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30/04/2011

Juste Logique

 

Contrairement à ce que pourrait penser l'extrême gauchiste de base, lire "Valeurs actuelles" est absolument FAS-CI-NANT.

Mieux.

Edifiant.

Parce que lire "Valeurs actuelles" permet, notamment, de mesurer jusqu'où peut aller le maniement de la mauvaise foi, du mépris et de l'insulte, en matière de répugnante propagande ultra-libérale, dès lors qu'il atteint le niveau 9 sur l'échelle de Madoff.

Ainsi découvrira-t-on, à la lecture du journal (?) en question - passé les premiers saignements de nez tout à fait normaux, lorsque l'on est point habitué à pareille prose - que si les "Patrons du Cac" ont vu leurs revenus augmenter de 24% en un an, "quoi de plus normal, mâ'ame la Marquise?", puisque ceux-ci ont permis que les 40 premiers grands groupes Français voient leurs profits augmenter, Eux, "de plus de 80%, pour dépasser les 80 milliards".

"La logique économique est donc respectée et les libéraux que nous sommes ne pourront que s'en féliciter", s'écrie Guillaume Roquette, patron de "Valeurs actuelles", frappé lui-même par l'éblouissante logique de son propre raisonnement. Au point qu'il est contraint, trop fortement incommodé par l'aveuglante évidence de ce qu'il avance, de stopper net son cheminement, si vigoureusement mis en branle, vers une réflexion sur l'incontestable nécessité d'un monde plus juste, dans lequel la redistribution des richesses irait de soi.

Ce qui est fort dommage puisque le bout du chemin eut dû, logiquement, l'amener à considérer également le salarié de base, qui, tout comme les patrons évidemment récompensés, dont parle Guillaume Roquette, eut pu jouir également de la logique (voire légitime) reconnaissance du grand groupe, auquel son travail a permis de faire péter tous les compteurs de cash-flow.

Merde, loupé de peu...

La prochaine fois, se dit-on, le brillant analyste ultra-libéral ne devra point omettre de chausser ses raybans à 40 000, évitant ainsi d'être ébloui par l'insoutenable luminosité de sa puissante logique, et parvenir de la sorte au bout du bout de son idée.

C'était pas loin.

Mais l'on comprend, en parcourant la suite de l'article (?) de Guillaume Roquette, que s'il s'agit bien d'aveuglement, anéfé, celui-ci n'est que bêtement idéologique.

Et que la logique sus décrite est, finalement, assez sommaire, dans le fond:

Quand grands groupes faire gros sous, grands patrons faire grasse ripaille.

Point barre.

Et quand on ripaille grassement, précisément, il n'est point possible d'ouïr les gueux crier famine. Et donc encore moins d'imaginer qu'ils puissent avoir quelque place que ce soit, dans "la logique économique" dont il était question précédemment.

Mais l'on apprend quoi qu'il en soit, dans "Valeurs actuelles", que même s'il se trouvait invité à la table du Maître, le Pauvre ne pourrait, de toutes façons, suivre les débats.

Il faut bien se rendre à l'évidence, Le Pauvre ne dispose pas de la riche expérience du Maître, et ne peut donc réfléchir aux sujets abordés que de manière subjective. Ainsi, s'il commet l'imprudence d'aborder celui du partage des richesses, le Maître devra se fader "un débat sans fin parce que forcément subjectif", ce qui peut s'avérer fort fâcheux pour qui veut digérer paisiblement.

A moins de ne transformer ledit débat en dîner de cons, très amusant, au cours duquel on pourra écouter le Pauvre se plaindre de ne pouvoir régler son loyer ou nourrir ses enfants pauvres, incapable de réaliser que tout ça est "forcément subjectif", dans le fond.

Si, si, si. "Subjectif". Pis c'est tout.

Il suffit, pour se rendre compte de cette évidence, de considérer le brillant argument avancé par Guillaume Roquette:

"Un salaire de 2,5 millions est obscène pour un smicard mais misérable pour un manager de hedge funds."

Un argument qui prouve irrémédiablement que les longues plaintes du Pauvre ne sont que la résultante de ses penchants diptéro-sodomites, et non d'une vie toujours plus merdique jour après jour, mois après mois, années après années.

"Ce fort sentiment d'injustice", fantasmé tant que pénible - est-ce que le Patron se plaint, Lui, de ne pas toucher autant qu'un "un manager de hedge funds"? Hein? - peut d'ailleurs pousser le Pauvre vers  "le vote dit populiste [qui] se nourrit d'un fort sentiment d'injustice qui se cristallise, entre autres, sur la feuille de paye des patrons du Cac".

Ou l'on apprend, au bout du bout de ce brillant article (?), que ce sentiment  "irrationnel" (puisque le Pauvre n'a, en fait, aucune idée de la somme que représente ce chiffre avec tant de zéros derrière...) comporte en son sein un réel danger poliltique, en l'occurrence, "le vote dit populiste".

D'ailleurs, le Pauvre est à ce point aveuglé par son incapacité à être objectif, qu'il n'a pas même compris l'avertissement que lui adressait récemment un illustrateur politique célèbre.

 

 

Court.jpg

C'est dire la bétise du Pauvre, qui même par le biais d'un simple dessin, n'a point saisi.

Bêtise qui le pousse inexorablement vers le plus vil populisme, donc. Vers l'extrême-droite. Ou pire encore, l'EXTREME-GAUCHE! (Et autant - le passé l'a prouvé et même si ce n'est pas glorieux, Business is Business -  s'accomoder de l'arrivée au Pouvoir des premiers est chose possible, lorsque l'on est patron, autant négocier avec les seconds paraît infiniment plus... complexe).

Si l'on n'y prend pas garde, d'ailleurs, les pauvres pourraient bien finir par exiger que les patrons portent une étoile jaune.

Ce qui n'est pas très "actuel" comme "Valeurs", il faut en convenir. Et qui fait du canard dont sont issus ces brillantes réflexions l'un des derniers remparts contre le retour du Fascisme. Ni plus ni moins.

Et du Pauvre un néo-nazi populisto-gaucho, mais point du tout le porteur de légitimes revendications, pour un peu plus de Justice sociale, dans ce monde de merde.

Point du tout.

Alors, quoi, hein? A quoi bon tenter de discuter avec pareille engeance?

 

Découvrez la playlist Fatal Picards avec Fatals Picards

17/12/2010

Erratum desolum, deconnum gravum

On nous signale suite à un nombre de réponses n'allant pas assez du tout mais carrément vraiment trop pas dans le bon sens que la question suivante, initialement formulée en ces termes (sur le site de l'UMP):

 

" Pour plus de compétitivité et donc à terme plus d’emploi et de pouvoir d’achat, doit-on définitivement sortir des 35H comme durée légale du travail ?"

 

Aurait dû être rédigée comme suit:

 

Pour plus de compétitivité et donc à terme, c't'évident mon con, réfléchis deux secondes, veux-tu!, plus d’emploi et de pouvoir d’achat, doit-on définitivement sortir des 35H comme durée légale du travail ?"

 

Chers amis militants de l'UMP, veuillez nous excuser pour ce désagrément ayant pu provoquer quelques violents maux de tête à certains d'entre vous, eu égard aux multiples possibilités de réponses qu'offrait la première version de cette question.

 

 

 

 

 

(Indice supplémentaire: La réponse correcte est l'inverse de "Non").

 

23/09/2010

Explicit Lyrics inside

 

Tention.jpg

En premier lieu, ami lecteur, prends un truc qui détend.

Si, si.

Qui assouplit velu, voire.

Qui assomme, carrément, mettons.

Allez:

Un bol de Lexomil, trois ou quatre litres de whiskys secs, une douzaine de clopes mal roulées mais qui font rire, ou tout ce qui pourrait seoir à l'impérative nécessité que TU TE DE-TEN-DES, avant que de subir pareils vicieux pinçages, si profonds farfouillages, aussi horripilants étirages de nerfs que ceux auxquels tu vas être soumis présentement.

 

...

 

Prêt?

'Tention, c'est du TRES TRES lourd (de chez balourd):

 

 

Oui.

 

...

 

On t'avait prévenu, hein.

 

...

 

Donc...

Pour résumer...(Ne serait-ce qu'au cas où certains, s'étant TROP détendus au préalable, aient pensé que ce que l'on peut ouïr à 02:11 dans la vidéo ci-au-dessus, ne soit dû à un effet hallucinogène, produit par les substances utilisées à cet effet):

Le type (apparemment sous calmants lui-de-même) te dit QUE:

Signer la pétition "Soutenez la poursuite du démantèlement des camps illégaux (de salauds d' pauv' à peine nationalement identifiab'  et même pas capab' de s'payer un emplacement aux flots bleus, 'lors qu'y tractent des caravanes à 500 000 et à l'aide de voitures de luxe, comment qu'si c'est pas scandaleux ça madame, bah on sait pas où qu'ca va aller à c'train là, que même la crise internationale, le chômage de masse, les boulots de merde payés avec de la merde, l'exploitation des salariés des pays où qu'on est payés avec de la merde plus merdique encore, les gamins obligés de bosser et/ou de faire la guerre, les soins et l'éducation inaccessibles, la planète qui crève, QUE TOUT CA, C'EST D'LEUR'FAUTE ET QU'Y SUFFIT JUSTE DE LES EXPULSER)", c'est en fait (prépare toi à chialer tellement que ça en est trop gerbant beau de pureté):

"Cette pétition, elle a évidemment pour objet de soutenir le gouvernement dans son action, mais elle a aussi pour objet, de montrer à tous ceux qui donnent des leçons aujourd'hui, que la France du coeur, la France généreuse, c'est la majorité présidentielle qui l'incarne"

 

...

 

Ce qui, conviens-en, n'est HUMAINEMENT pas audible, 'core moins que supportable, A JEUN.

Le dernier citoyen (normalement constitué) ayant essayé de supporter une telle dose de novlangue, d'ailleurs, est mort de saignements de nez nicaraguesques.

Après avoir chercher pendant cinquante six jours (et autant de nuits, sans pouvoir fermer l'oeil, de surcroît-donc) LE RAPPORT entre la désignation, la persécution et l'expulsion de populations-boucs-émissaires et une action "généreuse", dans laquelle le "coeur" interviendrait.

Alors qu'il y a, en ce moment même, des messages et des pétitions beaucoup, BEAUCOUP plus clairs:

 

 

syndicojones.jpg

 

Et qui, en matière de saignements de nez, ne présentent aucun risque.

Pas pour le tien, quoi qu'il en soit...

 

13/08/2010

ALERTE ENDOCTRINEMENT

" L'ONU (en personne) recherche activement cet individu:

 

 

Attends.jpg

 

Celui-ci aurait tenu le 6 mai 2007, un discours suivi par des millions de complices victimes naïfs crétins cassandre abasourdies et suicidaires citoyens français, leur tenant à peu près ce langage (08:00):

 

 

 

"Je veux lancer un appel à tous ceux, qui dans le Monde, croient aux valeurs de la TOLERANCE, de la LIBERTE, de la DEMOCRATIE, de l'HUMANISME,

A tous ceux qui sont persécutés par les TYRANNIES,  par les DICTATURES,

Je veux dire à tous les ENFANTS à travers le Monde,

A toutes les FEMMES MARTYRISEES dans le Monde,

Je veux leur dire que la FIERTE et le DEVOIR de la FRANCE sera d'être à leurs côtés.

(...) La France n'abandonnera pas les FEMMES qu'on condamne à la BURQA[1], (...), la France sera du côté des OPPRIMES DU MONDE [2],

C'est le message de la FRANCE, c'est l'Identité de la FRANCE, c'est l'HISTOIRE de la FRANCE".

Les derniers témoignages sont malheureusement confus, la personne recherchée ayant apparemment tenté de marcher sur l'eau, au cri de "Suis moi, Peuple d'Amour".

La tentative en question échouant lamentablement, évidemment, il semblerait qu'elle fût sauvée, in extremis, par un homme dont nombres de témoins s'accordent tout de même à dire qu'il fût borgne.

Merci de signaler à l'ONU toutes informations en votre possession. "

 

 

 

 

 

[1] Elle les condamnera elle même, en sus.

[2] DU côté. Arrière. Juste derrière. Profond, quoi. Mais avec le sourire.

30/06/2010

L'expert


"Ségolène Royal a déclaré, hier soir, sur TF1 : "Le système Sarkozy est aujourd'hui corrompu". Et bien entendu, à l'UMP, tout le monde s'indigne.

Eh bien, quand j'entends ça, je me dis que c'est surtout le système socialiste qui est perverti au sens où il a perdu ses repères. Qu'est-ce que ça veut dire, un parti qui est incapable de produire des idées, incapable de dire ce qu'il ferait dans un certain nombre de domaines et qui pratique une chasse à l'homme que je trouve honteuse ? Et songez au cocasse de la situation..."

E. Besson, RTL, le 30/06/2010

Oui, certes.

Comment ne point songer au "cocasse de cette déclaration la situation"?

Hein?

Comment donc ne point y songer, dis donc, Eric?

Et comment ne point penser, également, que le ministre en charge des camps de rétention et de l'Identité Nationale emploie sciemment les termes qui créeront, à coup sûr, un énième outrancier buzz, maladroit cache-fondement d'une République sévèrement, tant que régulièrement,  prise d'assaut par derrière?

En s'intéressant au fond, boueux, de l'affaire Bettencourt, plutôt qu'aux vagues remous qu' "on" tente de faire en surface?

 

Hehehe.jpg

 

11/03/2010

Fissa. Et c'est déjà beaucoup. Trop.

"Affreux, Sale, Bête et Méchant" te fait gagner du temps (et n'en perd pas, par la même occasion).

Voilà la couverture du dernier ... livre d' E. Zemmour.

 

 

Vertigo.jpg

 

Alors, toujours envie de le lire?

 

 

 

25/01/2010

Questions pour un champion

"Affreux, Sale, Bête et Méchant" s'est procuré, au péril de la vie de son envoyé spécial ("Dieu que ces cons de journalistes sont imprudents, et combien qu'ça va nous coûter, encore, ma pov' dame"), les questions de chacun des dix français choisis au hasard (Si. Maiiiiiis si, allez...) pour s'adresser, les bienheureux, à l'illustrissime petit père du people, Sarkozy 1er (Gloire à lui et sa descendance).

Extrait:

 


""Pourquoi qu'on pourrait pas, d'abord?", Jean-François C., Intérimairo-CDD-CDItisé (en alternance), parce que bon, "Travailler plus, pour gagner plus", il y croit, LUI.

"T'as pas 450 000 balles?", Henri P., nouveau pauv', à 1,6 Million d'euros SEULEMENT.

"T'as pas cent balles?" Raymond R., salarié qui vient de vendre son dernier chiard, pour payer le canapé BUT du salon (avant expulsion).

"A quand un partenariat entre les Grands Groupes et les entreprises de pompes funèbres?" Question conjointe de Martine A., secrétaire général du P.S (Parti Solidaire. Avec la Droite Extême au Pouvoir), Jean-François C., grèviste dont plus personne ne s'aperçoit et Frédéric L., Président de l'association TVABTCMDFDCDM ("Tu vas aller bosser, tétraplégique cardiaco-mucoviscidosé de feignasse de cancereux de merde!").

"Qui qu'en veut? (de mes vaccins aux oeufs)" Roselyne B., collectionneuse de pompes ridicules, mais pas que.

"Il a ses papiers?" Eric B., ministre de la reconduite systématique, bien qu'humaine, aux frontières du Monde civilisé.

"Doit-on avoir honte de son identité nazionale? De sa famille, y compris de coeur? De ses cousins très proches, y compris légèrement "différents"?" Valérie P., diplômée en lapsus contrôlé juste avant les élections.

"Doit-on avoir honte de son identité nazionale chérie, dirais-je, même?" Eric Z., faux ennemi, mais vrai lecteur, de Valérie P. (et inversement).

"Z'auriez un défibrillateur, ou un truc comme ça?" Frédéric L., coiffeur repenti et reconverti en animateur (chevelu) pour vieux (mais qui votent encore, pourvu qu'on leur donne le bon bulletin)."

 

 

Après, tu fais comme tu veux.

Tu regardes.

Ou pas.

Mais nul doute qu'à l'image de ce scoop, la messe l'émission de ce soir sera pleine d'inattendu... Ce serait dommage de rater ça. Nan?

 

18/12/2009

Récidive? Naaaaaan!

Ce serait être sacrément "Affreux, Sale, Bête et Méchant" que d'établir un quelconque parallèle entre le vol, (purement) sémantique, du slogan "Arbeicht macht frei" (et sa (quasi-littérale) traduction en "Le travail, c'est la Liberté"), perpétré lors de la campagne du candidat N.S, en 2007, ET le vol, (tout bonnement) physique, du panneau en fer forgé "trônant" à l'entrée du camp d'auschwitz, perpétré ce vendredi matin.

C'est dire s'il n'y a aucun; mais AUCUN, hein; rapport.
Evidemment.

20/11/2009

J'ai une Rolex, donc je vous emmerde

"Je me révolte, donc je suis."

Albert Camus, "L'été", 1954.

 
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