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01/07/2011

FERME TA GUEULE, ON T'A DIT!

La répression continue à Montpellier (Infos et contacts dans le billet précédent).

Les gardiens de la paix cerbères de l'ultra-libéralisme flics forces de l'Ordre Nouveau ont débarqué sur le campement à 08h00, ce matin. L'un des indignés, afin de tenter de sauver ses affaires et celles de ses camarades, s'est allongé devant les camions des éboueurs.

Il serait actuellement en garde à vue.

 

30/06/2011

Ferme ta gueule, citoyen!

 

"La Dictature, c'est "Ferme ta gueule", la Démocratie, c'est "Cause toujours!"".

Désormais, tu vas apprendre à fermer ta gueule, citoyen. Poingt dans tes dents barre dans tes côtes.

 

 

 

 

"Far West à Montpellier


Expulsion hors la loi au centre-ville de Montpellier, sur la place publique de l'Esplanade.
Les forces de l'ordre ont chassé un rassemblement de personnes.
Ceci sans jugement ni avertissement et avec une violence inouïe.


Le campement militant des indignés pour un monde meilleur, de Montpellier, réunit en permanence une trentaine de personnes.
Ce rassemblement a débuté il y a plus d'un mois et doit faire face régulièrement à de nombreuses interventions policières similaires (2 à 3 par semaine).
Leur appel national du mercredi 22 juin contre les violences policières a mobilisé un ensemble de réseaux d'une centaine de personnes, dont "Robin des Banques" du mouvement des indignés d'Espagne. Le lendemain, le campement était constitué d'environ cinquante "Indignés" et d'un nouveau tipi de 5 m venant du "campement de résistance pour la liberté" de Toulouse.


Ce jeudi 23 juin à 8h30,
Plus de 25 policiers nationaux, une dizaine de municipaux,
aidés des "nettoyeurs" de la société Nicolin et ses camions broyeurs,
ont détruit, réquisitionné et broyé
l'ensemble des structures et affaires personnelles du campement,
sans sommation, ni dialogue. avec insultes, et menaces de mort.
Une violence sans précédent des garants de nos libertés.


De nombreux militants ont été bousculés, frappés et insultés, beaucoup sont choqués et blessés. Suite aux coups deux personnes, dont un mineur de 17 ans, sont contraints à un arrêt de travail de 2 jours avec certificat médical.
"Sous nos yeux ont été détruits et broyés :
Sacs, affaires et documents personnels (cartes d'identité, papiers officiels), couchages, 1 dizaine de tentes, les toilettes sèches, la douche, le début d'une nouvelle cuisine, une structure en bambou servant de point d'information ainsi que le tipi toulousain (lieu d'habitation d'un sans domicile fixe).
En réaction à ces destructions, agressions et violences, une dizaine de personnes ont spontanément décidé d'aller à la mairie pour récupérer leurs biens (dont cartes d'identité et papiers administratifs). Cinq personnes ont été interpellées et ont passées trois heures au commissariat avec fichage, procès-verbal et empreintes digitales pour utilisation de biens publics."


Des plaintes sont aujourd'hui déposées par les victimes.


Il nous appartient à toutes et à tous de réagir face aux méthodes exécutives de l'État et de ses services. Tous les mouvements sociaux, tous les habitantEs sont concernéEs par ces passages en force du gouvernement qui cherche à bâillonner toute contestation à sa politique. État qui ne tient pas compte de la procédure dont il est le garant et de la justice qu'il est sensé faire appliquer. État qui invente des ennemis intérieurs à la nation dès que des individus remettent en cause les privilèges des riches de ce monde. État qui vend l'espace public au marché et le refuse aux citoyens. État qui pourtant a déjà été rappelé à l'ordre par la Cour Pénale d'Appel de Paris avec la confiscation des tentes du DAL (campement de la rue la Banque).


