Avertir le modérateur

04/06/2010

Idéalisme Vs Réalisme ou les terribles et pesants paradoxes de l'efficaçitude en matière d'Enseignement

 

 

Les temps sont durs.

Pour TOUT LE MONDE, mâ'ame Michu.

C'est la KRISE. La GRANDE.

Celle du système. (Cessez, tout de même, de trembler de la sorte, mâ'ame Michu, c'est pénible).

La faute à LéMarché, d'une part, qu'on va finir par moraliser, promis.

La faute à LaDettePublik, d'autre part, qu'on va finir par asphyxier, juré, craché. A force que de lui infliger semblable châtiment qu' à l'ensemble des services publics, que nous prenons régulièrement (tant que méthodiquement) à la gorge, afin de leur faire rendre.

Parce que les milliards de milliards de milliards d'euros dont on arrose régulièrement le premier, afin que le monde ne continue de tourner, occasionne un inexorable assèchement de l'espoir de venir à bout de le second. [1]

Que même la tribu des ultra-libéraux afin que cela ne se voit point trop en est réduit à retourner (Allègrement et à l'ancienne) à la chasse au mammouth (brutale austérité auto-imposée, pudiquement évoqué dans la vidéo suivante à partir de 04:43):

 

 

 

Alors même qu'il est ABSOLUMENT indéniable que le souci premier d'Hommes comme Luc Chatel, ministre de l'Education Nationale (lorsqu'il n'est pas porte-parole de la (très sainte parole) du gouvernement),  est de pouvoir assurer à chaque citoyen la formation intellectuelle lui permettant d'aller lire cet excellent texte (ou celui-ci, quelque peu plus formel, mais tout aussi édifiant) pour compléter son exposé propre.

Et s'efforcer de pousuivre pareil but (tout au long d'une vie d'Homme comme celle de Luc Chatel), MALGRE LA CRISE, ça force le respect, mâ'ame Michu.

Quand même.

 

 

[1] Spécial Big Up à Maître Capello.

26/01/2010

EdShot

"(...)Le gouvernement soutient cette proposition de loi parce que nous considérons qu’il faut donner au salarié la liberté de travailler le dimanche comme il le souhaite".

Luc "NovlangueMan" Chatel,  "Sois libre mais ferme ta gueule, quand même.", Ed. PuKséGroPuksaPass.

05/11/2009

Guerre civile patriotico-musicale

Or, donc, voilà.
Point de blog qui ne se respectât sans une contribution au grand débat.

LE grand Débat.

Le Seul, l'Unique, celui tout DROIT sorti de l'esprit pathologiquement patriotique (encore que ce sentiment chez lui paraisse totalement feint, et définitivement empreint de manoeuvres bassement électorales) d'Eric Besson-tout-y-compris-et-surtout-notre-pantalon-pourvu-que-ça-buzze-et-fasse-voter-l'essstrême-drouate-pour-Nous.

D'autant plus, que le Chatel, ministre du bourrage de crâne de nos chères têtes blondes (mais pas que, au grand Dam de B. Hortefeux) de l'Education Nazionale, vient d'annoncer que les écoliers se joindront, la main sur le coeur (oui, c'est obligatoire), au grand Débat.

LE grand Débat.

Outre le fait que cette participation de dernière minute -qui fleure bon les jeunesses patriotiques sur le point d'être constituées- promet de belles perles, ("Eleve Michu, qu'entendez-vous par "Liberté, Egalité, Scooter ?"), celle-ci nous a définitivement convaincu d'y participer (Avec joie, même. Et la main sur le coeur, on t'a dit que c'était obligé, citoyen).

Tu commences à nous connaître, nous ne sommes pas qu' "Affreux, Sales et Méchants", nous sommes "Bêtes", également, voire surtout.

Ce qui nous contraint à réduire au strict minimum toute tentative de réflexion.
Ce qui peut avoir comme effet bénéfique (bien qu'involontaire), de ramener les débats, que nous tentons péniblement d'aborder, à l'essentiel.

