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28/09/2010

Un lapsus peut en cacher un autre

Il est plutôt fascinant de voir à quel point l'on peut s'intéresser aux lapsus, assez peu révélateurs, finalement, sortant de certaines bouches, ignorant totalement, dans le quasi-même temps, ceux -pas si inconscients que ça- qu'on tente de faire pénétrer, assez violemment, dans notre intimité cérébrale.

Ainsi, lorsque la majorité au Pouvoir mais plus pour longtemps parce que faudrait arrêter de déconner deux secondes quand même déclare (comme un seul homme) "percevoir une DECELERATION" de la mobilisation citoyenne contre Eux, qui veulent nous voir crever au travail, Nous, le Peuple au mouroir devrions entendre (comme des millions que nous sommes) que cette bande-d'escrocs-des-chiffres-et-des-mots ne peut avouer "craindre une RADICALISATION" d'icelle.

Fascinant mélange des sonorités, des sens, des chiffres, certes.

Mais le ton ne trompe plus, lui.

Et on dirait bien celui de la peur panique qui fait dire n'importe quoi, n'importe comment difficilement masquée, tout de même.

 

 

21/04/2010

In bus with Nicolas

On s'offusque souvent (et ce jusqu'à Droite) des formes que peut prendre "l'humour" présidentiel.

Jusqu'à une partie de la majorité, murmure-t-on,  pour qui les vannes du président, jugées maladroites et déplacées seraient "vachement éloignées du trait d'esprit gaullien, qu'avait une aut' gueule quand même, nom de Dieu, Bernadette!". (C'est dire le degré d'offuscation atteint...).

On s'indigne, donc.

Au motif que l'humour en question serait constitué, notamment, de plaisanteries... Plutôt... Grasses. Disons.

De celles dignes de tes pires repas de famille, mettons.

De celles aux tables desquelles fleurissent les propos les plus décomplexées. De plus en plus fréquemment. (Au point que, ne cherche même pas à le nier, tu vois parfaitement ce qui est évoqué ici. Malheureusement).

Familles toutes unanimes, également, quant au fait qu'on puisse, dorénavant, ouvertement vomir proférer les (pires) blagues racistes au nom du fait que "C'est de l'humour quoi, merde! Arf-Arf..."

De cet humour que ne désavouerait pas Tonton Gégé qui s'est laissé aller, dimanche dernier, entre gigot et Côtes du Rhône, à une décomplexitude certaine en matière de vannes pas claires (ou trop, peut-être?). Celui durant lequel il a cru bon de faire profiter Nordine, le nouveau petit copain de la cousine Valérie, de son humour labellisé "Terroirs d'antan". Une manière, selon lui, de "Partager avec les gens d'ailleurs. Aaaaaaah! Ah! ALors! Tu vois biiien qu'on est pas racistes!

Que même que j'te plaindrais presque. Pass'que ca va pas être facile avec un prénom comme Nordine, Arf-Arf. T'as des papiers au moins?... J'dis ça, j'dis rien. J' suis pas raciste, j'te diiis. J'ai même un pote musulman, t'as qu'a voir... Mais bon, un seul, hein. Quand y'en a un, ça va encore... Arf-Arf. Reuuuuu... S'cuzez, belle maman, la bière... Ou le 51, Arf-Arf".

Juste avant que Tonton Gégé ne réalise que ce genre de "saillie", en matière de "partage avec les gens d'ailleurs", s'avère être une méthode assez peu adaptée lorsque ton interlocuteur, en l'occurrence NORDINE, se révéle originaire du village d'à côté...

Mais donc, pour en revenir à nos moutons (qu'on égorge dans la baignoire, à l'ombre des minarets, selon Saint Kozy et Saint Roselmack,  priez pour nous, pauvres DeSouches), Comment s'offusquer d'un tel... "Humour"?

Quand il est manié par le président d'une majorité dont certains membres ne rechignent pas plus à l'idée d'une alliance (finalement) assumée avec un parti comme celui du Front National? (Et dont nombre de membres, également, appartenaient à Occident , mouvement dont ils n'auraient pas gardé que la nostalgie et les bottes, mais bel et bien les convictions et les méthodes, au vu de certaines politiques menées actuellement.) Après le système des franchises, dans lequel l'UMP fournissait boutiques et plan marketing au parti d'extrême droite sus-cité, LA FUSION, pure et simple. Business is bussiness, baby. What Helze?

Pourquoi s'étonner également que cet "humour" ne se manifeste parfois en de forts solennelles circonstances. Et en de bien symboliques endroits, a priori fort peu appropriés pour cela?

Comme lors de la première visite de Nicolas Sarkozy aux plateaux des Glières, haut lieu commémoratif de la Résistance française, par exemple.