• Nous réclamons le respect du droit de manifester son opinion (article 9 de la Constitution européenne des droits de l'homme et référé du 31 mai 2011 au sujet du campement de Bayonne),
• Nous dénonçons cette expulsion sans avis d'huissier ni arrêté municipal ou préfectoral. Cette action policière illégale, exécutée sans aucun dialogue, ni sommation à quitter les lieux, ni possibilité de démonter les structures et récupérer les biens personnels. Le tout avec insultes et violence inouïe.
• Nous revendiquons la possibilité d'utiliser l'espace public pour l'expression libre de ses opinions et le débat populaire.
• Nous demandons que le gouvernement s'excuse et restitue ou rembourse les biens individuels et collectifs de ce campement.

Pour le moment, concernant le remboursement des affaires personnelles et du tipi,
un appel à la solidarité et au bénévolat est lancé.

Pour tous dons et/ou aide contactez Ivan au : 06 78 26 41 19


Merci à toutes et à tous de faire passer l'information
par tous les moyens à votre disposition et pour votre soutien à ce mouvement contestataire mondial non-violent.


Chaque jour la détermination des "Indignés" grandit, poussée par ces injustices répétées, n'hésitez pas à les rejoindre
pour faire-valoir notre droit de contestation et militer pour nos libertés avant qu'il ne soit trop tard !

Merci !


Contact info et presse : Abel : 06 34 17 22 74 ou Ivan : 06 78 26 41 19"

28/01/2011

Moubarak dégage!

Reçu par mail ce soir, ce message A DIFFUSER.

Ce qui est une piètre (bien que rigoureusement indispensable) contribution au combat du peuple égyptien, certes.

Mais qui permet tout de même (également) de chier dans les droites bottes de tous ceux qui veulent faire taire le(s) Peuple(s).

Et y'en a.

 

"La population a été placée sous le régime de l'état de siège gouvernemental. Le régime de Moubarak a interdit Facebook, Twitter, et tous les autres sites Internet populaires.

L'internet est complètement bloqué en Egypte.


Demain, le gouvernement va bloquer le réseau 3 de téléphonie mobile. Certaines informations précisent que même les lignes fixes de téléphonie seront coupées demain, pour éviter tout suivi des événements.

La ville de Suez est déjà en état de siège. Le gouvernement a coupé l'approvisionnement en eau et en électricité. Les gens, y compris les enfants et les personnes âgées souffrent là-bas. Les patients dans les hôpitaux ne peuvent pas obtenir des soins médicaux urgents. Les manifestants blessés gisent dans les rues et la police anti-émeute empêche les gens de les aider.

Les familles des manifestants tués ne peuvent pas obtenir le corps de leurs fils pour les enterrer. Même situation dans le nord de Saini (El-Cheikh ville zoyad) et dans l'ouest de l'Egypte (Al-slalom). La police anti-émeute a réprimé les manifestants à Ismaïlia, Alexandrie, Fayoum, Shbin Elkoum, et au Caire, la capitale, dans de nombreux quartiers de la ville.

Le gouvernement se prépare à la répression contre les manifestants dans toutes les villes égyptiennes. Ils utilisent des bombes de gaz lacrymogène, des balles en caoutchouc, des produits chimiques comme le gaz moutarde contre les manifestants.

Plusieurs manifestants ont été tués aujourd'hui par les véhicules blindés de la police anti-émeute. Des fonctionnaires en civil portant des couteaux sont venus intimider les manifestants. Des bandes armées déployées par le ministère égyptien de l'Intérieur errent dans les rues du Caire et mettent le feu ... pour diaboliser les manifestants et justifier les brutalités policières et la torture d'État.

Tout cela a eu lieu au cours des trois derniers jours lors des manifestations pacifiques au Caire et dans d'autres villes. Maintenant, avec le silence suspect des médias locaux et le manque de couverture des médias internationaux, Moubarak et son gang bloquent tous les canaux qui pourraient dire au monde ce qui se passe.

Les gens qui appellent pour leur liberté ont besoin de votre soutien et votre aide. Allez-vous leur donner un coup de main?