Et l'essentiel, dans la question qui t'es posée par le maréchal Besson, Peuple de France, peut se poser en ces termes:
"C'est quoi donc qui fait qu'on est français, dis-donc, mon con?"

Un premier élément de réponse réside sans doute dans l'hymne nazionale.

Et justement, c'est là que le bât blesse.
Parce que la question de l'identité nazionale, traitée sous cette angle, risque bel et bien de donner naissance à une véritable guerre civile.
Et du coup, le (saint) but poursuivi par E. Besson la-garde-y-compris-face-au-FN, noble au départ (mais si, mais si, puisqu'on te dit que c'était sincère), de rassembler autour de cette fameuse identité française risque d'échouer, à l'instar de l'occupation, en son temps.

Parce que voilà, en matière d'hymne nazionale, tu as deux options:

La version barbe de trois jours, oeil vitreux mais plume géniale tant que subversive, et qui "redonne à la Marseillaise son sens initial".

OU

La version coupe de veuxch' playmobil, oeil hagard, d'admiration, qui ferait chanter n'importe quoi avec n'importe qui, pourvu que ça rapporte et vite (du cash en premier lieu, pour la chanteuse concernée, et des voix des nationaliss' pour le petit président, en second lieu).
(Cette version là, souviens-t-en, avait été précédée ou suivie, la chronologie importe peu, d'un "Ah qu'elles sont jolies les filles de Sarkozy!", par E. Macias, chanteur de Droite à l'oeil humide de cocker triste. Une grande marrade, entrecoupée de cris de rages, qui apaisa, un tant soit peu, la catastrophe nationale de cette soirée-là).

Et tu comprends aisément, à l'aune de cette analyse patriotico-musicale; même affreux, sale, bête et méchant que tu es de venir lire pareilles inepties; qu'entre les deux camps, point de paix possible.

Définitivement.

 

 

 

22/10/2009

Désespérément drôles

On murmure ici et là (et par là-bas, un peu aussi), qu'une étrange vague de dépressions frapperait actuellement nos humoristes, caricaturistes, chroniqueurs, blogueurs drôles (ou tentant de l'être), déconneurs anti-régime de Droite décomplexée et autres clowns politiquement engagés.

Que ce serait pire que la grippe A-H1N1-DUPOULET-DUCOCHON-DUMEXIQUE-MAIS-PAS-QUE.

Que Stéphane Guillon serait au bord du suicide, qu'il envisagerait, à seule fin de réussir celui-ci, de prendre sa carte à l'UMP, même.
Que Didier Porte serait sur le point de se lancer dans une carrière de rappeur, "genre underground pur t'as vu, autoproduit tac-tac z'y va", épaulé par Morsay, intellectuel rappiste et beatboxant, tchac tchac boum.
Christophe Alévêque penserait, quant à lui, épouser Claude Chirac. Rien de moins.
A peu près pour les mêmes raisons que Stéphane Guillon: En finir, une bonne fois pour toutes.

Force est de constater qu'au train (de réforme, mais pas que) où vont les choses actuellement, que les artistes sus-nommés n'auront (très) bientôt plus d'autres solutions que d'aller grossir les rangs des clients de Pôle Emploi (où leur compétence en matière de vannes ne sera pas de trop, notes bien, vu l'ambiance, ces derniers temps).

La bonne nouvelle, parce que quand même, il en faut bien une, c'est qu'il s'agit d'une entreprise très jeune, certes, mais vouée à un très bel avenir, il faut bien le reconnaître.
Au vu de l'état  de la foire aux bestiaux salariés du marché du travail, actuel et à venir.

Le secteur de la vanne politique est en passe de devenir, donc, disions-nous, l'un des plus concurrentiels du moment, et les candidats sont légions. Ca va dégraisser sévère.

