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10/11/2010

Cojones?

Oui, c'est vrai, tu as raison: "Syndicats-Caca".

Oui, c'est vrai, tu as raison, les syndicats ne font rien qu'a baisser les bras (qu'ils ont petits). Et ce nullement dans l'intention, de surcroît, de remonter un froc qu'ils ont baissé eux-mêmes, bien docilement.

Oui, c'est vrai, tu as raison, allez.

Tant sur le plan national, sur lequel s'est jouée une mascarade qui, bien qu'elle ait été mise en scène fort originalement cette fois-ci, n'en reste pas moins déjà vue, revue et contre-vue; que sur le plan local, où l'on a pu à nouveau le constater, les trahisons n'ont pas manqué.

Ainsi, (Ô surprise!) dans la "France Syndicale d'en haut", Shérek le Jaune finissait-il par s'entendre, il y a peu, avec Dame Parisot, sainte patronesse des patrons.

Ainsi Bernard Thibault, quelque peu grisé sans doute par sa dernière coupette, mais bien lucide quant à la stratégie communicationnelle à appliquer, continuait-il, encore récemment, de jouer les rebelles trasho-hardcore, évitant ainsi de perdre la face aux yeux d'une base quelque peu grisée, elle, par sa propre rage.

Ainsi "Faux" "FO"... "FO"? ... Oui. Tout est dans le nom. Finalement.

Oui, t'as pas tort, donc.

Puisque sur le plan local itou, dans notre belle région gardoise: "Syndicats-Caca". Aussi.

Et peut-être même, SURTOUT.

Oui, c'est vrai, lors de la manifestation du 28 Octobre, à Nîmes, alors que militants et citoyens faisaient face aux forces encasquées, l'un des représentants locaux d'un syndicat que nous ne nommerons pas (mais dont l'acronyme commence par "C" et se termine par "GT"), prenait tranquillement un pot avec ses amis, attendant que le brouillard des gaz lacrymogènes ne se dissipe, au seul motif que "Sinon, ça flingue le goût du pastis" (ou quelque chose d'approchant).

Et découragait ensuite nombre de camarades prêts à se mobiliser devant le commissariat nîmois, afin de soutenir les trois manifestants violemment interpellés lors des échauffourées post-manif, au seul motif que " 'Ttends, c'est celle du patron, là, quand même" (ou quelque chose d'approchant bis repetita).

 

 

Oui, t'as pas tort, en fait.

Puisque le même ("Encore?". Oui, encore...) envoyait ses "gros bras" (Et là, il ne s'agit pas d'une image) pour faciliter le passage du directeur du Crédit Agricole dont le siège (du Crédit Agricole, pas du Directeur) était bloqué par d'authentiques contestataires, LE LENDEMAIN MEME.

Donc, oui, a priori, comme ça, tu as raison: "Syndicats-Gros-Caca".

Sauf que.

Non, la déclinaison de la mascarade nationale évoquée plus haut est loin d'avoir lieu partout, bien au contraire, Gilbert.

Non, tu ne peux t'en sortir aussi facilement, planqué derrière ce confortable alibi que: "D'façons, ça sert à rien, les syndicats, y' sont vendus, tout ça est préalablement entendu... Etc... Tout ça... Contestation... Mon cul..."

Et ce pour deux raisons évidentes.

NON, tu ne peux évoquer cette futile raison, puisqu'il subsiste un peu partout de vrais combattants dans les rangs des syndicats, quoi que t'en dise le lecteur moyen (très très moyen voire) du Figaro ainsi que l'analyse aussi plus que encore plus franchement très moyenne, également, de J.P Pernault, mettons.

Non, tu ne peux te cacher derrière ce honteuzargument, puisque s'y accrocher serait te comporter de manière rigoureusement identique à ceux que tu décries violemment. Et en termes de cohérence, excuse-moi, Benoit, mais ça la fout mal. Quand même.

Non, tu ne peux te défiler de la sorte, puisque tu le dis toi-même: Rien à attendre de ceusses décrits dans la série de "Oui" sus-mentionnés plus haut, dans le présent billet.

Il serait donc paradoxal d'invoquer leur manque de couilles cojones courage politique afin que de justifier le tien.

D'autant plus que, et nous en venons à la seconde raison qui te prouvera, définitivement, qu'il va falloir arrêter de chouiner lâchement sur l'inefficacité des syndicats: Nul besoin d'être syndiqué pour agir et te battre.

Non, les collectifs qui se montent un peu partout (et notamment en région gardoise) ne sont pas constitués que de véritables syndicalistes qui, malgré les habitudes moutonnières de leurs représentants, continuent de se battre.

NON. DEFINITIVEMENT.

Puisqu' ils comptent également, dans leurs rangs, de nombreux citoyens, un peu comme toi.

Mais qui, plutôt que de baisser les bras au seul motif que "Les autres aussi", continuent de les lever, un poing bien rageur aux bouts de ceux-ci. Et qui finissent, TOUS, par s'organiser, syndiqués, non-syndiqués, travailleurs, non-travailleurs, lycéens, étudiants, afin de lutter contre ce gouvernement au service des riches.

Que tu ferais bien de ne point écouter lorsqu'il te dit que la lutte est finie.

Puisqu'elle ne fait que commencer, René. 

Et que ne pas y participer relève bien, définitivement, d'un choix de ta part. 

 

31/10/2010

Quoi que la Bête fasse et quoi qu'elle couine

 

 

Ainsi, donc, le mouvement "s'essoufflerait" comme aime à le répéter la presse aux ordres, psalmodiant la litanie en question, à l'unisson de la voix de ses maîtres, dans la même désespéréezépathéthik tentative d'en convaincre l'opinion publique.

On pourrait penser que les médias, à force que de singer la  pseudo-dialectique du Pouvoir, qui se tient définitivement tant que peureusement à l'écart de la Rue, souffrent désormais des mêmes difficultés à comprendre la Réalité de cette dernière, auto-hypnotisés par ses propres laïus propagandofoireux.

Car se méprendre à ce point sur ce qui a lieu, en ce moment même, dénote d'une bien faible capacité à prendre le pouls de la situation, encore moins que d'une totale incompétence à percevoir la révolte qui souffle désormais sur l'ensemble du Pays.

Mais il s'agit sans doute bien moins d'une incapacité comme celle évoquée ici, que d'une dernière tentative de se persuader que le Peuple qui les talonne est, ENFIN, (Mon Dieu, ENFIN!), sur le point d'abandonner sa course obstinée.

Pouvoir, médias et Forces de répression fuient désormais côte à côte, hideux monstre à trois têtes, la bave rageuse des uns mêlée à celles des autres, à l'instar de leurs communs intérêts, intimement enchevêtrés, depuis si longtemps, désormais.

Une course folle de "Pue-la-peur", talonnée par la horde des "Pue-la-sueur", qui, enfin, cherchent à planter, profond, son piquant désespoir dans la carotide d'un système, dont les arrogants hochements de menton ont par trop exposé une gorge particulièrement tentante.

Ainsi la presse tente-t-elle inlassablement d'échapper à la Réalité qui la rattrappe, implacablement, par le biais des informations circulant sur le réseau.

Le site du 7Septembre2010, ainsi qu'une pléthore de sites locaux rendent compte des actions citoyennes, tant que quotidiennes qui ont lieu, et continuent ainsi d'obliger les médias du Pouvoir à redoubler de déclarations propagandesques afin que de tenter de masquer la Réalité, brute, celle-là, et qui même fait chouiner Jean-Pierre Pernault.

Le "mouvement", pour reprendre les termes des médias qui marchent au pas, NE S'ESSOUFFLE(RA) PAS.

Calant sa foulée sur celle de sa proie, il a bien senti que le puant gibier en a encore un peu dans le ventre, et que celui-ci, jette ses dernières forces dans la bataille, alors même que le contenu de ses entrailles ne s'échappe de son for intérieur, pitoyablement.



Julianne Charton lycéenne VS Estrosi [ITW] MC 241010
envoyé par peanutsie. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

 

Mais il a bien humé, le "mouvement", que ça empeste la peur à plein nez, également.

Que le Pouvoir est blessé au point de ne plus prendre la peine de masquer ses traces.

Les grandes battues cèdant aux (glorieuses) embuscades, du côté des chasseurs; les assourdissants grondements se muant en couinement apeurés, du côté du monstre:

De toutes parts, la Bête est assaillie.

 

 

 

Les preuves de son inextinguible et destructrice voracité sont désormais flagrantes, ses victimes gisant ça et , à la vue de Tous.

Et la colère ne cesse de monter, nullement masquée par les ridicules jappements d'une Bête désormais plus proche d'un caniche Bettencourdien que d'un effrayant monstre hantant les vastes étendues du Gevaudan.

