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17/01/2011

Souriez, vous êtes LOPPSIés

A défaut d'une indispensable synthèse du projet de loi LOPPSI 2; à défaut d'un nécessaire travail de recensement des plus pertinentes publications sur la question; à défaut d'une chiadée étude sur les différents textes de lois et travaux parlementaires à ce sujet; "Affreux, Sale, Bête et Méchant" attire ton attention sur le fait qu'il y a, ENCORE ET TOUJOURS, des résistants et ne doute aucunement que, si t'es dans le coin (et après avoir pris connaissance du monde de demain qu'on te prépare dans l'ombre), tu seras des leurs:

RASSEMBLEMENT MARDI 18 JANVIER 2011
Contre la
Loi d'Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure (LOPPSI 2)
votée et re-modifiée par l'assemblée nationale le 21/12/10
 


Depuis plusieurs semaines, nombres de citoyens inquiets de l'aggravation de la politique sécuritaire et répressive menée par le gouvernement, se rassemblent et tentent de s'organiser afin de lutter contre celle-ci. LOPPSI 2 en est, à ce jour, l'expression la plus brutale :

 

 
Criminalisation de la précarité et de l'habitat alternatif, qu'il soit choisi ou subi;
renforcement d'un arsenal juridique de répression conséquent :
surveillance généralisée;
levée du secret professionnel et assermentation de certains agents de l'administration;
vision répressive de la sécurité routière;
stigmatisation des mineurs en danger et pénalisation des familles en difficulté;
instauration d'un délit de vente à la sauvette;
démagogie sécuritaire dans les quartiers sensibles;
élargissement du pouvoir de saisie;
justice rendue par visio-conférence;
amendement sur la double peine;
contrôle des communications.


Dans le Gard, des collectifs se mobilisent conjointement afin de faire face à l'avenir liberticide qui nous est promis. Ils appellent toutes les organisations concernées à les rejoindre.


Rassemblement le mardi 18 janvier à 18h30,
devant le centre municipal de vidéo-surveillance, immeuble Colisée, derrière piscine Nemausa


Premiers signataires : CNT, Sud Solidaires, Fédération Anarchiste, NPA, Alternatifs, AG de Nîmes, No pasaran...


21/04/2010

In bus with Nicolas

On s'offusque souvent (et ce jusqu'à Droite) des formes que peut prendre "l'humour" présidentiel.

Jusqu'à une partie de la majorité, murmure-t-on,  pour qui les vannes du président, jugées maladroites et déplacées seraient "vachement éloignées du trait d'esprit gaullien, qu'avait une aut' gueule quand même, nom de Dieu, Bernadette!". (C'est dire le degré d'offuscation atteint...).

On s'indigne, donc.

Au motif que l'humour en question serait constitué, notamment, de plaisanteries... Plutôt... Grasses. Disons.

De celles dignes de tes pires repas de famille, mettons.

De celles aux tables desquelles fleurissent les propos les plus décomplexées. De plus en plus fréquemment. (Au point que, ne cherche même pas à le nier, tu vois parfaitement ce qui est évoqué ici. Malheureusement).

Familles toutes unanimes, également, quant au fait qu'on puisse, dorénavant, ouvertement vomir proférer les (pires) blagues racistes au nom du fait que "C'est de l'humour quoi, merde! Arf-Arf..."

De cet humour que ne désavouerait pas Tonton Gégé qui s'est laissé aller, dimanche dernier, entre gigot et Côtes du Rhône, à une décomplexitude certaine en matière de vannes pas claires (ou trop, peut-être?). Celui durant lequel il a cru bon de faire profiter Nordine, le nouveau petit copain de la cousine Valérie, de son humour labellisé "Terroirs d'antan". Une manière, selon lui, de "Partager avec les gens d'ailleurs. Aaaaaaah! Ah! ALors! Tu vois biiien qu'on est pas racistes!

Que même que j'te plaindrais presque. Pass'que ca va pas être facile avec un prénom comme Nordine, Arf-Arf. T'as des papiers au moins?... J'dis ça, j'dis rien. J' suis pas raciste, j'te diiis. J'ai même un pote musulman, t'as qu'a voir... Mais bon, un seul, hein. Quand y'en a un, ça va encore... Arf-Arf. Reuuuuu... S'cuzez, belle maman, la bière... Ou le 51, Arf-Arf".

Juste avant que Tonton Gégé ne réalise que ce genre de "saillie", en matière de "partage avec les gens d'ailleurs", s'avère être une méthode assez peu adaptée lorsque ton interlocuteur, en l'occurrence NORDINE, se révéle originaire du village d'à côté...

Mais donc, pour en revenir à nos moutons (qu'on égorge dans la baignoire, à l'ombre des minarets, selon Saint Kozy et Saint Roselmack,  priez pour nous, pauvres DeSouches), Comment s'offusquer d'un tel... "Humour"?

Quand il est manié par le président d'une majorité dont certains membres ne rechignent pas plus à l'idée d'une alliance (finalement) assumée avec un parti comme celui du Front National? (Et dont nombre de membres, également, appartenaient à Occident , mouvement dont ils n'auraient pas gardé que la nostalgie et les bottes, mais bel et bien les convictions et les méthodes, au vu de certaines politiques menées actuellement.) Après le système des franchises, dans lequel l'UMP fournissait boutiques et plan marketing au parti d'extrême droite sus-cité, LA FUSION, pure et simple. Business is bussiness, baby. What Helze?

Pourquoi s'étonner également que cet "humour" ne se manifeste parfois en de forts solennelles circonstances. Et en de bien symboliques endroits, a priori fort peu appropriés pour cela?