Les militants sont en train d'inonder le net (YouTube et autres sites) avec des milliers de photos et des vidéos montrant des tirs de la police anti-émeute sur les personnes désarmées. La police a commencé à utiliser des munitions contre les manifestants. Une jeune fille de 15 ans a été blessée et un autre homme de 25 ans a reçu une balle dans la bouche.

Rien de tout cela n'est apparu dans les médias, et il va se passer encore plus de choses demain. Allez-vous garder le silence? Allez-vous vous taire face à toutes ces actions inhumaines et la cruauté ?

Nous ne demandons pas grand-chose, juste la diffusion de ce qui se passe."



"The people in Egypt are under governmental siege. Mubarak regime is banning Facebook, Twitter, and all other popular internet sites Now, the internet are completely blocked in Egypt.

Tomorrow the government will block the 3 mobile phone network will be completely blocked. And there is news that even the phone landlines will be cut tomorrow, to prevent any news agency from following what will happen.

Suez city is already under siege now. The government cut the water supply and electricity, people, including, children and elderly are suffering there now. The patients in hospitals cannot get urgent medical care. The injured protesters are lying in the streets and the riot police are preventing people from helping them. The families of the killed protesters cannot get the bodies of their sons to bury them.

This picture is the same in north Saini (El-Sheikh zoyad city) and in western Egypt (Al-salom). The riot police is cracking down on protesters in Ismailia, Alexandria, Fayoum, Shbin Elkoum, and Cairo, the capital, in many neighborhoods across the city.

The government is preparing to crackdown on the protesters in all Egyptian cities. They are using tear gas bombs, rubber and plastic pullets, chemicals like dilutes mustard gas against protesters.

Several protesters today have been killed when the armored vehicles of the riot police hit them. Officials in plain clothes carrying blades and knives used to intimidate protesters. Thugs deployed by the Egyptian Ministry of Interior are roaming the streets of Cairo, setting fire on car-wheels as means of black propaganda to demonize protesters and justify police beatings and state torture.

All this has been taken place over the past three days during the peaceful demonstrations in Cairo and other cities. Now, with the suspicious silence of the local media and the lack of coverage from the international media, Mubarak and his gang are blocking all the channels that can tell the world about what is happening.

People who call for their freedom need your support and help. Will you give them a hand?

The activists are flooding the net (youtube and other sites) with thousands of pictures and videos showing the riot police firing on armless people. The police started to use ammunition against protesters. 15-year old girl has been injured and another 25 year old man has been shot in the mouth.

While nothing of these has appeared in the media, there is more to happen tomorrow. Will you keep silent? Will you keep your mouth shut while seeing all these cruelty and inhumane actions?

We don’t ask for much, just broadcast what is happening.
"

Le rassemblement anti-LOPPSI2 comme si tu y étais

L'exceeeeeeeeellente chronique audio de William Gosselin et Sophie Servais, militants de l'AG Nîmes.

Que tu pourras compléter par la lecture de ce billet-ci.

26/01/2011

La peur change de camp: le Pouvoir montre les dents!

C'est d'un oeil semi-amusé, semi-révulsé (oui, c'est possible) que chez "Affreux, Sale, Bête et Méchant" nous contemplons les luttes en cours, en cette belle région gardoise, présentement.

Si le mouvement social contre la réforme des retraites a embrasé ladîte région, il est notable que ce n'est là pas le seul effet qu'il eut sur icelle.

Ainsi les braises de cette insurrection qu'a failli venir sont-elles encore brûlantes et de nombreux foyers de contestation restent encore vivaces, auprès desquels il fait bon se réchauffer la couenne contestataire.

Mais, comme nous l'évoquions, il s'agit là d'une simple partie des effets qu'a eu ce micro-incendie social.

Son autre effet notable est la mise en place, depuis, d'une importante présence policière lors de chaque mouvement de contestation, que celui-ci soit d'ampleur ou non (et force est de constater que, malgré la colère provoquée par l'injustice sociale de la réforme des retraites, ceux-ci sont plutôt "ou non").