 

 

PropangandeBestiale.jpg

 

Le feu crépite.

 

23102010162.jpg

 

Le dépeçage est proche.

Quoi que la Bête fasse et quoi qu'elle couine.

 

 

 

 

14/09/2010

La paaaartie va commenceeeeer...

Communiqué des 25 organisations du collectif: "LA RETRAITE, UNE AFFAIRE DE JEUNES!":

"Le collectif « la retraite, une affaire de jeunes » se félicite de la réussite incontestable de la journée de grèves et manifestations du 7 septembre qui a réuni près de 3 millions de manifestant.e.s.

Les jeunes ont pris toute leur part dans cette mobilisation en manifestant dans les cortèges des collectifs jeunes, de leurs associations et de leurs syndicats.

Conscients des effets néfastes de la réforme des retraites sur leur avenir, les jeunes sont décidés à se battre pour une retraite à taux plein à 60 ans. Nous refusons de devoir choisir entre faire des études longues et cotiser suffisamment pour espérer avoir une retraite digne de ce nom. Face à la dégradation des conditions de vie et d'études, et alors que la précarité ne cesse de progresser, nous refusons de voir notre avenir encore obscurci par la perspective d'une retraite mise à mal. Nous défendons un système solidaire dont les besoins doivent être financés par une autre répartition des richesses.

Pour obtenir le retrait du projet de loi, le collectif « la retraite, une affaire de jeunes » affirme la nécessité de transformer l'essai du 7 septembre. Les 25 organisations qui le composent appellent à la tenue de réunions d'information puis d'assemblées générales dans les universités, dans les lycées, sur les lieux de travail dès la seconde quinzaine de septembre.

Elles appellent à l'organisation d'actions offensives le 15 septembre, jour de vote du projet de loi à l'Assemblée.

 

A Paris, elles appellent à rejoindre le rassemblement à 12H30 place de la Concorde.

 

Elles se joindront également aux manifestations du 23 septembre et appellent les jeunes à y participer massivement.

Le vendredi 1er octobre, aura lieu un grand meeting à la Bourse du Travail de Paris en présence de représentants du collectif jeune et des syndicats CGT, FSU, Solidaires.

Enfin, les 25 organisations du collectif appellent à construire localement et dans l'unité des suites à la journée du 23 septembre le plus rapidement possible."

 

 

 

 

"Affreux, Sale, Bête et Méchant" (mais toujours à l'affût) s'est procuré un document exceptionnel, et te le livre derechef, ne doutant point que tu t'esbaudiras à sa vue, comme il se doit. Une délégation de Jeunes Populaires (mais pas tant que ça), emmenée par Benjamin Lancar en personne (et fort chevelu), a vu avorter la tentative de dialogue amorcée avec l'un des jeunes représentants du collectif en question, qui s'apprêtait à regagner son studio (pourri) à l'aide de son véhicule personnel (pourri aussi).

La suite du document est malheureusement inexploitable, les images étant extrêmement confuses.

La bande son en revanche laisse entendre le jeune (mais pas tant que ça) leader des Jeunes (mais pas si) Populaires hurlant: "Courez, courez, ils sont des millions!", puis, quelques secondes plus tard, entre deux sanglots et reniflements, "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?", paroles entrecoupées par ce qui semble être le bruit de coups de marteaux, s'abattant sur une surface en croix bois.

Mais la faible qualité sonore de l'enregistrement nous laisse à penser qu'on a dû rêver.

Sans doute.

 

11/09/2010

Hors des sentiers battus d'avance

 

C'est rassurant les sentiers battus, rebattus et contre-battus.

 

On en connaît le moindre détour qui ne détourne plus.

On en connaît le moindre recoin, dont les ombres, jadis, semblaient encore cacher quelques mystères, mais qui, désormais, ne mystérise plus.

On en connaît la moindre veule saillerie du moindre fourbe caillou qui n'inquiète plus, même si, pas loin d'être  totalement à poils, nous l'arpentons à présent pieds-nus.

Pas de risques de trébucher. Pas de danger de se perdre...

Pas de danger de se perdre, puisqu'ils sont entièrement balisés, par les soins mêmes de ceusses qui aiment à nous y cantonner.

 

C'est bien pratique les sentiers battus.

 

On s'y sent guidé.

On en connaît à l'avance l'itinéraire.

Pas de danger de dévier de la destination finale.

Pas de risque d'y croiser le Grand Loup Chanmé.