D'autant qu'aux vues du talent des nouveaux arrivés, les ténors de la profession ont de quoi se morfondre.

Ainsi peut-on  goûter quotidiennement l'humour (fin) d'une troupe de comiques fraîchement constituée, dont le goût pour la provocation ferait pâlir d'envie le professeur Choron lui-même, si sa dernière provoc' n'eût été de nous laisser seuls, désemparés, les zygomatiques en berne.

Florilège des (derniers excellents) sketchs de nos joyeux drilles (mais néanmoins à la tête du pays), qui ferait passer le JT de  GrolandSat pour la meilleure édition de celui de LCI, tellement la réalité dépasse, et de loin, la plus énorme des vannes qu'on fera jamais ici:

"Travail, Dimanche? Ou Pôle Emploi, Lundi?":
Grosse vanne du duo Darcos-Bertrand, les Heckle et Jeckle du travail (qui rend libre!) qui est la chute d'un numéro entamé par ce dernier, alors qu'il était ministre du travail, et repris par son triste compère, prouvant par là même qu'il maîtrise à la perfection le principe du comique de répétition (ce qui confirme ,en outre, que les meilleures plaisanteries sont les plus courtes, quand même, dans le fond).

Luc Chatel en a glissé une petite aussi, c'est plus fort que lui (Il est comme ça Luc. Peut pas s'empêcher de faire marrer tout le monde...):
"Le gouvernement soutient cette proposition de loi parce que nous considérons qu’il faut donner au salarié la liberté de travailler le dimanche comme il le souhaite."

"T'en veeeeeeeeeux?":
Ou comment nos joyeux (et amusants) membres du gouvernement manient à merveille les techniques subtiles de l'art de la parodie, en singeant à la perfection les postures absurdes (et scientifiquement rétrogrades), des discours alarmisto-débiles des années 20 qui amalgamaient joyeusement tous types de drogue et l'utilisation qui peut en être faîte.

"Attends, tu vas te marrer, celle-là est énorme... Foi de Fredo l'rigolo":
Frederic Lefebvre, comique même, et surtout, d'un point de vue capillaire, est sans doute l'un des plus prometteurs de nos néo-rigolos.
Digne héritier de J.M Bigard, comique à grosses vannes de destruction massive, celui-ci applique au laser la technique du "P'u qu'c'est gros, P'u qu'ça fait tordre le boyau", et, en très grande forme, décidément, nous explique sans rire ('Tin qu'il est fort) que "les médias cherchent à détruire le président de la République".
Il s'agirait d'ailleurs de la vanne number one des rédactions, en ce moment, et plus particulièrement de celle du "Figaro", Mougeotte et Dassault ayant frôlé l'incident cardiaque, à force de se marrer.

Jean-Jacques Cros (France3 Ile de France), qui a reçu très récemment "Jean le persécuté et quasi-martyr", aurait déclaré, pour sa part:
"Ah! Le con! Il est trop fort, le Fredo!", avant de continuer à se tenir les côtes, qu'il a douloureuses depuis la sortie du comique chevelu.

Mais nous ne pouvons clore ce tour d'horizon de nos futurs talents du rire (français) sans évoquer les imitations, bluffantes, comme on dit dans le jargon, de Nicolas "C'est moi le plus drôle" Sarkozy. Et de partager avec vous cette remarquable prestation, dans laquelle il incarne un Joe Pesci (teinté de Bourvil, sa petite touche perso) ultra-convaincant (notez au passage la force du texte, la finesse de l'improvisation, bref, le talent, incommensurable de l'artiste. On en pleure à chaque fois.):
Chez "Affreux, Sale, Bête et Méchant", nous partageons le désarroi de nos humoristes.
Et leurs inquiétudes quant à l'avenir.
Parce que c'est vrai qu'en termes de caricatures, satires et autres, la bande de joyeux lurons en place est au-delà de toutes limites.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu