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12/04/2016

Le compte est bon, je crois.

 

Madame, Monsieur LesImpôts,

 

Je vous fais une lettre que vous lirez peut-être, si vous avez le temps…

Je crains, qu’il n’y ait en effet, au moment où vous recevrez ce courrier, une forte hausse de la charge de travail au sein de vos services:

L’annonce récente d’une masse colossale de revenus, sournoisement planquée au Panama par de gigantesques multinationales criminelles (et qui échapperait, du coup, à toute forme de redistribution) ne va pas manquer de créer une certaine agitation chez vous, et ce jusqu’au plus haut de votre hiérarchie.

Quand bien même celle-ci n’aura rien à voir avec une réelle volonté de serrer ces « bandits de l’Impôt », vous connaissez le « process habituel » : quand Grande Direction embêtée, Grand Chef stressé. Quand Grand Chef stressé, petits chefs stressés. Et quand petit chefs stressés, salariés harcelés. Bref, vous allez morfler…

D’autant que certains hommes politiques, sportifs, et autres membres de la classe dominante seraient « mouillés » aussi dans cette colossale affaire de vol planétaire.

J’ai bien conscience que les mots « criminelles », « bandits » et « vol » paraîtront outranciers à certains.

MAIS … Considérant que de simples représentants syndicaux qui défendent leur emploi, et celui de leurs collègues, sont régulièrement qualifiés de « voyous », vous admettrez avec moi que les termes en question ne sont finalement pas si exagératifs que ça.

J’espère, d’ailleurs, que sera appliqué ce même principe de proportionnalité au moment de juger « la bande du Panama » :

Cette triste association de malfaiteurs devrait se retrouver, ce faisant, derrière les barreaux pour un moment. Puisqu’on envoie désormais en prison, dans ce pays, les derniers syndicalistes qui ont encore l’outrecuidance de ne pas se laisser piétiner par les potes de cette redoutable bande.

Mais revenons à la hausse d’activité qui se profile à l’horizon vous concernant. J’ai une bonne nouvelle, à ce sujet :

N’emmerdez pas les salariés, déjà en sous-effectifs dans vos services, concernant mon impôt sur le revenu, cette année.

Je nous ai trouvé une solution : il doit bien rester quelques établissements encore publics autour de chez moi, que la fameuse « Bande du Panama » n’a toujours pas réussi à s’approprier. Je vous propose donc de leur faire un don, du montant exact de mon impôt.

Ecoles, hôpitaux, crèches… Un véritable acte de Solidarité qui ait plus d’utilité, en clair, que de reverser une contribution à un Etat devenu incapable de protéger ses citoyens d’une bande de margoulins cyniques et individualistes.

Quelque chose de plus censé sur le plan collectif, en somme, que de participer financièrement à une « espèce de cogestion passive », par l’Etat, d’intérêts individuels.

Qu’il s’agisse de celui de certains de ses proches, membres plus ou moins directs ou de celui de sociétés multimilliardaires. Lesquelles sont par ailleurs souvent récidivistes, au minimum, puisqu’elles volent déjà des millions de travailleurs, en ne les rémunérant pas à la hauteur des colossales richesses qu’ils créent, par leur travail. 

Beau joueur, et reconnaissant que je règle souvent mes impôts avec retard, j’ajouterais directement les 10% de majoration que je paie régulièrement, en bon contribuable.

Non, laissez, ça me fait plaisir, vraiment. Pour une fois, j’allais dire, presque. (Même que je demanderais un reçu, tellement j’déconne pas).

Concernant la dette qu’il me restera vous devoir, et à propos de laquelle je comprends que vous commenciez déjà à vous inquiéter, j’ai une seconde bonne nouvelle :

M’est avis qu’on commence à être NOMBREUX, sur NOMBRE de places publics, dans une FOULTITUDE d’endroits en France, dans une MAXITUDE d’entreprises, de facs, et dans PLEIN d’AUTRES ENDROITS ENCORE, à penser qu’il serait temps de vous filer un coup de main à retrouver le sens de votre boulot initial.

Et donc le chemin de l’Intérêt Général.

Celui qui mène directement aux poches des « évadés » et « autres optimisés », dans lesquelles se trouve ce que je vais vous devoir. ‘Fin, ce qu’ils NOUS doivent, d'ores et déjà, plus précisément.

Et à partir desquelles vous pourrez donc NOUS rembourser, m'voyez?

J’vous tiens au courant incessamment-sous-peu. Si le dossier avance au rythme de la grogne générale qui monte, ça devrait pas trop traîner.

 

Bisous.

 

 

09/12/2009

Mal élevés et pleins d'air

Parce que rien n'est trop beau pour toi, lecteur (dont le nombre est méchamment en hausse, ces derniers temps), "Affreux, Sale, Bête et Méchant" s'est lancé dans une enquête de terrain (boueux, celui-ci) comme on dit dans le jargon journalistique (et au café du coin, aussi).