Même si c'est Lui, le Grand Loup Chanmé, qui a décidé du flèchage, ricanant en bordure (et tout en grandes dents qui tranchent, NET, dans la chair de nos droits) à l'idée du festin qu'il fera une fois le chaperon (même plus) rouge arrivé chez Mère-Grand.

Il ricane d'autant plus que Mère-Grand est au taf, désormais.

Et que nul besoin pour lui, si nous le laissons faire, de s'embarasser du gore homicide de Mamie (qui ne présente, par ailleurs, pas grand' intérêt, puisqu'il s'agit d'une "gueuse prolote" et non d'une "juteuse Bettencourt") puisqu'il suffira de la laisser crever à son poste de travail, maintenant qu'elle bosse jusqu'à plus d'âge.

Oui, le Grand Loup Chanmé est un Fieffé Fils de Pute.

Et il en existe de toutes sortes de ces chemins battus, bornés par cet écoeurant margoulin velu (z)et dentu.

Ceux de la propagande, par exemple. Sur lesquels on débouche après avoir suivi la route de l'arithmétique faussée parce que partisanne, partant du lieu-dit de "La statistikoservicedubouragedekrane".

Alors qu'il suffirait d'en sortir un peu, beaucoup, passionnément, hors de cette folie, de ces chemins tous tracés, bordés d'injustice et de répression.

Alors qu'il existe des itinéraires bis.

Parallèles.

Perpendiculaires même.

Ou MIEUX: qui permettent de revenir sur ces pas, AU POINT DE DEPART DU PERIPLE.

A L'ENDROIT MEME OU NOUS N'ETIONS POINT ENCORE EGARES.


Incultures 5 Travailler MOINS pour gagner plus... 1sur2
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Incultures 5 Travailler MOINS pour gagner plus...2sur2
envoyé par Axe-R-Mo. - L'actualité du moment en vidéo.

(Et l'on pourra d'ailleurs faire un bout de parcours un peu plus long, en compagnie de Bernard Friot, en lisant "L'enjeu des retraites", de l'auteur en question, dont sont issues nombre des vérités rétablies ici, de manière certes humoristique, bien qu'avant tout efficace).

A l'endroit même d'où l'on peut jouir d'une vision plus large, qui permette de VRAIMENT choisir la direction dans laquelle NOUS souhaitons aller.

A l'endroit même où RASSEMBLER nos forces, rognées par l'usure du chemin parcouru, sur lequel on nous a jusqu'ici fortuitement baladés.

A l'endroit même où se RASSEMBLER, en nombre, afin de contraindre ces piètres guides (auto-proclamés) à suivre NOTRE  route, et non la leur, de gentils organisateurs (alors même que l'heure n'est plus au dialogue, même soi-disant "social", justement).

Afin que de s'apprêter à entamer, ENSEMBLE, le long périple qui nous attend, quand bien même certains voudraient aller plutôt dans cette "direction-ci" et d'autres plutôt dans cette "direction-là" pour y arriver...

Puisque, visiblement, dans le fond, CHACUN EST D'ACCORD SUR LE BUT A ATTEINDRE.

Puisque, visiblement, dans le fond, CHACUN EST ANIME DE LA MEME JUSTE COLERE.

Et qu'il sera très difficile; pour les quelques traîtres imbéciles à contre-courant (qui ont, au passage, la chance que le temps imparti au périple en question ne permette pas de les pendre); de faire barrage au flot de la Volonté du peuple uni, dans cette marche pour ses droits les plus fondamentaux.

Et qu'il serait vraiment idiot, de la part des imbéciles sus-cités, de NOUS contraindre à allumer un GRAND INCENDIE RAVAGEUR afin que de dégager le terrain, puisque, QUOI QU'IL ADVIENNE, NOUS avons choisi NOTRE chemin .

Et arriverons au bout.


09/09/2010

Le pouvoir n'a plus que le Pouvoir. Prenons-le!

Et si, enfin, tu réalisais que le discours officiel (et donc politico-patronal) concernant la prétendue indépassable immuabilité  (même pas dicutab' tellement qu' c'est juste du bon sens, mâ'ame Michu) de ne pouvoir faire autrement que te faire bosser jusqu'à l'orée du cimetière n'était, en fait, que purement idéologique?

