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30/03/2012

Racisme partout, Justice nulle part

 

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«La France est un pays de merde, c'est une boîte de merde et en plus on est servi que par des immigrés.»

Il est vrai que l'on pourrait s'interroger, à l'instar de M. Guerlain qui, paraît-il, aurait du nez en ces matières, sur le fait que «La France [soit devenu] un pays de merde"...

"Un pays de merde", donc, dans lequel une ancienne sommité de l'industrie du parfum, qui voulait juste faire rigoler une journaliste, est condamné à verser 6000 euros d'amendes.

Ce qui doit bien la faire marrer, l'ancienne sommité, du haut de sa haute finesse d'esprit et du, sans doute, très haut de sa, vraisemblablement, très haute épargne.

C'est un pays de merde, 'ffectivement, Jean-Paul, Foutre, que tu as raison, en ce sens que les inégalités y sont flagrantes en matière de Justice.

Parce qu'un blogueur peu fortuné, mettons, mais particulièrement écoeuré de ta propension à vomir ta haine raciste à la moindre occasion, prendrait sans doute proportionnellement vachement plus cher s'il venait à dire, mettons toujours, c'est un exemple, hein, qu'il faut vraiment être une "vieille ordure raciste" pour tenir pareils propos (et ce, de manière multirécidivante).

'Ffectivement, en quelque sorte, c'est pas juste.

Parce que si c'était le cas, il faudrait bien reconnaître, entre autres choses bien dégueulasses, qu'une "Imbécilité" n'est pas sanctionnée de la même manière, en Nouvelle France, selon qu'elle émane d'un imbécile fortuné ou pas.

26/01/2011

La peur change de camp: le Pouvoir montre les dents!

C'est d'un oeil semi-amusé, semi-révulsé (oui, c'est possible) que chez "Affreux, Sale, Bête et Méchant" nous contemplons les luttes en cours, en cette belle région gardoise, présentement.

Si le mouvement social contre la réforme des retraites a embrasé ladîte région, il est notable que ce n'est là pas le seul effet qu'il eut sur icelle.

Ainsi les braises de cette insurrection qu'a failli venir sont-elles encore brûlantes et de nombreux foyers de contestation restent encore vivaces, auprès desquels il fait bon se réchauffer la couenne contestataire.

Mais, comme nous l'évoquions, il s'agit là d'une simple partie des effets qu'a eu ce micro-incendie social.

Son autre effet notable est la mise en place, depuis, d'une importante présence policière lors de chaque mouvement de contestation, que celui-ci soit d'ampleur ou non (et force est de constater que, malgré la colère provoquée par l'injustice sociale de la réforme des retraites, ceux-ci sont plutôt "ou non").

Amusant, dès lors, de constater la peur qui agite la police dans la région, à chaque fois qu'une soixantaine de personnes, -certes parmi les plus enragées, ce qui ne signifie pas nécessairement les plus dangereuses, m'sieur l'agent, posez ce tonfa, vous m'faîtes peur- fait le déplacement pour mener une action.

C'est ce qu'il se passa le mardi 18 Janvier 2011, à l'occasion d'un rassemblement anti-LOPPSI2, ou la police, la veille, bouclait une partie d'un quartier, lequel abrite le centre de vidéo-flicage surveillance -protection nîmois.

Casqué, flash-ball dégainé, appareil photo armé, aux aguets tel le chien de prairie de base par l'imminence du danger zalerté (Surveillance partout, Liberté nulle part...), l'agent de police est en faction, ainsi qu'en nombre.

Derrière les barrières dressées pour l'occasion.

Dans le hall d'entrée de l'immeuble contenant les locaux du fameux centre de vidéo-flicage surveillance -protection. (N'y réprimant pas un dangereux rassemblement d'individus suspects, que nenni, mais bel et bien l'organisant, pour une fois).

Sur les côtés des bâtiments, plus ou MOINS planqués.