ASBM a donc retrouvé, pour TOI (et les amis que tu ne manqueras pas d'inviter ici, enthousiasmé jusqu'au déraisonnable que tu es par les heures de joyeuses bidonnades que tu passes en lisant ce blog), Monsieur Raymond Poulaga, éléveur de poulets de père en fils. Le "papa", en quelque sorte, des deux flics méchants-pas-beaux-zéripoux qui volent des téléphones portab' en direct sur le ninternet.

 Deux policiers filmés en flagrant délit de vol
envoyé par Europe1fr . - L'actualité du moment en vidéo.

"ASBM -Raymond, vous êtes éleveur de poulets, qui courent en plein air depuis qu'y sont tout petits, et qu' ça leur donne bonne mine (on le voit bien sur la vidéo qui tourne un peu partout sur le net, d'ailleurs, ces deux là pètent la forme).
Les deux joyeux lurons qui sont au centre de la polémique (et prochainement au centre de la cour de promenade d'une maison d'arrêt surpeuplée et inhospitalière, surtout pour eux), actuellement, sont deux de vos ouailles, alors, Raymond, qu'est-ce qu'il s'est passé, dis-donc, mon Raymond, dis-donc?

R.P -Bah ça, mon pov' gars, figure-toi qu'c'était un peu prévisib', quand même...

ASBM -Ah? Euh... Vous pouvez développer, mon Raymond, steplé?

R.P -Bah oui, qu'est ce que j'veux dire, c'est que Gomez et Tavarez, on les connaît bien, nous à l'élevage. Z'ont jamais été très éveillés, si tu vois c'que j'veux dire...

ASBM -Pas éveillés, certes, on le conçoit aisément, (le choix d'orientation de leur carrière étant, entre autres, un premier indice) mais aller braquer un magasin sous vidéo surveillance avec un brassard de poulice, faut être franchement limités...

R.P -Aaaaaaaaah, oui, oui, c'est le moins fin des deux, ça. Heckle a toujours été plus con que Jeckle, c'est comme ça qu'on les différenciait. L'a jamais compris qu'le brassard, tu le mets APRES être sorti du magasin, à une bonne dizaine de mètres. Comme ça, au pire, si on cherche à entraver (oui, n'a du vocabulaire en Creuse, qu'est-ce tu crois, con de blogueur) ta fuite , tu fais le flic en enquête, t'embarques le commerçant en disant qu'il a plus tous ses esprits, qu'il t'accuse à tort, sous le choc, pis tu t'en occupes tranquillement au poulailler poste. Ou dans la bagnole, si t'as un autre racket à organiser d'autres affaires à traiter.

ASBM -Sinon, comme ça, pour savoir, ça arrive souvent ce genre de problèmes?

R.P -Non, non, en général, l'éducation finit par rentrer. Y' sont prudents, y' z'appliquent bien qu'est-ce qu'on leur apprend. Et si vraiment y'a des soucis, on les r'cycle.

ASBM -"Recycle", c'est à dire?

R.P -Bah, on leur trouve un poste différent. En même temps, des fois, ça pose des problèmes aussi. Tiens, le Dédé Valentin, "Calimero" qu'on l'appelait, l'aut' fois, il nous a fait marrer avec Jeanine. L'a confondu l'micro qu'on lui tendait avec un tonfa. Du coup, l'a cru qu'il était avec des collègues et qu'y pouvait s' lâcher.


 

«Ils sont déjà 10 millions»: un maire UMP au débat de Besson
envoyé par 20Minutes. - L'info internationale vidéo.

La Jeanine, l'a failli en crever, bon dieu. C'te marrade! Faut croire que maire c'était pas une bonne idée au moment de le recaser. On avait pas pensé au coup des micros. On peut pas tout prévoir non pu... Tiens, c'est comme la fois où y'en a un qui s'était fait piéger avec une caméra cachée. Saleté de journalistes...

ASBM -Et les causes de cet état de fait, sont-elles identifiées, M. Poulaga? (Nous aussi on peut causer élégant, con d'éleveur!)

R.P -Pourquoi donc qu'y sont agressifs? C'est-y ça que tu veux signifier, gamin?

ASBM -Oui.

R.P -Bah c'est assez simple. Ces enfoirés de l'agro-alimentaire, pour faire des économies, à compter de 2005, ils nous livraient plus qu'en "Kozy". Des trucs avec des OGM dedans, une vraie saloperie. Ca nous a rendu les bêtes agressives. On en avait qui tournaient en rond dans le champ, en répétant des trucs comme: "Vous voulez qu'on vous en débarrasse de cette racaille, hein?" ou "Nous ne sommes pas des travailleurs sociaux" Et après, ça s'est empiré, même. En ce moment, on les nourrit au "Trefeux". Qu'on doit mixer avec de la "Besson". C'est pas naturel tous ces trucs là. Tiens, maintenant, t'as qu'a voir, y' z'ont plus d'odorat, pis de sérieux problèmes de vue. Une véritable hécatombe. Y' z'en sont rendus à bouffer de la bourgeoise. Si c'est pas un signe, ça...

ASBM -Raymond, merci pour cette interview. Et pour la gnôle. Bisous à Jeanine."

 
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