Et si, enfin, tu étais réellement convaincu que cette volonté de t'épuiser au travail, malgré l'arthrite et la vue basse (entre autres) qui ne manqueront pas de t'assaillir quelques petites années (juste) avant une retraite bien méritée, n'était en fait qu'une façon, pour cette classe financiaro-bourgeoise de justifier qu'elle garde pour elle tous ces bénéfices accumulés depuis tant d'années d'ultra-libéralisme décomplexé?

Et si, enfin, tu réalisais, dans un accès de rage inhérent à pareille profonde injustice (qui brûle sévère le fondement), que  l'énième  actuel pillage de tes acquis sociaux (qui empêchent les dominants de faire toujours plus d'exponentiels profits) était simplement une volonté politique de satisfaire l'avidité de ces inhumains prédateurs, rendus boulimiquement dérangés par un gâteau toujours plus gros, dont ils craignent obsessionnellement de laisser choir la moindre miette, de peur de n'avoir à te la céder, même accidentellement?

Et si, enfin, tu réalisais, dans une tardive mais salutaire prise de conscience, que les patrons des principales organisations syndicales, bien loin de la légitime rage exprimée par leurs bases, te font croire, depuis des lustres (et quel que soit l'enjeu) qu'ils luttent réellement et ardemment (camarade)?

Et si, enfin, réellement écoeuré par toute ce brassage d'air, pseudo-revendicatif à base de coupes de champ' à l'Elysée, et d'effet d'annonces post-apéro militants (chevelus et barbus, mais galonnés), tu réclamais AUTREMENT ce qui t'est dû?

Et si, enfin, acculé que tu y es, tu te mettais VRAIMENT en colère, au point de décider de REPRENDRE LE POUVOIR, et pas seulement de façon éphémère et fantasmée, lors d'une (énième) manif bon enfant (tant que totalement et ridiculeusement inutile)?

Et si, enfin, tu décidais, mû par cette colère sourde, de REPRENDRE, ne serait-ce que symboliquement, les lieux qui t'appartiennent, comme les préfectures, les mairies ou tout autre espace public qui te reviennent de droit?

Et si, enfin, tu voulais, par ce biais, signifier au POUVOIR en place, et aux patrons mollassons des organisations syndicales sus-cités, que C'EST A EUX D'ECOUTER DESORMAIS, avant que de plier VRAIMENT, face à tes légitimes revendications?

Et si, enfin, tu décidais que Samedi qui vient (contrairement à l'insurrection, qu'on attend toujours), tu vas mobiliser un ou deux de tes camarades, qui comme toi, n'en peuvent plus de ce jeu de dupes et que bras dessus, bras dessous (mais le poing tendu quand même), vous alliez investir l'un des lieux symboliquement républicain de ta ville, ton village, pour y boire un bon coup, manger un bon quelque chose, tout en devisant joyeusement, mais résolument, avec d'autres de tes concitoyens qui, eux aussi, auront mobilisés potes, boutanches et motivation réellement contestataire?

Et si, enfin, emporté par ta saine tant que juste colère, ainsi que par le soutien de la part de tes congénères, tu faisais savoir, de quelque manière que ce soit, aux deux catégories d'escrocs précédemment évoquée, patrons de partis et patrons de syndicats, que c'est à eux de te suivre?

Et si, enfin, tu comprenais qu'ainsi, plutôt qu'à te lamenter sur ce qu'auraient dû faire tes pseudo-représentants, qu'ils soient syndicaux, politiques ou autres, tu réalisais, de la sorte , que TU ES LE PEUPLE et qu'ILS NE SONT RIEN, SANS TOI, NI FACE A TOI?

Et si, enfin...

 

23/08/2010

Sous le clavier, la rage (et les pavés...)

 

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Manifestations samedi 4 septembre à l'appel de plus de 50 organisations!

 

 

- A 14 h Maison carrée à Nimes;

- A 17h  au Cratere à Ales;

- Réunion préparatoire à Nimes, au "Prolé", 20    rue J. Reboul, le 26 aout 17h30 

 

 

Le PCF, Parti de Gauche, NPA, ATTAC, les Alternatifs, UD CGT et plusieurs syndicats CGT, RESF, Forum gardois des migrants ont déja annoncé  leur présence! 

 

 

-Suivie d'une conférence de presse à 18h30;

-Contact affreuxsale@orange.fr (Qui fera suivre!)