Puisque ce rire-ci, à bien y regarder, faisait simplement écho à la joie, à peine dissimulée, qu'il manifeste (régulièrement) en piétinant (sans relâche), un à un, avec ses amis prédateurs néo-libéraux, les acquis sociaux mis en place par le Conseil National de la Résistance, au sortir de la seconde guerre mondiale.

Non, décidément, tout cela est bel et bien cohérent. Et plutôt que de s'offusquer, il conviendrait de s'incliner. Devant tant de génie comique.

Le chef de la Nation, guide suprême de la vanne ultime, est au sommet de son art. Puisqu'il n'hésite pas (même un instant, c'est dire) à partir à la conquête des terres vastemenzinconnues du... Tin-tin-tin:

Comique de situation.

Et à déclarer, la main sur le coeur (qu'il a gros malgré tout), à un public atterré bailloné drogué pour l'occasion sans voix face à tel génie du mal propagandesque de la Comédie:

"Nous ne laisserons personne au bord de la route".

...

Imagine. Et savoure. Tu peux rire, évidemment, oui. (Ce qui t'évitera d'en pleurer, peut-être?).

Le même type, celui-là même qui ne se déplace plus nulle part sans bloquer une ville toute entière -ne serait-ce que pour la bête raison qu'il ne reste plus aucune place pour se faufiler entre les cars de keufs présidentiels CRS- ce type là, donc, VA TE PRENDRE EN STOP, ami démuni!

...

Savoure, oui, et incline toi respectueusement (plutôt que de t'agacer bêtement, en pensant que décidément, on te prend pour un con) devant pareille maîtrise du comique de situation. Parce que fatalement, avec le MONDE qui va se retrouver sur le bord de ladite route, dans très peu de temps, c'est en bus que tu vas voyager avec Nicolas Sarkozy, mon ami! Et les échanges imaginaires qui pourraient naître de pareille équipée sauvage (tant qu'absolument improbable) sont savoureux d'absurdité et de loufoqueries.

Un voyage au cours duquel ses passagers auraient, à loisir, tout le temps de lui faire part de quelques rumeurs:

La rue gronderait, monsieur le président, des cris de colère du Peuple qui refuse (l'ingrat) de travailler jusqu'à ce que mort s'en suive.

La rue gronderait, monsieur le président, des cris de colère des "travailleurs  pauvres" (les idiots) dont le "nom" même est une aberration, dans un système qui donnerait, comme on le répète à l'envie en hauts lieux, une chance à TOUS.

La rue gronderait, monsieur le président, des cris de colère du Peuple qui finit par comprendre (qu'il est lent) que le sacro-saint système kapitaliste qui rend heureux ne serait pas ce qu'on lui a dit.

La rue gronderait, monsieur le président, des cris de colère du Peuple qui est de plus en plus dans la merde, victime d'injustices intrinsèques au beau système qui rend heureux (mais surtout la classe dominante).

La rue gronderait, monsieur le président, des cris de colère du Peuple qui refuse, violemment, par absence d'autres choix, d'être licencié afin que son employeur n'aille exploiter d'autres travailleurs du même système, plus démunis encore.

Qu'y a-t-il de drôle dans tout cela? (Légitime question. Que l'on pourra se poser, entre deux arrachages (rageurs) du peu de cheveux qu'il nous reste. A force.)

La situation, nous te le disions, en premier lieu.

Nicolas Sarkozy, au volant de ce bus, qui s'acharne à prétendre ne vouloir "laisser personne au bord de la route". Et la seule réaction qu'il puisse avoir, une fois au volant de son engin salvateur (et quasi-providentiel), face aux flots (qui ne font pas que clapoter) de revendications de ses passagers. Attirer l'attention sur la seule et unique rumeur qu'il pense pouvoir maîtriser qui semble l'intéresser, LUI:

"Et pour ma femme, vous êtes au courant?"

Force est de reconnaître qu'en termes de comique de situation, ça déchire grave velu.  D'autant que celui-ci est doublé d'une forme d'humour supplémentaire, maîtrisée (au laser) également par Rigolo 1er:

Le comique de répétition.

Parce que le coup du "bord de la route" a déjà été utilisé par l'artiste. Durant la campagne présidentielle, entre les deux tours, plus précisément:

"Vous voulez une France fraternelle, une France qui ne laisse personne au bord de la route, une France qui aide les plus fragiles, les personnes handicapées, les personnes âgées, les exclus, ceux qui traversent une période difficile, une France, au fond, où ceux qui sont forts mettent leur force, leur talent et leur énergie au service de ceux qui sont faibles."

Et l'on mesure bien là toute l'étendue du talent de Nicolas Kozy.

Comme l'on voit très nettement qu'en imaginant ce tour (salutaire) en bus avec le président qui ne veut "laisser personne sur le bord de la route", "Affreux, Sale, Bête et Méchant" ne se fait que l'humble serviteur de ce génie comique. "Affreux, Sale, Bête et Méchant" ne se fout pas de ta gueule à toi, lecteur, que tu sois révulsé (de Gauche) ou offusqué (de Droite).