Comme lors de la première visite de Nicolas Sarkozy aux plateaux des Glières, haut lieu commémoratif de la Résistance française, par exemple.

Puisque ce rire-ci, à bien y regarder, faisait simplement écho à la joie, à peine dissimulée, qu'il manifeste (régulièrement) en piétinant (sans relâche), un à un, avec ses amis prédateurs néo-libéraux, les acquis sociaux mis en place par le Conseil National de la Résistance, au sortir de la seconde guerre mondiale.

Non, décidément, tout cela est bel et bien cohérent. Et plutôt que de s'offusquer, il conviendrait de s'incliner. Devant tant de génie comique.

Le chef de la Nation, guide suprême de la vanne ultime, est au sommet de son art. Puisqu'il n'hésite pas (même un instant, c'est dire) à partir à la conquête des terres vastemenzinconnues du... Tin-tin-tin:

Comique de situation.

Et à déclarer, la main sur le coeur (qu'il a gros malgré tout), à un public atterré bailloné drogué pour l'occasion sans voix face à tel génie du mal propagandesque de la Comédie:

"Nous ne laisserons personne au bord de la route".

...

Imagine. Et savoure. Tu peux rire, évidemment, oui. (Ce qui t'évitera d'en pleurer, peut-être?).

Le même type, celui-là même qui ne se déplace plus nulle part sans bloquer une ville toute entière -ne serait-ce que pour la bête raison qu'il ne reste plus aucune place pour se faufiler entre les cars de keufs présidentiels CRS- ce type là, donc, VA TE PRENDRE EN STOP, ami démuni!

...

Savoure, oui, et incline toi respectueusement (plutôt que de t'agacer bêtement, en pensant que décidément, on te prend pour un con) devant pareille maîtrise du comique de situation. Parce que fatalement, avec le MONDE qui va se retrouver sur le bord de ladite route, dans très peu de temps, c'est en bus que tu vas voyager avec Nicolas Sarkozy, mon ami! Et les échanges imaginaires qui pourraient naître de pareille équipée sauvage (tant qu'absolument improbable) sont savoureux d'absurdité et de loufoqueries.

Un voyage au cours duquel ses passagers auraient, à loisir, tout le temps de lui faire part de quelques rumeurs:

La rue gronderait, monsieur le président, des cris de colère du Peuple qui refuse (l'ingrat) de travailler jusqu'à ce que mort s'en suive.

La rue gronderait, monsieur le président, des cris de colère des "travailleurs  pauvres" (les idiots) dont le "nom" même est une aberration, dans un système qui donnerait, comme on le répète à l'envie en hauts lieux, une chance à TOUS.

La rue gronderait, monsieur le président, des cris de colère du Peuple qui finit par comprendre (qu'il est lent) que le sacro-saint système kapitaliste qui rend heureux ne serait pas ce qu'on lui a dit.

La rue gronderait, monsieur le président, des cris de colère du Peuple qui est de plus en plus dans la merde, victime d'injustices intrinsèques au beau système qui rend heureux (mais surtout la classe dominante).

La rue gronderait, monsieur le président, des cris de colère du Peuple qui refuse, violemment, par absence d'autres choix, d'être licencié afin que son employeur n'aille exploiter d'autres travailleurs du même système, plus démunis encore.

Qu'y a-t-il de drôle dans tout cela? (Légitime question. Que l'on pourra se poser, entre deux arrachages (rageurs) du peu de cheveux qu'il nous reste. A force.)

La situation, nous te le disions, en premier lieu.

Nicolas Sarkozy, au volant de ce bus, qui s'acharne à prétendre ne vouloir "laisser personne au bord de la route". Et la seule réaction qu'il puisse avoir, une fois au volant de son engin salvateur (et quasi-providentiel), face aux flots (qui ne font pas que clapoter) de revendications de ses passagers. Attirer l'attention sur la seule et unique rumeur qu'il pense pouvoir maîtriser qui semble l'intéresser, LUI:

"Et pour ma femme, vous êtes au courant?"

Force est de reconnaître qu'en termes de comique de situation, ça déchire grave velu.  D'autant que celui-ci est doublé d'une forme d'humour supplémentaire, maîtrisée (au laser) également par Rigolo 1er:

Le comique de répétition.

Parce que le coup du "bord de la route" a déjà été utilisé par l'artiste. Durant la campagne présidentielle, entre les deux tours, plus précisément:

"Vous voulez une France fraternelle, une France qui ne laisse personne au bord de la route, une France qui aide les plus fragiles, les personnes handicapées, les personnes âgées, les exclus, ceux qui traversent une période difficile, une France, au fond, où ceux qui sont forts mettent leur force, leur talent et leur énergie au service de ceux qui sont faibles."

Et l'on mesure bien là toute l'étendue du talent de Nicolas Kozy.

Comme l'on voit très nettement qu'en imaginant ce tour (salutaire) en bus avec le président qui ne veut "laisser personne sur le bord de la route", "Affreux, Sale, Bête et Méchant" ne se fait que l'humble serviteur de ce génie comique. "Affreux, Sale, Bête et Méchant" ne se fout pas de ta gueule à toi, lecteur, que tu sois révulsé (de Gauche) ou offusqué (de Droite).

Non, non. 

Ou, quoi qu'il en soit, nous y allons vachement moins fort que LUI.

 

sarkoChamp.jpg

 

02/12/2009

Content d'en avoir une petite

 

"Quand on voit que la France aura la plus petite récession, on doit quand même honnêtement se dire que la politique économique conduite y est pour quelque chose !"

N. Sarkozy, discours auto-congratulant, 01/12/2009.

 
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