Nombre d'entre eux semblent pris d'une inextinguible soif de "tirage de portraits de gôchiss' ", les flashs crépitent derrière les fenêtres, laissant penser que, même si dans la police ils aiment aussi les soirées diapos, visiblement, celles-ci ne doivent pas avoir pour objet  principal les dernières vacances du collègue René.

Passion a priori partagée par quelques salariées du dit centre de vidéo-flicage surveillance -protection. A moins que la promesse d'une prime  au "nomb' de cliché d' gauchos" n'explique ce soudain amour du "portrait photo"?

D'autant qu'à distance, de nuit, avec des agités permanents comme sujets, c'est pas facile-facile, faut r'connaît'...

Et force est de constater, après avoir pu comparer les deux cas de figure, qu'on vise vachement mieux à bout portant.

Quand bien même il s'agit d'envoyer une substance (moins) volatile (qu'irritante) dans la gueule du premier braillard de gôche venu, pourvu que ledit braillard soit pacifiquement assis (ou même légèrement en contrebas, ça marche aussi).

Expérience gendarmesque à l'appui, réalisée à Anduze, le 21 Janvier 2011, (à 06:21 de la vidéo ci-dessous, pour les impatients et/ou les mordus de recherche et développement en matière de "gaz dans la face"):



manif gare d'Anduze 21jan11

Flics énervés, gazeuse dégoupillées, matraques allègrement utilisées contre des manifestants (comportant un nombre certains d'élus), à l'occasion d'une lutte locale, dont l'objet n'est pas le propos de ce billet. (Mais si cela t'intéresse, il y a des infos ici et . Non, ne me remercie pas.)

Scénario identiquement déroulé, ou peu s'en faut, à Saint-Jean-du-Gard, le même jour (!), lors d'une action initiée par le collectif alésien "Fuckloppsi", qui en prépare actuellement le récit et dont "Affreux, Sale, Bête et Méchant" se fera évidemment l’écho...

Collectif qui signale également que les passsages en rase-motte d'hélicoptères de la gendarmerie se multiplient au-dessus des "habitats hors-normes" en Cévennes, habitats auxquels l’Etat entend bien faire la guerre du bulldozer, appliquant les articles de loi contenus dans cette saloperie liberticidement sécuritaire qu'est "la LOPPSI2".

Présence des ex-RG (le nom a changé, après moultes fusions avec divers services de renseignement/espionnage/flicage. Mais peu importe, dans le fond) et d'un car de CRS, égalementtencorétoujours, au Centre de Rétention Administrative nîmois (tu sais, ces endroits où l'on enferme des étrangers, voire leurs gosses, parce qu'ils ont la criminelle outrecuidance  de ne pas avoir de papiers), le jeudi 20 Janvier 2011.

Ceci à l'occasion d'un rassemblement pour exiger la libération d'Abdel, qui, outre l'outrecuidance évoquée entre parenthèses ci-dessus, a le courage (qu'il convient donc de briser) de MILITER et de ne point se résigner face à tant d'administrative injustice.

Reconnaissons qu'il y a toutefois à cette présence policière , une explication géographique toute simple:
Le centre de rétention se trouve tout contre l'école de police nîmoise, ce qui a de multiples avantages, dont celui de pouvoir envoyer deux ou trois étudiants flicaillons pour des travaux pratiques, lorsque les citoyens ont le culot de manifester pacifiquement leurs désaccords avec les pratiques gouvernementales d'immigration, en vigueur dans leurs pays.

La Justice n'est pas en reste, pour sa part, puisque nombre de militants sont poursuivis, suite au mouvement social contre la réforme des retraites.

Au point que les tribunaux d'Alès et Nîmes n'ont plus de secrets pour nombre d'autres militants qui soutiennent les premiers, conscients du fait que ce genre de rendez-vous leur pend au nez, en notre belle Nouvelle France.