Amusant, dès lors, de constater la peur qui agite la police dans la région, à chaque fois qu'une soixantaine de personnes, -certes parmi les plus enragées, ce qui ne signifie pas nécessairement les plus dangereuses, m'sieur l'agent, posez ce tonfa, vous m'faîtes peur- fait le déplacement pour mener une action.

C'est ce qu'il se passa le mardi 18 Janvier 2011, à l'occasion d'un rassemblement anti-LOPPSI2, ou la police, la veille, bouclait une partie d'un quartier, lequel abrite le centre de vidéo-flicage surveillance -protection nîmois.

Casqué, flash-ball dégainé, appareil photo armé, aux aguets tel le chien de prairie de base par l'imminence du danger zalerté (Surveillance partout, Liberté nulle part...), l'agent de police est en faction, ainsi qu'en nombre.

Derrière les barrières dressées pour l'occasion.

Dans le hall d'entrée de l'immeuble contenant les locaux du fameux centre de vidéo-flicage surveillance -protection. (N'y réprimant pas un dangereux rassemblement d'individus suspects, que nenni, mais bel et bien l'organisant, pour une fois).

Sur les côtés des bâtiments, plus ou MOINS planqués.

Nombre d'entre eux semblent pris d'une inextinguible soif de "tirage de portraits de gôchiss' ", les flashs crépitent derrière les fenêtres, laissant penser que, même si dans la police ils aiment aussi les soirées diapos, visiblement, celles-ci ne doivent pas avoir pour objet  principal les dernières vacances du collègue René.

Passion a priori partagée par quelques salariées du dit centre de vidéo-flicage surveillance -protection. A moins que la promesse d'une prime  au "nomb' de cliché d' gauchos" n'explique ce soudain amour du "portrait photo"?

D'autant qu'à distance, de nuit, avec des agités permanents comme sujets, c'est pas facile-facile, faut r'connaît'...

Et force est de constater, après avoir pu comparer les deux cas de figure, qu'on vise vachement mieux à bout portant.

Quand bien même il s'agit d'envoyer une substance (moins) volatile (qu'irritante) dans la gueule du premier braillard de gôche venu, pourvu que ledit braillard soit pacifiquement assis (ou même légèrement en contrebas, ça marche aussi).

Expérience gendarmesque à l'appui, réalisée à Anduze, le 21 Janvier 2011, (à 06:21 de la vidéo ci-dessous, pour les impatients et/ou les mordus de recherche et développement en matière de "gaz dans la face"):



manif gare d'Anduze 21jan11

Flics énervés, gazeuse dégoupillées, matraques allègrement utilisées contre des manifestants (comportant un nombre certains d'élus), à l'occasion d'une lutte locale, dont l'objet n'est pas le propos de ce billet. (Mais si cela t'intéresse, il y a des infos ici et . Non, ne me remercie pas.)

Scénario identiquement déroulé, ou peu s'en faut, à Saint-Jean-du-Gard, le même jour (!), lors d'une action initiée par le collectif alésien "Fuckloppsi", qui en prépare actuellement le récit et dont "Affreux, Sale, Bête et Méchant" se fera évidemment l’écho...

Collectif qui signale également que les passsages en rase-motte d'hélicoptères de la gendarmerie se multiplient au-dessus des "habitats hors-normes" en Cévennes, habitats auxquels l’Etat entend bien faire la guerre du bulldozer, appliquant les articles de loi contenus dans cette saloperie liberticidement sécuritaire qu'est "la LOPPSI2".

Présence des ex-RG (le nom a changé, après moultes fusions avec divers services de renseignement/espionnage/flicage. Mais peu importe, dans le fond) et d'un car de CRS, égalementtencorétoujours, au Centre de Rétention Administrative nîmois (tu sais, ces endroits où l'on enferme des étrangers, voire leurs gosses, parce qu'ils ont la criminelle outrecuidance  de ne pas avoir de papiers), le jeudi 20 Janvier 2011.

