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08/03/2011

La (courte) balade de Confucius

Confucius, qu'était pas le premier baltringue venu en matière de proverbes chinois période pré-christique, aurait vraisemblablement moultes occasions d'exercer son art, s'il revenait de nos jours.

D'autant qu'il lui suffirait, quant à certains sujets, de se replonger dans ses notes de l'époque (encore que la relecture de notes vieilles de quelques siècles peut nécessiter un effort certain, il faut en convenir)...

"Quand le sage montre la lune, le sot regarde le doigt" avait-il l'habitude de dire, y' paraît, les soirs de ciel vachement dégagé.

De ces soirées lumineuses... Dont tu peux rentrer passablement grave vénèr, même quand t'es Grand Sage. Parce que t'as dû expliquer à tes crétins de disciples -qui te suivent tout le temps et partout- que « MAIS NON...! Quand je vous montre la Lune -super belle-, c'est pas sur mon doigt qu'y' faut s'extasier, tas d'abrutis dégénérés!».

Mais de ces soirées, également, où dans ta grande sagesse, tu trouves la force de transformer la crétinerie quasi-congénitale de tes quasi-apôtres, en leçon de vie, voire de jeter les bases d'une philosophie qui traversera les âges.

Ce qui n'est pas donné à tout le monde.

Et qui permet, entre autres choses, de reconnaître un Grand Sage.

Confucius, donc, s'il revenait d'entre les Philosophes morts, comme nous le disions, pourrait désigner du doigt les troubles agissements de nos gouvernements, comme autant de déséquilibres possible dans « l'harmonie des relations humaines », sujet qui lui tenait particulièrement à coeur, semble-t-il.

Ainsi en serait-il, sans doute, de:

  • des larcins quotidiens du « gang des actionnaires » (pickpockets tristement célèbres qui viennent te faire les poches jusque dans le bureau du grand groupe qui t'emploie);
  • Du pillage, au vu et au su de tous, des acquis sociaux de millions de citoyens;

Hélas, s'apercevant que nombre de citoyens, plutôt que de s'inquiéter de l'Insécurité aux plus hauts niveaux de l'Etat, préfèrent relever le numéro d'immatriculation de « la camionnette pas zhabituelle dans le quartier », Confucius piquerait sans doute une bonne grosse colère bien hardcore.

 



Parce que toutes ces conneries peuvent finir par être lassantes. Même pour un Grand Sage. Surtout lorsque ce dernier fait l'effort de revenir d'entre les Philosophes morts.

Faut pas déconner, non plus.

Et le grand sage finirait fatalement par dégainer un autre doigt.

Le majeur.

Et bien tendu.

Qu'il promènerait au vu et au su de tout le monde, parce qu'après tout, l'enseignement philosophique, la sagesse, l' « Harmonie des relations humaines», tout ça..., avec pareils aveugles, autant pisser dans le premier violon venu.

Réflexions profondes, tant qu 'amères, qui l'empêcherait de voir arriver, et donc de fuir, le fourgon de police venu les ramasser, son majeur tendu et lui-même,  pour «Troubles à l'ordre public». Ou un truc approchant.

Signalés tous deux par un honnête « citoyen vigilant », qui aura décrit que « y'a un vieux niakoué qui erre dans le village, en faisant des gestes obscènes et en réclamant qu'on lui amène un violon. C'est pas clair, ça, voire franchement suspect, m'sieur l'agent ». Ou un truc approchant.

 

Sale époque pour les Grands Sages.





05/05/2010

Du rapport entre la pénibilité au travail et le braconnage de sangliers

En ces temps troublés où l'on s'interroge -dans les milieux autorisés à s'interroger, et donc, pas le tien. Casse toi, pov' con- sur la notion de pénibilité au travail, il en est un (de travail) qui est totalement oublié, à ce sujet.

Celui de ZommePolitique. Qu' expose violemment à des risques psycho-sociaux qu'a du mal à appréhender le commun des mortels.

Quand on est ZommePolitique, on est obligé de lire un tas de trucs compliqués, avec plein de détails et de chiffres dedans.