On peut être effaré (au minimum) à travers le récit rapide de ces diverses mobilisations, de la présence massive, voire des intervention brutales tant disproportionnées qu'infondées, des forces de l'ORDRE.

On doit, même. Sans doute aucun.

Mais on peut également se demander si la peur n'est pas en train de changer de camp...

Et couplée à l'indignation que peuvent soulever les méthodes évoquées ici, cette question peut également permettre de se trouver de bonnes raisons de continuer.

Voire d'en rajouter.

 

 

01/12/2009

Tyrannie de la Mémoire

"Une maladie qui nattaque les neurones?
Bah, 'n' a qu'a en utiliser moins!
".

C'est en ces termes que s'est exprimé la ministre du nez qui coule, des maux de tête et du thermomètre qui pète un score, apprenant qu'en sus de son rôle de VRP pour l'industrie pharmaceutique, elle allait devoir se coltiner une bonne grosse lutte à bras le corps (et face aux caméras) avec une vraie maladie, du genre pathologie lourde neurodégénérative: "l'Alzheimer", qui fait (vraiment) peur, elle.

Parce que celle-ci progresse, évoluant sans cesse, les preuves sont là, sous nos yeux (emplis d'effroi).
Presqu'aussi vite qu'un virus A-H1N1-MAIS-PUTAIN-QUAND-VAS-TU-COMPRENDRE-QU'ON-VA-TOUS-CREVER-MERDE! dans les couloirs d'un quotidien de la presse qui ment, c'est dire.

Alors même que l'A-H1N1-MAIS-PUTAIN-QUAND-VAS-TU-COMPRENDRE-QU'HORS-DE-LA-VACCINATION-POINT-DE-SALUT? est en passe de fondre sur la population apeurée, donc, la maladie qui te boullote insidieusement le tissu cérébral repointe (salement) le bout de son nez dégénérescent.
Sous une forme particulièrement virulente, de surcroît.

De mémoire (pour ceux à qui il en reste encore) d'expert, même, y' paraîtrait (d'après ce qu'en a compris Roselyne) qu'une évolution si rapide -et si violente- n'aurait jusqu'ici jamais été constatée.
Que l'épidémie de grippe de l'hiver à venir, à côté, ce serait même pas du niveau d'un malaise vagal présidentiel.

Et il est vrai que l'étendue des troubles dont souffrent les patients atteints de cette nouvelle forme d'Alzheimer serait du genre a te faire flipper sévère jusqu'aux tréfonds de ton âme (pour ceux à qui il en reste encore, bis).
Cette saloperie s'attaquait jusque là, dans ses premières manifestations, à la mémoire immédiate, dixit Wikipédia.

Genre t'oublies la dernière déclaration de F. Lefebvre, quasi-immédiatement, par exemple.

On objectera ici, à raison, qu' "Et alors, je vois pas où est le problème?", dans la mesure où cet oubli permet, il est vrai, un grand repos de l'esprit (et des nerfs, aussi).
Certes.
Sauf que.
Sauf que, le triste sire a la fâcheuse habitude de braire dans le premier micro venu. De sorte que le patient atteint de la pathologie en question sera étreint d'une rage sans cesse renouvellée, et ce à chaque occasion que le chevelu porte parole aura de l'ouvrir dans les medias.
Et y'en a...

Or, vois-tu, le malade avait jusqu'ici la possibilité de se replonger dans ses plus doux souvenirs, une fois la rage passée.
Et de se laisser aller à une douce nostalgie, bercée par l'évocation mentale de... Ses tartines de confiote de quand il était petit, au goûter, et qu'il pleut dehors, mettons. De l'époque bénie à laquelle le vil (surtout de la mèche) porte-parole de l'UMP "il causait pas dans le poste", pour y dire des conneries plus énormes que son brushing.

Sauf que.
Sauf que les experts sont formels, la maladie évolue, et salement, disait-on.
S'attaquant à des sujets de plus en plus jeunes.
Et détruisant leurs souvenirs les plus lointains, de plus en plus tôt, de plus en plus vite. Impitoyablement.