Ceci à l'occasion d'un rassemblement pour exiger la libération d'Abdel, qui, outre l'outrecuidance évoquée entre parenthèses ci-dessus, a le courage (qu'il convient donc de briser) de MILITER et de ne point se résigner face à tant d'administrative injustice.

Reconnaissons qu'il y a toutefois à cette présence policière , une explication géographique toute simple:
Le centre de rétention se trouve tout contre l'école de police nîmoise, ce qui a de multiples avantages, dont celui de pouvoir envoyer deux ou trois étudiants flicaillons pour des travaux pratiques, lorsque les citoyens ont le culot de manifester pacifiquement leurs désaccords avec les pratiques gouvernementales d'immigration, en vigueur dans leurs pays.

La Justice n'est pas en reste, pour sa part, puisque nombre de militants sont poursuivis, suite au mouvement social contre la réforme des retraites.

Au point que les tribunaux d'Alès et Nîmes n'ont plus de secrets pour nombre d'autres militants qui soutiennent les premiers, conscients du fait que ce genre de rendez-vous leur pend au nez, en notre belle Nouvelle France.

On peut être effaré (au minimum) à travers le récit rapide de ces diverses mobilisations, de la présence massive, voire des intervention brutales tant disproportionnées qu'infondées, des forces de l'ORDRE.

On doit, même. Sans doute aucun.

Mais on peut également se demander si la peur n'est pas en train de changer de camp...

Et couplée à l'indignation que peuvent soulever les méthodes évoquées ici, cette question peut également permettre de se trouver de bonnes raisons de continuer.

Voire d'en rajouter.

 

 

15/10/2010

France: Radicalisation du mouvement Etatico-patronalo-policier

En France, comme l'avaient prévu nombre d'observateurs, le mouvement en cours se radicalise.
L'envoyé spécial d'"Affreux, Sale, Bête et Méchant", nous a fait parvenir la retranscription intégrale (au péril de sa vie) d'un discours (secret) du chef des insurgés:
CheSarkovara.jpg

 

" Camarades dominants, Camarades patrons, Camarades banquiers, Chers bras armés et cervelles encasquées de la Révolution Ultra-Libérale,

Il est temps désormais, face à la surdité de la Rue, de radicaliser le mouvement.

Nous ne souhaitions évidemment pas en arriver là (ça coûte un bras, ces conneries), mais l'obstination du petit Peuple (de merde) nous y pousse inexorablement.

Son incapacité à comprendre que Nous, représentants et défenseurs de la classe dominante, ne renoncerons à aucun de nos fondamentaux acquis, les mènera à leur perte!

Gardez espoir!

Car comment imaginer, camarades, comment envisager; ne serait-ce qu'un instant; que ce formidable mouvement, initié naguère, ne prenne fin maintenant? Et que nous cessions, brutalement, de profiter du travail du petit peuple (de merde), faisant fructifier chaque centime d'euro que nous lui volons?

Ne pas voler le moindre centime d'euro qui peut l'être est tout simplement I-NEN-VI-SA-GEA-BLEEEEEEE, camarades!

C'est la ligne que nous suivons depuis toujours. Ensemble.

La destruction du système de retraite par répartition, engagée par nos aïeux, doit aller jusqu'au bout.

Le Capital ne renoncera pas!

Nous avions pourtant prévenu.

Le camarade Luc Chatel, ministre de la destruction de l'Ecole Publique, qui permettrait l'ouverture d'un nouveau marché à nos camarades directeurs d'écoles privées, avait pourtant été clair, lors de ses dernières déclarations: "manifester sur la voie publique est dangereux".

Face à l'obstination du petit peuple (de merde), je déclare solennellement, aujourd'hui que déplacer des poubelles sur la voie publique l'est devenu tout autant (bordel)!

Et je demande, également, solennellement, aux camarades CRS de ne plus tolérer que l'on puisse avoir l'apparente hauteur d'esprit de ne point répondre à leurs provocations.

La Lutte doit se radicaliser!