Non, non. 

Ou, quoi qu'il en soit, nous y allons vachement moins fort que LUI.

 

sarkoChamp.jpg

 

22/03/2010

Barbie (la pouf'), Ken (le survivant) et les bisounours (roses)

Bonne nouvelle (ou pas), "Affreux, Sale, Bête et Méchant" a retrouvé Barbie.

Et contre toute attente, celle-ci a viré féministe (genre épilo-engagée).

Mauvaise nouvelle (ou pas), chez "Affreux, Sale, Bête et Méchant", ces retrouvailles inopinées furent l'occasion d'entrevoir, bien malgré nous, le plaisir subtil du meurtre (de blondasse, ou pas, à QI d'huître en tailleur Chanel).

Parce que comme prévu, elle est toujours aussi conne (cette pouf').

Mais engagée, tout de même, disions-nous.

Qu'au point qu'en cette Journée de la Femme du 8 Mars 2010, Barbie (la pouf') a pris sa plus belle plume (un petit Montblanc sans prétention, rose bonbon avec des pitites paillettes de diam's véritable, toutes mignonnes, offert par Ken son-ex-beau-gosse-chéri).

Et qu'avec celui-ci, Barbie (la pouf') a écrit l'INTEGRALITE du bulletin municipal spécial, publié en cette occasion, par la mairie du 7ème arrondissement (de Paris).

Parce qu'entre deux virées shopping-Dior/Chanel en cab' Audi rose bonbon, on peut très bien avoir une condition de Femme à défendre. T'vois, ma chérie?

Nous te conseillons la page 10, notamment. Sorte d'hybride monstrueux, fruit d'un croisement improbable entre "Gala" et "Le Figaro". Ou quelque chose dans ce(t infect) goût-là.

Et la dernière, celle de l'horoscope (si,si... Dans un bulletin municipal. Et à l'occasion de la Journée de la Femme. Si, si bis.) Véritable ode à la prostitution conjuguale (mais à condition de la pratiquer avec un mec du 7ème. Ok, les filles?)

Il est vrai qu'il était temps, qu'au nom de l'Egalité des sexes, Barbie (la pouf') s'engage en Politique.

Vu que son "ex" est tout de même chef de l'Etat depuis Mai 2007 maintenant. (Oui, c'est long, hein...)

Mais si.

Ken...

LE Ken.

Le Seul, l'Unique.

L'Homme, quoi. (D'aucuns seraient tentés de parler de "Survivant", en ce moment...)

Celui qui fait face à l'adversité avec ses 'tits muscles bandés.

"Oui-Oui, je vous promets, sur la tête à Dominique de Villepin, on a frôlé la catastrophe, mais on va s'en sortir les gars".

"Oui-Oui, je vous promets, sur la tête des Gandrange-Total-Conti, etc..., un recul du chômage est à venir."

"Oui-Oui, je vous promets, sur la tête de la Police Nationale, hein, qu'on va retrouver les coupables."

"Oui-Oui, je vous promets, sur la tête de la France terre d'accueil, je veux que partout dans le monde, les opprimés, les femmes martyrisées, les enfants emprisonnés ou condamnés au travail, sachent qu'il y a un pays dans le monde qui sera généreux pour tous les persécutés, c'est la France !"

"Oui-Oui, je vous promets, sur la tête des gauchos, on va moraliser le Capitalisme."

Nous pensions ces deux-là perdus à tout jamais. A pourrir au fond d'un vieux bac à jouets, refourgués à la Trocante ou Cash-Express, sacrifiés d'un mois difficile, parmi tant d'autres, contre espèces sonnantes et trébuchantes, bientôt converties en steack ED ou LIDL...

Mais ces retrouvailles, bonnes ou mauvaises, tu jugeras toi-même, ne furent rien comparées à notre étonnement de croiser les Bisounours, AU GRAND COMPLET, en cette soirée électorale du 21 Mars 2010.

Ceux-ci avaient pointé à nouveau le bout de leur petit nez (qu'ils ont mignon, forcément ), le 14 Mars au soir.

Souviens-toi:

La défaite de la Droite Extrême annoncée. La déferlante rose. Le retour de LA GAUCHE.

Et notre étonnement de s'accroître proportionnellement à la ferveur avec laquelle cette bande de peluches insipides fut accueillie, célébrée comme le remède à tous les maux engendrés par Barbie, Ken et leurs amis, le 21, une fois la "victoire" effective.

Parce que les bisounours n'ont plus de rose que leur pelage (qu'ils ont doux jusqu'à l'écoeurement).

Qui s'accorde méga-trop-bien avec le cabriolet rutilant de Barbie (la pouf'), ainsi qu'avec son stylo sus-décrit.

Ken (le survivant) et ses potes n'ont pas fini de se marrer.

Et toi de vendre des vieux trucs pour survivre. S'il t'en reste encore.

 
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