Ainsi, ce fier ministre de l'immigration (mais pas chez nous, alors), Eric B., drapé dans sa plus belle identité nazionale, lui n'a plus de glorieux que ce bel habit moralement patriote, le pauvre bougre, tellement qu'il a la mémoire qui flanche.
Qu'elle soit (quasi-)immédiate ou, atteint de plein fouet qu'il est par cette nouvellle forme de la maladie, nettement plus lointaine.

On sera également horrifié par le cas de cet autre représentant du patronat de l'Etat, Christian E., frappé d'une perte irrémédiable des notions de vocabulaire les plus élémentaires, et qui n'a absolument plus aucune idée de ce que peut évoquer le mot "Courage".
Pas plus que celui de "Décence".

Tout comme le précédent patient qui lui, bute sur des notions aussi fondamentales que celles de "Justice" et d' "Humanité".
Triste. Extrêmement triste.

Comment ne pas être touché, par ailleurs, par les efforts surhumains du chef des chefs lui-même (Gloire à Lui), qui luttant contre la maladie, parvient tant bien que mal à se souvenir que lui aussi fût adopté par notre fière Patrie.
Et qu'il convient, donc, de refuser d'associer habilement, sans avoir l'air d'y toucher "Immigration" et "Délinquance".

Hélas, point d'issue heureuse face à la vorace Alzheimer.
Point de vaccin, point de remèdes miracles mis au point par les amis de Roselyne B. l'industrie pharmaceutique.
Tout n'est pas aussi simple que face à l'H1N1, au grand dam de Roselyne.

Qui toutefois a une SOLUTION, comme nous l'évoquions en début de billet:

"Une maladie qui nattaque les neurones?
Bah, n'a qu'a en utiliser moins!
"

C'est donc en collaboration avec le ministre de la Culture remaniée l'Education, Luc C., que Roselyne a décidé, au vu des problèmes de mémoire qui ne tarderont pas à les frapper eux aussi, de ne plus surcharger inutilement l'espace cérébral de nos futurs scientifiques, dès le lycée. [1]

Pour commencer.
Puisqu'il faut bien regarder la réalité en face: à terme, c'est bien l'ensemble de la population qui sera frappé par ce terrible fléau.
Dont il faudra également aérer la boîte cranienne.

Brice H., ministre de l'intérieur et de l'Humour Décomplexé, mettra lui aussi la main à la pâte, estimant que le fait de retenir ce que signifie "CNDS" n'est pas indispensable au citoyen, malade en devenir.
Il supprimera donc, incessamment, sous peu, la "Comission Nationale de Déontologie de la Sécurité", dont nous ne parviendrons plus, dans quelques temps (très proches) à retenir les termes. "Pis la "Défenseure des enfants aussi, pisque, dit-il, Les pauvres gens, d'ici peu, seront incapables de se souvenir qu'il faut mettre un "e" à "Défenseure".

De biens beaux exemples pour la Patrie. Décidemment.

Des mesures simples, mais efficaces, mises en place par une équipe soudée, solidaire, alors même que la (terrible) maladie creuse inexorablement ses rangs.

Chez "Affreux, Sale, Bête et Méchant", on en chanterait presque la Marseillaise, debout, la main sur le coeur.
Si on avait pas oublié les paroles.

Putain d'Alzheimer.

 

 

[1] Et comme dit Brice, qui a toujours plus d'une bonne vanne dans son sac d'auvergnat: "Pis ce qu'on leur demande, dans le fond, c'est de savoir compter et de remplir les quotas d'arrestations, de rafles et d' expulsions, pas de nous emm... avec leurs références historico-intello-gauchiss' à de "sombres périodes de l'Histoire", comme y' disent. Arf, arf." Ce qui fait bidonner joyeusement Eric B., aussi, d'ailleurs.

 
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