La Rue est sourde zéaveugle!

J'enjoins les camarades patrons, et plus particulièrement ceux des grands groupes, que nous avons toujours soutenu, au travers d'une politique sans cesse favorisant le Capital plutôt que le Travail du petit peuple (de merde), à durcir les intimidations contre les éventuels grévistes.

Je sais pouvoir compter en cela sur vos managers, qui ont opiniâtrement préparé le terrain en ce sens, formatant les esprits, façonnant ceux qui souhaitaient adhérer, et brisant ceux qui ne soutenaient pas la Révolution en marche.

Merci à eux.

J'appelle les camarades banquiers à maintenir la pression sur le petit peuple (de merde), au travers des nombreux outils qui ont été mis à leur disposition: découverts autorisés, agios, interdits bancaires, crédits en veux-tu, en voilà, et toutes ces armes affutées qu'ont pu leur fournir les artisans de la Révolution, afin que chacun des clients-salariés de leurs nobles établissements ne puissent mener quelque mouvement de grève que ce soit.

Camarades, unissons nos forces, Gloire au Capital, la Révolution Ultra-Libérale est sur le point de remporter l'une des batailles les plus importantes de toute son Histoire!

J'appelle, une nouvelle fois, les camarades CRS, à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour que les manifestations à venir s'enveniment. Nos services de propagande travaillent, d'ores et déjà (et d'arrache-pied) afin de faire en sorte que ce soient les manifestants qui soient présentés comme dangereux.

Bien sûr, nous enverrons, de ci, de là, des agitateurs, dans le même but.

Et ce, dès les prochaines manifestations.

A bas le petit peuple (de merde), à bas les travailleurs!

Et vive la Révolution Ultra-Libérale, Vive la Nouvelle France et vive le Capital!"

 

09/12/2009

Mal élevés et pleins d'air

Parce que rien n'est trop beau pour toi, lecteur (dont le nombre est méchamment en hausse, ces derniers temps), "Affreux, Sale, Bête et Méchant" s'est lancé dans une enquête de terrain (boueux, celui-ci) comme on dit dans le jargon journalistique (et au café du coin, aussi).

ASBM a donc retrouvé, pour TOI (et les amis que tu ne manqueras pas d'inviter ici, enthousiasmé jusqu'au déraisonnable que tu es par les heures de joyeuses bidonnades que tu passes en lisant ce blog), Monsieur Raymond Poulaga, éléveur de poulets de père en fils. Le "papa", en quelque sorte, des deux flics méchants-pas-beaux-zéripoux qui volent des téléphones portab' en direct sur le ninternet.

 Deux policiers filmés en flagrant délit de vol
envoyé par Europe1fr . - L'actualité du moment en vidéo.

"ASBM -Raymond, vous êtes éleveur de poulets, qui courent en plein air depuis qu'y sont tout petits, et qu' ça leur donne bonne mine (on le voit bien sur la vidéo qui tourne un peu partout sur le net, d'ailleurs, ces deux là pètent la forme).
Les deux joyeux lurons qui sont au centre de la polémique (et prochainement au centre de la cour de promenade d'une maison d'arrêt surpeuplée et inhospitalière, surtout pour eux), actuellement, sont deux de vos ouailles, alors, Raymond, qu'est-ce qu'il s'est passé, dis-donc, mon Raymond, dis-donc?

R.P -Bah ça, mon pov' gars, figure-toi qu'c'était un peu prévisib', quand même...

ASBM -Ah? Euh... Vous pouvez développer, mon Raymond, steplé?

R.P -Bah oui, qu'est ce que j'veux dire, c'est que Gomez et Tavarez, on les connaît bien, nous à l'élevage. Z'ont jamais été très éveillés, si tu vois c'que j'veux dire...

ASBM -Pas éveillés, certes, on le conçoit aisément, (le choix d'orientation de leur carrière étant, entre autres, un premier indice) mais aller braquer un magasin sous vidéo surveillance avec un brassard de poulice, faut être franchement limités...