Du genre d'un rapport pondu par "L'institut pour la Justice" (Obscure officine dont l'austérité du nom est adoucie par un "sous-titre": "Citoyens pour l'équité" parce que les gars du service ThinkMarketing ont conclu, après deux traits de blanche nuits blanches, que "citoyens et équité, c'est des termes à caser, afin de ne point éveiller les soupçons du Prolo, warf-warf") dans lequel on apprend, notamment, que:

Le frisson du casino, mâ'ame Michu, c'est acceptab'. Contrairement au frisson de l'insécurité:

"Quand quelqu’un joue au casino ou achète une grille de loto, il prend l’initiative des opérations, et le résultat ne tarde pas à être connu : l’attitude est active, et l’incertitude de courte durée. Il en va tout autrement pour l’exposition au risque diffus d’être victime d’un délinquant ou d’un criminel : la victime potentielle est passive, et elle ignore complètement le jour et l’heure où elle sera agressée, son logement « visité », sa voiture « empruntée », ses fichiers informatiques dévastés par un virus, etc. On peut donc tenir pour certain que si quelques-uns « prennent leur pied » en commettant des crimes, délits et incivilités, y compris du fait du risque (en général volontaire) auquel ils s’exposent, il n’en va pas de même pour les victimes. Faire peur, jouer à se faire peur, et avoir peur, sont trois choses bien différentes.
Comme l’expliquent Bauer et Raufer (2001), « l’insécurité n’est pas un fantasme » : elle existe. Certes, l’information étant imparfaite, et notre capacité à la traiter l’étant aussi, le sentiment d’insécurité n’est pas toujours correctement proportionné au danger réellement couru. Les probabilités subjectives peuvent différer des probabilités objectives. Mais on n’est pas dans la subjectivité pure, dans le fantasme : les actes criminels et délictueux sont bien à l’origine du sentiment d’insécurité.
"

Frisson de l'insécurité qui met en péril, de plus, la marche même de la civilisation (et celle des "braves gens", surtout), mâ'ame Michu. Rien que ça:

"Criminalité et délinquance affectent aussi l’ensemble des « braves gens » du fait que les règles qu’ils s’efforcent de respecter, et sur le respect desquelles ils comptent de la part d’autrui, leur apparaissent comme bafouées et contestées. Du fait qu’elles sont bafouées, ces règles ne rendent plus correctement le service de prévisibilité du comportement d’autrui qui est l’un des services attendus d’une civilisation. Du fait qu’elles sont contestées, pas seulement théoriquement, mais dans les faits, l’ordre du monde paraît fragile."

Contrairement aux braconniers (de sangliers) et aux fins gourmets qui, eux, font dans la "délinquance d'utilité publique" (et bien que l'étude de leurs méfaits, ne soit pas, vous l'aurez noté, mâ'ame Michu , à proprement parler déterminante en matière de "délinquance écolo"):

"L’article cité ne proposant aucune estimation des dégâts environnementaux provoqués par les infractions, on en est réduit à faire une estimation au doigt mouillé. Ce qui n’est pas chose facile, car une erreur comme celle commise par les officiers du Torey Canyon en 1967 et le braconnage d’un sanglier figurent dans les statistiques sans aucune pondération liée à leur gravité – qui n’est pas tout à fait la même … D’autant que, s’agissant du sanglier, cet animal inflige de graves nuisances aux humains sur les jardins desquels il jette son dévolu : lorsque cette espèce prolifique se multiplie sans que l’administration relève les quotas de prises comme cela serait son devoir, ceux qui expédient, fut-ce illégalement,quelques sangliers dans nos assiettes, protègent en fait l’environnement auquel l’indolence ou l’incurie bureaucratique porte atteinte. Il existe des infractions d’utilité publique !

Au total, 20 millions d’euros est le montant que nous affectons – arbitrairement, faute de bases solides - au coût des atteintes à l’environnement."

On notera au passage que chiffrer le coût de la délinquance est assez difficile tégalement, classant la profession d'économiste, professeur émérite à l'université Lyon III (*), dans les professions grave pénib' itou. Parce qu'obtenir des chiffres fiables, en dehors de ceux du braconnage de sanglier, c'est coton. Quand même. (Et que ça impose de "jouer" 20 millions d'euros, comme ça, "arbitrairement", pour boucler une étude. Faut quand même avoir autre chose que des couilles de marcassin, mâ'ame Michu, pour résister à pareille pression, vous reconnaîtrez...)

