Avertir le modérateur

10/09/2011

EdShot II

«Ce n’est pas uniquement si elles sont volontaires, comme ils ont dit à la télé ?"

C'est la question que pose l'un des naïfs clients du supermarché ED-Dia d'Albertville en Haute-Savoie, lorsqu'il est abordé sur le parking dudit supermarché, un dimanche matin.

Non loin se tiennent les "salariées résistantes-grévistes" et leur comité de soutien, qui refusent, ENSEMBLE, le travail dominical que la direction du groupe tente d'imposer depuis deux ans.

Et sa plus que probable généralisation si personne ne dit NON, au passage...

Ben non, mon con bon, c'est pas "comme ils ont dit à la télé" !

Pas plus que la réalité du travail dominical n'est conforme à celle que vantait Luc Chatel à l'époque, lorsqu'il osait parler de "(...)liberté de travailler le dimanche".

Comme ont pu le découvrir quelques salariés de l'époque itou, pas encore prêtes à se faire esclavagiser la vie professionnelle et qui se sont promptement fait foutre à la porte du Dia-Ed d'Oyonnax, le dimanche, et tous les autres jours zaussi.

Celles-ci soutiennent d'ailleurs désormais les résistantes d'Albertville. En attendant que leur licenciement pour "insubordination et refus de se plier au planning" soit reconnu pour ce qu'il est, une aberration, par le tribunal des prud'hommes auquel elles se sont adressées, et qui doit rendre sa décision en Octobre.

Le plus effrayant restant sans doute les réponses de certains clients qui, pour les uns, ont de la merde dans les yeux au point de ne pas voir que leur tour viendra, en laissant faire et en participant activement à l'esclavagisme moderne pratiqué dans le secteur de la grande distribution, par leur seule présence dominicale  : "(...) on vient quand même faire nos courses, parce qu’on n’a pas 36.000 solutions."

(Et quand tu bosseras AUSSI le dimanche, t'en auras pas encore moins des solutions, sinon?!)

Le plus abject étant les insultes lancées par les lobotomisés de l'Ultra-libéralisme, "Feignasses", "Pétasses" et autres "Elles n'ont qu'a dégager, y'a des chômeurs qu'attendent que ça"...

Ceux-là devraient tout de même réfléchir au courage de ces femmes, à leur patience, leur ténacité, leur détermination.

Et au fait qu'elles aient trouvé d'autres voies que celles de la violence, verbale ou physique, pour répondre à celle du Système, qui broie de l'humain par paquets de 12, chaque seconde.

Qui, contrairement à eux, moutons dudit Système, ne déversent pas leurs frustations quotidiennes sur plus broyé que soi.

Et à la chance d'avoir à faire à Elles.

Parce que l'on est pas tous aussi patients, pas tous aussi ADMIRABLES... Mais nombreux. Et déterminés, tout de même.

Et puisqu'ils aiment tant les esclavagistes modernes, ces gens-là, qu'ils leur transmettent donc le message. Entre deux coups de langue.

 


 

 

26/01/2010

EdShot

"(...)Le gouvernement soutient cette proposition de loi parce que nous considérons qu’il faut donner au salarié la liberté de travailler le dimanche comme il le souhaite".

Luc "NovlangueMan" Chatel,  "Sois libre mais ferme ta gueule, quand même.", Ed. PuKséGroPuksaPass.

22/10/2009

Désespérément drôles

On murmure ici et là (et par là-bas, un peu aussi), qu'une étrange vague de dépressions frapperait actuellement nos humoristes, caricaturistes, chroniqueurs, blogueurs drôles (ou tentant de l'être), déconneurs anti-régime de Droite décomplexée et autres clowns politiquement engagés.

Que ce serait pire que la grippe A-H1N1-DUPOULET-DUCOCHON-DUMEXIQUE-MAIS-PAS-QUE.

Que Stéphane Guillon serait au bord du suicide, qu'il envisagerait, à seule fin de réussir celui-ci, de prendre sa carte à l'UMP, même.
Que Didier Porte serait sur le point de se lancer dans une carrière de rappeur, "genre underground pur t'as vu, autoproduit tac-tac z'y va", épaulé par Morsay, intellectuel rappiste et beatboxant, tchac tchac boum.
Christophe Alévêque penserait, quant à lui, épouser Claude Chirac. Rien de moins.
A peu près pour les mêmes raisons que Stéphane Guillon: En finir, une bonne fois pour toutes.