R.P -Aaaaaaaaah, oui, oui, c'est le moins fin des deux, ça. Heckle a toujours été plus con que Jeckle, c'est comme ça qu'on les différenciait. L'a jamais compris qu'le brassard, tu le mets APRES être sorti du magasin, à une bonne dizaine de mètres. Comme ça, au pire, si on cherche à entraver (oui, n'a du vocabulaire en Creuse, qu'est-ce tu crois, con de blogueur) ta fuite , tu fais le flic en enquête, t'embarques le commerçant en disant qu'il a plus tous ses esprits, qu'il t'accuse à tort, sous le choc, pis tu t'en occupes tranquillement au poulailler poste. Ou dans la bagnole, si t'as un autre racket à organiser d'autres affaires à traiter.

ASBM -Sinon, comme ça, pour savoir, ça arrive souvent ce genre de problèmes?

R.P -Non, non, en général, l'éducation finit par rentrer. Y' sont prudents, y' z'appliquent bien qu'est-ce qu'on leur apprend. Et si vraiment y'a des soucis, on les r'cycle.

ASBM -"Recycle", c'est à dire?

R.P -Bah, on leur trouve un poste différent. En même temps, des fois, ça pose des problèmes aussi. Tiens, le Dédé Valentin, "Calimero" qu'on l'appelait, l'aut' fois, il nous a fait marrer avec Jeanine. L'a confondu l'micro qu'on lui tendait avec un tonfa. Du coup, l'a cru qu'il était avec des collègues et qu'y pouvait s' lâcher.


 

«Ils sont déjà 10 millions»: un maire UMP au débat de Besson
envoyé par 20Minutes. - L'info internationale vidéo.

La Jeanine, l'a failli en crever, bon dieu. C'te marrade! Faut croire que maire c'était pas une bonne idée au moment de le recaser. On avait pas pensé au coup des micros. On peut pas tout prévoir non pu... Tiens, c'est comme la fois où y'en a un qui s'était fait piéger avec une caméra cachée. Saleté de journalistes...

ASBM -Et les causes de cet état de fait, sont-elles identifiées, M. Poulaga? (Nous aussi on peut causer élégant, con d'éleveur!)

R.P -Pourquoi donc qu'y sont agressifs? C'est-y ça que tu veux signifier, gamin?

ASBM -Oui.

R.P -Bah c'est assez simple. Ces enfoirés de l'agro-alimentaire, pour faire des économies, à compter de 2005, ils nous livraient plus qu'en "Kozy". Des trucs avec des OGM dedans, une vraie saloperie. Ca nous a rendu les bêtes agressives. On en avait qui tournaient en rond dans le champ, en répétant des trucs comme: "Vous voulez qu'on vous en débarrasse de cette racaille, hein?" ou "Nous ne sommes pas des travailleurs sociaux" Et après, ça s'est empiré, même. En ce moment, on les nourrit au "Trefeux". Qu'on doit mixer avec de la "Besson". C'est pas naturel tous ces trucs là. Tiens, maintenant, t'as qu'a voir, y' z'ont plus d'odorat, pis de sérieux problèmes de vue. Une véritable hécatombe. Y' z'en sont rendus à bouffer de la bourgeoise. Si c'est pas un signe, ça...

ASBM -Raymond, merci pour cette interview. Et pour la gnôle. Bisous à Jeanine."

23/10/2009

Electric Novlangue

TaserDoux3.jpg

Dans la vraie vie, tu décèdes d'une "crise cardiaque". A Taserland, où tout le monde parle couramment le novlangue,  tu subis "un évènement cardiaque négatif".

On dit également, dans ces belles contrées électriquement sécuritaires, que les 351 décès dûs à l'utilisation du Taser par les forces de l'ordre (électrifiées), entre 2001 et 2008 , sont des "évènements  à létalité réduite accrue".

Et tout de suite, c'est tout de même moins brutal (dans les mots), à défaut  de ne pas être mortel (dans la réalité).

 

 

 
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