La lecture du dernier billet de CSP, permettra toutefois de constater,que l''économiste, professeur émérite à l'université Lyon III, sait  être vachement opiniâtre. Des chiffres, il en trouve, à force que de chercher. Et des zintéressants, de surcroît...

Le fait de devoir lire pareil rapport (fruit de tant d'efforts) constitue une preuve indéniable, tout de même, de la pénibilité au travail qu'endurent les ZommePolitiques, pour  en revenir à notre constat de départ.

Et l'on comprend donc aisément (on est pas des sauvages, non pu) qu'un ministre de l'intérieur, en 2007, ait pu être submergé ,déjà, par pareil type d'analyses. Et qu'il n'ait donc pu prendre le temps, ou n'ait simplement plus eu l'énergie, de lire un simple "appel [émanant] d'un collectif de policiers républicains".

Quand bien même celui-ci était, en matière de chiffres, visiblement beaucoup moins dense, et indéniablement vachement mieux écrit qu'une étude d'économiste, professeur émérite à l'université Lyon III.

Quand bien même la lecture de celui-ci eut pu éviter que de nouveaux drames ne surviennent.

Et ne se répètent, cycliquement.

Il convient également de souligner que, pénibilité du job oblige, les ZommesPolitiques sont souvent proprement éreintés après avoir été contraints de lire -et pire, SIGNER!- certaines de ce type de production écrites zadministratives hautement rébarbatives.

Et que cela les éloigne vraisemblablement d'autres types de lectures, qu'elles soient  "récréatives" ou simplement informatives.

Quant à prendre le temps souffler un peu, et de regarder une émission télévisée, même si celle-ci permettait d'approfondir le sujet de la délinquance fiscale, par exemple...

Inenvisageable. Tout simplement.

Et force est de constater que, décidément, la notion de pénibilité au travail, quant à celui de ZommePolitique mériterait vraiment d'être abordée plus longuement.

Dans la mesure où celle-ci apporte moults éclaircissements sur bien des zones d'ombre de cette profession.

 

 

 

 

 

 

(*) Y aurait-il un souci dans les choix de recrutement de l'Université Lyon III?

27/10/2009

"Pose ce sécateur, tu m'fais peur"

A l'UMP, on aime les histoires.
Mais pas n'importe lesquelles:

A l'UMP, on aime les BONNES GROSSES HISTOIRES.

Celles avec du sanzédélarme dedans. Et s'il y flotte un ou deux glaviots, en sus, c'est un bonheur ineffable qui s'empare des rangs de la majorité (du sein desquels il devient quasi-impossible de retenir F. Lefevbre; penseur chevelu bien que réactionnaire, et inversement; pour qu'il ne s'empresse de s'y vautrer avec joizéfrénézie).

Mais Fredéric est déçu, cette fois.
Car ce n'est pas lui que le Maître a désigné pour alimenter la dernière polémique de comptoirs (de beaufs), et les prochaines engueulades de chaumières (de gueux), où l'on n'a point encore sa rolex, même à 50 ans, mais un gigot sur la table quand même, pour s'étriper joyeusement autour, le dimanche.

Notre conteur gouvernemental, cette fois, c'est Michelle Alliot-Marie.
MAM, pour les intimes, genre président de la République et fils; Michelle A.M, future ministre de la hache (émoussée) et du sécateur (rouillé), pour les autres.

Celle-ci vient d'être désignée,donc, par le Chef de la Nation (Gloire à lui) pour allumer le dernier contre-feu, qui fera buzzer (dans le vide), et qui permettra, par une habile manoeuvre dont sont coutumiers nos (fiers) représentants de masquer:

Le chômage de masse (Oui, mais c'est la crise, mâ'ame Michu?) ;
Les profits zonteux des banquiers qui s'en collent plein les fouilles, malgré que le président il les a grondé fort fort fort , ces vilains;
Le mensonge de l'"H1N1 Qui qu'en veut d'mes vaccins?";
Les magouilles zélectorales du député décomplexé du kimono;
L'attentat de Karachi, rien de moins qu'une affaire d'Etat (Qui a dit "De plus?");
Le renvoi d'hommes, femmes et enfants dans des pays en guerre (Mais pas trop, selon E. Besson, pis tous frais d'hôtels payés, faut pas déconner, on est pas des bêtes non plus, même l'identité nazionale à un petit coeur qui bat, qu'est ce que tu crois?).
(Liste non exhaustive)

Campagne d'enfumage façon artillerie lourde et polémique à deux balles (mais en plomb, quand même) en perspective, donc.