 

 

 

" Paris, le 4 août 2010,

 

Une avalanche de discours et d’annonces provocatrices s’est abattue depuis plusieurs jours sur notre pays. Jusqu’au plus haut niveau de l’Etat, on entend des propos qui étaient jusqu’à présent l’apanage de l’extrême droite. Le président de la République, lui-même, montre du doigt des communautés et des groupes sociaux entiers, stigmatise les Roms, les Gens du voyage, les étrangers, les Français qui ne sont pas « de souche », les parents d’enfants délinquants, etc. Ce faisant, il ne lutte en rien contre la délinquance, qui est répréhensible pour tout individu sans distinction de nationalité ou d’origine : il met délibérément en cause les principes qui fondent l’égalité républicaine, alors que déjà une crise sociale et économique d’une extrême gravité menace la cohésion de la société tout entière.

 

En quelques jours, les plus hautes autorités de l’Etat sont passées de l’exploitation des préjugés contre les Gens du voyage au lien, désormais proclamé, entre immigration et délinquance, puis à la remise en cause de la nationalité française dans des termes inédits depuis 1945. Ce qui est à l’œuvre dans cette démarche s’inscrit dans une logique de désintégration sociale porteuse de graves dangers. 

Il ne s’agit plus du débat légitime en démocratie sur la manière d’assurer la sûreté républicaine, mais bien d’une volonté de désigner comme a priori dangereuses des millions de personnes à raison de leur origine ou de leur situation sociale. Quelle que soit la légitimité que confère l’élection, aucun responsable politique n’a reçu mandat de violer les principes les plus élémentaires sur lesquels la République s’est construite.

 

Parce que le seuil ainsi franchi nous inquiète pour l’avenir de tous, nous, organisations associatives, syndicales et politiques diverses mais qui avons en commun l’attachement aux principes fondamentaux de la République laïque, démocratique et sociale, rappelons avec force que l’article 1er de la Constitution « assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion », et que toutes propositions qui méconnaîtraient cette règle fondatrice de la démocratie constituent une atteinte à la paix civile.

 

Nous n’accepterons sous aucun prétexte que le nécessaire respect de l’ordre public soit utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires.

 

Nous appelons donc l’ensemble des citoyens de ce pays à manifester publiquement leur opposition aux stratégies de stigmatisation et de discrimination et aux logiques de « guerre » qui menacent le vivre ensemble. A cet effet, nous proposerons dans les prochains jours à la signature en ligne un « Appel citoyen » refusant toute politique de la peur ou de la haine. Et nous appelons à un grand rassemblement citoyen à l’occasion du 140ème anniversaire de la République, le samedi 4 septembre Place de la République à Paris, à 14h00, et partout en France, pour dire ensemble notre attachement à la liberté, à l’égalité et à la fraternité qui sont et qui resteront notre bien commun."

 

 

Signataires : AC ! Agir ensemble contre le chômage, Les Alternatifs, Les amoureux au banc public, Association de défense des droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM), Association France Palestine Solidarité (AFPS), Association des Marocains en France (AMF), Association nationale des Gens du voyage catholiques (ANGVC), Association républicaine des anciens combattants (ARAC), ATTAC, Autremonde, Cedetim, Confédération française démocratique du travail (CFDT), Confédération générale du travail (CGT), La Confédération Paysanne, La Cimade, Le Cran, Droit au logement (DAL), Emmaüs France, Europe Ecologie, Fédération pour une alternative sociale et écologique (Fase), Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés (FASTI), Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (FNARS), Fédération SUD Education, Fédération syndicale unitaire (FSU), Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), FNASAT-Gens du voyage, Fondation Copernic, France Terre d’Asile, Gauche unitaire, Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI), Les Jeunes Verts, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Ligue de l’enseignement, Marches européennes, Médecins du Monde, Le Mouvement de la Paix, Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), le Parti communiste français (PCF), le Parti de Gauche, le Parti socialiste (PS), Réseau d'alerte et d'intervention pour les droits de l'Homme (RAIDH), Réseau Education Sans Frontière (RESF), SNESUP-FSU, SOS Racisme, Syndicat des avocats de France (SAF), Syndicat de la magistrature (SM), Union syndicale Solidaires, Les Verts.

 

03/04/2010

Démocra$ie

"Ca, c'est le droit.

 

 

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Ça, c'est la France.

 

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Ça, c'est une démocratie.


 

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Mais dire: "je vais faire sauter (l'usine) si j'ai pas mes 20.000 euros", ce n'est pas une démocratie".

Benoist Apparu (Expert en dialogue social & Sciences démocratiques).

 
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