pour utilisation de biens publics."


Des plaintes sont aujourd'hui déposées par les victimes.


Il nous appartient à toutes et à tous de réagir face aux méthodes exécutives de l'État et de ses services. Tous les mouvements sociaux, tous les habitantEs sont concernéEs par ces passages en force du gouvernement qui cherche à bâillonner toute contestation à sa politique. État qui ne tient pas compte de la procédure dont il est le garant et de la justice qu'il est sensé faire appliquer. État qui invente des ennemis intérieurs à la nation dès que des individus remettent en cause les privilèges des riches de ce monde. État qui vend l'espace public au marché et le refuse aux citoyens. État qui pourtant a déjà été rappelé à l'ordre par la Cour Pénale d'Appel de Paris avec la confiscation des tentes du DAL (campement de la rue la Banque).


• Nous réclamons le respect du droit de manifester son opinion (article 9 de la Constitution européenne des droits de l'homme et référé du 31 mai 2011 au sujet du campement de Bayonne),
• Nous dénonçons cette expulsion sans avis d'huissier ni arrêté municipal ou préfectoral. Cette action policière illégale, exécutée sans aucun dialogue, ni sommation à quitter les lieux, ni possibilité de démonter les structures et récupérer les biens personnels. Le tout avec insultes et violence inouïe.
• Nous revendiquons la possibilité d'utiliser l'espace public pour l'expression libre de ses opinions et le débat populaire.
• Nous demandons que le gouvernement s'excuse et restitue ou rembourse les biens individuels et collectifs de ce campement.

Pour le moment, concernant le remboursement des affaires personnelles et du tipi,
un appel à la solidarité et au bénévolat est lancé.

Pour tous dons et/ou aide contactez Ivan au : 06 78 26 41 19


Merci à toutes et à tous de faire passer l'information
par tous les moyens à votre disposition et pour votre soutien à ce mouvement contestataire mondial non-violent.


Chaque jour la détermination des "Indignés" grandit, poussée par ces injustices répétées, n'hésitez pas à les rejoindre
pour faire-valoir notre droit de contestation et militer pour nos libertés avant qu'il ne soit trop tard !

Merci !


Contact info et presse : Abel : 06 34 17 22 74 ou Ivan : 06 78 26 41 19"

 
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