MAM, (sur une idée de Francis Evrard, violeur récidiviste) déclarait, il y a peu (entre deux embastillements de dangereux ultra-anarcho-autonomes encagoulés):

"Pour l'instant, la castration physique est interdite en France, mais elle existe ailleurs. Je pense que cela mérite une analyse et qu'aujourd'hui la question de la castration physique peut se poser et être débattue, y compris au Parlement".

Chez "Affreux, Sale, Bête et Méchant", plusieurs questions nous taraudent, depuis...:

Hannibal Lecter va-t-il, à l'instar du triste personnage P. Evrard, devenir consultant/conseiller/membre d'une quelconque commission pour le gouvernement?
Si oui, nous avons d'ores et déjà quelques sujets de réflexion à lui soumettre...

A quel exemple précis se réfère MAM en déclarant :"(...)mais elle existe ailleurs"?

Parce qu' après moultes recherches, force est de constater que les nations qui raccourcissent leurs consultants délinquants sexuels ne sont pas légions:
La Suisse, le Canada et la République Tchèque, selon l'un des rares journalistes à s'être penché sur cette aspect de la déclaration de MAM (qui ne sait sans doute elle-même, au moment où elle profère ces paroles, si celles-ci sont belles et bien fondées, mais qu'importe, pourvu que ça agite les médias...).

Et encore faudrait-il savoir, de surcroît, dans quelles proportions? (On parle ici de pourcentage de peines de ce type, et non pas de centimètres, tu l'auras compris, les détails importent peu ici).

Voyant notre nouveau griot UMPien dans la peine, "Affreux, Sale, Bête et Méchant", dans un grand élan du coeur, a décidé de voler à son secours.

Point d'exemples géographiques frappants?
Foutre, que c'est gênant!
La polémique qui devait détourner l'attention des boeufs risque de retomber comme le brushing de F. Lefebvre sous les crachats du peuple.

A moins que plutôt que d'en appeler à la Géographie, il ne faille se référer à l'Histoire?

(Avec un grand "H". Comme dans "Hache", oui).

Car là, oui, les exemples ne manquent pas et foisonnent littéralement, de (joyeuses) contrées où les (joyeux) régimes en place eûrent recours au coupage de balloches déviantes et anormales.

Allemagne, Etats-Unis, Suède, Pérou, Japon, etc...


Toutes ces fières nations, naguère (mais dans un naguère assez proche, toutefois), pratiquèrent la castration physique, pour diverses raisons, plus vomitives les unes que les autres.
Ce qui n'empêchera pas MAM, sois-en certain, de garder la tête haute, et de pouvoir affirmer, sans crainte, que "cela s'est fait, ou se fait ailleurs", et que donc, "Partant de là, mâ'ame Michu, pourquoi donc qu'on leur couperait pas, nous non p'u? Hein? Pourquoi donc? Gégé, tu r'mettras un jaune."

Un passage attire l'attention, particulièrement, lorsque l'on se penche plus avant, sur ces fiers exemples, puisqu'il traite précisément de la castration physique des délinquants sexuels dans l'Allemagne nazie:

"En 1935, le code pénal est modifié pour permettre la castration "volontaire" des délinquants sexuels condamnés au titre du Paragraphe 175. Le 20 mai 1939, le Reichsführer-SS Himmler autorise la castration forcée des délinquants sexuels. Leur consentement n'est pas requis, explique-t-il, car ces détenus savent qu'ils pourront être libérés une fois l'intervention réalisée avec succès".
"Hidden Holocaust? Gay and lesbian persecution in Germany 1933-45", Günter Grau (ed.).

De quoi être définitivement rassurés:

Le buzz va être de GROS, très GROS calibre.

 

 
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