Force est de constater qu'au train (de réforme, mais pas que) où vont les choses actuellement, que les artistes sus-nommés n'auront (très) bientôt plus d'autres solutions que d'aller grossir les rangs des clients de Pôle Emploi (où leur compétence en matière de vannes ne sera pas de trop, notes bien, vu l'ambiance, ces derniers temps).

La bonne nouvelle, parce que quand même, il en faut bien une, c'est qu'il s'agit d'une entreprise très jeune, certes, mais vouée à un très bel avenir, il faut bien le reconnaître.
Au vu de l'état  de la foire aux bestiaux salariés du marché du travail, actuel et à venir.

Le secteur de la vanne politique est en passe de devenir, donc, disions-nous, l'un des plus concurrentiels du moment, et les candidats sont légions. Ca va dégraisser sévère.

D'autant qu'aux vues du talent des nouveaux arrivés, les ténors de la profession ont de quoi se morfondre.

Ainsi peut-on  goûter quotidiennement l'humour (fin) d'une troupe de comiques fraîchement constituée, dont le goût pour la provocation ferait pâlir d'envie le professeur Choron lui-même, si sa dernière provoc' n'eût été de nous laisser seuls, désemparés, les zygomatiques en berne.

Florilège des (derniers excellents) sketchs de nos joyeux drilles (mais néanmoins à la tête du pays), qui ferait passer le JT de  GrolandSat pour la meilleure édition de celui de LCI, tellement la réalité dépasse, et de loin, la plus énorme des vannes qu'on fera jamais ici:

"Travail, Dimanche? Ou Pôle Emploi, Lundi?":
Grosse vanne du duo Darcos-Bertrand, les Heckle et Jeckle du travail (qui rend libre!) qui est la chute d'un numéro entamé par ce dernier, alors qu'il était ministre du travail, et repris par son triste compère, prouvant par là même qu'il maîtrise à la perfection le principe du comique de répétition (ce qui confirme ,en outre, que les meilleures plaisanteries sont les plus courtes, quand même, dans le fond).

Luc Chatel en a glissé une petite aussi, c'est plus fort que lui (Il est comme ça Luc. Peut pas s'empêcher de faire marrer tout le monde...):
"Le gouvernement soutient cette proposition de loi parce que nous considérons qu’il faut donner au salarié la liberté de travailler le dimanche comme il le souhaite."

"T'en veeeeeeeeeux?":
Ou comment nos joyeux (et amusants) membres du gouvernement manient à merveille les techniques subtiles de l'art de la parodie, en singeant à la perfection les postures absurdes (et scientifiquement rétrogrades), des discours alarmisto-débiles des années 20 qui amalgamaient joyeusement tous types de drogue et l'utilisation qui peut en être faîte.

"Attends, tu vas te marrer, celle-là est énorme... Foi de Fredo l'rigolo":
Frederic Lefebvre, comique même, et surtout, d'un point de vue capillaire, est sans doute l'un des plus prometteurs de nos néo-rigolos.
Digne héritier de J.M Bigard, comique à grosses vannes de destruction massive, celui-ci applique au laser la technique du "P'u qu'c'est gros, P'u qu'ça fait tordre le boyau", et, en très grande forme, décidément, nous explique sans rire ('Tin qu'il est fort) que "les médias cherchent à détruire le président de la République".
Il s'agirait d'ailleurs de la vanne number one des rédactions, en ce moment, et plus particulièrement de celle du "Figaro", Mougeotte et Dassault ayant frôlé l'incident cardiaque, à force de se marrer.

Jean-Jacques Cros (France3 Ile de France), qui a reçu très récemment "Jean le persécuté et quasi-martyr", aurait déclaré, pour sa part:
"Ah! Le con! Il est trop fort, le Fredo!", avant de continuer à se tenir les côtes, qu'il a douloureuses depuis la sortie du comique chevelu.

Mais nous ne pouvons clore ce tour d'horizon de nos futurs talents du rire (français) sans évoquer les imitations, bluffantes, comme on dit dans le jargon, de Nicolas "C'est moi le plus drôle" Sarkozy. Et de partager avec vous cette remarquable prestation, dans laquelle il incarne un Joe Pesci (teinté de Bourvil, sa petite touche perso) ultra-convaincant (notez au passage la force du texte, la finesse de l'improvisation, bref, le talent, incommensurable de l'artiste. On en pleure à chaque fois.):
Chez "Affreux, Sale, Bête et Méchant", nous partageons le désarroi de nos humoristes.
Et leurs inquiétudes quant à l'avenir.
Parce que c'est vrai qu'en termes de caricatures, satires et autres, la bande de joyeux lurons en place est au-delà de toutes limites.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu